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samedi 1 décembre 2012

Mélenchon compare Hollande à Louis XV I


Un article du Parisien.fr



Ah ça ira, ça ira... Mélenchon compare Hollande à Louis XV

I

Publié le 30.11.2012, 11h26 | Mise à jour : 15h29

«François Hollande est aussi aveugle que Louis XVI. Incapable de penser un autre monde.» Le sans-culotte qui promène ainsi la  du  de la République au dessus d'une pique n'est autre que Jean-Luc Mélenchon, dans une interview accordée ce vendredi matin au quotidien «Libération».
Le chef de file du Parti de Gauche s'en explique longuement : «Leur modèle (celui des socialistes NDLR) ne  nulle part ! Quand les socialistes français me traitent d'extra-terrestre, d'homme en dehors du réel, cela montre leur désarroi.
Et dire que je mise sur leur échec est un sophisme d'un cynisme absolu. Faudrait-il se taire ? La social-démocratie est partie en torche ! Partout en Europe, ils perdent les élections...Sauf en France. Mais grâce à qui ? A nous, l'autre gauche ! Hollande prend t-il en compte le fait qu'il n'a pas été élu par les seules voix socialistes ? Pourquoi tient-il compte seulement des éléments les plus droitiers et les plus archaïques de sa majorité ? »

Harlem Désir (PS) : «Attention de ne pas manier la guillotine contre la gauche responsable»Filant la métaphore révolutionnaire, le numéro 1 du PS Harlem Désir a aussitôt répliqué en demandant à Jean-Luc Mélenchon, ce vendredi matin sur i > TELE, de ne pas utiliser «la guillotine contre la gauche responsable». Le premier secrétaire du PS a jugé les propos de Jean-Luc Mélenchon «insultants». «Attention, a t-il prévenu, de ne pas vouloir manier la guillotine contre la gauche responsable, celle qui a reçu le mandat des Français pour redressser le pays.» «La gauche a besoin de dialogue, de débat, d'unité, de respect , a encore plaidé Harlem Désir. Je suis prêt à discuter avec Jean-Luc Mélenchon mais en sachant qu'en face, il y a une droite qui s'extrêmise. Rien ne doit donner le sentiment que les principaux adversaires sont au sein de la gauche. De ce point de vue Jean-Luc Mélenchon devrait changer de ton». 

Pierre Laurent (PCF) : «Il y a quelque chose de vrai dans cette formule»François Hollande, un nouveau Louis XVI ? Pierre Laurent, le secrétaire national du Parti communiste français n'en a pas rajouté ce vendredi matin sur RTL. «C'est toujours le sens de la formule de Jean-Luc, il est spécialiste», a t-il apprécié. Avant d'ajouter : «Il y a quelque chose de vrai dans cette formule». «Personnellement, a reconnu Pierre Laurent, je pense que ce qui se passe était malheureusement prévisible, parceque ces contradictions dans la politique gouvernementale nous les avons pointées dès le début.» Le numéro 1 du PCF mène la fronde au Sénat , où les communistes ont rejeté en quatre mois quatre textes, dont le budget 2013 ou encore le budget de la Sécu. Contrairement à  Jean-Luc Mélenchon, Pierre Laurent avait été invité à rencontrer jeudi Harlem Désir à Solférino, au même titre que d'autres leaders de partis de gauche. «Chacun est resté sur ses positions», avait-il avoué à la sortie. 

Quand Valérie Trierweiler se comparait à Marie-Antoinette
Ce n'est pas la première fois que la Révolution française, Louis XVI et les sans-culotte font  irruption dans la politique française française depuis quelques jours. Valérie Trierweiler, la compagne de François Hollande, ne s'était-elle pas comparée récemment à...Marie-Antoinette si l'on en croit l'écrivain Laurent Binet. Interrogé par le journal britannique The Guardian, l'auteur de «Rien ne se passe comme prévu», la chronique de la campagne présidentielle de François Hollande, avait expliqué «Qu'en privé, Valérie Trierweiler est beaucoup plus drôle que ne le laissent penser les medias. Devant moi, elle s'est comparée à Marie-Antoinette, ce qui n'est pas forcément flatteur en France comme vous savez. En un sens, elle pourrait être anglaise si elle n'était pas aussi impulsive. «Les journalistes, s'ils l'avaient pu, m'auraient envoyé à la guillotine après le tweetgate», aurait ainsi déclaré la Première dame de France à son entourage. La guillotine encore elle. 

Pour le maire de Londres, les socialistes sont des «sans-culotte»
Le clou a été enfoncé mardi par le très fantasque maire de Londres Boris Johnson (Conservateur). Il n'a pas hésité à comparer les socialistes français aux sans-culottes après la déclaration du ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg selon lequel «Nous ne voulons plus de Mittal en France». Découvrant ses propos à l'occasion d'un voyage en Inde, il s'est exclamé : «Je vois que les "sans-culotte" semblent s'être emparés du gouvernement à Paris. Le ministre français a été tellement extravagant en demandant qu'un investissement massif quitte la France». Début octobre, le même Boris Johnson avait déjà qualifié la politique fiscale du gouvernement socialiste de «pire tyrannie» depuis la Révolution de 1789, se disant prêt à accueillir «les Français talentueux». N'en déplaise à Jean Luc-Mélenchon, vu de l'autre côté de la Manche, les socialistes sont aussi des sans-culotte. 


Le roi Louis XVI

Le roi Louis XVI | LP

vendredi 30 novembre 2012

Florange : Le gouvernement renonce à la nationalisation


FLASH♦Florange : Le gouvernement renonce à la nationalisation

Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault a annoncé ce soir que le groupe ArcelorMittal s’était engagé à « maintenir les hauts-fourneaux » de Florange (Moselle) en l’état. Selon l’annonce de Matignon rapportée par l’AFP, le gouvernement a, en conséquence, renoncé à la nationalisation du site, ArcelorMittal s’engageant à préserver l’emploi et investissant 180 millions d’euros sur cinq ans sur le site. Dans l’avenir, un  projet d’installations de captage et de stockage de CO2 prendrait le relais.

Grève et manifestation des travailleurs des fast-food de New York


Grève et manifestation des travailleurs des fast-food de New York

s'informerHier, à New York, des employés de plusieurs chaînes américaines de fast-food qui réclament des salaires plus élevés et le droit de former des syndicats ont fait grève et ont manifesté.
Une pétition en ligne qui déclarait « Je soutiens les travailleurs du secteur de la restauration rapide de New York qui ont débrayé pour demander 15 dollars par heure et le droit de former des syndicats » avait déjà recueilli plus de 12 000 signatures.
New York compte plus de 38 enseignes de restauration rapide (McDonald’s, Pizza Hut, KFC,Wendy’s, Burger King, Domino’s, Taco Bell, etc.). 50 000 travailleurs y sont impliqués. Beaucoup d’employés ne sont payés qu’au salaire minimum de 7,25 dollars de l’heure.
Les multinationales de la restauration génèrent d’énormes bénéfices (McDonald a réalisé un bénéfice de 5,5 milliards de dollars l’an dernier) et octroient d’importantes rémunérations à leurs dirigeants.
Les employés des fast food newyorkais en grève.
Les employés des fast food newyorkais en grève devant un établissement d’enseigne Burger King.
John Liu, le contrôleur de la ville de New York (adjoint au maire chargé de la direction financière), a soutenu les grévistes. « Trop d’employés de la restauration rapide à New York, a-t-il déclaré, ne gagnent pas assez d’argent pour avoir à manger chez eux, et ils ont le droit de s’organiser [en syndicats] et de demander des salaires décents ». Il a estimé que « c’est une honte que beaucoup de ces employés dépendent de l’aide publique alors que les entreprises pour lesquelles ils travaillent sont parmi les plus riches du pays et que leurs directeurs généraux gagnent des millions ».

À quelques heures de l’échéance à Florange, le type de nationalisation envisagée pose la question des emplois


À quelques heures de l’échéance à Florange, le type de nationalisation envisagée pose la question des emplois

s'informer30 novembre, 18h. Peu avant l’échéance fixée par Mittal pour déclencher la fermeture des hauts-fourneaux, ce soir à minuit, Laurence Parisot, présidente du MEDEF a qualifié de « scandaleuse » une éventuelle « nationalisation temporaire » du site. Perspective confirmée mercredi dernier, après une entrevue avec le ministre Arnaud Montebourg, par deux délégués syndicaux FO et CGT. Elle en appelle à François Hollande, « beaucoup plus raisonnable » selon elle.
Le ministre, à l’Assemblée, a annoncé un repreneur pour tout le site, qui investirait  400 millions. M. Mittal veut bien céder les hauts-fourneaux, non rentables, et la cokerie, pas les laminoirs, à haute valeur ajoutée. Trente salariés se sont rassemblés à l’Assemblée nationale pour « soutenir Montebourg dans sa démarche », selon un délégué CFDT ; dix campent devant Bercy.
En Moselle, 14 élus (PCF, PS, PG, EELV, UMP) ont écrit à François Hollande « pour une prise de contrôle public par l’État ». 800 signataires d’une lettre ouverte initiée entre autres par Jean Markun, secrétaire national du POI leur avaient demandé de  « se prononcer pour que le gouvernement se porte garant du site de Florange dans sa totalité et de tous les emplois sur place ». Parmi les responsables de partis politiques, MM. Borloo, Bayrou, Guaino et Mélenchon soutiennent en termes divers le point de vue du ministre. « Chiche ! » lançait, mercredi dernier,Informations Ouvrières l’hebdomadaire du POI, « s’il s’agit d’une vraie nationalisation garantissant le maintien de tous les emplois et de tous les sites ».

Saint-Nazaire : le POI appelle à la « nationalisation du chantier naval maintenant »


Saint-Nazaire : le POI appelle à la « nationalisation du chantier naval maintenant »

s'informerLe comité de Saint Nazaire (Loire-Atlantique) du POI a tenu une conférence de presse hier pour lancer une alerte sur l’avenir du chantier naval STX. Il présente aux élus et aux partis se réclamant de la défense des travailleurs un appel pour réaliser l’unité et mobiliser la population pour sa nationalisation.
« La situation du Chantier Naval continue de se dégrader dangereusement, constate le texte du POI. Le chômage partiel frappe plus de la moitié des salariés. Les licenciements et fins de contrats se multiplient dans les entreprises sous-traitantes. »
Il souligne que « l’actionnaire majoritaire (à 67 %) coréen STX laisse mourir à petit feu » le chantier et avance qu’il faut « sauver le dernier grand chantier naval français et tous les emplois directs et indirects qu’il génère ».
Le texte en appelle à la « nationalisation du chantier naval maintenant » et au gouvernement qui « doit prendre toutes ses responsabilités » car, insiste-t-il, « il y a urgence ».
Le comité du POI analyse la nationalisation comme incontournable car, fait-il valoir, on ne peut pas s’en remettre aux marchés et à la « concurrence libre et non faussée » des traités européens.
Dans son édition de ce matin, le quotidien Ouest-France titre : « L’État doit-il prendre la barre du chantier STX ? » et, à l’occasion de son compte rendu de la conférence de presse du POI , il fait état « d’un appel du Parti communiste, suivi par des élus socialistes… pour tenter de réveiller les actionnaires ».

Manifestations de masse contre le président égyptien Morsi


Un article du WSWS :http://www.wsws.org/fr

Manifestations de masse contre le président égyptien Morsi

Par Johannes Stern 
30 novembre 2012
marchLa foule sur la Place Tahrir mardi 27 novembre au Caire [Photo: Lilian Wagdy]
Des centaines de milliers de personnes ont protesté hier 27 novembre sur la Place Tahrir au Caire et partout en Egypte contre le président islamiste Mohamed Morsi et les Frères Musulmans (FM).
Dans des scènes rappelant les premiers jours de la Révolution égyptienne qui a abouti à la chute de l’ancien dictateur Hosni Moubarak en février dernier, les masses égyptiennes exigent une fois de plus le départ d’un despote soutenu par les Etats-Unis. Parmi les slogans les plus populaires figuraient, « A bas, à bas Morsi-Moubarak » et « Morsi poltron, agent des Américains. »
Les troubles n’ont cessé de croître partout dans le pays depuis que Morsi a rendu public la semaine dernière un décret constitutionnel revendiquant tous les pouvoirs législatifs, constitutionnels, exécutifs et judiciaires.
La tentative de Morsi de s’accaparer les pouvoirs dictatoriaux est soutenue par l’impérialisme américain. Cette tentative a eu lieu immédiatement après que la secrétaire d’Etat américaine, Hillary Clinton, a remercié Morsi personnellement pour sa fiabilité à l’égard de Washington durant l’attaque brutale d’Israël contre Gaza. Morsi appuie aussi l’agression militaire américaine contre la Syrie et donc contre l’Iran.
Tout au long de la journée, les défilés de masse se sont poursuivis sur la Place Tahrir, les manifestants venant de toutes les couches sociales. Des centaines d’artistes sont partis de l’Opéra du Caire et ont traversé le Pont Qasr al-Nil en scandant « A bas la déclaration constitutionnelle. »
Dans l’après-midi, une manifestation rassemblant des milliers d’avocats est arrivée sur la place. Selon le Club des juges, 99 pour cent des tribunaux et des procureurs avaient cessé le travail et avaient commencé une grève contre le décret de Morsi qui interdit un examen juridique de ses décisions et élimine quasiment le pouvoir judiciaire.
Les défilés les plus importants, comptant des dizaines de milliers de manifestants, ont débuté dans les quartiers ouvriers de Shubra au Nord du Caire, à partir de la mosquée Mostafa Mahmoud à Mohandiseen et de la mosquée Fatah de la place Ramsès. Des milliers de personnes sont venues d’autres communes du Caire pour rejoindre les protestations anti-Morsi.
Dans la soirée, bien plus que 100.000 manifestants s’étaient rassemblés sur la place et dans les rues avoisinantes alors que le slogan « Irhal, Irhal », (dégage, dégage) retentissait dans le centre-ville du Caire.
Tout au long de la journée, d’intenses affrontements ont eu lieu sur la place Simon Bolivar derrière l’ambassade des Etats-Unis où les forces de sécurité centrales (CSF) de Morsi ont attaqué des centaines de jeunes avec des gaz lacrymogènes et des balles en caoutchouc. Les manifestants ont renvoyé les pierres contre les unités de CSF détestées qui avaient intensifié leur brutale répression ces derniers jours.
Depuis l’éclatement des affrontements lundi dernier, des centaines de manifestants sont détenus par la police et plus de 400 ont été blessés. A ce jour, trois manifestants ont été tués. Hier, Fatehy Gareb, un membre du Parti de l’Alliance populaire socialiste est mort étouffé par des gaz lacrymogènes. Avant lui, Ahmed Naguib, 18 ans, et Gaber Salah, surnommé « Jika », 19 ans, un membre du Mouvement du 6-Avril, ont été abattus par la police.
Les marches des étudiants des trois universités de la capitale – l’université du Caire, d’Aïn Shams et d’Helwan – sont arrivées tard dans la soirée pour commémorer les martyrs. « Gaber Jika est mort et le président est responsable, » et « Tuez-nous, peu importe, votre tyrannie ne nous affecte pas, » ont-ils scandé. Ils brandissaient des bannières disant : « A bas le régime du guide suprême. »
Des protestations ont eu lieu dans toutes les principales villes égyptiennes. Dans la ville côtière d’Alexandrie, des dizaines de milliers de personnes sont descendues dans la rue. Des protestations se sont également déroulées à Suez, Mansoura, Aswan, Damietta, Bani Suef, Fayoum, Louksor, Tanta, Zagazig et Mahalla.
Les manifestations contre les Frères musulmans ont été appelées par divers groupes libéraux et pseudo-gauches, dont le Parti de la Constitution d’El-Baradei, le Parti Karama d’inspiration nassériste et dirigé par l’ancien candidat à la présidence Hamdeen Sabahi et le Parti des Egyptiens libres fondé par le magnat milliardaire Naguib Sawiris. Les organisations qui y ont participé étaient le Parti de l’alliance populaire socialiste, le Parti égyptien social-démocrate, le Mouvement du 6-Avril, Kifaya, le Parti Tagammu, les Socialistes révolutionnaires (SR) et divers autres.
Un fossé de classe sépare ces partis et les masses de travailleurs et de jeunes qui ont demandé le départ de Morsi et la chute du régime.
Cinq mois après l’élection de Morsi, le caractère contre-révolutionnaire de son régime est dévoilé devant les masses égyptiennes. « Le pouvoir a démasqué les Frères. Nous découvrons leur véritable visage, » a expliqué Laila Salah, une femme au foyer, qui a dit avoir voté pour Morsi aux élections présidentielles et qui est actuellement en train de protester sur la Place Tahrir. Après Moubarak, a-t-elle dit, « Les Egyptiens n’accepteront plus d’être dirigés par un autocrate. »
La perspective de l’opposition séculaire et libérale cependant ne fera pas tomber Morsi par une lutte révolutionnaire de masse. Malgré leur violent conflit factionnel avec les FM au sujet de la répartition du pouvoir et de la richesse au sein de l’appareil d’Etat, leur objectif est d’arriver à un compromis avec les Islamistes. Dans une déclaration – présentée lundi au quartier général du Parti de l’Alliance populaire socialiste au Caire par le membre influent des SR, Haitham Mohammdein, – ces groupes ont lancé un appel à Morsi pour qu’il annule son décret et mette en avant un programme garantissant la « justice transitionnelle. »
Ces dernier mois, les SR avaient promu Morsi sans réserve. Ils l’ont soutenu lors des élections en cherchant à faire sa promotion, ainsi que celle des FM, en tant que forces révolutionnaires. Après que Morsi ait été proclamé président en juin, Sameh Naguib, un membre dirigeant des SR, a célébré son accession au pouvoir comme « une véritable victoire des masses égyptiennes et une réelle victoire de la révolution égyptienne. »
Alors que les travailleurs et les jeunes se sont retournés contre la dictature de Morsi, les groupes pseudo-gauches ont cherché à maintenir l’illusion que la démocratie pouvait être réalisée sous un régime islamiste et dans le cadre de l’Etat bourgeois. Le renouvellement des luttes fait toutefois apparaître très clairement les tâches les plus prenantes auxquelles la révolution égyptienne est confrontée : le renversement de l’Etat bourgeois par une révolution socialiste dirigée par la classe ouvrière pour éliminer les rapports capitalistes et la domination impérialiste au Moyen-Orient.
Les deux factions de l’élite dirigeante égyptienne cherchent par tous les moyens à empêcher une telle lutte et redoutent une situation susceptible de mener à une vague de grèves massive de la classe ouvrière, à une échelle comparable à celle qui avait fait tomber Moubarak en février 2011. Ces derniers mois, on avait déjà assisté à la plus importante vague de grève survenue depuis l’éviction de Moubarak et les travailleurs du textile de Mahalla ont rejoint les manifestations du mardi 27 novembre.
Des affrontements entre des manifestants anti-Morsi et des partisans des FM ont été signalés tout au long de la nuit du 27 au 28 novembre, faisant plus de 300 blessés. A Alexandrie, le quartier général des FM a été envahi par des manifestants en colère. Un autre quartier général a été incendié à Mansoura. Les forces de sécurité auraient, selon des informations de la presse, refusé de protéger les bureaux. Plusieurs quartiers généraux du Parti de la Liberté et de la Justice des Frères musulmans (PLJ) avaient été attaqués ces derniers jours. Les FM auraient fait appel à l’armée pour protéger leurs bureaux dans le district de Moqattam au Caire.
Après avoir reçu l’appui de Washington, Morsi et les FM refusent jusque-là à faire la moindre concession à leurs adversaires séculaires et planifient au lieu de cela une répression massive. Les FM accusent leurs rivaux de « ne pas tenir compte des intérêts nationaux du pays, » et le premier ministre Hisham Kandil a menacé d’affronter les saboteurs. Gehad el-Haddad, un conseiller haut placé des FM, a dit que Morsi « n’abrogerait pas la déclaration. »
(Article original paru le 28 novembre 2012)
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