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dimanche 17 novembre 2013

Rythmes scolaires: des maires PCF de la petite couronne parisienne refusent de mettre en oeuvre la réforme

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FLASH ♦ Rythmes scolaires: des maires PCF de la petite couronne parisienne refusent de mettre en oeuvre la réforme

maires pc
s'informer♦ Vitry-sur-Seine (Val-de-Marne) — « C’est non pour 2013, non pour 2014, non pour 2015, nous refusons d’appliquer la réforme [des rythmes scolaires]! » a clamé Alain Audoubert, maire de Vitry-sur-Seine, lors de son premier meeting de campagne, a rapporté hier le journal Le Parisien. Alain Audouber (PCF) est candidat a sa succession dans la deuxième ville du Val de Marne (94) qui compte quelques 90 000 habitants. Il a par ailleurs fait savoir qu’un vœu allant dans ce sens serait soumis à son prochain conseil municipal.
Lettre Maire de Bagnolet aux parents
La lettre du maire de Bagnolet aux parents. Cliquer pour imprimer.
♦ Bagnolet (Seine-Saint-Denis) — Le maire de Bagnolet, Marc Everbecq (PCF), a adressé aux parents d’élèves des écoles élémentaires et primaires de sa commune une lettre datée du 14 novembre.
"L’Etat se désengage de ses missions régaliennes," écrit-il, "transfère une part de plus en plus importante de ses prérogatives aux collectivités  locales, sans que les moyens nécessaires ne leur soient alloués. Il en résulte un accroissement des inégalités territoriales et un risque de dissolution des valeurs de la République. L’Ecole est la matrice de la République, elle est construite à son image, une et indivisible . (…)
Et il ajoute: " J’informe le Ministre de l ‘Education nationale que la commune de Bagnolet ne mettra pas en œuvre la réforme présentée par le gouvernement (…) Ainsi , aucune proposition d’aménagement du temps scolaire ne sera présentée en conseil d’école, ni transmise au Directeur Académique."
Bagnolet (35 000habitants) tout comme Vitry-sur-Seine appartient à la "petite couronne" de la capitale qui a vu cette semaine se mobiliser l’écrasante majorité des enseignants et personnels territoriaux pour exiger l’abandon du projet du ministre Peillon.
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Catégories: ENSEIGNEMENT
                                                               

Delevoye : « Il faut passer à une société de partage »

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Dimanche 17/11/2013

Delevoye : « Il faut passer à une société de partage »

Imanol Corcostegui | Rue89 Rue89


En 2011, il diagnostiquait une France prête à exploser. Aujourd’hui, le climat politique et social lui donne raison. Et Jean-Paul Delevoye vient de divorcer avec l’UMP.


Jean-Paul Delevoye au Conseil économique, social et environnemental (Cese), le 13 novembre 2013 (Audrey Cerdan/Rue89)
Trente ans après ses débuts en politique, Jean-Paul Delevoye se retrouve comme au premier jour, libre de tout parti. En choisissant de soutenir aux prochaines municipales le candidat socialiste plutôt que celui de sa « famille », le maire de Bapaume (Pas-de-Calais) depuis toujours a provoqué sa ruptureavec l’UMP.
Un divorce dont ce « gaulliste social » de 66 ans parle, presque soulagé, déjà bien distant d’un parti qui ne ressemble plus à son bon vieux RPR, fier d’avancer à contre-courant des codes politiques qu’il exècre.
« J’ai toujours dit que j’avais un seul maître, l’intérêt général et qu’une seule ambition, servir mon territoire. Le seul leader naturel qui peut garder cette capacité de rassemblement est le député socialiste. C’est mon vice-président à l’intercommunalité depuis dix ans, on porte le même projet.
Le parti a sa stratégie, il a la conquête pour obsession. Je le comprends mais on est en divergence. Je n’ai ni amertume ni rancœur, j’ai toujours mis en harmonie mes convictions et mes actes. »

« C’est du racisme politique »

Un peu plus tard dans la conversation, il se fait plus incisif :
« On dit à un député de droite que s’il soutient un projet de gauche même intelligent, il est un traître. On veut enfermer l’intelligence dans des frontières politiques. Pourquoi ne serions-nous tolérants qu’envers ceux qui ont la même carte de parti ? C’est du racisme politique.
J’ai toujours préféré travailler avec un type de gauche intelligent qu’avec un type de droite idiot. Je disais toujours : “Il faut que les types de droite soient plus intelligents que les types de gauche.” »
C’est un discours que l’homme porte bien au-delà de sa situation personnelle. Depuis des années, Jean-Paul Delevoye diagnostique avec virulence la crise de la vie politique française. Sa position le lui permet ; l’époque où les caméras de télé guettaient ses faits et gestes est derrière.
Entre 2002 et 2004, il était le ministre de la Fonction publique de Raffarin, étiqueté « caution terroir », lui le colosse consensuel – 1,93 m – tellement chiraquien, qui n’a pas fait de la politique par vocation : pendant que d’autres préparaient leur carrière à l’ENA, lui dirigeait l’entreprise familiale d’agroalimentaire.
Président du Conseil économique, social et environnemental (Cese) depuis 2010, cette institution qu’il définit comme « maison du temps long », il observe le jeu politicien avec recul.

Parler aux assistantes sociales

L’abstention grimpe, les partis se perdent en querelles de personnes, les médias se régalent à « fact-checker » les promesses non tenues et les déclarations mensongères et/ou contradictoires. La politique lasse, 70% des Français n’ont plus confiance dans les partis (sondage Cevipof 2013), Delevoye s’exaspère :
« Les hommes politiques sont tous dans la primaire, dans la conquête, dans le conflit des personnes. »
Malgré un parcours politique bien rempli – député, sénateur, président de l’Association des maires de France... – Jean-Paul Delevoye a attendu d’être sexagénaire pour découvrir en profondeur la société française.
Médiateur de la République (2004-2011), il examine des milliers de réclamations et passe du temps avec des juges d’instruction et des assistantes sociales, témoins précieux de l’évolution du pays.
« La verticalité de notre système fait que les politiques ne parlent pas à ces gens-là, ils sont enfermés dans les cellules de pouvoir. »

Le thermomètre Marine Le Pen

En 2011, son dernier rapport fait l’effet d’une bombe : il y fait le diagnostic terrible d’une France où plus rien ne va. Les humiliations s’entassent et l’implosion guette. Deux ans plus tard, Delevoye dit ne pas être surpris par l’état actuel du pays. Pas plus par les révoltes en série que par la montée du FN.
« Quand c’est la révolte des affamés ou des humiliés, comme ces Bonnets rouges, c’est beaucoup plus violent et imprévisible parce qu’elle n’est portée par aucune espérance alternative. [...]
Marine Le Pen est le thermomètre qui donne la température de l’insuffisance de l’offre politique républicaine. »
Face à une situation de plus en plus complexe, l’ancien ministre, à la tête du Cese, réfléchit à des solutions, « ouvre des pistes de réflexion », plaide pour un choc culturel aux airs d’utopie : démocratie locale, refonte du système éducatif, « société de l’épanouissement »...
Pour lire la suite ,cliquer ici --->delevoye-vivons-moment-politiquement-très-dangereux





Ce matin en bref, dimanche 17 novembre 2013

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                                                           ce matin en bref
♦ Europe-écologie-les verts (EELV) désigne les délégués à son congrès national des 30 novembre et 1er décembre. La motion pro-gouvernementale (Duflot, Canfin, Placé) a rassemblé 38% des votes seulement lors de ces élections. Une majorité d’adhérents n’a pas pris part au vote.
♦ Le PS a approché Edouard Martin (CFDT Florange), pour figurer sur la liste socialiste de l’Est, a indiqué hier l’AFP. La CFDT a soutenu le « Pacte social lorrain » que le gouvernement a opposé à la nationalisation d’ArcelorMittal et au maintien des hauts fourneaux, et siège dans la « commission tripartite » de suivi du pacte.
♦ Algérie : Abdelaziz Bouteflika a été désigné candidat à la présidentielle de 2014 pour un 4e mandat par son parti, le FLN.
♦ Chine : alors que les plus de 60 ans devraient représenter près d’un tiers de la population en 2050 (contre 10% en l’an 2000), le gouvernement annonce un timide infléchissement de sa politique de l’enfant unique. Le taux de fécondité en Chine est aujourd’hui de 1,5 enfants, bien loin des 2,1 permettant le renouvellement des génération

                                                               

Emploi : le graphique qui fait peur à François Hollande

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Emploi : le graphique qui fait peur à François Hollande



Graphique des offres de Pôle emploiLes offres de recrutement proposées aux chômeurs sont encore moins nombreuses qu'au plus fort de la crise. Une situation inédite depuis... 16 ans.
Le président de la République a de quoi se faire du mouron. Non seulement leschiffres du chômage n'annoncent toujours pas d'inversion de la courbe, mais les offres d'emploi s'effondrent. La chute est plus grave que celle, déjà très violente, qui avait suivi la chute de Lehmann Brothers. Pôle emploi n'a jamais diffusé aussi peu d'offres depuis plus de 16 ans.
Le nombre d'offres d'emploi diffusées par l'organisme public a en effet atteint un plancher au cours de l'été 2013, passant sous la barre des 200 000 en juin. Du jamais-vu depuis février 1997. A l'époque, Alain Juppé était à Matignon et la France broyait déjà du noir.
Entre août 2011 et juin 2013, Pôle emploi propose près d'un tiers d'offres en moins alors que les chômeurs sont 19% de plus
Surtout, l'ampleur de la chute indique que le marché de l'emploi ne s'est toujours pas remis de l'éclatement de la crise, loin de là. A l'automne 2008, les employeurs réagissent immédiatement à la chute de Lehmann Brothers. Entre le point haut (mars 2008) et le point bas (février 2009), un quart des annonces partent en fumée (26,6% exactement). Puis, après une lente remontée, les offres d'emploi décrochent à nouveau à la fin de l'été 2011. Une chute moins brutale mais plus profonde : entre août 2011 et juin 2013, la dégringolade atteint 31,2%. En moins de deux ans, Pôle emploi propose près d'un tiers d'offres en moins à des chômeurs de plus en plus nombreux (+18,9%).
Techniquement, ces chiffres ne reflètent pas parfaitement les besoins des entreprises : Pôle emploi a perdu son monopole en 2005. Depuis, le marché du placement des demandeurs d'emploi est ouvert à la concurrence. Reste que cette libéralisation ne date pas de 2011. La part des annonces de Pôle emploi reste relativement stable : elle représente bon an mal an entre 33% et 35% du total des offres d'emploi en France, indique au JDN l'organisme.
Les offres de Pôle emploi pèsent bon an mal an entre 33% et 35% du total des offres d'emploi en France
La mauvaise conjoncture est donc, sans aucun doute, la cause majeure de ce décrochage. Mais elle n'est pas la seule. D'abord, la forte montée du chômage a conduit Pôle emploi à se concentrer sur les demandeurs et moins sur la collecte d'offres auprès des employeurs.
Ensuite, depuis que l'ANPE a perdu son monopole, certains segments du marché sont très clairement trustés par des acteurs privés, en particulier les agences d'intérim. Or, le marché de l'emploi se déporte vers des contrats courts, CDD et contrats d'intérim. Cela expliquerait-il que Pôle emploi, présent sur les contrats plus longs, compte de moins en moins d'offres ?
Pas complètement. Car même les contrats plus précaires tirent aussi la langue. Chez Pôle emploi, ce sont d'ailleurs les offres d'emploi de type B (de 1 à 6 mois) qui décrochent le plus, en comparaison de celles de type A (plus de 6 mois) qui résistent davantage. De son côté, le marché de l'intérim bat lui aussi de l'aile et se trouve donc dans l'incapacité de compenser la baisse des offres d'emploi plus durable.
Le graphique du nombre d'offres proposées par Pôle emploi témoigne donc bel et bien d'une perte d'appétence des employeurs pour les recrutements, en particulier les plus pérennes. Or, sans nette reprise des recrutements, il semble bien audacieux d'espérer un retournement de tendance.


à lire sur le Monde.fr, dimanche 17 novembre 2013

                                  

DIMANCHE 17 NOVEMBRE 2013 
 
 Benyamin Nétanyahou, le 11 novembre à Jerusalem.  
Israël, en froid avec Washington, déroule le tapis rouge à François Hollande
 
La visite du chef de l’Etat français en Israël à partir de dimanche est facilitée par la fermeté de Paris sur le dossier iranien.
 
 
 
 Deux personnes ont été tuées le 1er novembre par des coups de feu tirés près d'un local du parti néonazi Aube dorée dans la banlieue ouest d'Athènes. 
Grèce : un groupe d'extrême gauche revendique le meurtre des deux néonazis
 
Les "Pouvoirs révolutionnaires combattants du peuple", groupe inconnu jusqu'alors, affirment avoir tué deux militants d'Aube dorée en représailles à l'assassinat d'un musicien antifasciste.
 
 
 
 François Hollande, le 12 novembre 2013, à l'Elysée, à Paris.  
Hollande bat le record d'impopularité d'un président français depuis 1958
 
La cote de popularité de François Hollande a baissé en novembre de 3 points à 20 %, le score le plus bas enregistré par un président français depuis la création de la Ve République, selon le baromètre de l'Ifop.
 
 
 
 La photographe allemande Nathalie Mohadjer, mariée à un Français, a illustré des tranches de sa propre vie. Au menu conjugal, comme dans beaucoup de familles franco-allemandes : mélange des goûts et bricolage culturel. 
France-Allemagne : scènes de ménages
 
De la manière de dire "je t'aime" au choix du lit, des us télévisuels aux coutumes culinaires, treize couples franco-allemands témoignent de l'art d'entretenir la flamme binationale.
 
 
 
 A Corton, village de tradition viticole et haut-lieu de la Bourgogne, dans le Clos du Chapître (Domaine Follin), Michaël Bleuchard ébourgeonne la vigne. 
La vente des Hospices de Beaune s’ouvre sur fond de tensions sur les prix
 
Après une récolte 2013 médiocre, la vente du vin est très attendue du marché. Les viticulteurs craignent la concurrence américaine ou chilienne.
 
 
 
 Martine Aubry parmi les journalistes le 12 novembre à Lille. 
Une majorité de mauvaises opinions contre Aubry, plébiscitée par la gauche
 
La maire de Lille est plébiscitée par les sympathisants de gauche dont une large majorité souhaite la voir intégrer le gouvernement, selon un sondage.
 
 

En images
Un iceberg géant se détache du glacier de Pine Island dans l'ouest de l'Antarctique, le 8 juillet 2013.
 
Un iceberg de la taille de Manhattan dérive en Antarctique
Un iceberg géant dérive depuis plusieurs jours dans l'Antarctique et pourrait constituer une menace pour la navigation, selon des chercheurs britanniques chargés de le surveiller et de prédire sa trajectoire.
 
Philippines : les ravages du typhon Haiyan vus du ciel
 
Florilège de la journée des records du monde
 
A la découverte de la marche synchronisée
 
Trois morts dans l'explosion d'un gazoduc en Pologne
 


Et aussi 
 
 Harlem Désir conduira la liste PS en Ile-de-France. 
Têtes de liste PS aux européennes : Désir, Peillon... et des surprises
 
Le conseil national du Parti socialiste a adopté, non sans mal après une nuit de négociations entre ses différentes sensibilités, ses listes de candidats au scrutin de mai 2014.
 
 
 
 Des étudiants manifestent à Santiago du Chili, le 9 juillet 2008, contre la réforme du système éducatif. 
Chili : les étudiants dénoncent "l'éducation lucrative"
 
De nombreux étudiants chiliens ont l'impression d'être considérés comme des clients dans une université régie par la logique du bénéfice, sans forcément fournir une éducation de qualité.
 
 
 
 Emmanuelle Cosse, vice-présidente de la région Ile-de-France, ici le 29 octobre à Arcueil (Val-de-Marne), devrait succéder à l’actuel secrétaire national d’EELV, Pascal Durand. 
Congrès EELV : la motion soutenue par Cécile Duflot en tête
 
La vice-présidente d'Ile-de-France Emmanuelle Cosse devrait succéder à Pascal Durand lors du congrès national du 30 novembre.
 
 
  
 | LE JOURNAL DATÉ DU 17 NOVEMBRE
 
 
« Assassin’s Creed 4 : Black Flag »
 
Bluffant à plus d’un titre, le nouveau Assassin’s Creed déroule son aventure comme un film à grand spectacle et allie souci du détail et réalisme des actions.
 Lire le journal
 
 Selon les experts péruviens, 5 % des phénomènes célestes  
Au Pérou, l'armée traque les ovnis
 
Au pays des mystérieuses lignes de Nazca, on ne plaisante pas avec les phénomènes célestes "anormaux". Depuis novembre, un département d'investigation mené par l'armée est chargé d'éclaircir le mystère.
 
 
 
 Les heurts ont éclaté après qu'une milice a ouvert le feu sur des manifestants, vendredi, à Tripoli. 
Grève générale de trois jours à Tripoli, théâtre de heurts meurtriers
 
De nouveaux heurts entre groupes armés ont eu lieu, samedi, au lendemain d'affrontements meurtriers.
 
 
 
 Vue de la côte dévastée des Philippines près de Tanawan, depuis un hélicoptère militaire américain.  
Dimanche de prière pour les Philippins, endeuillés par le typhon Haiyan
 
Les populations touchées par Haiyan se sont rendues en masse dans les églises dimanche pour prier,neuf jours après la catastrophe qui a fait au moins 3 681 morts.
 
 
 

LETTRE OUVERTE A JEAN-CLAUDE SANDRIER, par le Mouvement politique d’émancipation populaire (M’PEP).

http://www.m-pep.org

Lettre ouverte à Jean-Claude SANDRIER

dimanche 17 novembre 2013
Auteur : par Texte du M’PEP

 LETTRE OUVERTE A JEAN-CLAUDE SANDRIER

Par le Mouvement politique d’émancipation populaire (M’PEP).
Le 17 novembre 2013.
Jean-Claude Sandrier est l’ancien député-maire PCF de Bourges (PCF).
Les élections municipales se tiendront en mars 2014. Leur enjeu, pour le M’PEP, sera de sanctionner la politique menée par le gouvernement PS-EELV et de faire émerger des listes porteuses d’une véritable alternative démocratique, sociale, économique et environnementale.
Le M’PEP, dans un communiqué diffusé le 24 octobre 2013, s’est scandalisé de la décision des membres du PCF de Paris de faire alliance avec le Parti socialiste :
Dans un autre communiqué, daté du 8 novembre 2013, le M’PEP s’est félicité de la décision prise par les membres du PCF, dans un grand nombre de villes, de ne pas faire alliance avec le Parti socialiste quand ce dernier était majoritaire :
Les prises de position du M’PEP ont suscité de nombreux messages d’approbation, le Parti socialiste étant désormais assimilé à la « deuxième droite ». Pourquoi le PCF devrait-il s’allier à cette « deuxième droite » ? D’autres réactions ont contesté l’analyse du M’PEP, c’est le cas de Jean-Claude Sandrier auquel nous répondons aujourd’hui.

 A l’attention de Jean-Claude Sandrier, ancien député-maire PCF de Bourges (Cher)

Cher Camarade,
Tu t’es ému de l’article publié par le M’PEP au sujet du vote des adhérents du PCF parisien. Tu nous dis qu’il ne faut pas mélanger enjeux locaux et nationaux ; que des décennies d’alliance PCF-PS ont servi les intérêts de nos concitoyens ; qu’une telle alliance n’affaiblit pas la critique que le PCF fait du social-libéralisme.
Nous avons sur ces trois points une analyse très différente.
Il existe une grande porosité entre les enjeux locaux et nationaux à l’occasion des prochaines élections municipales
A tel point que l’enjeu de ces élections est bien davantage national que local. Pour au moins trois raisons :
1.– Le gouvernement EELV-PS mène une politique d’austérité visant à sauver la monnaie unique européenne dont chacun constate qu’elle a pour conséquence la diminution des dotations de l’État aux collectivités locales.
2.– Le gouvernement EELV-PS met en œuvre la politique de l’Union européenne qui vise à libéraliser – et à terme privatiser - les services publics, notamment les services publics territoriaux, à travers la directive « Services ». Cette directive, anciennement appelée directive « Bolkenstein », affaiblit juridiquement la notion de services publics tels que nous les connaissons en France, pour développer le marché des services privés.
3.- Le gouvernement EELV-PS met en place la réforme appelée « Acte III de la décentralisation ». Celle-ci vise à affaiblir la démocratie communale et à éliminer l’échelon départemental, au profit de « métropoles » et des régions. Métropoles et régions conçues dans le seul but de favoriser l’« attractivité » des territoires placées ainsi en concurrence les unes avec les autres. C’est-à-dire, in fine, pour marginaliser l’échelon national. Cette stratégie est celle de la Commission européenne. Stratégie dite des « euro-régions » qui modèlera les territoires et diluera encore un peu plus la souveraineté nationale.
Etant donné que ces élections auront lieu avant que les règles du jeu ne soient modifiées par l’adoption de l’« Acte III », les programmes des candidats aux municipales deviendront inapplicables lorsque ça sera fait !
Il est donc inexact de dire que les enjeux locaux doivent être mis en avant prioritairement lors de ces élections. Car si les objectifs de la politique gouvernementale et européenne deviennent réalité, on ne pourra plus se poser la question des enjeux locaux. Tout simplement parce que le « local » n’aura plus aucune marge de manœuvre, ni sur le plan budgétaire, ni sur le plan juridique.
Des décennies d’alliances et de ralliements du PCF avec le PS discréditent le premier aux yeux de la population
Si le bilan des alliances du PCF avec le PS au niveau local était positif comme tu le soutiens, pourquoi la population s’en détourne-t-elle ? Les récentes élections à Brignoles n’illustrent-elles pas dramatiquement la situation ? La réalité est que le soutien du PS au candidat PCF a été dévastateur pour ce dernier et a provoqué une abstention massive qui a permis au candidat FN de l’emporter.
Car pour beaucoup d’électeurs, il n’y a pas de différence entre le PS et l’UMP. Pas de différence entre le gang de Solferino et le gang du Fouquet’s ! Surtout parmi les classes populaires dont il n’y a encore pas si longtemps le PCF se prévalait d’être le porte-voix.
Le ralliement du PCF parisien illustre la fragilité de l’analyse du PCF sur ce qu’est réellement le PS
Depuis 1983, les alliances du PCF avec le PS n’ont plus la même signification qu’au temps de l’union de la gauche (1936, 1981). En effet, le Parti « socialiste » est sur une ligne néolibérale depuis 30 ans. Il n’est plus un parti de gauche, il est la droite masquée.
Depuis trente ans, les alliances du PCF avec le PS ont divisé la gauche de gauche. Après le vote des communistes parisiens, l’Humanité a osé titrer : « A Paris, le PCF choisit la gauche unie ». Non ! A Paris, le Parti communiste a choisi - une fois de plus - la division des forces placées à gauche du PS. Car il y a bien à Paris une candidature du Front de gauche, Danielle Simonnet, membre du PG.
Bien sûr, il n’échappera à personne que si le PCF ne soutient pas cette candidate, c’est surtout pour sauver quelques sièges. Mais plus qu’une alliance, en tentant de réaliser des listes d’union avec les « socialistes » au premier tour, les membres du PCF parisien font un choix qui sonne comme un véritable ralliement au PS. Pour deux raisons :
  • ils ébrèchent la seule tentative crédible d’union des forces anticapitalistes ayant vu le jour depuis très longtemps ;
  • ils confirment la volonté d’un rapprochement idéologique avec la social-démocratie telle qu’elle se manifeste depuis que le PCF a rejoint le PGE (Parti de la gauche européenne). PGE financé par l’Union européenne qui se donne pour objectif de « favoriser l’intégration européenne »…
Les membres du PCF à Marseille, Lyon, Bordeaux, Limoges... ont fait le choix de présenter une liste contre les candidats PS-EELV
Lorsque la direction du PCF multiplie les signes de soumission au PS, masqués derrière un rideau de fumée rhétorique sur la lutte contre l’austérité, et qu’elle appelle dans le même temps à des listes communes avec le PS, elle fait fuir un électorat qui rejette la politique d’austérité menée par les socialistes.
Cette « stratégie » se heurte d’ailleurs au mur du bon sens dans les villes dirigées par un député-maire PS. Dans ces villes, les membres du PCF trouvent-ils cohérent de protester, à l’assemblée, contre la politique d’austérité du gouvernement et, en province, de s’allier avec les mêmes pour mener, soi-disant, des politiques anti-austérité au niveau local ?
Soyons sérieux.
Sanctionner le gouvernement PS–EELV, tel sera l’enjeu réel du prochain scrutin des élections municipales. Les électeurs le feront soit en votant pour d’autres listes, soit en s’abstenant afin de protester.
Bien fraternellement.
Le Conseil national du M’PEP

 Lettre de Jean-Sandrier au M’PEP

Sur la trahison.
Il y a des mots dont il faut toujours mesurer l’utilisation. Le mot trahison en fait partie. Je sais aussi que pour toute une gauche se "payer" le PCF est encore un objectif constant.
Cette outrance que je lis m’amène à faire 2 ou 3 remarques.
La 1ere porte sur cette volonté de mélanger à tout prix une élection, la plus locale qui soit, avec un enjeu national. Bien sûr que des liens existent mais en même temps comment ne pas voir que le PS peut-être d’accord avec nous pour municipaliser le service de l’eau et cela dans l’intérêt de nos concitoyens et que nationalement nous soyons en complet désaccord sur les retraites ou le crédit d’impôt compétitivité emploi !
Ce qui compte est de savoir si nous pouvons faire avancer des choix en faveur de nos concitoyens au plan municipal si oui pourquoi ne pas le faire ? En quoi cela affaiblit-t-il notre critique du social-libéralisme qui sévit dans la gestion du pays. Penser cela voudrait dire notamment qu’au plan local il ne peut y avoir un rapport de force qui fait prendre en compte ce que nous défendons. Heureusement que selon les villes les régions ces rapports de force sont différents et peuvent amener à des choix stratégiques différents.
2e remarque liée à ce qui précède doit-on avoir exactement la même attitude, un peu militaire, d’aucune alliance avec le PS quand le maire ou le chef de file accepté est PCF, PG ou Front de Gauche ? Quand nous sommes dans une alliance depuis des décennies avec le PS et que cela sert nos concitoyens en leur évitant localement une politique de droite faut-il la quitter ? etc...
3e remarque cela fait 80 ans que la stratégie d’union de la gauche prévaut dans notre pays, avec des hauts et des bas sans aucun doute, mais qui peut prétendre que par un coup de sifflet comme dans la cour de récréation, tout le monde se mette en rang !
Enfin 4e remarque venir expliquer que vous ne choisirez pas entre une liste UMP ou PS-PC ou FN frise l’irresponsabilité politique. Veuillez m’excuser pour la dureté du mot mais il répond à peine à celui de trahison.
Si vous retirez "trahison" je retire "irresponsabilité". Dans tous les cas pensons plutôt à nous rassembler sans vouloir que tout le monde se coule dans un même moule dans lequel toute diversité, toute différence, tout débat, toute hésitation, tout tâtonnement serait proscrit voire même jugé.
jcs.