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lundi 19 septembre 2016

Berlin la cosmopolite face à la poussée populiste de l’AfD

Dans la presse étrangère

Berlin la cosmopolite face à la poussée populiste de l’AfD

Georg Pazderski (à gauche), tête de liste du parti populiste Alternative pour l’Allemagne (AfD), et Frank Henkel, le candidat de la CDU, lors d’un débat télévisé après les élections régionales de Berlin, le 18 septembre.
Georg Pazderski (à gauche), tête de liste du parti populiste Alternative pour l’Allemagne (AfD), et Frank Henkel, le candidat de la CDU, lors d’un débat télévisé après les élections régionales de Berlin, le 18 septembre. STEFFI LOOS / AFP
  • « Hier Schwerin, aujourd’hui Berlin. » Sur leurs affiches de campagne, les militants de l’AfD (Alternative pour l’Allemagne) avaient clairement exprimé leur ambition : rééditer dimanche, dans la capitale fédérale, leur coup d’éclat du 4 septembre, lorsqu’ils avaient pris la deuxième place des élections régionales dans le Land de Mecklembourg-Poméranie-Occidentale (Nord-Est), derrière les sociaux-démocrates du SPD, mais devant les conservateurs de la CDU.
  • Certes, le parti populiste antimigrants né en 2013 et dirigé par Frauke Petry ne s’est pas, cette fois, intercalé entre les deux grands partis de gouvernement, le SPD demeurant majoritaire, avec 21,6 % des suffrages, contre 17,6 % à la CDU, qui enregistre au passage le pire résultat de son histoire à Berlin et risque presque à coup sûr d’être rejetée dans l’opposition. The GuardianThe Daily Telegraph
  • Cependant, son résultat (14,2 %), qui le place en cinquième position de ce scrutin derrière le SPD, la CDU, Die Linke (la gauche radicale, 15,6 %) et Die Grünen (les écologistes, 15,2 %), témoigne de son inexorable enracinement outre-Rhin.
  • Pour Severin Weiland, du Spiegel, l’AfD, désormais représentée dans dix des seize Länder (Etats-régions) du pays, se rapproche un peu plus de son objectif, celui d’intégrer le Bundestag (le Parlement fédéral) dans les années à venir.
  • « Ce que nous avons accompli ce soir – passer de zéro à un score à deux chiffres – est unique pour Berlin », s’est d’ailleurs félicitée la tête de liste du parti, Georg Pazderski, un ancien officier de 64 ans, dont 41 passés dans les rangs de la Bundeswehr. Corollaire : l’AfD pourrait, dans certains quartiers de la capitale, prendre en charge des responsabilités gouvernementales, une première en Allemagne, souligne Die Süddeutsche Zeitung.
  • A un an des élections législatives, cette poussée de l’AfD à Berlin – pour l’essentiel liée au vote favorable de la périphérie de la ville – n’augure rien de bon pour la chancelière Angela Merkel, qui paie de nouveau le prix de sa politique migratoire généreuse. Die Welt
  • Pour le Tagesspiegel, cependant, le succès de l’AfD a aussi ses limites. Car, explique le quotidien berlinois, en dehors de l’islamophobie et de la xénophobie, qui constituent son fonds de commerce, la ligne du parti, miné par des conflits tant personnels que stratégiques, est loin d’être claire…
Difficile scolarisation des migrants syriens. Sans statut de réfugié de guerre, les enfants syriens ne peuvent pas légalement suivre des cours en Russie. Pour leur venir en aide, l’ONG Comité d’assistance civique a ouvert une école à Noguinsk, dans la banlieue de Moscou. Objectif : leur donner la chance d’étudier, en dépit des difficultés inhérentes à l’apprentissage du russe. Reportage en immersion. Le Courrier de Russie
Illusions (sénégalaises) perdues. Après la longue présidence d’Abdoulaye Wade (2000-2012), Macky Sall incarnait l’espoir du renouveau au Sénégal ; un espoir de démocratie, de liberté et de meilleure gouvernance. Aujourd’hui, cependant, ses détracteurs estiment qu’il a trahi ses promesses originelles. La Presse recense quatre reproches qui lui sont régulièrement adressés par ses opposants.
Ere des femmes combattantes aux Etats-Unis. Depuis qu’elles sont devenues membres réguliers des forces armées américaines, en 1948, les femmes ne pouvaient pas accéder à certaines fonctions de premier plan. Une forme de ségrégation qui appartient au passé. Désormais elles peuvent prétendre à diriger des unités de combat. Peu à peu, les mentalités évoluent dans l’armée, même si toute trace de phallocratie n’a pas disparu. The Atlantic
Scénario noir à la NSA. A la fin de 2003, les espions américains, encore hantés par le 11-Septembre, redoutaient une attaque nucléaire d’Al-Qaida contre Washington. A tel point que le chef de la NSA d’alors, le général Michael Hayden, avait demandé à son homologue britannique du GCHQ de prendre en charge le renseignement traité par l’agence en cas de catastrophe annihilant ses capacités.The Daily Beast revient sur cet épisode méconnu.

 Sources Le Monde.fr 

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