Jeudi 23 avril 2026 Bonjour,Le Conseil fédéral tient bon. Hier, le gouvernement a présenté ses très attendues modifications de la loi sur les banques afin d’augmenter fortement les fonds propres d’UBS, contre l’avis de cette dernière. Vif débat en vue. Dans ce Briefing, nous entendons des aumôniers sur le front ukrainien, nous explorons le potentiel immobilier de la Genève internationale, et nous constatons que, bien malgré Thomas Hirschhorn, le succès du pavillon Simone Weil à Genève tourne un peu à la beuverie générale. 📍A la une: Réduire le risque UBS pour le pays PETER KLAUNZER / keystone-sda.ch Pourquoi c’est important. C’est la suite du psychodrame national de Credit Suisse, quand la banque avait sombré faute de pouvoir couvrir ses activités internationales. Le Conseil fédéral, en particulier Karin Keller-Sutter, maintient la ligne qu’il a adoptée depuis des mois en exigeant de porter les fonds propres des filiales d'UBS à 100% contre 45% actuellement. Il en coûterait 20 milliards de dollars au plus. La banque fulmine contre cette demande. Notre point sur le projet Une mêlée politique. L’UDC est le seul parti gouvernemental à s’opposer à cette vision du too big to fail. Aux Chambres, les Vert’libéraux la critiquent aussi. Mais entre la gauche qui demande bien plus de corsets et les radicaux-libéraux ensemble derrière leur ministre des Finances, les débats s’annoncent vifs. On veut «réduire les développements» de la banque. L’avocat genevois Carlo Lombardini se dit sceptique face à une solution «brute de décoffrage», voire «néfaste»: il y voit «une volonté de réduire les développements à l’étranger de la plus grande banque suisse, qui est notre unique champion international. Le seul point positif du projet du Conseil fédéral est qu’il protégera peut-être les actionnaires d’UBS contre une aventure aux Etats-Unis.» Notre entretien Une fermeté bienvenue. 2008, 2023: il a fallu sauver UBS pendant la crise bancaire, puis éviter un désastre en l’aidant à acquérir Credit Suisse. Un troisième sauvetage d’une banque too big to fail est tout bonnement inenvisageable, juge la cheffe de notre rubrique nationale. |
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