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"Cette application de vérification de l'âge, telle qu'elle a été conçue, n'a aucun sens"
Pour Olivier Blazy, professeur à Polytechnique et expert en cybersécurité, l'appli proposée par la Commission européenne est tout simplement incompréhensible.
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Alors que des failles dans son dispositif de sécurité sont révélées chaque jour qui passe, que plusieurs centaines de scientifiques et experts en cybersécurité du monde entier ont signé début mars une lettre ouverte dans laquelle ils réclament un moratoire sur ces dispositifs qu’ils jugent dangereux pour la vie privée, une question se pose : quelle est la finalité de l’application de vérification par l’âge, qui n’est ni plus ni moins qu’un contrôle d’identité, proposée par la Commission européenne ?
Faut-il y voir une brique de plus dans une surveillance de masse qui ne dit pas son nom, de nombreux pays de par le monde déployant des systèmes analogues ? Il y a pourtant plus simple pour contrôler, nous dit Olivier Blazy : “il suffit de demander au fournisseur d’accès les informations de connexion”.
Bricolage ? Improvisation ? Rien ne va dans cette appli conçue à la demande de Bruxelles”. Pour le spécialiste en cybersécurité et professeur à l’école Polytechnique à Paris, le choix de cette solution technique, sur laquelle des pays comme la France ou l’Allemagne sont particulièrement réservés - la France travaille à une application souveraine - est éminemment discutable.
“L’identité numérique bien faite pourra vraiment être utile aux gens, mais pas ça !” souligne Olivier Blazy. “Cette application de vérification par l’âge telle qu’elle a été conçue n’a aucun sens”.
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Europe’s Age-Check App: A Security Trainwreck in Slow Motion
For Olivier Blazy, professor at École Polytechnique and cybersecurity expert, the application proposed by the European Commission is, quite simply, beyond comprehension.
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As new security flaws are exposed on a daily basis, and as several hundred scientists and cybersecurity experts from around the world signed an open letter in early March demanding a moratorium on these systems — which they consider a serious threat to privacy — one question demands an answer: what is the actual purpose of the age-verification application proposed by the European Commission, which is, in plain terms, nothing less than an identity check?
Should we read this as yet another brick in the wall of mass surveillance that dares not speak its name, at a time when countries across the globe are rolling out comparable systems? And yet, as Olivier Blazy points out, the technical solution could hardly be simpler: “all you need to do is ask the internet service provider for the connection data.”
Shoddy work. Improvisation. Nothing holds up in this app, built to Brussels’ specifications. For the cybersecurity specialist and professor at the École Polytechnique in Paris, the choice of this technical approach — one that countries like France and Germany are viewing with considerable scepticism, with France actively developing its own sovereign alternative — is deeply questionable.
“Digital identity, done properly, can be genuinely useful to people — but not this,” Olivier Blazy states bluntly. “This age-verification application, as conceived, makes no sense whatsoever.”
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