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samedi 4 juillet 2020

Remaniement, enquête sur la gestion de la crise sanitaire, pollution de l'air, police aux Etats-Unis... au sommaire de Mediapart ce vendredi 3 juillet 2020



                                                       
La lettre quotidienne
vendredi 3 juillet 2020
À la une de Mediapart
Après trois ans de collaboration, Emmanuel Macron a choisi de se séparer d’Édouard Philippe pour nommer Jean Castex, un haut fonctionnaire de droite qui a joué le « Monsieur déconfinement » pendant la crise sanitaire. Depuis quelques mois, les désaccords entre les deux têtes de l’exécutif s’étaient accumulés.
En France, un président démonétisé peut seul changer la donne gouvernementale pour son bon plaisir politique. Ce présidentialisme nous abêtit et nous infantilise. Dans une démocratie intelligente et adulte, ces changements relèveraient de choix collectifs, ceux de la majorité parlementaire ou du parti majoritaire.
La Cour de justice de la République se saisit de neuf plaintes déposées contre l’ex-premier ministre et deux anciens ministres de la santé.
Devant le Conseil d’État, le rapporteur public a préconisé une astreinte inédite de 10 millions d’euros par semestre de retard visant l’État. Déjà condamné en 2017, ce dernier n’a que très partiellement exécuté l’arrêt qui lui enjoignait de respecter les objectifs légaux en matière de qualité de l’air.
Par Alexis Buisson
Depuis la mort de George Floyd, les appels à couper les budgets de la police, voire à supprimer les forces de l’ordre, ont trouvé un écho dans les mairies américaines.
Joël Charbit et Gwenola Ricordeau travaillent tous deux sur le système pénal. Dans un entretien à Mediapart, ils reviennent sur l’histoire du mouvement abolitionniste, qui souhaite en finir avec la prison, les tribunaux et la police, et les effets produits par le meurtre de George Floyd. 
Par Nejma Brahim
Deux agents de la police aux frontières étaient convoqués, jeudi 2 juillet, au tribunal correctionnel de Gap, l’un pour violences, l’autre pour faux et soustraction de biens. Les associations ne cessent de dénoncer les abus commis par les forces de l’ordre sur des migrants, à la frontière avec l’Italie.
Par Jean-Marie Leforestier (Marsactu)
Au fil d’une journée folle, la droite marseillaise a perdu sa candidate naturelle, Martine Vassal. La tête de liste adoube Guy Teissier, doyen d’âge de l’assemblée. Quelques heures plus tard, Lionel Royer-Perreaut, son ancien second, se posait à son tour en recours.
Si le choc n’est pas aussi fort qu’en 2014, les communistes perdent des bastions comme Saint-Denis, Saint-Pierre-des-Corps, Champigny-sur-Marne, Givors ou encore Arles. Cent ans après sa création, le PCF voit son implantation locale s’éroder encore.
Si les positions locales des socialistes ont été préservées, cela ne dit pas grand-chose d’une éventuelle « renaissance » nationale. Et les chiffres sont durs. Jamais le PS d’Épinay n’avait contrôlé aussi peu de villes de plus de 30 000 habitants à l’issue d’un scrutin municipal.
C’est une aventure commencée il y a plus de dix ans. Aujourd’hui, les menus des cantines de Mouans-Sartoux, dans les Alpes-Maritimes, sont 100 % bio et la quasi-totalité des légumes poussent sur des terres municipales. Cette gestion montre comment certaines des propositions de la Convention citoyenne pour le climat votées le 21 juin pourraient se concrétiser.
Dans le Studio



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Dans un appel collectif initié par l’Association pour le prix européen Walter Benjamin, plusieurs dizaines de personnalités s’alarment de la captation du nom de l’intellectuel juif allemand anti-nazi par la nouvelle municipalité d’extrême droite de Perpignan. « Il est urgent d’arracher le nom de Walter Benjamin – pour le mettre en sûreté – des mains de l’extrême droite et de tous ceux qui réécrivent l’histoire ».
 
Par Tënk
Son traitement médiatique pendant la crise du COVID a fait monter la côte de popularité d'Édouard Philippe en flèche, au point parfois de le dépeindre en homme de la situation. C'est oublier ce qu'il est : un notable de province aux méthodes douteuses. De l’anonymat à Matignon, retour sur l’un des piliers du «nouveau monde» - finalement pas si nouveau.
 
Cet article a été écrit à plusieurs mains : Isabelle Hillenkamp est socioéconomiste, chargée de recherche à l’Institut de Recherche pour le Développement (IRD-CESSMA); Natália Lobo est agroécologue, elle intervient comme assistante de recherche dans des projets de l’IRD au Brésil et comme technicienne auprès de l’ONG SOF ; Beatriz Schwenck est sociologue, doctorante à l’Unicamp (Brésil).
 
Dans une exposition récemment inaugurée par la secrétaire d’État auprès de la ministre des Armées, le panneau « Démobilisations, répression et conflits coloniaux » est l'illustration non pas de l'ignorance de l'histoire de Thiaroye mais d'une volonté délibérée de travestir l'Histoire, pour les besoins d'un récit restant dans le sillage de l'histoire officielle.
 
Deepfakes et politique (suite). L’ambassadeur de France au Cameroun, Christophe Guilhou, s’est retrouvé au cœur d’une polémique après qu’un deepfake de lui ait été diffusé sur les réseaux sociaux. «La République française, c’est la puissance de tutelle qui a colonisé le Cameroun» dit cet avatar synthétique.
 
Suite aux manifestations qui se sont multipliées dans le monde entier en réaction à l’assassinat par un policier blanc de George Floyd, cinquante-sept intellectuels appellent à une « prise de conscience nécessaire ». Contre l'effacement de l'histoire esclavagiste et coloniale sous couvert d'universalisme républicain, ils et elles exhortent à se mobiliser et à soutenir les actions décoloniales et antiracistes. 
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