 Chère lectrice, cher lecteur,Au milieu de ses citrouilles, Andy Todosciuk, «Andy T» pour les gens du coin, confirme qu’il votera pour Donald Trump, comme la plupart des fermiers du Michigan. «Il y a des choses qu’il devrait arrêter de faire, comme tweeter à tout rompre, mais il a su nous écouter, et donner des leçons à la Chine, qui en avait sacrément besoin.» Andy reste toutefois prudent. Il n’a pas planté de pancartes pro-Trump devant son immense exploitation. Pourquoi? «Je me ferais défoncer», glisse-t-il hilare, en posant son pied sur une immense pumpkin.
Le Michigan fait partie de ces Etats pivots, ou swing states, capables de basculer d’un camp à l’autre, et donc de peser fortement sur les résultats de l’élection présidentielle. En 2016, Donald Trump l’avait emporté face à Hillary Clinton, à une très faible majorité: +0,2 point. Mais aujourd’hui, il est à la traîne dans les sondages: il n’y remporterait que 44% des voix, contre 49% pour son adversaire démocrate, Joe Biden. Andy n’est pas vraiment inquiet. Son Etat a longtemps été pro-démocrate, jusqu’en 2016. Avant Trump, le dernier candidat républicain à avoir remporté le Michigan était George H. W. Bush, en 1988. «Mais je peux vous dire qu’il y a plus de pro-Trump tapis dans l’ombre que vous ne le croyez. J’ai pu le constater lors d’une récente croisière dans le Panama, en discutant avec les gens. J’ai pu porter ma casquette rouge avec confiance.» Reportage dans le Wisconsin et le Michigan, deux Etats du Midwest remportés de justesse par Donald Trump en 2016, mais qui pourraient bien retomber en mains démocrates.
Bonne lecture,
– Valérie de Graffenried, correspondante aux Etats-Unis |
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