
Chère lectrice, cher lecteur,
Genève, ce Sodome et Gomorrhe de la Suisse, est en réalité un exemple pour le pays. Ses mœurs politiques peuvent certes passer pour dévoyées. On ne le contestera pas. S’arrêter à ces quelques faits, c’est oublier que le canton sait être un pionnier. Il joue même un rôle de laboratoire dans plusieurs domaines de la politique sociale.
Prenez l’opération Papyrus, dont le bilan a été tiré hier. Mené de 2017 à 2019, le projet a permis la régularisation de 2390 travailleurs clandestins, majoritairement issus de l’économie domestique. L’opération a-t-elle créé un appel d’air avec l’afflux massif d’une main-d’œuvre précarisée venant remplacer les travailleurs régularisés? Non. Aucune hausse des demandes à l’aide sociale n’a été observée. Les patrons n’ont pas profité de la situation pour embaucher à vil prix. Chiffres et étude indépendante à l’appui, l’opération est un succès, ont pu annoncer les autorités. L’économie cantonale en a largement profité. Les bénéficiaires ont vu leur vie transformée.
Tout est réuni pour que d’autres cantons suivent l’exemple genevois. Le Conseil fédéral doit d’ailleurs rendre une feuille de route pour empoigner la problématique des travailleurs clandestins d’ici à la fin de l’année. Espérons qu’il aura le même courage politique qui a animé les décideurs genevois.
Bonne lecture,
– David Haeberli, chef de la rédaction genevoise
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