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dimanche 2 février 2020

MACRON OSE VRAIMENT TOUT❗️ Le procureur Nicolas Jacquet est fait Chevalier de la Légion d'Honneur par Macron le 1er janvier❗️





MACRON OSE VRAIMENT TOUT❗️
Le procureur Nicolas Jacquet est fait Chevalier de la Légion d'Honneur par Macron le 1er janvier❗️
Nicolas Jacquet classe sans suite l'affaire du financement de la campagne de Macron à Lyon❗️
SIMPLE COÏNCIDENCE⁉️

Campagne d’Emmanuel Macron à Lyon : l’affaire du financement classée sans suite


Par   Publié le 20 janvier 2020 à 20h17 - Mis à jour le 21 janvier 2020 à 06h17

Une plainte pour détournements de fonds publics et délits électoraux avait été déposée en juin 2018 par un élu de l’opposition au conseil municipal et à la métropole.

Emmanuel Macron (centre), le maire de Lyon Gérard Collomb (dr.), à Villeurbanne près de Lyon, le 8 juillet 2019.


Emmanuel Macron (centre), le maire de Lyon Gérard Collomb (dr.), à Villeurbanne près de Lyon, le 8 juillet 2019. PHILIPPE DESMAZES / AFP
Le parquet de Lyon a décidé de classer sans suite l’affaire du financement de la campagne électorale d’Emmanuel Macron à Lyon. « Les infractions au code électoral évoquées dans la plainte initiale ne sont pas constituées », a indiqué le procureur de la République Nicolas Jacquet, dans sa décision de classement de sept pages, que Le Monde a pu consulter.
Elle a été prise lundi 13 janvier, et adressée par courrier à Stéphane Guilland, à l’origine d’une plainte pour « détournements de fonds publics, abus de biens sociaux, et infractions au code électoral », déposée auprès du procureur de la République de Lyon, le 11 juin 2018.
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L’élu d’opposition (Les Républicains) au conseil municipal et à la métropole de Lyon, visait plusieurs épisodes locaux de l’ascension présidentielle d’Emmanuel Macron, notamment une réception dans les salons de l’hôtel de ville, le 2 juin 2016. Celui qui était alors ministre de l’économie et des finances était invité à y disserter autour du thème de la chimie, forte activité industrielle de la région.
A l’époque maire de Lyon et président de la métropole, Gérard Collomb, figurait parmi les pionniers de l’aventure macroniste. Plus de 800 invités, dont des élus, des cadres d’administration, et des décideurs économiques, étaient conviés, pour un coût de 3 180,14 euros, une somme réglée par la métropole. L’article 52-8 du code électoral interdit à toute personne morale, « à l’exception des partis ou groupements politiques », de « participer au financement de la campagne électorale d’un candidat ».

« La campagne présidentielle était juridiquement ouverte »

Certes, M. Macron n’était pas encore entré dans la course à l’Elysée – il devait démissionner le 30 août suivant, et annoncer officiellement sa candidature à l’élection présidentielle le 16 novembre. Mais pour M. Guilland, la réunion relevait néanmoins d’un financement irrégulier, dans la mesure où « la campagne présidentielle était juridiquement ouverte. »
Après un an et demi d’enquête préliminaire, le procureur explique avoir exploité « le programme complet de ce déplacement », notamment « la retranscription intégrale des discours ». Tout en notant « une tonalité plus politique » dans « la seule conclusion » de l’intervention de M. Collomb, le haut magistrat conclut : « La visite de Monsieur Emmanuel Macron, à l’époque ministre de l’économie et des finances, était bien en lien avec ses fonctions et ne constituait pas une visite de précampagne électorale. »
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Outre la réservation d’une péniche pour une soirée militante, en septembre 2016, à un tarif préférentiel de 996 euros, finalement réglée par le mouvement En Marche !, la métropole lyonnaise avait aussi mis à disposition l’appartement qu’elle louait à l’année dans le 7arrondissement de Paris, rue de Villersexel, pour une rencontre confidentielle entre M. Macron et Alain Juppé, cette fois entre les deux tours de la présidentielle, le 1er mai 2017.

« Aucun détournement de fonds publics »

« Ils avaient simplement besoin d’un endroit discret », a expliqué M. Collomb, entendu au cours de l’enquête menée par la direction interrégionale de police judiciaire (DIPJ) de Lyon, et l’Office central de lutte contre les infractions financières et fiscales (OCLCIFF).
Pour le procureur de Lyon, « aucun détournement de fonds publics n’est caractérisé » dans cette « mise à disposition ponctuelle ».
Enfin, le point le plus épineux concernait l’emploi de Jean-Marie Girier. A l’époque chef de cabinet de Gérard Collomb, il avait jonglé plusieurs mois entre son poste de fonctionnaire territorial, sa qualité de membre du comité exécutif d’En marche !, et son engagement personnel dans la gestation de la candidature présidentielle.
Il avait d’abord réduit son temps de travail en octobre 2016, puis il avait démissionné de la collectivité lyonnaise le 6 décembre, pour rejoindre officiellement la direction de campagne d’Emmanuel Macron. Pour le procureur, son rôle « d’interface » entre MM. Collomb et Macron a pu relever de sa fonction, en exerçant quoi qu’il en soit « de façon effective ses attributions au sein de la métropole ».
Sans vouloir commenter la décision du magistrat, Stéphane Guilland n’exclut pas un recours pour donner une suite à l’affaire, persuadé que l’activité de M. Girier a été « complètement incompatible avec son emploi à la métropole, pas seulement pour un problème de disponibilité, mais aussi pour une question de principe ».
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