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mercredi 28 octobre 2026

VU DU DROIT - Après les fake news, « le Monde » se lance dans les incantations pour éviter l’orage.0..Mercredi 28 octobre 2026

 

Après les fake news, « le Monde » se lance dans les incantations pour éviter l’orage

Quelques observations sur « l'éligibilité quantique » de Marine Le Pen.

 
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Après les fakes news le Monde, notre célèbre « quotidien de référence » se lance dans les incantations magiques pour conjurer ses peurs. Genre « Marine Le Pen ne pourra pas être élue président de la République ». L’interview de Didier Guérin magistrat en retraite, vient de le prouver imparablement.

Moi aussi, je suis capable de supers analyses juridiques, comment qu’elles sont pas trop justes. Mais maintenant je suis moi aussi « haut avocat » comme Didier Guérin est « haut magistrat », c’est-à-dire que nous sommes en retraite. Et comme les miennes ses analyses juridiques ne servent à rien, car elles ne S’INSCRIVENT PAS DANS LE RÉEL. C’est fun de s’exprimer comme ça, j’en sais quelque chose, mais c’est judiciairement inutile.

Que Marine Le Pen soit THÉORIQUEMENT inéligible, je l’ai écrit dès le 31 mars 2025 après le jugement de première instance. Je l’ai répété après l’arrêt de la cour 17 juillet 2026 et sa décision de pourvoi.

Mais on va rappeler ce que nous apprit Max Weber. Le droit est une abstraction jusqu’à ce que des petits hommes avec des casques à pointe, débarquent pour l’inscrire dans le réel. Et notre retraité ne fait pas (plus) partie des escouades de petits hommes avec des casques à pointe (moi non plus d’ailleurs). Par conséquent pour l’instant, Marine Le Pen est politiquement éligible. Une forme d’éligibilité quantique, à la fois théoriquement inéligible, et pratiquement éligible. En même temps.

Par ce que, et c’est la question centrale, quand et comment cette inéligibilité que certains (et j’en suis) considèrent comme juridiquement et théoriquement établie, pourrait-elle être judiciairement constatée et devenir par conséquent exécutoire ? C’est-à-dire s’inscrire dans le réel et l’empêcher la grande favorite d’avoir son nom inscrit sur les bulletins électoraux du premier tour de l’élection présidentielle.

Je me répète, le droit étant une abstraction, je peux faire état d’analyses juridiques formidables et prétendre avoir toujours raison. Jusqu’au jour où les petits hommes avec les casques à pointe vont débarquer. Prenons un exemple : Richard Ferrand président du Conseil constitutionnel est théoriquement un escroc. L’avocat honoraire que je suis (et je suis loin d’être le seul), considère que ce qu’il a commis au détriment des mutuelles de Bretagne qu’il présidait, relève d’une série d’infractions prévues au code pénal. Il s’est trouvé des petits hommes avec des casques à pointe d’une cour d’appel particulièrement arrangeants, pour considérer que ces infractions étaient prescrites. Donc, passez muscade, Richard Ferrand est pratiquement innocent. Et a donc ainsi pu être sans problème rejoindre Alain Juppé, un autre délinquant (pas théorique lui puisqu’il a été condamné) au Conseil constitutionnel. Le droit c’est comme ça que ça marche.

Or concernant Marine Le Pen les casques à pointe ne vont pas débarquer. La Cour de cassation a été très claire, si le Conseil constitutionnel s’amuse à refuser la candidature de Marine Le Pen au moment de la publication de la liste des candidats admis à concourir à la présidentielle (au plus tard le 19 mars 2027), elle se réunira en urgence début avril et restituera à la candidate du RN l’éligibilité que Ferrand et sa bande de repris de justice (coucou Alain Juppé) lui aurait contestée. Déjà, bon courage à eux de s’amuser à ce de choses, à trois semaines du scrutin, après six mois de campagne acharnée et Marine Le Pen à près de 40 % des intentions de vote. Surtout qu’autre argument, l’éligibilité d’un candidat, s’apprécie au jour du premier tour de scrutin. Par conséquent pour l’établissement de la liste, le Conseil constitutionnel ne devrait pas pouvoir disposer de l’argument de l’inéligibilité, ne sachant pas si Marine Le Pen sera toujours « inéligible » trois semaines plus tard.

Certes, le Conseil dispose du pouvoir d’apprécier cette éligibilité exigée au jour du premier tour. Mais ce contrôle juridictionnel s’exerce dans le cadre du contentieux de l’élection. Et il se déroule APRÈS CETTE ÉLECTION. Donc si jamais, Marine Le Pen étant élue avec 65 % des voix (sondages 😃) au deuxième tour, un recours était formé, on imagine effectivement que Ferrand (qui sera déjà probablement sur le chemin de la prison pour escroquerie, comme Macron et quelques autres d’ailleurs) aura quelques hésitations à prendre la responsabilité d’annuler le scrutin un an plus tard (durée de la procédure) au motif d’une inéligibilité au premier tour (18 avril 2027).

Rappelons pourquoi Marine Le Pen a formé un pourvoi contre l’arrêt du 7 juillet 2026 qui lui restituait pourtant son éligibilité. Mais qui la condamnait à deux ans de prison sous bracelet électronique… Passablement inconfortable, n’est-ce pas, pour une campagne électorale. Le pourvoi suspendant les effets de l’arrêt, elle évitait le bracelet pour l'immédiat. En revanche si elle retire ce pourvoi quelques semaines ou quelques jours avant le 18 avril 2027, l’arrêt du 7 juillet 2026 deviendra définitif. Et bon courage aux petits hommes avec des casques à pointe pour essayer de lui passer un bracelet électronique alors qu’ayant été probablement élue, elle bénéficiera de l’immunité présidentielle.

Notre cher « journal de référence » organe centrale du macronisme, étale complaisamment son désarroi. La fin du système qui le nourrit, et la perte de la rente afférente le terrorisent. Alors il s’en remet à la farce, s’installe dans un monde imaginaire, et frappé d’autisme, il invente des fake news aussitôt éventées, refuse de le reconnaître et psalmodie des incantations dont il s’imagine qu’elles vont empêcher l’orage.

Pas sûr que ça marche…

Avant de partir, merci de m’offrir un café.


 
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