 Chère lectrice, cher lecteur,Le 6 août 1945, une bombe atomique larguée par un avion américain explose à Hiroshima. Arme de guerre alors sans égale, elle démontre la toute-puissance de l’Amérique au sortir de la Seconde Guerre mondiale et entraîne la capitulation définitive du Japon, allié de l’Allemagne nazie.
Le prix humain est considérable: on estime que 70 000 personnes sont tuées ce jour-là, tandis que les suites des brûlures et des radiations auraient fait grimper le bilan total à 140 000 morts. Le monde découvre avec terreur les effets dévastateurs de la puissance nucléaire, qui se déchaîne de nouveau le 9 août à Nagasaki.
Au Japon, Hiroshima n’est pas une ville comme les autres. Elle porte encore en son centre les stigmates de cette terrifiante attaque et ses habitants n’oublient pas. Fumio Kishida, l’actuel premier ministre japonais, n’est pas non plus un dirigeant nippon comme les autres. Il est né en 1957 à Hiroshima. Sa grand-mère lui a raconté le bombardement et plusieurs membres de sa famille y ont trouvé la mort, explique notre correspondant à Tokyo, Philippe Esnard.
Ce 6 août 2022, Fumio Kishida sera à Hiroshima pour plaider en faveur de la non-prolifération nucléaire. Il n’y sera pas seul: le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, s’y rend également, lui qui vient de mettre en garde contre un possible anéantissement nucléaire de l’humanité.
Alors que la tension monte entre Chinois et Américains à propos de Taïwan, alors que la guerre en Ukraine ravive la peur d’un conflit atomique, alors que les investissements dans l’armement nucléaire repartent à la hausse, se souvenir d’Hiroshima est plus que jamais d’actualité.
Bonne lecture!
– Eléonore Sulser, rédactrice en chef adjointe |
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire