Translate

mercredi 26 août 2020

La Tribunes des Travailleurs - Le fil des informations - mercredi 26 août 2020



https://latribunedestravailleurs.fr

Logo

Sommaire




Page 2
Editorial
Agenda: ça s’est passé la semaine dernière
            Page 3
Interdiction des licenciements :
Le scandale du décret gouvernemental du 20 mai: Magasins Alinéa : carton plein pour la famille Mulliez !
Les salariés veulent garder tous leurs emplois sur place
            Page 4
Interdiction des licenciements :
Dans le public aussi, on licencie…
Education nationale: Des centaines de contractuels sur le carreau
Seine-Saint-Denis: 58 professeurs du lycée Louise Michel de Bobigny s’adressent au Recteur
Territoriaux : Des fonctionnaires licenciés
         Page 5
Vie du parti :
Plan de relance: De nouveaux cadeaux pour les patrons (article de Jean-Michel Delaye, secrétaire national du POID)
Position du POID sur la gratuité des masques
            Page 6
Écoles:
Que contient le « protocole sanitaire allégé » ?
« Inquiets devant l’organisation de la rentrée »: Sept sociétés savantes de pédiatrie ont diffusé le 19 août une lettre ouverte dans laquelle s’expriment leurs inquiétudes.
            Page 7
Hôpital: « Nous demandons la restitution des postes » (Maxime Lebigot, infirmier et secrétaire général adjoint FO à l’hôpital de Laval (Mayenne)
Hôpital Paul-Brousse, à Villejuif (Val-de-Marne) « Si l’épidémie repart, je ne sais pas dans quelles conditions on va se retrouver » (Nicoletta Brunetti, chef du service de gériatrie aiguë)
Page 8
Actualité:
Ville de Paris: « Pas de télétravail sans moyens et sans droits! »
Page 9
IMMIGRATION(S) : Episode 6Cette semaine, Rachid, né il y a quarante-trois ans en France, fait partie de la « deuxième génération ».
         Page 10 et 11
International:
Biélorussie: 
Pouvoir et « opposition » confrontés au surgissement des travailleurs
Allemagne: Faudrait-il accepter la baisse des salaires?
Etats-Unis: La crise politique s’accélère
Mali: Pourquoi l’armée est intervenue
Brésil: Plus de 110 000 décès dus au Covid-19… « Fora Bolsonaro! »
            Page 12
Courrier des lecteurs
Lu dans la presse : Foot : le PSG déjà vainqueur de la Ligue A des champions en termes de gains (Les Echos)
Page 13
Il y a 80 ans: L’assassinat de Léon Trotsky à Mexico (7) : Le combat de La Vérité pour assurer la continuité du trotskyste
Contribution: Le projet de loi de programmation pluriannuelle de la recherche (LPPR) organise le démantèlement du statut des chercheurs et généralise la précarité
Page 14
Magazine:
CinémaTiempo después, un film de José Luis Cuerda, sorti en France le 22 juillet dernier
À lireLa Mort du Khalar rouge, un roman de Shlomo Sand
Un récit du déracinement, un livre de Michelle Mosiniak
Page 15 et 16
Magazine:MEXIQUE
LA TRIBUNA DE LOS TRABAJADORES
Cette semaine, les pages Mexique ont été rédigées par les militants de la Ligue communiste internationaliste qui publient le journal Transición.
* Editorial: Rentrée scolaire : où est « l’intérêt des élèves » ?
« Seule une organisation indépendante peut garantir la vie, la santé et les droits des ouvriers agricoles ! »
Un projet de réforme des retraites concocté avec les entrepreneurs et les syndicats corporatistes
Jeunesse Cours en ligne : inégalité et précarité
Lutte contre la répressionUne victoire partielle : l’avocate Susana Prieto Terrazas obtient sa libération conditionnelle !

Plan d’urgence, urgence du plan ouvrier

Par Daniel Gluckstein —
« Il y aura des contaminations à l’école, des enfants vont se contaminer, probablement quelques enseignants aussi, mais on va le gérer » : ainsi parle le président du conseil scientifique nommé par Macron, le professeur Jean-François Delfraissy, qui envisage aussi l’apparition d’« écoles clusters, peut-être de classes clusters » (1) (France Info, 24 août). « On va le gérer » ? Voilà qui est rassurant quand on a en mémoire la façon dont le gouvernement « gère » la crise depuis huit mois… !
Son argument ? Il est « fondamental que l’école reprenne, on ne peut pas laisser cette génération d’enfants sans reprendre ». Certes. Mais pourquoi la nécessité du retour à l’école s’opposerait-elle à la protection de la santé ? Un gouvernement soucieux de ces deux impératifs recruterait massivement des enseignants pour dédoubler les effectifs, permettre le respect de la distance physique recommandée et réduire ainsi les risques de transmission. Il pourrait aussi généraliser les tests de dépistage, mettre en place une industrie nationalisée de production de tests et un réseau de laboratoires nationaux afin de traiter dans les délais voulus le dépistage systématique des enfants, des enseignants et de tous ceux qui sont susceptibles de porter la maladie.
Le gouvernement Macron fait l’inverse : il ne recrute pas d’enseignants, mais en licencie des milliers et menace l’emploi de milliers de personnels territoriaux, dont nombre d’entre eux travaillent dans les écoles. Quant au dépistage… « on ne va pas tester les enseignants toutes les semaines ou tous les quinze jours », prévient le sous-ministre Delfraissy.
Et nos hôpitaux ? Face à une deuxième vague qui s’avance, quelle leçon tirer de la première ? Dans le Carnet de bord qu’il vient de publier, le professeur Pialoux, en première ligne face à la pandémie, rappelle qu’à la date du 17 avril on comptait autant de malades du Covid-19 en France et en Allemagne, mais quatre fois moins de décès en Allemagne. Et de rapporter les explications« constructives et claires » fournies par un collègue allemand : « Le premier facteur différentiel est la mise à disposition massive des tests PCR […], y compris pour les cas bénins. Quand la France faisait 35 000 tests par semaine, l’Allemagne en faisait 350 000. » Et puis « le tissu hospitalier disposait d’un des taux les plus élevés de lits de soins intensifs : 25 000 contre 5 000 en France avant la crise. » Cette réalité connue de tous, le gouvernement Macron continue à l’ignorer. Augmenter massivement la production de tests, rouvrir dans les hôpitaux les dizaines de milliers de lits et de services supprimés ces dernières années, embaucher massivement, et dans des conditions de salaire et de travail qui le permettent le personnel soignant nécessaire ? Tout cela, le gouvernement s’y refuse. Pire : il continue à fermer des lits, des services et même des hôpitaux, provoquant de nouvelles grèves contre sa politique sanitaire.
L’emploi ? Macron a repoussé d’une semaine l’annonce d’un « plan de relance » qui, comme les mesures précédentes, distribuera des milliards aux patrons afin de faciliter les licenciements. Emblématique de cette politique, le scandale de la famille Mulliez financée par l’État pour mettre Alinéa en faillite, puis la racheter à moindre coût en licenciant la moitié du personnel (lire page 3 du journal) !
Plan de relance, plan d’urgence, « haut-commissariat au Plan » : le mot « plan » est dans toutes les bouches. Oui, un plan d’urgence est indispensable, mais pas n’importe quel plan : un plan ouvrier. On ne peut de ce point de vue qu’être surpris par les récents propos de Jean-Luc Mélenchon. Lors de l’université d’été de La France insoumise, il a avancé des propositions dont certaines (sur l’embauche des enseignants ou la réquisition) allaient dans le sens des intérêts des travailleurs. Mais, au même moment, il saluait (Le Dauphiné libéré, 20 août) la décision de Macron d’installer un « haut-commissariat au Plan » avec François Bayrou à sa tête : « C’est d’abord une victoire de ma famille politique […] ; le choix de François Bayrou, quelles que soient nos divergences, fait sérieux, la planification, c’est enfin l’ordre et la maîtrise du temps long contre le règne du temps court du capitalisme financier. »
La planification en soi, ça n’existe pas. Bayrou (fieffé réactionnaire s’il en est) est embauché par Macron (autre fieffé réactionnaire) pour planifier l’ordre capitaliste, planifier les licenciements et la déréglementation des droits ouvriers, planifier la pression sur les organisations syndicales pour les intégrer au démantèlement des droits des salariés, planifier l’étranglement des hôpitaux et la non-production de tests.
Aucune confusion n’est possible entre la planification de la défense des droits des travailleurs et la planification des besoins de la classe capitaliste. L’urgence appelle un plan ouvrier que seule imposera la mobilisation unie contre le gouvernement et le Medef. Ce ne sont pas les courbettes devant Macron, Bayrou ou les coups de fil au Medef (2) qui feront progresser la défense des droits ouvriers. Un plan ouvrier de reconstruction s’impose, qui passe par le combat pied à pied pour bloquer les licenciements et arracher le maintien des droits et des garanties de la classe ouvrière. Oui, un plan d’urgence ouvrier sur lequel toutes les forces peuvent et doivent se rassembler, à condition de dissiper toute équivoque sur une possible union sacrée avec la classe capitaliste et le gouvernement.
Pour le POID, cette mobilisation s’inscrit dans le combat pour en finir avec la Ve République et l’Union européenne, pour un véritable gouvernement des travailleurs pour les travailleurs. Ces questions seront au centre du congrès du Parti ouvrier indépendant démocratique, qui se tiendra les 25 et 26 septembre à Paris.
____________________
(1) Foyers de contamination.
(2) Passés par Mélenchon, selon ses propos dans son meeting.

SUPPLÉMENT SPÉCIAL ÉTÉ – MEXIQUE

La rédaction de La Tribune des Travailleurs a proposé à des militants ouvriers de huit pays (Chine, États-Unis, Inde, Italie, Maroc, Mexique, Russie, Sénégal) de se constituer en « comité de rédaction » d’un deux-pages qui paraît sous leur responsabilité.
Cette semaine, les pages Mexique ont été rédigées par les militants de la Ligue communiste internationaliste qui publient le journal Transición.

* Editorial : Rentrée scolaire : où est « l’intérêt des élèves » ?
Entretien avec Lorenzo Rodríguez, secrétaire général de l’Union nationale démocratique des ouvriers agricoles journaliers (qui travaillent dans la vallée de San Quintín, dans l’État mexicain de Basse-Californie).
« Seule une organisation indépendante peut garantir la vie, la santé et les droits des ouvriers agricoles ! »

« Seule une organisation indépendante peut garantir la vie, la santé et les droits des ouvriers agricoles ! » :
* Jeunesse Cours en ligne : inégalité et précarité
Article d’Andrea Valladolid (AIJS Mexique)
Lutte contre la répression
Une victoire partielle : l’avocate Susana Prieto Terrazas obtient sa libération conditionnelle !
Lire la déclaration du comité d’organisation de la conférence binationale contre le traité Mexique – États-Unis – Canada, qui réunira, le 26 septembre dans la ville de Tecate (État de Basse- Californie), des militants ouvriers du Mexique et des États-Unis

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire