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samedi 2 novembre 2013

Suspension de l’écotaxe : c’est la Bretagne qui perd

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Suspension de l’écotaxe : c’est la Bretagne qui perd

, par EELV Bretagnemercredi 30 octobre 2013

eco-taxe
Après l’annonce ce midi de la suspension de la taxe poids lourds sur tout le territoire, EELV Bretagne tient à rappeler :
- qu’avant d’en arriver là, les principaux acteurs patronaux de l’agro-alimentaire ont refusé le dialogue et la concertation, préférant instaurer, par la violence, un inacceptable rapport de force.
- que la question de la taxe poids lourds n’est qu’un écran de fumée destiné à masquer leurs responsabilités dans la faillite du modèle agro-alimentaire breton.
- que ce sont bien les salarié-e-s, les victimes des choix productivistes de leurs dirigeants.

EELV Bretagne
- demande instamment, qu’indépendamment de la taxe poids lourds, la situation des salarié-e-s de l’agro-alimentaire soit examinée avec attention et que des mesures significatives soient prises immédiatement en leur faveur (plan d’urgence, allongement des durées d’indemnisation…) ;
- s’insurge contre le fait, qu’une fois de plus, le gouvernement ait renoncé à une mesure allant dans le sens de la transition écologique ;
- souligne avec force que la Bretagne va, avec cette suspension, perdre 135 millions pour les infrastructures ferroviaires et portuaires dont elle manque cruellement.
Ce n’est pas la suspension de la taxe poids lourds qui va permettre à l’économie bretonne de sortir de marasme. Bien au contraire !
Notre région va être, une fois de plus, victime de la volonté de certains de faire perdurer un modèle économique dépassé et qui a failli.

Pourquoi la Gauche Indépendantiste manifestera samedi 2 novembre à Quimper ?

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Pourquoi la Gauche Indépendantiste manifestera samedi 2 novembre à Quimper ?

, par breizhistancemercredi 30 octobre 2013

La Gauche Indépendantiste Bretonne -Breizhistance-IS- appelle à manifester le 2 novembre à Quimper pour le droit à vivre, travailler et décider en Bretagne, Loire-Atlantique incluse.
Depuis plusieurs mois en Bretagne les plans de licenciement se multiplient dans l’agroalimentaire, dans l’automobile, dans l’électronique : GAD, Doux, Marine Harvest, Tilly-Sabco, Boutet-Nicolas, PSA, Alcatel-Lucent… Près de 7000 emplois directs sont menacés. Avec les emplois induits le seul horizon qui se dessine ce sont des zones dévastées par le chômage, menacées de désertification, où après les usines ce sont les commerces, les écoles, qui fermeront les uns après les autres. Nous refusons de croire que c’est l’avenir de la Bretagne. La gravité de la situation nécessite la mobilisation de tous et de toutes pour maintenir l’emploi, obtenir l’arrêt des licenciements et offrir au peuple breton la possibilité institutionnelle de décider lui-même de son avenir, pour qu’il puisse cesser d’être à la merci de ceux qui nous ont conduits à ce marasme et qui cherchent à fuir leurs responsabilités en exploitant la colère légitime du monde du travail pour leurs seuls intérêts.
L’attention des médias se focalise sur l’écotaxe mais la seule chose que démontre la mobilisation contre cette nouvelle fiscalité est la nécessité pour la Bretagne de pouvoir elle-même décider de sa politique fiscale. Car ce qui est en cause c’est bien l’incapacité de l’État français à gérer l’avenir d’un pays dont il ignore sciemment les spécificités et la périphéricité. Si la collecte du lait est hors taxe il doit en être de même pour d’autres transports comme les transferts locaux d’animaux vers les abattoirs ou encore ceux d’alimentation pour le bétail qui ne peuvent se faire que par la route. La taxe telle qu’elle est imposée ne se préoccupe ni de proposer un modèle alternatif de transport ni de l’impossibilité pour les axes de campagnes de s’intégrer au ferroutage qui n’est pas même, du reste, évoqué dans le projet.
Les chefs d’entreprises qui profitent aujourd’hui de la détresse des salariés au travers de cette contestation croient échapper à leur culpabilité dans le naufrage qui s’annonce. Mais ne nous y trompons pas, c’est bien le capitalisme qui a créé ce modèle agricole ultra-productiviste, destructeur de notre environnement et qui conduit aujourd’hui à cette impasse. Ce sont bien les entrepreneurs de l’agroalimentaire qui licencient, ce sont bien la FNSEA et le Crédit Agricole qui enferment les agriculteurs dans leur logique libérale qui les mène à la faillite, ce sont bien les entreprises de transport qui tirent toujours vers le bas les salaires et les conditions de travail de leurs salariés. Tous, sous couvert de compétitivité dans la mondialisation ne recherchent que le profit maximal qui leur permettra de rémunérer grassement leurs actionnaires. Ces actionnaires qui poussent au dumping social : faire pression pour compenser le retard de rémunération du capital imputé à la crise en demandant une réduction des charges qui passe par des licenciements massifs de salariés et des délocalisations dans des pays à faible coût de main d’œuvre.
Tous ne défendent que la mise en concurrence avec pour seule variable d’ajustement les emplois qu’ils détruisent au nom du coût du travail. Ce sont les travailleurs qui doivent être défendus. Ce sont eux qui produisent les richesses et qui font les entreprises. Nous ne pouvons laisser le patronat récupérer le fruit de la mobilisation dans son simple intérêt, alors qu’il monte les travailleurs les uns contre les autres, comme aux abattoirs de GAD à Josselin, alors que les salariés auraient dû se mobiliser dans la solidarité pour défendre leurs emplois partout en Bretagne. Voilà pourquoi le 2 novembre, à Quimper, nous manifesterons pour l’emploi et pas derrière les patrons, les directeurs de la grande distribution ou les papes du productivisme agricole !
Nous appelons l’ensemble des salariés, des syndicats et des organisations de la société civile à créer des comités locaux de lutte et de défense des salariés menacés de licenciements partout en Bretagne.
Nous manifesterons pour pouvoir vivre au pays et construire une société permettant aux travailleuses et travailleurs de Bretagne de s’émanciper en tant que peuple, nous manifesterons pour travailler dans un pays où les droits des travailleuses et travailleurs bretons seront respectés et non utilisés par la classe dominante à son profit, nous manifesterons pour pouvoir décider au pays par la création d’un parlement breton doté de compétences législatives et décisionnelles en matière de fiscalité et de choix économiques seules garantes de la gestion des intérêts du peuple breton.

Le soulèvement des Bonnets Rouges en 1675 : plus qu’une révolte antifiscale.

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Le soulèvement des Bonnets Rouges en 1675 : plus qu’une révolte antifiscale.

, par breizhistancemercredi 30 octobre 2013

Alors que les manifestations contre l’écotaxe battent leur plein, voici que la référence au soulèvement des Bonnets Rouges de 1675 a fait son apparition. Afin d’éviter toute interprétation ou approximation historique, la rédaction de Bretagne-Info publie ici la tribune de Fañch Oger, membre de la gauche indépendantiste, revenant sur ce qu’a véritablement été la révolte des Bonnets Rouges.
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Les Bonnets Rouges sont à la mode : c’est un symbole particulièrement fort de l’Histoire de la Bretagne qui a été utilisé lors des récentes manifestations contre les portiques qui fleurissent depuis quelques mois sur nos routes.
Rappel historique : en 1674, le roi Louis XIV, empêtré depuis deux ans dans une guerre contre les Provinces-Unies (actuels Pays-Bas), décide de lever de nouveaux fonds pour financer ses armées, dans un contexte économique déjà fragile. Il crée une taxe sur le Papier Timbré, alors obligatoire pour valider tous les actes susceptibles d’être utilisés en Justice, comme les contrats de vente ou les testaments. Il impose également une taxe rétroactive sur la vente d’objets en étain : elle est répercutée par les commerçants qui utilisent de la vaisselle, entraînant une hausse des prix de la restauration et des boissons dans les cabarets. Louis XIV prend également le contrôle de la vente du tabac, jusqu’ici ouverte à tous, et met en place des fermes, donnant l’exclusivité de la vente de ce produit à certaines personnes. La mise en place de ce système entraîne des pénuries sporadiques de tabac qui n’apaisent en rien le contexte général houleux.
Fin mars 1675, des révoltes à Bordeaux entraînent une suspension locale de ces taxes. Mais c’est en Bretagne que les soulèvements populaires sont les plus importants : à Rennes, le 3 avril, puis le 18 avril, les bureaux locaux chargés d’imposer l’étain ou le tabac sont pillés et plusieurs personnes sont tuées. Nantes se soulève le 23 avril. D’autres villes, comme Saint-Malo, Fougères ou Morlaix connaissent des troubles. La révolte se propage à partir du début du mois de juin dans les campagnes de l’ouest de la Bretagne : au-delà des nouvelles taxes, les paysans se soulèvent contre un système féodal qui les écrase : ils sont 2000 à prendre la ville de Pontivy le 21 juin. Dans la région de Carhaix, où le peuple porte traditionnellement des bonnets rouges, un notaire va prendre la tête de l’insurrection : il se nomme Sébastien le Balp. Début septembre, il envahit, pille et brûle avec plus de 500 hommes le château du Tymeur. Il est tué par un noble qu’il retient prisonnier le 3 septembre, veille d’un soulèvement général prévu dans toute la Bretagne. C’est à ce moment que la répression royale commence vraiment à se mettre en marche : des dizaines de révoltés sont pendus, des clochers rasés pour avoir servi à sonner le tocsin de la révolte, notamment en pays bigouden : à Rennes, 6000 dragons commandés par le Duc de Chaulnes (gouverneur nommé par le Roi en Bretagne, surnommé par le peuple an hoc’h lart, « le gros porc ») s’installent et font régner la terreur pendant plusieurs semaines. Un tiers d’une des rues principales est détruite et la ville est condamnée à entretenir financièrement ces troupes, mesure punitive classique à l’époque.
Mais plus qu’une révolte contre des taxes, ce soulèvement constitue surtout dans les campagnes une aspiration populaire à sortir d’un système qui opprime les classes les plus modestes : plusieurs Codes Paysans sont rédigés, dont le plus fameux, signé par les représentants de 14 paroisses du Pays Bigouden, prône des mesures révolutionnaires pour cette époque : choix par le peuple de représentants qui seront envoyés aux Etats de Bretagne, suppression des droits de corvée de la noblesse sur les terres cultivées, mariages entre filles nobles et roturiers et dispersion des héritages des familles nobles au profit du peuple, droit de chasse pour tous, liberté d’aller moudre sa farine dans les moulins de son choix et non plus dans ceux imposés par le seigneur local…
Cette révolte a donc pris en Bretagne une tournure autre qu’une simple révolte contre une nouvelle taxe. Les revendications des paysans bretons de 1675 préfigurent des avancées sociales qui mettront plus d’un siècle à se réaliser.
La référence aux Bonnets Rouges choisie par les manifestants, au delà du symbole, amène des questions intéressantes : assiste-on à une simple révolte antifiscale, comme nombre de médias le soutiennent, ou est-on mis face aux contradictions d’un système économique breton basé depuis un demi-siècle sur le productivisme agricole et les emplois précaires qu’il induit dans le monde de l’agroalimentaire, sans parler de ses conséquences néfastes sur le plan écologique ? Doit-on manifester main dans la main avec les grands patrons de chaînes de supermarchés, qui sont vent debout au côté des syndicats majoritaires d’agriculteurs mais n’hésitent pas à importer des produits lointains et à presser financièrement les éleveurs et cultivateurs afin qu’ils réduisent leurs marges ?
Les Bretons désirent-ils, à l’image des révoltés de 1675 et en écartant tout anachronisme, aller plus loin en montrant qu’ils peuvent prendre leur avenir en main et poser les bases d’un nouveau modèle, économique et écologique notamment, qui la sorte d’un système qui apparaît de plus en plus essoufflé ? « Ce n’est pas la révolte en elle-même qui est noble, mais ce qu’elle exige. » écrivait Albert Camus. A ceux et celles qui travaillent en Bretagne et qui la font vivre de définir ce qu’ils exigent.

Manifestation du 2 novembre 2013 à Carhaix à 15h00

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Manifestation du 2 novembre 2013 à Carhaix à 15h00

jeudi 31 octobre 2013

« A situation exceptionnelle, réaction exceptionnelle »
Tu trouveras en pièce jointe l’appel régional de la CGT, FSU et Solidaires ainsi qu’une expression CGT sur le « juste » coût du transport et la question de l’écotaxe.
La situation sociale, économique et de l’emploi dans notre département mais également sur toute notre région Bretagne connaît une grave crise que la CGT dénonce et tente d’enrayer depuis de longs mois. Nous nous sommes retrouvés dans des mobilisations régulières et la CGT compte continuer à œuvrer pour porter les revendications légitimes des salariés et développer des solutions justes et économiquement viables. 

Ces revendications seront au cœur de la manifestation départementale unitaire CGT/CFDT/FO/FSU/UNSA du samedi 23 novembre à Rennes
L’emploi ne cesse de se dégrader et certains, patrons, grande distribution… qui sont les responsables même de la disparition de nos entreprises et de milliers de licenciements vont, samedi dans un rassemblement à Quimper, tenter d’utiliser cette situation de crise pour porter des exigences qui ne sont pas de nature à régler les problèmes des salariés mais uniquement à répondre à leur volonté de faire baisser leurs coûts et d’engranger toujours plus de bénéfices.
Aussi, la CGT a décidé de créer les conditions d’une mobilisation forte ce même samedi 2 novembre à Carhaix, à 15h00 pour porter haut et fort que nos revendications ne sont pas les leurs et que c’est aux salariés eux-mêmes de qu’il convient de défendre leur emploi, leurs conditions de travail, leur droit à travailler sur notre territoire.

Documents joints

Mea culpa d'un (ex) salaud

france

Nicolas Bedos

Mea culpa d'un (ex) salaud

Publication: 31/10/2013 21h11




 Ce texte a précédemment fait l'objet d'une publication sur le site du magazine "ELLE". L'auteur nous a autorisé à le publier ici dans son intégralité.
Comme me disait ce matin Valérie Toranian, la directrice de ELLE : "Le courage, c'est aussi d'avouer qu'on a fait une belle connerie". Alors voilà, ma Valérie, quitte à passer pour un gros dégonflé -ou pour "une petite bite" (comme diraient mes nouveaux copains de régiment néo-beaufs)- je regrette d'avoir laissé mon patronyme se faire coller au bas de cette étrange pétition et accoler à ceux d'Eric Zemmour, Ivan Rioufol et autres Basile de Koch, qui ne sont pas précisément mes habituels maîtres à penser. D'autant que l'indécence de l'intitulé - qui ose un parallèle prétendument comique avec le combat -à l'époque bien plus noble et "couillu"- des femmes en faveur du droit à l'avortement aurait dû me sauter aux neurones, moi qui suis le filleul tant choyé de Gisèle Halimi, l'une de celles à qui l'on doit cette cruciale liberté.
"Alors, pourquoi t'as dit oui, connard?", me hurlent mes vrai(e)s ami(e)s. Lorsqu'il y a quelques semaines j'ai reçu le coup de fil d'Elisabeth Lévy, je savais que je ne parlais pas précisément à la fille spirituelle de Jean-Paul Sartre et Simone de Beauvoir, mais il se trouve que cette ancienne collègue de "Semaine critique" (l'émission de Giesbert dans laquelle j'ai sévi), si elle est capable du pire, a aussi la vertu rare de mettre le doigt là où d'autres auraient trop peur de se prendre un coup de jus. Les trois quarts du temps, je ne lis même pas son repaire de virulents conservateurs, et quand je tombe par hasard sur l'un de ces forfaits littéraires, il me tombe aussitôt du cœur. Seulement, force est d'avouer qu'à quelques occasions, par un étrange phénomène dialectique, nos points de vue ont convergé. Ce fut le cas sur "le droit à l'humour sur les Juifs" qu'elle a brillamment défendu dans Causeur. Ce fut le cas quand elle sut décrire, mieux que beaucoup de plumes bien-pensantes de gauche, le mécanisme pervers du vote contestataire ; et ce fut le cas, enfin, lorsqu'elle brocarda- avec une vigueur assez revigorante -certaines dérives d'un féminisme dogmatique, aveugle et parano.
LIRE AUSSI:
L'autre jour, donc, elle m'appelle pour préparer un entretien au sujet de mon livre (un roman d'amour dans lequel transparaît très peu mon hypothétique passion pour la prostitution !!!), c'est alors qu'avant de raccrocher, elle m'a branché (assez drôlement, car de l'humour, Elisabeth en aura toujours d'avantage qu'Isabelle Alonso) sur cette pétition dont elle venait d'avoir l'idée suite à une interview de Frédéric Beigbeder. "C'est une blague, me jure-t-elle, une simple provoc libertaire!"
Elle m'apprend au passage que le gouvernement prépare une loi sur la pénalisation des clients de prostituées. En l'écoutant, je vois déjà le vaudeville des pauvres types coursés par les keufs dans les allées du bois du Boulogne, et, j'avoue que, sur le moment, dans mon cerveau de bobo fort éloigné de ce triste milieu, j'ai considéré tout autant la misère sexuelle d'un paumé contraint de sortir des biffetons en échange d'un sinistre orgasme que la détresse morale d'une femme réduite (parfois par d'autres hommes) à monnayer son corps (et son âme).
J'ajoute qu'Elisabeth a su très habilement échauffer mon aversion de toujours pour ces politiques qui, en mal d'inspiration, endossent le costume de professeur-la-morale. Qu'il s'agisse des anti-mariage gay, des anti-IVG (ou même, dans un registre plus frivole, des anti-fumeurs), je moquerai toujours les politicards (de droite comme de gauche) lorsqu'ils viennent nous imposer leur vision des « bonnes mœurs » dans le seul but de se faire mousser.
"Oui, mais partant de ce principe, entends-je dire certain(e)s, on n'aurait jamais aboli l'esclavage ! La liberté des uns s'arrête où commence celle des autres! En cela, la "liberté" de tes "miséreux sexuels" fait abstraction de celle des femmes dont ils 'abusent'".
A cela, j'opposerais les nombreux témoignages de prostituées qui défendent leur droit à vendre leur corps. Figurez-vous qu'il y en a même qui prétendent "aimer cela"! C'est sinistre, mais c'est vrai. D'ailleurs, sur ce point précis, le texte de la pétition est sans ambiguïté: "Nous n'aimons ni la violence, ni l'exploitation, ni le trafic des êtres humains. Et nous attendons de la puissance publique qu'elle mette tout en œuvre pour lutter contre les réseaux et sanctionner les maquereaux".
D'ailleurs, je rappelle que le texte - dans son ensemble - est assez mesuré. Depuis hier, je l'ai relu à vingt reprises en changeant plusieurs fois de lunettes, et ce n'est pas lui qui me fait rougir ce soir. Le problème -qui est devenu le mien- c'est que personne ne l'a lu!

Et pour une raison très simple, c'est qu'Elisabeth Lévy s'est bien gardée de me donner la liste nauséabonde des signataires qu'elle avait déjà dans son sac. Au contraire, on m'a fait miroiter les noms d'Emmanuel Carrère, Yann Moix ou Franz-Olivier Giesbert. Or, qui s'intéresse à l'histoire des batailles médiatiques sait que la liste des signataires fait autant sens (si ce n'est davantage) que le texte qu'ils paraphent.
Résultat: croyez-vous qu'un texte, eût-il eu le mérite de créer un débat légitime, soit audible dès lors qu'il est totalement disqualifié par une liste de réacs notoires dont certains ont fait preuve d'une misogynie militante.
Si on ajoute à cela le sous-titre "Touche pas à ma pute" dont la vulgarité étouffe toute résonnance humoristique, ainsi que la propension actuelle du "public" à ne voir dans une démarche intellectuelle (voire philosophique) que des intérêts personnels (à savoir la défense de mon droit à jouir entre les jambes d'une inconnue en échange de mon argent - droit dont je n'ai JAMAIS usé !), me voilà à la tête d'une gondole vouée au naufrage.
Voilà pourquoi, ce soir, je m'empresse d'enfiler mon gilet de sauvetage et de sauter par-dessus bord en espérant ne pas m'être trop éloigné de la rive.

"Trop tard, diront certains (qui adorent regarder se noyer une personnalité publique), tu voulais discuter politique? Faire de l'humour? Te voilà étiqueté consommateur militant d'amours tarifées! Bien fait pour ta gueule!".

Si c'est trop tard, tant pis pour moi, ça m'apprendra à signer par dessus la jambe des textes dont je ne suis pas l'auteur. Car, lorsque je prends moi-même la plume, je crée parfois la polémique, mais celle-ci personne ne m'oblige à la partager avec Eric Zemmour et Basile de Koch!
Courage : je fuis !

vendredi 1 novembre 2013

le dernier post de jean-Luc Mélenchon , vendredi 1 er novembre 2013

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01NOV 13

343 salauds, et 7 héros


Les « 343 salauds » se sont-ils rendu compte du point auquel ils le sont en effet ? Plagier
 le titre courageux des femmes héroïques qui ont assumé leur avortement pour que le droit
d’en pratiquer un ne soit plus considéré comme un crime, il fallait oser ! C’est au fond
recommencer les injures de l’époque contre ce qu’elles faisaient ! Et puis quel parallèle !
Elles luttaient pour qu’une aptitude sexuelle cesse d’être un destin social. Ils y ramènent
 les prétendues volontaires. Que la prostitution ait toujours existé est le refrain parallèle à
celui qui rabâche « il y a toujours eu de la misère ». C’est pour y mettre fin qu’est né le
socialisme. Vous me direz : il y a toujours eu des salauds, également. Par exemple
celui qui recommande à la femme ou la fille de son voisin de se prostituer mais n’en fera
 jamais la proposition aux siennes. Peut-on les convaincre ? On peut en douter. Mais en
argumentant il me semble qu’on doit pouvoir éviter la banalisation de la traite des êtres
 humains, de la bêtise cruelle, et des démissions intellectuelles. Quand bien même y
aurait-il des volontaires pour se prostituer, nous serions en droit de ne pas l’accepter
davantage que bien d’autres choses que nous ne permettrons pas quoiqu’il y ait des
 gens pour le vouloir. Tout simplement parce que nous savons qu’il n’y a pas de prostitution
 sans espace ouvert au proxénétisme et à la traite des êtres humains. Et d’autre part qu’il
n’y a pas de prostitution sans une définition de soi et du rapport aux autres que nous
n’acceptons pas. La société a le devoir de prescrire les normes de la vie commune. 
Témoignage devant le congrès US du directeur de la NSA, le général Keith
 Alexander : "Les affirmations (…) selon lesquelles la NSA effectuait des dizaines de millions
 d'écoutes téléphoniques sont complètement fausses. Pour être parfaitement clair, ce
ne sont pas des informations que nous avons collectées en espionnant des citoyens
 européens. Ce sont des infos que nous et nos alliés de l'OTAN avons obtenu pour protége
r nos pays et soutenir des opérations militaires". Il a précisé qu'il s'agissait de "données
 fournies à la NSA" par les services de renseignement des autres pays. Qui ment ?....
Pour lire la suite , cliquer ici --->343-salauds-et-7-heros

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                       Chevenement.fr
“ Non à la nomination de l'Allemand Schulz”

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Débat Chevènement-Minc dans Le Nouvel Observateur: "Hégémonique, l'Allemagne ?"

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Le gouvernement inquiet et vigilant, Manuel Valls en première ligne

Le gouvernement inquiet et vigilant, Manuel Valls en première ligne




Si la manifestation devait dégénérer, c'est le ministre de l'intérieur qui se retrouverait en accusation.
Un climat d'exaspération fiscale, un cocktail hétéroclite de manifestants d'extrême gauche et d'extrême droite, un pouvoir affaibli, une toile de fond historique à forte valeur symbolique Tout est réuni pour mettre en alerte le gouvernement sur le déroulement de la manifestation organisée samedi à Quimper. À tel point que le premier ministre, Jean-Marc Ayrault, a même lancé, depuis Moscou, une mise en garde contre «la spirale de la violence».
Une semaine après les affrontements entre les forces de l'ordre et les manifestants sous un portique écotaxe en Bretagne, le gouvernement redoute de nouveaux débordements, encore plus durs. Officiellement, il s'agit toujours de demander le retrait définitif de l'écotaxe, dont Jean-Marc Ayrault a annoncé cette semaine la «suspension». En réalité, le mot d'ordre est déjà dépassé, tant les revendications diverses s'agglomèrent déjà autour de cette manifestation, au premier rang desquelles la défense de l'emploi en Bretagne, sur fond d'aggravation de la crise de l'agroalimentaire qui frappe durement la région.
C'est d'ailleurs tout le problème du gouvernement. Si la manifestation devait dégénérer et le mouvement prendre de l'ampleur, il ne resterait plus à Jean-Marc Ayrault qu'une seule carte à jouer: celle de l'abandon définitif de l'écotaxe. Or une telle décision ne manquerait pas de marquer la fin de sa capacité d'action à Matignon. Ce qui se joue aujourd'hui à Quimper, c'est aussi le peu de marges de manœuvre qui restent au gouvernement pour agir. D'où l'extrême vigilance portée au déroulement de la manifestation, notamment au ministère de l'Intérieur.
Car samedi face aux manifestants, Manuel Valls sera seul en première ligne. Si la manifestation devait dégénérer, c'est lui qui se retrouverait en accusation.
Pas de «soupape de sécurité»
Dès la semaine dernière, avant l'annonce de la suspension de l'écotaxe, le (...) Lire la suite sur Figaro.fr


Appel au calme d'Ayrault avant la manifestation de Quimper

Appel au calme d'Ayrault avant la manifestation de Quimper




PARIS (Reuters) - Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault a lancé vendredi un appel au calme à la veille de la manifestation prévue à Quimper pour l'emploi en Bretagne et pour la suppression de l'écotaxe sur fond de crise dans le secteur agroalimentaire local.
"Je souhaite que cette manifestation soit pacifique, c'est le souhait de l'immense majorité des Français, c'est aussi le souhait des Bretons et de tous ceux qui veulent redonner confiance à ce territoire", a-t-il dit depuis Moscou, où il effectue une visite officielle.
"On ne résoudra pas le problème des Bretons autrement que par le dialogue", a affirmé Jean-Marc Ayrault. "L'essentiel c'est que tout le monde se mette autour de la table et au travail."
Plusieurs organisations, notamment le patronat local, les transporteurs routiers, le comité régional des pêches ou encore la FNSEA se sont désolidarisés de cette manifestation après la décision prise mardi par le gouvernement de suspendre l'entrée en vigueur de l'écotaxe poids lourds.
Une précédente action, organisée samedi dernier à Pont-de-Buis (Finistère) avait donné lieu à des débordements et des heurts avec les forces de l'ordre.
Sur Europe 1, la ministre de la Fonction publique et de la Décentralisation, Marylise Lebranchu, a déclaré de même espérer que la manifestation de samedi ne dégénérerait pas.
"Je pensais très honnêtement que cette manifestation n'aurait plus lieu" après la suspension de l'écotaxe, a-t-elle dit. "J'espère surtout qu'il n'y aura pas de violences."
La ministre, qui est une élue du Finistère, a fait état de retours "nous disant que certains groupes déjà sur place ont l'intention de faire de cette manifestation quelque chose d'un peu plus violent qu'on ne pourrait malheureusement l'espérer."
"J'espère que ceux qui ont appelé à la manifestation (...) sauront éviter et prévenir si jamais ce genre de groupes est effectivement présent à Quimper pour faire autre chose que manifester", a-t-elle ajouté.
Yann Le Guernigou, édité par Henri-Pierre André


Le 14 novembre, appel unitaire à la grève dans les écoles contre la réforme des rythmes scolaires

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Le 14 novembre, appel unitaire à la grève dans les écoles contre la réforme des rythmes scolaires

s'informer« Renoncer à la réforme des rythmes scolaires ? Jamais ! » déclarait le 14 octobre Vincent Peillon ministre de l’Éducation nationale. Pour lui, si les maires sont débordés par les activités périscolaires, c’est parce que les inscriptions ont été nombreuses, que « c’est un succès » et si les enfants sont morts de fatigue et déboussolés, « c’est à cause des trop longues vacances d’été ».
Un mois plus tard, le 14 novembre, dans les écoles, l’ensemble des enseignants et des personnels des collectivités territoriales sont appelés à faire grève pour la suspension immédiate de la réforme et l’abrogation du décret sur les rythmes scolaires, par la CGT, FO, SUD et la FAEN. À Paris, s’y joindront le SNUipp, la CNT et des syndicats de la Ville.
À la rentrée 2013, la réforme a touché près de 22 % des écoliers du public. Hier, le ministère publiait les résultats d’une enquête sur les projets éducatifs territoriaux, cœur de la réforme. On apprend que les intervenants sont pour 59 % des personnels communaux et que ce sont « des animateurs en premier lieu ». Les autres intervenants, appartiennent pour 26 % à des associations locales (sports, musique, théâtre, danse, peinture), 7 % sont des bénévoles, 6 % des enseignants et  2 % des contrats d’avenir. Les activités physiques et sportives représentent 31% du total, et les activités artistiques et culturelles 30 %. Le tiers restant se partage entre les jeux de stratégie (10%), la lecture et écriture (10 %), les activités relevant de « la citoyenneté et développement durable » (8 %), les ateliers scientifiques (6 %) et langues (5 %).
Catégories: ENSEIGNEMENT