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Donald Trump affirme que l’Iran aurait pu avoir l’arme nucléaire
Bataille des municipales sur les réseaux sociaux, Mojtaba Khamenei potentiel successeur de son père, la CGT saisit la justice contre France Travail, grande vigilance sur le territoire français.
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Donald Trump affirme que l’Iran aurait pu avoir l’arme nucléaire
Lors d'un nouveau point devant la presse, Donald Trump a redit que Téhéran “aurait pu avoir l'arme nucléaire” ajoutant que “quand des fous ont des armes nucléaires, de mauvaises choses se produisent”.
Le président américain a par ailleurs contacté Emmanuel Macron pour “l'informer de l'état des opérations militaires menées”. Le locataire de l'Élysée en a profité pour l'alerter sur la situation humanitaire au Liban.
Les frappes israéliennes au Liban, lancées en réponse à celles du Hezbollah, ont déjà fait 72 morts et provoqué le déplacement de plus de 83 000 personnes, selon les autorités libanaises.
Air France se dit “contrainte de prolonger” la suspension de ses liaisons avec le Moyen-Orient, jusqu'à vendredi inclus pour Riyad (Arabie saoudite) et vers Dubaï (Emirats arabes unis), samedi depuis Dubaï, et dimanche pour Tel-Aviv (Israël) et Beyrouth (Liban). “La reprise des opérations restera soumise à une évaluation de la situation sécuritaire sur place, qui est très évolutive”, explique la compagnie.
L'Irak est touché par une coupure d'électricité générale et des explosions ont été entendues dans le nord du pays. Des sources de sécurité font état de nouveaux drones abattus près de l'aéroport de Bagdad.
Les Etats-Unis ont coulé un navire de guerre iranien dans l'océan Indien. Les images publiées par le département de la Guerre américain sont impressionnantes. On y voit un sous-marin américain torpiller une frégate iranienne au large du Sri Lanka, tuant au moins 87 marins et faisant des dizaines de disparus.
Un missile tiré depuis l’Iran vers l’espace aérien turc a été détruit par l’Otan et l’armée israélienne assure avoir abattu un avion de combat iranien. Tsahal a annoncé avoir “frappé des dizaines” de cibles en Iran, incluant des centres de commandement à Téhéran. Pour leur part, les Gardiens de la Révolution ont affirmé avoir tiré une quarantaine de missiles sur des cibles américaines et israéliennes.
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A 19h, interview avec Régis le Sommier sur la situation en Iran et dans la région
La bataille des municipales s’intensifie sur les réseaux sociaux
La bataille des élections municipales des 15 et 22 mars prochain s’intensifie, notamment sur les réseaux sociaux et singulièrement sur TikTok, nouveau terrain de jeu des candidats à ce scrutin local. En février, le sujet des municipales a généré sur la plateforme 53 millions de vues. Il y a six ans, lors de la dernière campagne, TikTok n’était pas un canal de campagne politique.
La bataille la plus importante en termes de nombre de publications et de viralité sur TikTok est celle qui oppose à Paris la candidate Les Républicains Rachida Dati à Sarah Knafo, candidate Reconquête.
Par exemple, une vidéo de quelques secondes publiée le 19 février par Rachida Dati, dans laquelle on voit la candidate sur un vélo électrique, a cumulé plus de 600 000 vues. L'ancienne ministre a fait de TikTok un véritable outil de communication.
Avec 10 millions de vues depuis le 1er janvier, Sarah Knafo est la candidate qui en enregistre le plus, contre 4,2 millions pour Rachida Dati sur la même période. En revanche, la candidate Les Républicains fait plus réagir. Le troisième candidat très visible sur TikTok est Sébastien Delogu (La France insoumise), qui se présente à Marseille.
Dans de plus petites villes, la campagne bat aussi son plein sur TikTok car la grande force de ce réseau est sa très grande viralité et sa capacité à toucher des primo votants et des abstentionnistes. Toutefois, l’algorithme de TikTok enferme le plus souvent les électeurs dans leurs convictions.
Le nom de Mojtaba Khamenei, fils du guide suprême tué en Iran, circule pour diriger le pays
L'ayatollah Khamenei avait écarté son fils de sa succession, ne souhaitant pas “que la fonction de guide suprême soit héréditaire”. Le nom de Mojtaba Khamenei circule pourtant comme potentiel successeur du dirigeant iranien. Un possible paradoxe, car la République islamique s'est construite en opposition à la monarchie héréditaire du chah d'Iran.
Âgé de 56 ans, ce deuxième fils d'Ali Khamenei serait l'une des figures les plus influentes d'Iran. Mojtaba Khamenei a opéré dans l'ombre de l'empire de son père et serait connu pour ses liens étroits avec les Gardiens de la Révolution. Il a combattu durant la guerre Iran-Irak (1980-1988) avec le bataillon Habib ibn Mazahir, une division des Gardiens de la révolution.
À l’issue de la guerre, en 1989, Ali Khamenei accède au siège de Guide suprême. Le pouvoir de Mojtaba Khamenei se serait alors accru aux côtés de celui de son père. Pendant des années, il aurait joué un rôle au sein du bureau du Guide suprême, centre névralgique de la République islamique.
Sa position a souvent été comparée à celle d’Ahmad Khomeini, fils du fondateur de la République islamique, Rouhollah Khomeini, qui a joué un rôle clé durant les premières années du régime des mollahs.
Mojtaba Khamenei est par ailleurs accusé d’avoir soutenu en coulisses l’élection du président ultraconservateur Mahmoud Ahmadinejad en 2005, ainsi que sa réélection contestée en 2009, qui a mené à un mouvement de contestation durement réprimé. Des figures de l’opposition l’ont également accusé d’avoir coordonné la répression de la dissidence. Preuve de l’influence officieuse du fils de Khamenei, des télégrammes diplomatiques américains publiés par WikiLeaks à la fin des années 2000 désignaient le jeune Khamenei comme celui exerçant le pouvoir dans l’ombre.
Le fils de l’ayatollah Khamenei n’a pas été vu publiquement depuis la mort de son père. Sa femme, Zahra Haddad, issue d’une famille proche du régime, a également été tuée dans la frappe aérienne israélienne.
Le fils d'Ali Khamenei a face à lui deux autres potentiels successeurs : Alireza Arafi, un religieux et juriste faisant partie du Conseil de transition nommé après la mort de l'ayatollah Khamenei, et Seyed Hassan Khomeini, petit-fils du père fondateur de la révolution islamique.
La CGT saisit la justice contre France Travail Finistère
La CGT et six allocataires du RSA ont annoncé avoir saisi la justice contre le département du Finistère, lui reprochant des contrôles des bénéficiaires s’apparentant à du “harcèlement moral institutionnel”. Le président du conseil départemental, Maël de Calan, et un des cadres de la collectivité sont cités à comparaître le 30 mars devant le tribunal correctionnel de Brest, pour une audience de consignation. Une audience sur le fond est attendue début 2027.
Dans un communiqué, le département a protesté contre des méthodes qui détournent les voies de droit. “Ces personnes critiquent en réalité la stricte application de la loi : le département demandera en conséquence leur condamnation pour procédure abusive”, a prévenu la collectivité.
En quatre ans, le nombre d’allocataires du RSA dans le Finistère est passé de 18 000 à 13 500. Selon le département, cette baisse s’explique “pour environ les deux tiers d’entre eux par le retour à l’emploi”. Le secrétaire général de la CGT du Finistère fait au contraire état de “témoignages poignants et édifiants” de nombreux allocataires relatant des “contrôles abusifs” lors desquels étaient demandés des “documents administratifs incroyablement compliqués à obtenir”.
Une vingtaine de cas, accompagnés de témoignages, sont détaillés dans la citation à comparaître de 75 pages. La CGT calcule un taux de radiation pour fraude de 39,8% dans le Finistère en 2024, contre 1,96% au niveau national. Il y aurait ainsi près de trois fois plus de sorties du dispositif RSA dans le Finistère que dans le reste de la France.
Le ministre de l’Intérieur appelle à la plus grande vigilance sur la protection du territoire national
“Le contexte actuel appelle à la plus grande vigilance sur la protection du territoire national.” Au lendemain de l’allocution télévisée d’Emmanuel Macron, le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez a transmis un télégramme aux préfets. Dans ce document, il leur demande de continuer d’accorder “la plus grande vigilance” autour des “oppositions iraniennes” ainsi que des “intérêts étatsuniens et israéliens” en France.
Le ministre cite plusieurs “sites susceptibles de constituer des cibles stratégiques” : “Les réseaux de transports en commun, les grands rassemblements de personnes, les sites touristiques, les lieux de culte, les établissements de santé, les centres commerciaux, les établissements scolaires, d’enseignement supérieur ou de recherche, les sites à forte charge symboliques, tel que des administrations publiques et des lieux de pouvoir.”
Le locataire de la Place Beauvau annonce également qu’il réunira “l’ensemble des préfets” de zone de défense et de sécurité, pour s’assurer du bon déploiement des forces de sécurité “sur l’ensemble de ces points d’attention”.
La revue de presse du Monde Moderne du jeudi 5 mars
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