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samedi 26 janvier 2013

La « fragmentation » de la société et la lutte des classes

                                            La riposte


La « fragmentation » de la société et la lutte des classes 

samedi 26 janvier 2013

La « fragmentation » de la société et la lutte des classes
Le document d’orientation du 36e congrès du PCF, Il est grand temps de rallumer les étoiles, aborde la question de ce que ses auteurs appellent la « fragmentation de la société ». Cette formule fait référence à tout ce qui est susceptible d’opposer entre eux des individus ou des groupes d’individus : religion, ethnie, nationalité, sexe, âge, statut professionnel (fonctionnaires, travailleurs du privé, précaires, chômeurs…). Le document souligne à juste titre que la classe dirigeante utilise cette « diversité » pour diviser et, ainsi, affaiblir le camp de tous ceux qui ont intérêt à s’unir dans la lutte contre l’exploitation capitaliste.
D’après les auteurs du texte, cette stratégie aurait été couronnée d’un succès tel que le PCF se trouverait devant la nécessité de « faire émerger une nouvelle conscience de classe ». Si on prend les mots au sérieux, il faut donc en déduire soit que l’ancienne conscience de classe aurait disparu, soit qu’elle serait devenue inopérante – sinon, nous ne verrions pas pourquoi en appeler à une « nouvelle » conscience de classe. Les auteurs ne tranchent pas entre les deux termes de cette alternative, ce qui n’est pas très grave, car ils sont également faux, comme nous allons tenter de le montrer.
Cette question fait débat très au-delà des rangs du PCF. Qui n’a pas déjà entendu l’idée selon laquelle la classe ouvrière aurait « disparue », ou bien serait beaucoup plus « divisée » et « affaiblie » qu’auparavant, ou bien encore n’aurait plus de « conscience de classe » ? Ces idées circulent à une vaste échelle dans les milieux universitaires et les médias. Des armées de « sociologues » les déclinent de mille et une façons.
Le poids social du salariat...

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Une crise aux multiples dimensions : profits et bonus pour quelques uns, chômage et baisse des salaires pour beaucoup d’autres

                                      


Une crise aux multiples dimensions : profits et bonus pour quelques uns, chômage et baisse des salaires pour beaucoup d’autres

Celles et ceux qui espèrent un changement de politique de la part de nos gouvernements sociaux-libéraux ou néolibéraux à la solde des grandes institutions financières, des marchés et des grandes entreprises vont être déçus : même au bord de l’abîme, nos décideurs resteront inflexibles, la boussole rivée sur l’austérité tant l’attirance pour un taux de profit maximal est forte et la croyance aveugle en la sacro-sainte croissance immuable.
Nous savons pourtant par expérience - et à l’encontre de la théorie du ruissellement qui veut que la croissance se répercute mécaniquement du haut vers le bas des couches sociales - qu’un retour à la croissance du PIB |1| ne bénéficie pas à la grande majorité de la population. Il suffit pour cela de regarder l’extrême pauvreté persistante en Afrique et dans les pays émergeants. Mais qu’importe, les grandes institutions font et refont sans cesse de nouveaux pronostics de croissance, tels d’inlassables bulletins météo de l’âge capitaliste, sans égard pour l’inégalité sur laquelle elle se fonde.
M. Draghi, personnalité de l’année ou culte de l’arrogance ?
Le 14 Décembre 2012, le président de la Banque centrale européenne M. Draghi, interrogé par le Financial Times sur la souffrance sociale infligée pas les cures d’austérité qu’il impose avec le FMI et l’UE en Europe, estime qu’ "abandonner maintenant (les politiques d’austérité), comme certains le suggèrent, reviendrait à gâcher les immenses sacrifices faits par les citoyens européens". Malgré l’échec retentissant de ces politiques, le président de la BCE, sacré "personnalité de l’année |2|" par le même quotidien de référence financière pour avoir « grandement contribué à l’apaisement des marchés financiers en zone euro » , ne tient pas à décevoir et veut donc poursuivre la voie néolibérale tracée par Friedman (destruction totale de l’Etat social, privatisation…) quel qu’en soit le coût humain. La perte de souveraineté des Etats à la solde des créanciers ne l’inquiète pas puisqu’il dit œuvrer pour son rétablissement : "Les pays avec un endettement et des déficits élevés devraient comprendre qu’ils ont perdu leur souveraineté sur leurs politiques économiques depuis longtemps dans un monde globalisé. Travailler ensemble dans une union orientée vers la stabilité signifie en fait regagner de la souveraineté |3|". Ainsi, nous regagnerions de la souveraineté dans une Union européenne qui a récemment reçu le prix Nobel de la paix sous les applaudissements de l’OTAN ? De quoi nous inquiétons-nous puisque l’on veille si bien sur nous ? Rappelons si besoin est, que le nouveau traité MES (mécanisme européen de stabilité) prévoit une totale immunité pour les actions prises dans ce cadre avec le droit qui lui est conféré de superviser les budgets de chaque Etat membre et d’infliger des amendes à ceux qui ne respectent pas les directives…de la BCE ; que de nouveaux gouvernements en Italie et en Grèce sont arrivés au pouvoir sans élection sous l’œil bienveillant de la BCE et de l’UE ; que dès mars 2012, les missionnaires de la Troïka (BCE-UE-FMI) se sont installé de manière permanente dans les ministères à Athènes pour fouiller dans les comptes publics. « Souveraineté » dites-vous M. Draghi ? En tout cas pas celle des peuples.
Salaires en baisse, chômage en hausse

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Les raisons françaises de la déstabilisation du Mali

                                              


Les raisons françaises de la déstabilisation du Mali

La France se prépare à déstabiliser le Mali. Et pour cause ? Il y en a trois qui relèvent principalement des raisons classiques : les intérêts « français » et « individuels ».
Des intérêts français, la découverte du pétrole au Mali en est le déclencheur des hostilités. L’ex- président, Amadou Toumani Touré, faisait un rêve, celui de faire du Mali un pays producteur du pétrole. Mais le rêve ne dit pas que l’or noir est un or du diable, qui insère son producteur au rang de la malédiction où d’autres anciennes colonies françaises comme le Congo Brazzaville, le Gabon... sont depuis, tenus en laisse par Paris.
Première raison
Le Mali peut toujours jouer le jeu de la démocratie en organisant des élections crédibles et en assurant des alternances dans la paix tant qu’une goutte de pétrole ne coule pas encore du bassin de Taoudéni dans le nord du pays. Taoudéni ? C’est à la fois une cuvette dont le dépôt centre atteint plus de 5000 m d’épaisseur et une superficie d’environ 1.500.000 km², soit le plus vaste bassin sédimentaire on-shore d’Afrique occidentale, qui s’étend hors du Mali au Niger, en Mauritanie, au Burkina Faso et en Algérie. Cette précision est d’une importante capitale à noter pour la suite de l’analyse.Il est de bon augure pour ATT de créer, dès 2004, l’Autorité pour la promotion de la Recherche Pétrolière au Mali (AUREP). Des conventions de partage de production et de concession pour 29 blocs répartis sur cinq bassins sédimentaires sont signées entre le gouvernement malien (9 blocs) et les sociétés de recherche pétrolière pour les 20 autres blocs. Parmi ces sociétés, il y a la compagnie italienne d’hydrocarbure ENI (50%), l’australienne Baraka Petroleum (25%) et l’Algérienne SIPEX (25%), dont les opérations de sondages sismiques des blocs 1, 2, 3, 4 et 9 sont assurées par l’Entreprise Nationale Algérienne de Géophysique (ENAGEO), une filiale de SONATRACH qui est la première des douze sociétés pétrolières d’Afrique. Sans oublier l’apport de 46 milliards de FCFA par PetroPlus Angola, destinés à la promotion de la recherche pétrolière, à l’exploitation, au transport, au raffinage des hydrocarbures liquides et gazeux, et à la formation du personnel technique malien.Très bien tout cela ! Sauf que dans l’Eden du pétrole d’un pays tenu en laisse par la France, citer ou ne pas citer le nom de Total/Elf est synonyme de consommation d’un fruit qui rend ivre et provoque de grands changements aux consommateurs. Car, présent ou non auprès d’eux, Total/Elf est un serpent toujours présent dans l’Eden du pétrole et dont on ne peut qu’être pénétré de son influence. L’ivraie s’introduit parmi le bon grain ; d’où le péché originel qui expose d’ores et déjà, pour de nombreuses décennies, des générations maliennes entières à en payer le prix.
Deuxième raison...

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François Hollande le guerrier : l’intervention impérialiste française au Mali

                                         


François Hollande le guerrier : l’intervention impérialiste française au Mali

Alors que le chômage et la précarité font ravage en France, François Hollande et son gouvernement, pour mieux masquer la faillite de leur politique économique et sociale, envoient leurs troupes au Mali ! « Nos forces armées ont apporté cet après-midi leur soutien aux unités maliennes pour lutter contre ces éléments terroristes » déclarait solennellement le président français vendredi 11 janvier 2013 (1). La droite et l’extrême droite approuvent et applaudissent. Le plan Vigipirate passe du « rouge » au « rouge renforcé ». Il deviendra probablement « rouge écarlate » comme le sang qui va couler au Mali et dans la région ! Les médias bourgeois, sans relâche, propagent leur chauvinisme et distillent comme du venin leur propagande guerrière justifiant l’intervention militaire. Journalistes, hommes et femmes politiques, consultants, militaires et experts en tout genre déferlent sur les plateaux de télévision pour asséner leur « vérité », détournant ainsi l’attention des classes populaires des véritables problèmes qui les rongent au quotidien pour mieux servir les intérêts de la classe dominante.
Cette intervention a été décidée au moment même où la bourgeoisie française vient d’obtenir, grâce à François Hollande, tout ce qu’elle voulait en matière de licenciements, de flexibilité de l’emploi et des baisses des rémunérations des salariés (2). Pour les sociaux-démocrates au pouvoir, l’ennemi à combattre n’est pas la bourgeoisie qui fait payer aux peuples ici et en Afrique les terribles conséquences de son système de production, mais « le terrorisme ». Il faut donc, vaille que vaille, battre les tambours de la guerre et mobiliser toute la nation derrière son chef, François Hollande. Peu importe le coût de cette énième guerre des sociaux-démocrates. Les politiques d’austérité, de contraintes budgétaires et des réductions des dépenses publiques sont réservées aux classes populaires. Quand on mène une guerre au service des grands groupes français, on ne compte évidemment pas .Tout le discours sur la lutte contre les déficits publics répété bêtement et inlassablement par les représentants de la classe dominante s’évapore comme par enchantement ! On trouve facilement et rapidement les fonds nécessaires pour financer cette opération qui, selon le chef de l’État, « durera le temps nécessaire ».
La guerre est ainsi déclarée, non pas contre le despotisme des marchés financiers, contre le chômage, contre la misère, contre les injustices sociales mais contre « le terrorisme » au... Mali ! C’est vraiment la préoccupation première des ouvriers, des chômeurs, des précaires, des travailleurs pauvres, des sans abris, bref de tous les laissés- pour-compte broyés par la machine capitaliste.
De plus en plus de citoyens rejettent la politique du gouvernement Hollande et se rendent compte qu’elle n’est, en fait, que le prolongement de celle menée par Sarkozy : une politique exclusivement au service de la classe dominante. La guerre apparaît alors comme un puissant moyen pour « fabrique » tout du moins à court terme, un consensus permettant de perpétuer la même politique de classe. Il faut donc inventer des ennemis extérieurs pour mieux servir les intérêts des puissants à l’intérieur : « Dans ces circonstances, le rassemblement des Français est une force supplémentaire pour la réussite de notre action », disait François Hollande....

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Vieux indésirables ?... Un débat pour le siècle qui vient.

                                         


Vers l’obsolescence programmée de l’humain

Vieux indésirables ?... Un débat pour le siècle qui vient.

Le ministre Cahuzac lance un ‘ballon d’essai’, en testant la réactivité de ‘l’opinion’ qui remplace désormais les traités de Jaurès, en répondant complaisamment à une proposition du MEDEF du 15 janvier 2013 , visant à ce que la hausse des pensions de retraite soit inférieure à l’inflation jusqu’en 2017. Théophraste a eu raison de remarquer que ‘Les syndicats sont contre. La CFDT pourrait l’accepter.’ Et de nous préciser que ‘Nicolas Sarkozy avait toujours refusé une telle mesure.’ (1) : ‘Cahuzac : haro sur les vieux, ces pelés, ces galeux dont nous vient tout le mal
La longue saga de la collaboration de classe :
Au bon temps de la ‘Refondation sociale’ du MEDEF, vous savez cette ‘avancée’ qui devait nous faire entrer dansla modernité, la compétitivité, le flexibilité, en un mot l’age d’ Or de la collaboration de classe, et du capitalisme sans entrave…
En ce temps d’apogée de la CFDT, qui portait l’étendard de l’illusion des ‘partenaires sociaux réunis’ élevée au rang de vertu prolétarienne.
En ce temps où triomphaient les idéologues et manipulateurs sémantiques de la Nouvelle Droite, pour effacer les ‘mots’ de la lutte des classes et les remplacer par ceux de la servitude volontaire. En ce temps où le Travailleur, producteur de richesse, est devenu le ‘salarié’ bénéficiaire d’une aumône qui amputait les profits des Actionnaires (2)…
En ce temps là, j’avais ‘détourné’ un dessin humoristique montrant le néo camarade Chérèque, enfant spirituel de Nicole Notat sortant d’une ‘négociation patronale’ a ses yeux victorieuse… (Vous savez Nicole Notat, ce brillant exemple de l’ascenseur social qui fit d’une institutrice méritante, la première femme en France à diriger une organisation syndicale. Elle fut aussi le leader attendu du CNPF de l’époque, pour que l’ingestion de couleuvres remplace les augmentations de salaires et accompagne le démantèlement du Code du Travail… Celle-ci finira son parcours en quittant ses fonctions de Secrétaire générale de la CFDT pour créer une agence de notation éthique "VIGEO"… Ah l’Ethique ! Le baume au cœur des Entrepreneurs sarko-catho compatibles, l’hostie syndicale du consensus entre exploités et exploiteurs !).
En ce temps, donc, je détournais la ‘bulle’ d’un dessin humoristique, faisant dire au jeune promu Chérèque « Les négociations ont été difficiles, mais victorieuses… Ils voulaient nous prendre un œil, un bras et les couilles… Nous avons sauvé l’oeil et la main. Reprenons le travail mes amis ! » … C’était autour des ‘grandes grèves’ de 1995 je crois…
C’était bien après le ‘temps déraisonnable’…

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Les vrais visages du terrorisme en Afrique.

                                         


Les vrais visages du terrorisme en Afrique.

Au moment, on nous informe que le terrorisme menace l’Afrique et qu’au nom de la lutte contre ce terrorisme, on dit mener actuellement une "guerre humanitaire" au Mali, examinons ce qu’est réellement le terrorisme sous les tropiques. Après 4 siècles de razzias négrières transatlantiques et arabo-musulmanes, plus d’1 siècle de colonisation, les populations africaines rentrèrent en lutte pour leur libération. Mais ces luttes furent court-circuitées et les meneurs matinalement assassinés et remplacés par des guignols sanguinaires dont l’unique mission est de confirmer le continent dans l’orbite de ceux qui l’ont investi depuis lors pour le priver de toutes ses ressources, à commencer par les ressources humaines qui, après avoir servi dans les champs de coton, dans les mines, sur les chantiers loin d’Afrique, doivent continuer par travailler à leur bien-être cette fois-ci sur le continent lui-même. Sous le contrôle de surveillants drapés en costume-cravate comme le maître. Malheur aux peuples gouvernés par des esclaves triés sur le volet et affranchis pour les besoins de la cause par le maître qui les habille à son image créant ainsi chez ces "surveillants" l’illusion qu’ils sont devenus ses égaux. Le pouvoir de la terreur que le maître a attribué à ces contremaîtres se révèle si destructeur que certains africains n’hésitent pas à regretter ouvertement le remplacement du colon aux yeux bleus par ceux qui, par la couleur de peau, semblaient être leurs frères. Jeunesse renvoyée en exil par la Méditerranée où si elle ne fait pas tirer dessus par les garde-frontières du dispositif Frontex, elle se fait bouffer par des requins, prédation, avidité, mépris envers les populations, violence incessante, destruction méthodique de toute idée tournée vers l’endogène...voilà quelques-unes des méthodes de gouvernement des satrapes. Voici un bref résumé du terrorisme de certains parmi eux. Le lecteur nous excusera de n’avoir pas les cité tous. C’est par manque de place, et pour aucune autre raison. C’est pourquoi le lecteur est prié de compléter la liste, voire énumérer les crimes qui n’ont pu être cités ici.
1. Gnassingbé 1er + Gnassingbé 2 : 50 ans au pouvoir au Togo, au moins 50.000 morts directs par violences militaro-policières, Assassinat de Sylvanus Olympio puis retour du Togo dans les escarcelles de la France, au moins 1.000.000 de togolais tués de diverses manières (crimes économiques, maintien du Franc CFA, coopération-suicide, absence d’infrastructures de base de santé, absence d’eau, délabrement mental collectif savamment entretenu...). Tortures + Maintien des frontières coloniales + Ecole coloniale + braquages électoraux incessants + Opposition et populations soumis à un terrorisme permanent + Sabotage de la culture africaine.
2. Bongo 1er + Bongo 2è : 46 ans au pouvoir au Gabon, au moins 20.000 morts directs, au moins 1.000.000 d’africains au Gabon tués de diverses manières (financement des partis politiques en France de l’extrême droite à l’extrême gauche, maintien du Franc CFA, coopération-suicide, absence d’infrastructures de base de santé, absence d’eau, délabrement mental collectif savamment entretenu...). Tortures + Maintien des frontières coloniales + Ecole coloniale + braquages électoraux incessants + Opposition et populations soumis à un terrorisme permanent + Sabotage de la culture africaine...

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Les bombardements au Mali et l’interventionnisme occidental. (The Guardian)

                                             


Les bombardements au Mali et l’interventionnisme occidental. (The Guardian)

Au moment où des avions français bombardent le Mali, une statistique toute simple explique le contexte : cette nation de l’Afrique de l’Ouest de 15 millions d’habitants est le huitième pays où les puissances occidentales ont, ces dernières années, bombardé et tué des musulmans, après l’Irak, l’Afghanistan, le Pakistan, le Yémen, la Libye, la Somalie et les Philippines (sans parler des nombreuses tyrannies mortifères soutenues par l’Occident dans cette région du globe). Pour des raisons évidentes, la rhétorique selon laquelle l’Occident n’est pas en guerre avec le monde musulman sonne de plus en plus faux chaque fois que le militarisme progresse. Mais cette nouvelle campagne massive de bombardements nous révèle des enseignements essentiels concernant l’interventionnisme occidental, des leçons qui, comme toujours, sont résolument ignorées.
Premièrement, comme l’a souligné le New York Times, l’instabilité que connaît le Mali est, pour une large part, la conséquence directe de l’intervention de l’Otan en Libye. En particulier, « des combattants islamistes lourdement armés, très aguerris par les combats en Libye », « les importants stocks d’armes sortis de Libye, ainsi que des combattants différents, plus islamisés de retour de ce pays » ont joué un rôle de catalyseur dans l’effondrement d’un gouvernement soutenu par les États-Unis. Pour reprendre l’excellente analyse d’Owen Jones dans le quotidien britannique The Independent :
« Cette intervention est la conséquence d’une autre intervention. On a fréquemment vendu la guerre en Libye comme un modèle de réussite pour un interventionnisme à visées progressistes. Pourtant, le renversement de la dictature de Kadhafi a eu des conséquences que les services de renseignement occidentaux ne se sont probablement pas donné la peine d’envisager. Les Touaregs – qui traditionnellement venaient du nord du Mali– constituaient une proportion importante de son armée. Lorsque Kadhafi fut éjecté du pouvoir, ils retournèrent chez eux : parfois sous la contrainte lorsque des Africains noirs subirent des agressions dans la Libye post-Kadhafi, une donnée gênante largement ignorée des médias occidentaux. La guerre en Libye fut considérée comme un plein succès, seulement nous en vivons actuellement le contrecoup. »
À chaque fois, les interventions occidentales s’achèvent par incompétence ou par manque d’objectifs, et elles sèment les graines d’interventions futures. Étant donné la très grave instabilité qui affecte la Libye actuellement, couplée à la colère durable consécutive à l’attaque contre Benghazi, dans combien de temps nous annoncera-t-on que des bombardements et des envois de troupes dans ce pays sont – une fois encore – nécessaires pour combattre les forces "islamistes" au pouvoir : des forces mises en place grâce au renversement par l’Otan du gouvernement de ce pays ? ...
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Pour Harlem Désir, les Républicains espagnols étaient « Fiers, soulagés et reconnaissants » de l’accueil que la France leur a fait.

                                       


Pour Harlem Désir, les Républicains espagnols étaient « Fiers, soulagés et reconnaissants » de l’accueil que la France leur a fait.

Intervenant lundi 21 janvier 2012 en début de l’émission « Mots Croisés » sur France 2, dont le sujet était l’intervention française au Mali, le Secrétaire du PS, député européen, a tenu les propos hallucinants ci-dessous :
« Juste avant cette émission, j’étais à Montreuil où nous organisions une réunion de solidarité avec le peuple malien et j’ai vu des hommes et des femmes, beaucoup de Maliens de France, qui étaient à la fois inquiets, pour leur pays, comme ont pu être des réfugiés, vous savez, des Espagnols ou autres qui ont été accueillis en France au moment où leur pays traversait des drames, ou des guerres, et qui en même temps étaient fiers de la solidarité de la France qui étaient soulagés, qui étaient reconnaissants ». 
Et moi, comme beaucoup de Français, je crois, je suis fier que la France ait été à ce rendez-vous de la solidarité internationale, que nous ayant porté assistance à un peuple en danger… »
 [en dépit de la confusion que la formulation rend possible, osons espérer qu’il pense uniquement au Mali et pas à l’Espagne dans cette dernière phrase].
Vidéo : http://www.france2.fr/videos/75850033
Faut-il rappeler que :
1- La République espagnole a été balayée sous nos fenêtres par un coup d’Etat militaire du général Franco, aidé par les armées de Mussolini et d’Hitler et dans l’indifférence de la France qui a pratiqué une « politique de non-intervention » ? La France a laissé un régime fasciste s’installer durablement derrière une de ses frontières.
2- Les Républicains vaincus ont été accueillis en France comme des bandits, parqués dans des camps d’internements cernés par des barbelés et des miradors ? 
3- Que les couples ont été dispersés ?
4- Que ces camps (Gurs, Rivesaltes, Argelès-Sur-Mer, St-Cyprien-Plage, Agde, le Vernet et Septfonds) étaient placés sous la direction d’un général ?
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Le Mali à la carte

                                         
                                        


Après le Mali : la Mauritanie, le Niger, l’Algérie, le Burkina Fasso ?

Le Mali à la carte

En France, la gastronomie, la mode, les parfums et les arts se font remarquer. Toute personne gourmande satisfait ses expectatives en choisissant son plat favori, servi “à la carte”. Cependant la production française va au delà des subtilités et des goûts, perfectionnés par des mains expertes et s’étend à des domaines dangereux.
Le pays occupe la 4è place en matière d’exportations d’armements et le 3è fournisseur d’armes aux pays sous développés. L’Asie, l’Océanie et le Moyen Orient sont ses principaux clients.
L’Empire colonial français s’est étendu au continent africain, à plusieurs territoires asiatiques et à quelques territoires en Amérique Latine. Il a été le précurseur de ce que le gouvernement étasunien a baptisé « le pouvoir intelligent ».
Les entreprises, la technologie, les investissements et l’éducation d’Africains dans des universités de l’ancienne métropole, ont facilité la présence française après la libération de plusieurs pays, sous la forme néocoloniale. Malgré le processus de décolonisation appuyé par les Nations Unies, la France conserve des colonies comme la Nouvelle Calédonie, le Mayotte, la Réunion et la Guyane, où elle a des bases militaires et navales capables d’intervenir rapidement dans diverses géographies.
L’irruption de la France au Mali ne doit pas surprendre. L’origine de son intervention rapide, pourrait se trouver dans le plat idéal, « servi à la carte » avec la demande d’aide préalable du Président, suite à des contradictions entre le gouvernement, les militaires, les conditions très instables dans cette région, les rebellions des Touaregs et une instabilité politique généralisée qui ont favorisé cette attitude impérialiste.
Cependant, les origines de cette “nouvelle guerre” se trouvent dans des objectifs de recolonisation (sans tenir compte du parti politique au gouvernement). Dans le panorama global complexe il y a un repositionnement dans des zones clefs, étant des grandes réserves de matières premières, vitales pour l’impérialisme. Il suffit de réviser le livre blanc de la stratégie nationale française de 2007 pour comprendre que le sort de l’Afrique est prioritaire dans les objectifs de Paris :
- “les dits foyers de tension déterminent les menaces à la sécurité française, notamment en Afrique, dans la zone allant de la Mauritanie jusqu’à la Somalie...

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Guerre au Mali - De chair et de sang

                                     


Guerre au Mali - De chair et de sang

Les médias français et l’information : "En France, en hiver, il neige. Et sur la neige, oops !, ça glisse"
C’était une bonne nouvelle. La Banque mondiale annonçait une croissance économique en hausse pour l’Algérie, 3.2% pour 2013, et elle prévoyait 4.3% pour 2015. L’économie, c’est connu, aime la sécurité et la stabilité. Certes l’Algérie mérite mieux, peut faire mieux, doit faire beaucoup plus pour émerger réellement économiquement. Et là, il reste à faire l’essentiel : une véritable concorde nationale, une transition pacifique vers une vraie démocratie.
La nouvelle était donc réconfortante pour qui aime ce pays en dehors de tout esprit partisan. Et voilà que survient une nouvelle intervention française, sur nos frontières, avec immédiatement l’affaire d’In Amenas et les signes avant-coureurs de nouveaux drames. Personne ne s’y trompe en Algérie et chacun est inquiet.
Il n’y a que le président François Hollande qui peut affirmer, sûr de lui et tranquille, que "ce qui se passe en Algérie justifie encore davantage la décision de venir en aide au Mali (déclaration du 17 janvier). C’est l’exemple même d’une perversion de la logique, à travers une logique rétroactive qui veut justifier un évènement par celui d’après. Le pyromane ne met jamais le feu chez lui, il le met chez les autres, puis il accourt proposer son aide.
LA SOUVERAINETÉ
La première intervention militaire française en Libye avait déstabilisé la région. Le Président français a aujourd’hui le front d’en justifier une deuxième et de chercher à nous y entraîner...
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