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mercredi 27 mai 2026

VU DU DROIT - Exactions criminelles d’Itamar Ben Gvir, quand Lecornu envisage... - le 27.05.2026

 


Le petit freluquet inconsistant qui sert de premier ministre à la république française tient absolument à nous persuader qu’il n’est en fait qu’un concentré de servilité et de lâcheté.

Avant d’examiner cette nouvelle démonstration, rappelons quand même qu’il n’est à ce poste que parce qu’il a été choisi par le parti socialiste. Tout autre présentation est une foutaise. Cela avait d’abord commencé comme une farce puisque nommé par le président de la République il avait démissionné dans la journée, battant à plate couture les durées pourtant déjà grotesques des présidents du conseil de la IVe République. Il fut renommé trois jours plus tard et Olivier Faure se précipita alors pour le soutenir. En avançant deux formidables victoires obtenues, par le parti de la trahison dans sa négociation avec le freluquet : permettre à la France de disposer d’un budget exécutoire, et renonciation par Lecornu à l’utilisation du 49-3. Un budget pourri et plusieurs utilisations du 49-3 plus tard, et comme bernique accrochée à son rocher, le dit Lecornu est toujours en poste flanqué des glorieux Jean-Noël Barrot, Aurore Bergé, et autres Catherine Vautrin… Toujours scrupuleusement soutenu par le PS qui a non seulement systématiquement refusé de voter les motions de censure, mais se garde bien de critiquer les politiques voulues par Macron et mise en œuvre par ce gouvernement.

Revenons à Lecornu et à sa servilité active vis-à-vis d’un État étranger et sa soumission à ses relais dans notre pays. On se rappelle comment, exécutant l’ordre donné par le patron du CRIF, il avait annoncé le dépôt d’un projet de loi pénale pour interdire la critique de l’État d’Israël.

Les exactions criminelles commises, filmées, assumées, revendiquées par les membres inamovibles du gouvernement israélien sur des ressortissants français ont quand même fini par faire désordre et provoquer quelques réactions et une certaine gêne. Dans un premier temps, c’est le clown halluciné qui nous sert de ministre des Affaires étrangères qui s’y est collé. Et Jean-Noël Barrot n’a pas hésité à utiliser une arme quasi nucléaire terrifiante. Le ministre néonazi Ben Gvir a été déclaré persona non grata dans notre pays. Genre : « s’il vient chez nous, il est bon pour l’OQTF ». On imagine le fanatique en sanglots devant une telle violence (antisémite) à son égard.

Lecornu espérait peut-être avoir la paix et retourner tranquillement à son boulot de majordome d’Emmanuel Macron. Malheureusement pour lui il reste dans notre pays quelques bribes de fonctionnement institutionnel comme par exemple les questions écrites au gouvernement devant l’Assemblée nationale. Il a donc été interpellé sur les suites qu’il entendait donner aux diverses violences dont avaient été victimes les militants de la « flottille », parmi lesquelles un certain nombre de citoyens français.

Et là, le naturel chassé revenant au galop, le premier ministre de la France nous a fait une démonstration de ce qu’est la soumission, la servilité et la lâcheté.

Lisons ce que nous raconte l’AFP de sa réponse sous le titre : « Flottille Gaza : la France envisage de saisir la justice pour des actes « odieux » côté israélien ».

Ça démarre fort ! Nul doute que Ben Gvir est terrifié. La France envisage dis donc ! Pour l’instant elle réfléchit, elle prend son temps, elle n’est manifestement pas pressée, mais elle envisage. Quelle fermeté ! Tout à son formidable emballement, Lecornu est déchaîné : « Plus que les images, les actes sont absolument odieux, choquants et nous les condamnons sans réserve, car ils sont choquants humainement, ils sont choquants au regard du droit international ». La vache ! Les actes comment qu’ils sont pas trop choquants. Et là il passe en mode « no limits » : les actes sont choquants « au regard du droit international ». D’habitude, Macron et Lecornu le droit international ils s’en moquent, mais aujourd’hui le premier ministre qualifie les exactions israéliennes de « choquantes au regard ». Les juristes qui pensent que ces actes, comme par exemple l’arraisonnement d’un navire civil dans les eaux internationales, et l’arrestation suivie de séquestration sans motif de citoyens sont des « violations » du droit international doivent reprendre leurs études de droit. Le premier ministre français vous explique que le bon concept c’est « choquant au regard ». C’est qu’il est fort en droit Lecornu, faut pas croire, même si ses études ont été assez courtes et se sont terminées en queue de poisson.

Alors que va faire le chef de l’exécutif gouvernemental français par rapport à ces « faits choquants au regard du droit » ?

Eh bien, croyez-le si vous voulez, ça va chauffer !

« Jean-Noël Barrot va recevoir les différents avocats concernés, et puisqu’il s’agit de ressortissants français, nous n’excluons pas une saisine de notre propre justice sur l’ensemble des agissements tels qu’on a pu les constater sur cette vidéo »

Il se défausse sur Jean-Noël Barrot qui va recevoir « les différents avocats concernés ». Pas les citoyens victimes qui pourraient rapporter en détail les exactions et les violences subies, et informer le ministre des Affaires étrangères qui pourrait ainsi convoquer l’ambassadeur d’Israël pour une petite explication de gravure. Convoquer l’ambassadeur d’Israël ? Mais ça va pas la tête !

Quant aux avocats qui vont être reçus, ils devront être « concernés ». Mais concernés par quoi ? On ne saura pas, même si Lecornu reste arrimé à ses positions de fermeté impitoyable : « nous n’excluons pas une saisine de notre propre justice ». Eh bien dis donc on imagine la réaction de Ben Gvir lorsqu’on va lui annoncer que Lecornu « n’exclut pas ». À ce niveau de violence il va demander l’asile politique à l’Allemagne pour que Merz le mette à l’abri dans le bunker qui se trouve sous la chancellerie, et qui a déjà servi.

Comment le citoyen français ne pourrait-il pas ressentir une humiliation de voir à quelle servilité et quelle lâcheté, son propre gouvernement est réduit. Parce que, les choses sont claires. Une collection d’infractions gravissimes a été commise par l’État d’Israël sous la direction affichée du ministre néonazi Itamar Ben Gvir.

La piraterie est un crime passible de 20 ans de réclusion criminelle par l’article 224-6 du Code pénal.

L’arrestation suivie de séquestration arbitraire crime passible de 30 ans de réclusion criminelle par l’article 432-4.

Les tortures et actes de barbarie, crimes passibles jusqu’à 30 ans de réclusion criminelle par les articles 222-1 à 222-6-4.

Le palmarès israélien est quand même conséquent non ? Alors les amis magistrats cela ne vous inspire rien ? Je sais bien que vous êtes très occupés par les gardes à vue sans mainlevée d’immunité comme pour Rima Hassan, par les poursuites pour apologie du terrorisme exclusivement dirigées contre ceux qui soutiennent la cause palestinienne, par la préparation des procédures judiciaires destinées à empêcher des candidats d’opposition de se présenter à l’élection présidentielle, mais là on est en présence de crimes majeurs, contre des citoyens français. Vous êtes judiciairement compétents, alors c’est un peu curieux que vous ne fassiez rien. Il y a pourtant quelques précédents, comme par exemple la procédure pénale à la suite de l’assassinat du président rwandais dont l’avion piloté par des Français avait été abattu. Ou le jugement de pirates somaliens interpellés en pleine mer et ramenés en France où ils furent jugés.

Bon allez, je vous taquine, mais je sais très bien à quoi m’en tenir.

Vous êtes tellement prévisibles.

Avant de partir, merci de m’offrir un café.

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