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jeudi 4 août 2022
La Santé avec La nouvelle page Santé - Vacciner les femmes enceintes : une recommandation qui pose problème
La Santé
Chers amis,
Décidément, l’épidémie de Covid et la politique vaccinale nous en auront fait voir de toutes les couleurs…
L'une des recommandations de l'ANSM (Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé) incite fortement les femmes enceintes à se faire vacciner contre la Covid1.
Pourtant, la littérature scientifique ne semble pas très au clair sur le rapport bénéfice/risque du vaccin pour les femmes enceintes…
Des risques qui font peur
Sur le site de l'ANSM on peut lire que les vaccinations contre la grippe saisonnière et contre la Covid-19 sont recommandées chez la femme enceinte.
L'agence justifie ainsi cette prise de position : « ces deux maladies peuvent être à l’origine de complications importantes chez la femme enceinte, comme une fièvre extrême, des difficultés respiratoires, et peuvent mettre en danger son futur bébé (fausse couche, naissance prématurée). »
Le Collège national des gynécologues et obstétriciens français (CNGOF) et l'OMS sont sur la même longueur d'onde.
En s'appuyant sur certaines études, les autorités de santé mettent en avant le fameux bénéfice/risque qui tend à prouver que se faire vacciner lorsqu'on attend un bébé est préférable à tout autre choix.
Ainsi, les femmes enceintes qui attrapent le Covid auraient quatre fois plus de risques d’être admises en soins intensifs que les femmes du même âge qui n’attendent pas d’enfant.
Leurs nouveau-nés auraient, eux aussi, une augmentation du risque d’admission en soins critiques, de prématurité et de décès in utero.
Il y a de quoi convaincre les mamans les plus récalcitrantes !
Minute papillon !
Comme souvent, les autorités prennent des décisions hâtives.
Dès le mois d'avril 2021, les femmes enceintes devenaient prioritaires à la vaccination à partir du deuxième trimestre de grossesse.
On pouvait lire dans un avis du 6 avril 20212 :
« Bien qu’aucune étude sur l’efficacité et le profil de sécurité de la vaccination pendant la grossesse ne soit publiée, il n’existe pas de raison a priori d’exclure les femmes enceintes des campagnes de vaccination. »
Cherchez l'erreur...
Depuis, plusieurs études ont été menées et il semblerait, d'après les autorités de santé, qu'il n'y ait pas de risque majeur à se faire vacciner lorsque l'on est enceinte.
Il est évident qu’entre 2021 et aujourd’hui il ne s’est pas passé assez de temps pour que les résultats de ces études soient fiables.
À ma connaissance, la seule étude sur le long terme et justifiant de suffisamment de recul pour donner des conclusions claires ne devrait s'achever qu'en 20263.
Pourtant des effets indésirables ont déjà été signalés avec le vaccin BioNTech, Pfizer : 44,7 % d’interruptions de grossesse (fausses couches, morts in utero et grossesses extra-utérines)4, un chiffre colossal !
Doit-on débattre sur la justesse du terme “effet indésirable” lorsqu'on parle de telles répercussions ? J'aimerais que les mamans concernées donnent leur point de vue...
Au moment de l'entrée sur le marché du vaccin Pfizer au Royaume-Uni, le 8 décembre 2020, les autorités britanniques de régulation du médicament faisaient encore preuve de prudence5.
En l'absence de recul, les recommandations étaient alors les suivantes :
« Le vaccin ARNm COVID-19 n'est pas recommandé pendant la grossesse. Pour les femmes en âge de procréer, une grossesse doit être exclue avant la vaccination. De plus, il faut conseiller aux femmes en âge de procréer d'éviter une grossesse pendant au moins 2 mois après leur deuxième dose. ».
Depuis, les autorités britanniques ont modifié leur document d'information concernant le vaccin produit par Pfizer. Dans la dernière version, du 24 mai 20226, on peut lire que :
« L'expérience de l'utilisation du vaccin à ARNm COVID-19 chez les femmes enceintes est limitée. Les études chez l'animal n'ont pas mis en évidence d'effets délétères directs ou indirects sur la grossesse, le développement embryonnaire/fœtal, la parturition ou le développement post-natal. L'administration du vaccin ARNm COVID-19 pendant la grossesse ne doit être envisagée que lorsque les avantages potentiels l'emportent sur les risques potentiels pour la mère et le fœtus. On ne sait pas si le vaccin à ARNm COVID-19 est excrété dans le lait maternel. »
On ne peut pas dire que ce communiqué sente la sérénité absolue…
Si on lit entre les lignes, on peut conclure qu'il est surtout recommandé de vacciner les personnes à risques qui présenteraient des comorbidités.
On est bien loin d'une injonction à vacciner toutes les femmes enceintes et il n'est, en aucun cas, fait référence à des études prouvant le contraire.
Des études occultées depuis l'arrivée du vaccin
Il y a une autre chose qui me chiffonne dans toute cette histoire.
Il est souvent fait référence à des études qui prouveraient que le fait d'être contaminée par la Covid tout en étant enceinte entraînerait des complications.
Ces études ont le mérite d'exister et je ne les remets pas en cause.
Ce qui m’embête, c'est que d'autres études rapportent l'inverse, à savoir que le Covid en étant enceinte ne serait pas plus dangereux.
Or, si ces études étaient diffusées et prises en compte il y a encore quelques mois, elles ont soudainement disparu des radars !
Plus personne n'y fait référence.
Celle-ci, par exemple, affirme que : « nous n'avons aucune preuve sur les effets à long terme du Covid-19 pendant la grossesse pour les femmes ou leurs enfants. »7
Ou que : « l'excès apparent d'hospitalisations chez les femmes avec covid-19 est probablement dû en grande partie au dépistage à l'admission pour le travail et l'accouchement et d'autres complications liées à la grossesse. »
Une autre étude8 rejoint ces conclusions.
« Seulement 1 femme sur 20 infectée par le SRAS-CoV-2 pendant la grossesse a dû être hospitalisée en raison du COVID-19. Les facteurs de risque d'admission comprenaient l'obésité, le tabagisme, l'asthme et les infections. Les effets indésirables graves de l'infection par le SRAS-CoV-2 pendant la grossesse sont rares. »
Ironie du sort pour les agités de la seringue : même pour le Collège national des gynécologues et obstétriciens français qui œuvre pourtant aujourd'hui pour la vaccination des femmes enceintes, le risque de complications n'est pas plus élevé9.
Voici les propos du Pr Deruelle : « Les chiffres montrent que les femmes enceintes n’ont pas plus de risque que le reste de la population d’être infectées par le Covid-19, ni de faire des formes plus sévères de la maladie. »
Mais ça, c'était en 2020, avant que la vaccination ne devienne obligatoire, enfin fortement recommandée...
Encore une fois, la peur semble être le meilleur argument pour convaincre en matière de vaccination.
Et vous ? Que pensez-vous de l'incitation à vacciner des femmes enceintes ? Répondez-moi en cliquant ici.
A bientôt,
Laurent des éditions Nouvelle Page
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L'auteur de ce message
Je m'appelle Laurent Tessier et je dirige les Éditions Nouvelle Page depuis 2019.
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