Attentat raciste de Trappes, milices néofascistes, violences au congrès du Rassemblement national : le week-end est apparu comme un précipité d’une France d’extrême droite, à six mois de la présidentielle. Les mobilisations sociales et des scrutins, du Brésil à la Serbie, rappellent que le pire n’est jamais certain.
L’effroi, l’indignation, la mobilisation, la joie d’un espoir retrouvé… En l’espace d’un week-end, nous avons assisté à un précipité de l’époque, avec toutes ses contradictions.
D’un côté, le sentiment d’expérimenter en conditions réelles le crépuscule de l’ère macroniste et ce à quoi ressemblerait une France ayant complètement basculé à l’extrême droite ; de l’autre, le refus de la fatalité, exprimé ici par la persistance des luttes sociales, et nourri ailleurs par des victoires d’autres citoyen·nes, confronté·es aux liaisons dangereuses entre la corruption, l’autoritarisme et un agenda antisocial et antiécologique.
Mediapart a assez chroniqué
les dangers que fait peser l’extrême droite sur la société, mais aussi
l’affaissement moral, l’inconscience historique, voire la complicité objective de tous les secteurs qui lui servent de marchepied,
jusqu’au plus haut sommet de l’État, pour ne pas être surpris par les événements de ces derniers jours.
L’enchaînement a été vertigineux : un attentat raciste vendredi 23 octobre à Trappes (Yvelines), qui a coûté la vie à un jeune homme de 26 ans, Pengo Bossio Wangi, et blessé gravement cinq autres personnes, dont une enfant de 12 ans ;
des provocations violentes de nombreux groupes d’extrême droite, samedi 24 octobre, contre des manifestant·es, devant une police passive ; et enfin des violences et des insultes racistes contre nos journalistes au congrès du Rassemblement national (RN) à Orléans (Loiret).
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