Une manifestation de techniciens, réalisateurs et artistes s’est déroulée jeudi dernier devant le ministère de la Culture, à Paris, contre les coupes dans le budget de la Culture, la situation alarmante de l’audiovisuel public et de France Télévisions et pour l’extension de la convention collective du cinéma signée le 19 janvier dernier.
« Près d’un an après la signature de l’accord nous attendons du gouvernement socialiste qu’il prenne ses responsabilités et mette enfin en œuvre l’extension de ce texte par un arrêté ministériel rendant cet accord obligatoire pour tous les producteurs de cinéma. », a déclaré le syndicat des réalisateurs CGT (SFR-CGT).
En fin d’après-midi, la CGT-spectacle a salué « plusieurs annonces positives » de la ministre de la Culture, en particulier que « le texte conventionnel sur le cinéma conclu le 19 janvier 2012 […] sera inscrit à l’ordre du jour de la sous-commission d’extension le 28 janvier prochain. De la sorte, ce texte […] sera applicable par tous les producteurs ».
Les syndicats s’inquiètent aussi de la prochaine renégociation de la convention sur l’assurance chômage (régime des intermittents), qui prend fin en 2013. « La ministre exprime son attachement au système actuel, ce n’est pas suffisant », a souligné Franck Guilbert, du SNLA-FO (Syndicat national libre des artistes) car les syndicats soupçonnent le patronat de vouloir sortir les techniciens du spectacle vivant et de l’audiovisuel du régime des intermittents, pour les intégrer au régime général.
Les élections professionnelles dans les très petites entreprises (TPE), une première en France, se sont soldées par une nette avance de la CGT, arrivée en tête avec 29,54 % des voix, suivie par la CFDT (19,26 %) et FO (15,25 %), sur fond d'une participation faible de 10,4 %.
L'UNSA s'est positionnée en quatrième position avec 7,35 %, suivie par la CFTC (6,53 %) et Solidaires (4,75 %), selon les données du ministère du travail, qui précise qu'elles concernent la seule métropole. La CFE-CGC, qui participait au seul collège cadre, a obtenu 26,9 % des voix dans ce collège.
La participation s'est élevée à 10,4 %, soit près de 500 000 salariés ayant pris part à ce scrutin inédit ouvert le 28 novembre. Il devait se clore le 12 décembre, mais, compte tenu de problèmes techniques liés à l'envoi des bulletins de vote, il avait été prolongé jusqu'à lundi en métropole et jeudi en outre-mer. Quelque 4,7 millions de salariés d'entreprises de moins de onze salariés ou employés à domicile étaient appelés à voter, par Internet ou par correspondance, pour le syndicat de leur choix. La participation par Internet a été faible (de quelque 20 % du total).
"Nous sommes satisfaits de ce résultat, qui met la CGT largement en tête", a déclaré Philippe Lattaud, responsable cégétiste. "Le résultat obtenu donne encore plus de poids à ceux qui n'acceptent pas une régression sociale majeure dans la négociation sur l'emploi", qui va reprendre le 10 janvier, a-t-il ajouté. La CGT affirme poursuivre son effort auprès des salariés des TPE afin de "créer les conditions pour que le syndicalisme et la négociation collective prennent toute leur place auprès de ces salariés".
La CFDT se réjouit aussi de sa "place de deuxième organisation syndicale dans les TPE". "Ce résultat est le fruit d'un long travail en direction de salariés d'entreprises dépourvues de représentation syndicale, où le dialogue social reste à construire et où les inégalités en matière de droits sont les plus fortes", ajoute-t-elle.
L'ORGANISATION DEVRA ÊTRE "REVUE", DIT MICHEL SAPIN
Les organisations syndicales n'avaient pas été avares de critiques envers les quelques dysfonctionnements qui ont émaillé l'organisation du scrutin – qui a coûté 20 millions d'euros à l'Etat – et surtout envers la modalité du scrutin sur sigle, qui à leurs yeux a favorisé l'abstention. Les modalités d'organisation de ces élections "devront être revues pour favoriser une participation plus importante lors de la prochaine élection en 2016", a promis vendredi le ministre du travail, Michel Sapin.
"Nonobstant tous les problèmes rencontrés à l'occasion des élections TPE, Force ouvrière consolide nettement en termes électoraux dans le privé sa troisième place", s'est réjoui dans un communiqué le syndicat de Jean-Claude Mailly.
Jean Grosset, secrétaire général adjoint de l'UNSA, a aussi exprimé sa"satisfaction". "Ces chiffres récompensent une campagne exclusivement militante" menée "par une organisation à la notoriété nationale et aux moyens encore modestes", ajoute l'UNSA.
En revanche, la CFTC a manifesté son mécontentement et dénonce "un taux de participation réduit à 10 %", un scrutin "peu lisible", une "information pas toujours à la hauteur de l'enjeu" et "d'innombrables irrégularités". Le syndicat chrétien "rejette toute analyse ou projection hâtive quant à la mesure en 2013 de sa représentativité nationale".
Les syndicats ont en effet les yeux rivés sur l'impact de ce scrutin sur leur représentativité : malgré la faiblesse des suffrages exprimés, le résultat de cette élection sera agrégé à ceux obtenus dans les plus grandes entreprises pour dresser en 2013 la liste des syndicats représentatifs pour les quatre prochaines années. Pour être représentatif au niveau national, un syndicat doit obtenir au total 8 % des voix chez les salariés des grandes entreprises et des TPE.
Il devrait dépasser les 10,5% en juin. Quant à la croissance économique, elle devrait quasiment stagner au premier semestre.
Le taux de chômage devrait atteindre 10,5% de la population active au deuxième trimestre 2013 en France métropolitaine (10,9% départements d’outre-mer compris), prévoit l’Insee dans sa note de conjoncture publiée jeudi. En hausse depuis cinq trimestres, le taux de chômage, à 9,9% au troisième trimestre (10,3% DOM compris), continuerait de croître à l’horizon de la prévision (mi-2013), note l’Insee qui calcule ce taux selon les normes du Bureau International du Travail.
Pour le quatrième trimestre 2012, l’Insee a revu à la baisse son scénario (-0,1 point), par rapport à la précédente note de conjoncture d’octobre. Ainsi, l’Institut prévoit que la barre des 10% de chômage sera dépassée en fin d’année avec un taux estimé de 10,1% en fin d’année (10,5% DOM compris).
Ce seuil symbolique avait été atteint pour la dernière fois en 1999. Le record absolu de chômage en métropole (10,8%) fut enregistré en 1994 et 1997.
Depuis le dernier point bas de mi-2011 (9,1%), du fait de la réforme des retraites, la population active «a progressé de façon soutenue, avec 253 000 actifs supplémentaires» alors que l’emploi total est resté«globalement stable» sur la même période, précise l’Insee.
Mais à partir de début 2013, cette croissance sera «légèrement moins forte», avec seulement 30 000 entrants sur le marché du travail supplémentaires prévus par trimestre. «De plus en plus de générations à fort effectif sont remplacées par des générations à plus faible effectif», commente l’Institut national de la statistique.
Dans le privé, le repli de l’emploi devrait se poursuivre, particulièrement dans l’industrie. Les secteurs marchands non agricoles pourraient ainsi perdre 47 000 postes au quatrième trimestre 2012, puis 75 000 autres au premier semestre 2013. L’Insee intègre dans cette estimation les premiers effets du crédit d’impôt pour la compétitivité, qui permettrait de soutenir 15 000 postes d’ici mi-2013.
Au contraire, l’emploi dans les secteurs non-marchands serait en hausse (+26 000 en 2012, +31 000 au premier semestre 2013) notamment en raison «de la progression du nombre de bénéficiaires de contrats aidés».
Croissance économique sans «élan»
Par ailleurs, l’Insee ne voit toujours pas poindre la croissance en 2013.«Notre prévision peut être résumée en trois mots: toujours pas d’élan»,a déclaré jeudi le chef du département de la conjoncture, Cédric Audenis en présentant la note de conjoncture de décembre dont les perspectives vont jusqu’à fin juin.
Cette faiblesse risque de compliquer la tâche du gouvernement qui mise sur une croissance de 0,8% en 2013 pour tenir ses objectifs de réduction des déficits publics à 3% du PIB à la fin de l’année. L’Institut national de la statistique et des études économiques prévoit un petit 0,1% de croissance du produit intérieur brut (PIB) sur les deux premiers trimestres et a revu à 0,1% au lieu de 0,2% sa prévision pour 2012, contre une prévision officielle du gouvernement de 0,3%.
Pour le quatrième trimestre de cette année, l’institut s’attend à une contraction de 0,2% du PIB par rapport à celui du trimestre précédent. En revanche, la perspective d’une croissance positive début 2013 écarte l’hypothèse d’une récession (deux trimestres consécutifs de contraction).
Au lendemain de la présentation mardi par le Premier Ministre de la politique de « Modernisation de l’Action Publique » (MAP) remplaçant la « Révision Générale des Politiques Publiques » (RGPP) du précédent gouvernement, trois syndicats de fonctionnaires ont exprimé leurs inquiétudes. Dans des démarches distinctes, ils ont souligné les similitudes des deux politiques : faire des économies, supprimer des postes et des services.
La CGT relève que même si il y a « un changement de discours, sur beaucoup de points la MAP ne ressemble que trop à la RGPP », alors que pour FO, « objectifs et principes n’ont fait que changer de nom ». La FSU regrette que « l’objectif prioritaire du gouvernement soit de simplement réaliser des économies ».
Selon la ministre Marylise Lebranchu, chargée de la réforme de l’État et de la Fonction Publique, qui repousse ces critiques, il s’agit de « conjuguer économie et efficacité ».
Dès janvier, le gouvernement lance une évaluation des politiques publiques, pour ensuite décider de « réformes structurelles » qui pourront se traduire par l’abandon de certaines missions publiques. Le but affiché est que l’État, les collectivités locales et les organismes de protection sociale réalisent des économies pour réduire le déficit public.
La différence avec la RGPP porterait sur la méthode, cherchant à ce que les mesures soient davantage concertées. « Il n’y aura pas de norme aveugle », affirme Jean-Marc Ayrault, comme avec la règle de la RGPP de non remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite.
François Hollande et son gouvernement auraient dû entendre le discours de Gérard Filoche .
Ce discours au congrès de Toulouse est un contre-programme à celui de Ayrault /Hollande . Gérard Filoche - Congrès de Toulouse - Vidéo Dailymotion <----- cliquer sur le lien pour visionner et écouter cette intervention..
Arrêté en 2008, accusé de « détention de narcotique » et condamné à une lourde peine de prison, le syndicaliste russe Valentin Ourousov en a purgé près des trois quarts. Dans une « Lettre ouverte au président Poutine », le 20 novembre, plusieurs personnalités lui ont demandé d’exercer sa « grâce présidentielle ». Information Ouvrières, l’hebdomadaire du POI, publie leur lettre (édition du 20 décembre).
Les signataires, Marina Vlady, comédienne, Marc Blondel, ancien membre du conseil d’administration de l’Organisation internationale du travail (OIT), Michel Deguy, président honoraire de la Maison des écrivains, Bernard Noël, président de la Biennale internationale de poésie et Jean- Jacques Marie, historien, rappellent que Valentin Ourousov avait constitué en 2007 un syndicat indépendant dans l’entreprise Alrosa.
Ils font état des conclusions du Comité des libertés syndicales de l’OIT, qui « demande au gouvernement [de la Fédération de Russie] de diligenter une enquête indépendante sur ces allégations, et si une telle enquête révèle que des motifs antisyndicaux étaient derrière l’arrestation de M. Ourousov, de prendre les mesures nécessaires pour sa libération immédiate ».
Les signataires soulignent qu’ils n’ont « nulle intention de [s’] immiscer dans les affaires intérieures de la Russie qui relèvent de la seule responsabilité des habitants mêmes du pays » et rappellent la « tradition de solidarité, par-delà les frontières, existe depuis longtemps entre tous ceux qui vivent de leur travail, manuel ou intellectuel ».
Contre la réforme des rythmes scolaires que le maire de Paris Bertrand Delanoë veut mettre en place dès la rentrée 2013, six cents enseignants du primaire ont manifesté mercredi à Paris, à l’appel de quatre syndicats.
Le « projet de loi d’orientation et de programmation pour la refondation de l’école de la République » présenté par Vincent Peillon, le ministre, a été adopté par le Conseil supérieur de l’Éducation le 14 décembre, avec l’avis négatif des confédérations CGT et FO.
Il prévoit pour l’école primaire de rétablir quatre jours et demi d’école, dont le mercredi matin, sauf dérogation pour le samedi, dès septembre 2013. Pour les communes qui émettraient un vote du Conseil municipal avant le 30 janvier 2013, son application pourrait être reportée à 2014.
Les 24 heures de classe hebdomadaires seraient maintenues, avec un maximum de 5h30 par jour de classe et de 3h30 par demi-journée. Elles incluraient un « temps d’activités pédagogiques complémentaires » inscrit au service des enseignants et organisé en groupes restreints. L’année scolaire resterait de 36 semaines en 2013 mais pourrait être allongée par la suite en diminuant les vacances d’été. Les heures de classe devraient se terminer au plus tard à 15h45, suivies par des activités périscolaires à la charge des communes.
Le projet de loi, inscrit dans la nouvelle phase de la décentralisation, fixe l’objectif de faire acquérir aux élèves un « socle commun de compétences » déterminé nationalement qui serait le cadre de « projets éducatifs territoriaux », chaque école devant élaborer son « projet éducatif local ».
Jean-Michel Blier reçoit Jean-Luc Mélenchon. L'ancien candidat à l'élection présidentielle répond aux questions des journalistes de RCF, La Croix et Radio Notre-Dame sur des questions d'actualité politique.