Après les lacrymos à Paris, Didier Maïsto a été visé au canon à eau samedi à Nice, Nicolle a expérimenté l’impunité des casseurs et Guigou en veut au renseignement
L’ancien patron de Sud Radio a couvert les manifestations de Nice pour Tocsin. Il accuse le ministre de mentir. Les préfectures ont changé les parcours au dernier moment. Un canon à eau l’a arrosé alors qu’il portait son brassard presse. Il a vu 150 à 200 militants d’ultradroite arriver en groupe sans que personne ne les arrête. Selon lui, le pouvoir entretient le chaos pour vous empêcher de parler du fond : le pouvoir d’achat.
Il est rejoint par Maxime Nicolle, figure des Gilets jaunes, qui a manifesté tout en noir et cagoulé, pour voir. Sa conclusion est simple : en noir et cagoulé, vous passez les barrages dans les deux sens. Le 17 octobre, il est allé jusqu’à l’Élysée sans croiser un seul barrage. Il dénonce la surenchère : de plus en plus d’armes chez les policiers et de plus en plus de violence chez les manifestants.
Enfin, Jérôme Guigou, secrétaire général du syndicat Vigi, qui a travaillé au renseignement, n’a pas de doute : pour lui, l’État savait. Les agents de terrain font remonter l’information. En haut, on la minimise « pour éviter de faire peur ». Il parle donc de laisser-faire. Il alerte aussi sur le gaz lacrymogène, qui toucherait autant les policiers que les manifestants. En fin d’émission, il invite Maxime Nicolle à son bureau national. Nicolle accepte. Le dialogue est lancé. |
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire