Le ton a beau être feutré, la feuille de route livrée par le premier ministre, hier à l’Assemblée nationale, n’en est pas moins d’une violence inouïe. « Niveau de vie » et « services publics » figurent bien en tête des « cinq chantiers prioritaires » énoncés, mais au-delà de quelques miettes - comme la revalorisation du Smic avancée de deux mois - c’est une casse en bonne et due forme qui se prépare avec une cure d’austérité à plusieurs dizaines de milliards d’euros. Les grandes entreprises et grosses fortunes ne seront, elles, mises à contribution que de façon « ciblée et limitée dans le temps ». Le Medef s’en félicite.
Et puis, il y a l’autre grand gagnant : le RN, à l’intention duquel le locataire de Matignon a multiplié les appels du pied entre tout répressif sécuritaire et reprises de nombre de mesures de l’extrême droite sur l’immigration. Michel Barnier s’est targué d’être à l’écoute des Français. Mais, comme lors de sa nomination, le message des urnes continue d’être bafoué, la victoire de la gauche ignorée, la rupture attendue avec la politique Macron pour une véritable justice sociale, fiscale et écologique balayée. Dès hier dans la rue, les manifestations ont été une première piqûre de rappel. Elle en appelle d’autres.
Retrouvez également sur l’Humanite.fr les autres infos qui font l’actu de ce mercredi. À commencer par les répliques aux frappes iraniennes sur Israël, les désormais 120 victimes qui accusent le rappeur P. Diddy d’agressions sexuelles ou encore le rapport sur le niveau de revenu largement sous le Smic des livreurs à vélo.
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