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dimanche 5 janvier 2014

à lire sur le Parisien , dimanche 5 janvier 2014


Dimanche 5 janvier 2014
leParisien.fr



Eric Hacquemand
Sondage : seuls 31% des Français jugent François Hollande compétent
François Hollande commence 2014 comme il a fini 2013 : en plein marasme. Et ce n’est pas sa dernière prestation des vœux télévisés, jugée durement...

VIDEOS. Intempéries en Bretagne : le Finistère en vigilance rouge
Touchée par les intempéries, la Bretagne reste sous surveillance. La baisse des coefficients de marées n'a pas permis de véritable décrue samedi et...

Municipales à Paris : Hidalgo (52,5%) toujours donnée gagnante face à NKM (47,5%)
La candidate socialiste Anne Hidalgo est, avec 52,5% d'intentions de vote au second tour des municipales à Paris, donnée gagnante sur son...

Ecotaxe : les Bonnets rouges se remobilisent en occupant les ponts bretons
Deux mois après ses manifestations géantes de novembre, le mouvement des Bonnets rouges tente de remobiliser ses troupes contre l'écotaxe, une taxe...

Que nous réserve 2014 ? Les prévisions de Christine Haas
INFOGRAPHIE INTERACTIVE. A nous 2014 ! Que nous réserve cette nouvelle année ? Pour Le Parisien - Aujourd'hui en France, Christine Haas, astrologue...
VIDÉOS
Inondations en Bretagne : entre colère et résignation à QuimperléGérard Depardieu triomphe au théâtre puis esquive ses fans
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L'actu à 7h30 ,dimanche 5 janvier 2014

Logo FranceTV InfoL'actu à 7h30  |  Dimanche 05 janvier
 
Les Titres
 
Le Finistère placé en alerte rouge inondations par Météo FranceLe Finistère placé en alerte rouge inondations par Météo France
La rivière Laïta, qui passe à Quimperlé, est à nouveau susceptible de déborder. 
Etat de "catastrophes naturelles" : comment se faire indemniser ?
Que signifie ce régime, à quoi donne-t-il droit et comment en bénéficier ? Francetv info fait le point sur cette garantie qui va bénéficier aux sinistrés de Bretagne et de La Réunion.
 
Michael Schumacher skiait "lentement", selon un témoin de l'accident
Nourrissons morts à Chambéry : ce que l'on sait de l'enquête
VIDEO. Accident de Schumacher : quelle responsabilité de la station et du skieur ?
VIDEO. Vladimir Poutine s'essaie au hockey sur glace
VIDEO. Naomie, 13 ans, orpheline de guerre en Centrafrique
Le Medef séduit par le "pacte de responsabilité" proposé par François Hollande
VIDEO. Naissance d'un veau à deux têtes au Maroc
VIDEO. Cuba autorise la vente de voitures, mais leur prix est inaccessible
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Les Vidéos
 
VIDEO. Accident de Schumacher : quelle responsabilité de la station et du skieur ?
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 VIDEO. En Chine, de monumentales sculptures de glace à couper le souffle
VIDEO. En Chine, de monumentales sculptures de glace à couper le souffle
 VIDEO. Vladimir Poutine s'essaie au hockey sur glace
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VIDEO. La Réunion panse ses plaies après le passage du cyclone
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 VIDEO. Finistère : calvaire des habitants après une nouvelle montée des eaux
VIDEO. Finistère : calvaire des habitants après une nouvelle montée des eaux
 VIDEO. Finistère : calvaire des habitants après une nouvelle montée des eaux
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samedi 4 janvier 2014

Une page d'Histoire du DAUPHINE le Maquis du Vercors....

Une page d'Histoire du DAUPHINE le Maquis du Vercors....



                           

Maquis du Vercors vidéo ina.fr

Libye : Michel COLLON invité de Maghreb-Orient Express (TV5)

  Libye : Michel COLLON invité de Maghreb-Orient Express (TV5)



           

          Mise en ligne le 17 nov. 2011
Émission du dimanche 13 novembre 2011.

Quel avenir pour la Libye ?

Ce nouveau numéro de Maghreb-Orient Express revient essentiellement sur l'avenir de la Libye et sur la situation extrêmement inquiétante en Syrie.

Pour en débattre

- Michel Collon, journaliste et essayiste belge, auteur de « Libye, Otan et Médiamensonges », aux éditions Investig'Action - Couleur livres

- Hélène Sallon, journaliste au Monde, auteur du blog #Printemps arabe

- Delphine Minoui, journaliste, correspondante du Figaro en Egypte ; elle vient d'écrire « Tripoliwood », aux éditions Grasset (en duplex du Caire)

Pour l’adoption des lois, François Hollande recommande aux ministres d’utiliser des procédures accélérées : l’ordonnance et le décret, sans passer par la discussion au Parlement.

http://parti-ouvrier-independant.fr

                                     

Pour l’adoption des lois, François Hollande recommande aux ministres d’utiliser des procédures accélérées : l’ordonnance et le décret, sans passer par la discussion au Parlement.

Ordonnances décret Hollande parlement
s'informerLe premier Conseil des ministres de l’année 2014 s’est tenu vendredi 3 janvier. Selon la porte-parole du gouvernement, le président a demandé aux ministres de ne passer par la loi que » quand cela est strictement indispensable et de veiller pendant ce temps-là à faire avancer les dossiers par d’autres moyens : par des décrets, des ordonnances ».
L’article 38 de la Constitution autorise le gouvernement à demander au Parlement de légiférer par ordonnance pendant un délai limité sur un sujet limité : le projet de loi est alors adopté sans passer devant le Parlement. L’ordonnance entre en vigueur dès sa publication mais n’obtient une valeur législative qu’à partir de sa ratification par le Parlement.
Le décret est un texte pris par le Président ou le Premier Ministre qui précise les conditions d’application d’une loi et n’a pas à passer devant le Parlement. Mais c’est la Constitution qui définit le domaine d’intervention du législateur.
L ‘ampleur du travail législatif et la brièveté de la session parlementaire qui s’ouvrira le 7 janvier et sera suspendue pour cinq semaines, le 28 février, en raison du scrutin municipal des 23 et 30 mars sont les arguments avancés pour justifier l’utilisation de ces procédures. En effet, Le Conseil des Ministre a retenu neuf projets de loi pour être adoptés avant les élections municipales.
Néanmoins une parenthèse est envisagée pendant la suspension de séance du Parlement parce que le délai de quatre mois prévu pour l’intervention en Centrafrique expire dans les premiers jours d’avril et que le Parlement doit se prononcer sur sa prolongation.
                                                               

Vallini (PS): le divorce sans juge "dangereux", favoriser la médiation

Vallini (PS): le divorce sans juge "dangereux", favoriser la médiation




Le sénateur PS André Vallini juge "dangereux "le divorce sans intervention d'un juge, appelant à favoriser la médiation pour désencombrer les tribunaux.
"#Divorcer sans juge serait dangereux", a tweeté samedi l'élu de l'Isère, département qu'il préside. "Ma solution contre l'engorgement des tribunaux: la #médiation".
L'avocat de formation renvoie à une tribune publiée sur son site, dans laquelle il invite à développer ce système alternatif aux solutions contentieuses.
La France, regrette-t-il, "reste adepte du conflit plutôt que du compromis".
"Il y a un paradoxe de la médiation judiciaire en France", "l'un des premiers pays à se doter, en février 1995, d'une loi qui l'organise", mais qui la pratique "trop peu" près de vingt après.
C'est dans la sphère familiale qu'il voit le développement le plus important de la médiation. "Les juges aux affaires familiales disposent du pouvoir d?enjoindre aux justiciables de rencontrer un médiateur".
Il suggère pour stimuler le recours à ce système, de créer, comme dans plusieurs pays anglo-saxons, une sanction en cas de refus "déraisonnable" de tenter une résolution amiable du litige.
Un rapport "sur le juge du XXIe siècle" demandé par la garde des Sceaux, Christiane Taubira, propose de confier au seul greffier le divorce par consentement mutuel, afin de désengorger les tribunaux.


Le divorce sans juge ne convainc pas la classe politique

Le divorce sans juge ne convainc pas la classe politique



Se passer du juge pour les divorces par consentement mutuel ? La suggestion du rapport remis le 9 décembre à la garde des sceaux, Christiane Taubira, n'a guère suscité d'enthousiasme auprès des parlementaires, de droite comme de gauche.
Si un tel divorce était instauré, « qui pourra juger qu'un membre du couple n'est pas sous la coupe de l'autre ? s'est insurgé vendredi 3 janvier le député UMP de la Manche, Philippe Gosselin. Qui pourra juger de la bonne évaluation des biens ? Qui pourra aussi, excusez du peu, s'intéresser, quand il est présent, à l'intérêt de l'enfant ?! »
Samedi 4 janvier, au lendemain de la publication sur le site du ministère de la justice de ce rapport piloté par Pierre Delmas-Goyon, conseiller à la Cour de cassation, le socialiste André Vallini a lui aussi marqué sa désapprobation. Dans une tribune publiée sur son site et sur Twitter, le sénateur de l'Isère, avocat de formation et « monsieur justice » de la campagne de François Hollande, a estimé que le divorce sans juge serait « dangereux », lui préférant la « médiation », décrite comme « la justice sans les inconvénients » :
« UNE BONNÉE IDÉE » POUR LA MINISTRE DE LA FAMILLE
Vendredi, le député PS Yann Galut s'était déjà fermement opposé à la proposition d'un divorce sans juge sur Twitter, en interpellant directement la ministre chargée de la famille, Dominique Bertinotti. Celle-ci s'était déclarée un peu plus tôt favorable à la proposition, en défendantsur BFMTV une « simplification des procédures »dans les cas où les époux sont « absolument d'accord ».
Un enthousiasme tempéré par la porte-parole du gouvernement, Najat Vallaud-Belkacem, qui a déclaré que le divorce sans juge n'était « qu'une proposition parmi près de 200 », et qu'un « processus de concertation » allait permettre de discuter de cette question « sereinement ».

François Hollande, un président responsable ou à la botte du Medef?

François Hollande, un président responsable ou à la botte du Medef?


Le "patron des patrons" Pierre Gattaz se dit "satisfait" du pacte de responsabilité proposé par le président dans un entretien publié par Le Monde ce samedi. L'ennemi de la finance est-il devenu l'ami des patrons?
"Quand j'entends le président de la République parler d'un pacte de responsabilité, je suis satisfait". L'éloge est signée Pierre Gattaz, président du Medef, dans un entretien au Monde publié ce samedi. François Hollande a "montré un cap qui nous va bien", y confie également le "patron des patrons".
Le candidat qui fustigeait le monde de la finance en 2012 est-il devenu le président ami des patrons? Plusieurs observateurs le taclent sur ce thème ces derniers jours. "Trop de charges, trop d'impôts et trop de contraintes: c'est le discours, détonnant à gauche, que François Hollande a servi pour ses voeux", grince Mediapart.
François Hollande? Un "héros du Medef", écrit Rue 89 ce samedi. Le site attaque l'idée même du pacte de responsabilité: "Lors de ses voeux, François Hollande a donc suggéré un donnant-donnant. L'Etat réduirait les charges sociales (...) en échange, les entreprises embaucheraient. Mais qui peut croire à un tel scénario magique?"
Des critiques émanent également de politiques et notamment de Jean-Luc Mélenchon. Sur son blog, le co-leader du Front de Gauche s'insurge de la "servilité de gouvernants lamentables" et "souhaite au Parti socialiste et à ses listes, aux municipales comme aux européennes, la raclée électorale la plus terrible!"
"Réhabiliter le rôle des corps intermédiaires"
La gauche est-elle en train de "trahir" sa base? Michel Lépinay, blogueur hébergé par Le Monde, n'est pas de cet avis. Plus qu'un président soumis au Medef, "François Hollande reste constant au moins sur un point: sa volonté de réhabiliter le rôle des corps intermédiaires", juge-t-il.

Pourquoi il faut boycotter les élections européennes de mai 2014, par la-sociale, samedi 04/01/2014

http://la-sociale.viabloga.com

La Sociale

Analyses et débats pour le renouveau d'une pensée de l'émancipation

Pourquoi il faut boycotter les élections européennes de mai 2014


Par la-sociale • Actualités • Samedi 04/01/2014
Les partis politiques, du FN au PG, fourbissent leurs armes pour participer aux élections du 25 mai 2014 qui devront désigner les députés français au Parlement français. Députés français ? J’exagère. Il s’agira des députés des grandes régions (un découpage de circonstance) qui préfigurent peut-être le dépeçage de la nation dans une Europe des régions où l’on voit un peu partout se fissurer ce qui reste de la carcasse des vieilles nations (en Catalogne, en Flandre belge, en Écosse, etc.). Mais passons. Tous les partis institutionnels (encore une fois du PG au FN ou inversement) participent à la mascarade qui consiste à faire croire qu’élection signifie démocratie. Il n’en est rien. Ce qui est demandé le 25 mai prochain, c’est de voter pour la construction européenne modèle UE Rome-Maastricht-Lisbonne (pour ne rappeler ici que les traités les plus importants). Que vous votiez PG, PCF, PS, UMP ou FN, vous voterez de fait pour l’UE ; vous appuierez de fait les diktats de la commission de Bruxelles à qui le pseudo-parlement européen donne un semblant de légitimité démocratique. En allant voter, vous permettrez que la troïka, qui a privé un tiers des Grecs de couverture sociale et fait régresser ce pays dans des proportions inouïes, agisse en votre nom.
Car le prétendu parlement européen n’est pas un parlement pour simple raison qu’il ne représente aucun peuple et ne dispose d’aucun des pouvoirs qui définissent un parlement.
Il n’y a pas de peuple européen. C’est une évidence. Pour qu’il y eût un peuple européen encore eût-il fallu que par un acte historique le peuple se fît peuple ! Il y a des peuples qui se sont faits par en haut (c’est le cas le plus fréquent) : des princes ont consolidé leurs états desquels sont nés une conscience nationale – c’est le cas de la France. D’autres se sont constitués par le soulèvement par en bas : c’est le cas de toutes les nations issues des luttes pour l’indépendance. Le plus souvent ce sont des combinaisons des deux mouvements : la France s’est en quelque sorte refondée elle-même par la levée en masse de 1792 ; l’Italie s’est faite nation à la fois par la puissance du mouvement national populaire et l’action de la monarchie de Piémont-Sardaigne. L’Allemagne a été unifiée par Bismarck mais cette unification correspondait (en gros) au sentiment de la masse des Allemands. En 1989, c’est encore le sentiment national allemand qui a produit l’effondrement du mur de Berlin. Les peuples ou les nations sont des réalités historiques – une « communauté de vie et de destin » disait Otto Bauer et non des artifices diplomatiques ou institutionnels. Les Allemands ne sont pas des Français qui parlent allemand ! Les peuples sont des réalités linguistiques, culturelles, politiques avec dans la mémoire de chacun une histoire. Du reste, derrière le paravent des traités européens, chaque nation continue de défendre ses intérêts. Il suffit de voir que l’attribut essentiel d’un espace politique, à savoir la politique étrangère, manque à l’Union Européenne pour comprendre que ce « machin » n’est ni une fédération, ni une confédération de nations. Pendant la guerre en ex-Yougoslavie, les Allemands selon leur tropisme ont soutenu les Croates alors que les Français se sentaient naturellement proches des Serbes. À tort ou à raison, la France pense que ses intérêts africains sont importants alors que l’Allemagne s’en moque comme de sa première chemise.
Qu’existent entre toutes ces nations un traité de paix perpétuelle et des accords de libre-échange, c’est sûrement une bonne chose. Mais la construction de l’UE, c’est autre chose. C’est une machine à liquider les souverainetés nationales en tant qu’elles restent plus ou moins sous le contrôle des peuples, afin de mettre en œuvre des politiques qui ne relèvent que des intérêts du capital, qu’il soit financier ou industriel d’ailleurs.
Le Parlement européen n’est pas un Parlement. Il ne décide rien – officiellement il dispose en certains domaines d’un pouvoir de codécision avec le Conseil. Il élit quelques personnages aux titres pompeux mais totalement inconsistants politiquement ou privés de pouvoir, comme on peut le remarquer par leur absence dès qu’un problème sérieux se pose. C’est un pur fantoche, baptisé « parlement » précisément pour faire croire que l’UE est démocratique et que les peuples peuvent mettre leur grain de sel dans la politique européenne.
Le Parlement européen n’est même pas une tribune que l’on pourrait utiliser pour combattre la politique commune droite/sociaux démocrates. Tout le monde se contrefiche de ce qui se dit à Strasbourg et à Bruxelles (puisque ce Parlement a deux sièges) et d’ailleurs les plus anti-européistes n’y siègent presque jamais – ce qui ne les empêche pas de solliciter les suffrages de leurs concitoyens. Un peu comme le CES, le Parlement européen est un moyen de reclasser les amis en difficultés, anciens syndicalistes (deux anciens porte-parole de la Confédération paysanne y siègent …) ou politiciens étrillés sur la scène nationale (le PS se prépare à exfiltrer Peillon en le présentant comme tête de liste pour le grand Sud-Ouest).
Toutes ces raisons plaident pour le boycott actif des élections européennes de mai prochain. Les composantes du Front de gauche nous diront que c’est laisser le champ libre au FN. La belle affaire ! Si le FN obtient 25 % de 30 % de votants, cela ne fera jamais que 7,5 % du corps électoral ! En vérité le FDG veut simplement sauver ses sinécures et surtout maintenir le fil de l’européisme qui le rattache à la « gauche », c’est-à-dire au PS.
Il est temps, grand temps, de rompre avec l’UE pour construire demain une véritable union des peuples libres. Les Grecs victimes de la troïka sont nos frères, pas les membres de la troïka et ces ministres qui les commanditent. Les Allemands frappés par une misère croissante (dont ne parlent pas les thuriféraires du modèle allemand) sont nos frères, pas les ministres français qui se mettent au garde-à-vous devant Mme Merkel. Comme nous, les peuples italiens, portugais, espagnols, sont confrontés à la destruction de leur protection sociale : ils sont nos frères. L’Europe à laquelle nous croyons, c’est celle du printemps des peuples de 1848 qui se sont soulevés contre les monarchies et les empires. C’est celle des mouvements sociaux arrachant la classe ouvrière à la misère et à l’esclavage. En ne votant pas, c’est à cette Europe-là que nous resterons fidèles.

D'une prétendue révolution fiscale,un article de Denis Collin publié par La Sociale

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La Sociale

Analyses et débats pour le renouveau d'une pensée de l'émancipation

D'une prétendue révolution fiscale

Par Denis Collin • Actualités • Dimanche 29/12/2013 
« Révolution fiscale », voilà l'objectif politique central que Mélenchon et le PG avaient fixé il y a peu de temps. La « gauche » du Parti Socialiste vient de présenter son programme pour une réforme radicale de la fiscalité. Jean-Marc Ayrault, pour se sortir de la crise née de l'application de l'écotaxe, a promis une remise à plat de tout le système des impôts et taxes dans notre pays. Voilà donc la vieille Union de la Gauche en voie de reconstitution ! Essayons de voir un peu plus clair dans ces proclamations guerrières qui prétendent donner une réponse à la revendication de la droite et du MEDEF dénonçant les impôts « confiscatoires » qui plomberaient le dynamisme économique de notre pays.
Comme toujours, le mieux est de partir des questions de principes. Tout se passe comme si, aujourd'hui, il y avait seulement deux camps : les partisans de l'impôt (la « gauche ») et les adversaires de l'impôt (la droite). Chez les partisans du PS, toute revendication contre l'impôt est assimilée à du « libéralisme » voire à du « poujadisme ». Quand Plenel se plaint qu'on veuille saigner les sites en ligne, et au premier chef Mediapart. parce qu'on leur appliquera le taux maximum de TVA (19,6 %) au lieu des 2,6 % en moyenne appliqués à la presse écrite, le voilà renvoyé dans les cordes et assimilé aux « libéraux ». Disons-le franchement : tout cela s'inscrit dans des manœuvres d'intoxication qui visent à éviter que ne soient posées les questions qui fâchent, c'est-à-dire la question des rapports de production. En effet, quel que soit le gouvernement, il prélève des impôts pour que l’État soit en mesure d'accomplir ses fonctions, dont certaines incomberaient à tout État – de l'entretien de routes à l'instruction publique – et dont d'autres correspondent strictement aux fonctions de l'État bourgeois (défense de l’ordre impérialiste, par exemple). De ce point de vue, l'État minimal rêvé par les libertariens et les plus radicaux des libéraux est une rêverie. La dépense publique et donc les impôts sont le carburant indispensable de la machine capitaliste et depuis plus d'un siècle. L'impôt en soi n'est donc pas plus de gauche que de droite.
Mais, objectera-t-on ; la gauche est pour un impôt juste.....
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