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mercredi 8 avril 2026

Marianne - "Ali Shariati, véritable cerveau de la Révolution islamique, ou le brillant théoricien d’un 'islamo-marxisme' "....Mercredi 8 avril 2026

 

VOTRE Lettre d'actualitéS
8 avril 2026
 
 
 
 
"Ali Shariati, véritable cerveau de la Révolution islamique, ou le brillant théoricien d’un 'islamo-marxisme' "
Dans cette tribune, Michel Taubmann, journaliste, éditeur, écrivain et coauteur de « Histoire secrète de la révolution iranienne » (Denoël), explique le rôle déterminant du philosophe iranien d'inspiration marxiste Ali Shariati dans la révolution islamique.

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"Guéant ne savait pas se débarrasser du scotch Takieddine" : à la barre, Sarkozy dézingue ses ex-collaborateurs
À la barre toute la journée ce 7 avril, l’ancien président a vidé un chargeur sur ses anciens proches et ses rivaux en politique… Face à lui, le magistrat en mode Colombo, ne « comprend pas toujours »…

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Itar : comment l'armement allemand, truffé de composants américains, contamine la défense française
On l’appelle la « contamination ITAR », du nom du label apposé aux matériels militaires américains, qui régule les exportations. De plus en plus de PME françaises de la défense renoncent a travailler avec leurs homologues d'outre-Rhin ou polonais, qui mettent du made in USA partout… Et parfois sans le savoir.

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Ève Szeftel : "Le patrimoine aussi est politique"
Le patrimoine n’échappe pas à la bataille politique. Entre abandon des territoires, concentration des moyens à Paris, dérives du mécénat et privatisation des grands sites, la querelle des « vieilles pierres » révèle un clivage entre élites et France périphérique, analyse Ève Szeftel, directrice de la...

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Et si la révolution de velours avait échoué ? "Novembre", la dystopie glaçante de l’écrivaine tchèque Alena Mornstajnová
Effroyable dystopie pour les uns, ou rappel salutaire de ce qu'a été la réalité des dictatures communistes en Europe au siècle dernier pour les autres, « Novembre », de l’écrivaine tchèque Alena...

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LSDJ (La Sélection du Jour) - Économie - Club Med : l'utopie rattrapée par le marché - Mercredi 8 avril 2026

 



La Sélection Du Jour
08 Avril 2026 - N°2677

Économie

Club Med : l'utopie rattrapée par le marché

Photo : Carte membre du Club Méditerranée, témoin des origines et de l'esprit des premiers villages (années 1950–60). Crédits : Arroser, CC BY-SA 3.0, via Wikimedia Commons
L'article de Vanity Fair en sélection raconte l'histoire récente du Club Med à travers celle d'Henri Giscard d'Estaing. Nous nous en servirons ici comme point d'appui pour remonter plus loin : raconter ce que fut ce fleuron français, pionnier du all inclusive, profondément français dans l'esprit, longtemps moqué, attaqué de toutes parts, et désormais peu à peu rentré dans le rang après son passage sous pavillon chinois. Un basculement révélateur de notre époque.

Le Club Med s'inscrit dans une tradition française singulière, celle d'un loisir pensé comme émancipation collective. Auberges de jeunesse, Front populaire, tourisme social d'après-guerre : derrière le Club, une idée presque politique, celle de libérer le corps, le temps, suspendre la vie ordinaire. En 1950, le Belge Gérard Blitz, ancien joueur de water-polo, résistant décoré et futur promoteur du yoga en Europe (une vie aussi atypique que romanesque) lance, avec l'aide de Gilbert Trigano (son fils Serge, présidera le Club Med dans les années 90 et fondera notamment le groupe hôtelier Mama Shelter), le premier village à Majorque. Le succès est immédiat. Très vite, le Club devient un espace à part, un monde parallèle où les hiérarchies s'effacent, les classes se mêlent, le tutoiement s'impose : une communauté temporaire, codifiée mais ouverte. L'imaginaire de la transgression (fête, alcool, séduction) n'est pas un accident. C'est la base, la promesse. Le Club ne vend pas un hébergement, mais une intensité de vie : une seconde existence, plus dense, plus libre, plus incarnée. Et c'est précisément ça qui en a fait le succès.

Le modèle repose sur une microsociété codifiée, presque un État dans l'État : chef de village en chef d'orchestre, GO (Gentils Organisateurs) en animateurs permanents, GM (Gentils Membres), les clients, en participants actifs, et GE (Gentils Employés) aux fonctions opérationnelles (cuisine, service, entretien, maintenance, technique). Un langage interne qui adoucit, en façade, les hiérarchies. Un théâtre à ciel ouvert où travail, loisir et représentation se confondent. Dès lors, la caricature est facile. Le Club Med est devenu une cible idéale. On lui reproche la confusion entre vie privée et professionnelle, la pression à être "dans l'ambiance". S'ajoutent des conditions bien connues du secteur : salaires modestes (ici, environ 1100€ net pour un G.O, logé nourri blanchi), contrats précaire…

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Raphaël Lepilleur

Henri Giscard d'Estaing, écarté du Club Med : « J'ai coupé moi-même la corde du pendu »

>>> A lire sur le site de Vanity Fair