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mercredi 23 janvier 2013

Le plan de restructuration de Renault, appuyé par le gouvernement, montre ce que signifierait la transcription dans la loi de l’accord MEDEF-CFDT


Le plan de restructuration de Renault, appuyé par le 

gouvernement, montre ce que signifierait la transcription

 dans la loi de l’accord MEDEF-CFDT

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Le 15  janvier, la direction de Renault a annoncé un plan de quelque 8 300 suppressions d’emplois en France d’ici à 2015. L’Etat étant le premier actionnaire (15% du capital), la responsabilité du gouvernement est directement engagée.
Informations Ouvrières du 24 janvier publie un dossier spécial sur le plan Renault et l’accord MEDEF-CFDT-gouvernement.
A lire dans IO
♦ Le journal du POI montre comment le plan Renault  constitue la première application de l’accord interprofessionnel sur la « compétitivité » et la « sécurisation de l’emploi » conclu entre le patronat et la CFDT le 11 janvier. En effet, non seulement il y a les suppressions d’emplois, mais la direction voudrait imposer un accord de groupe cassant brutalement ce qu’ils appellent « le coût du travail ». Cet accord devrait imposer la mobilité au sein de deux grandes zones géographiques (ouest et nord-est). Il supprimerait les indemnités journalières (représentant 1 400 euros mensuels) actuellement  accordées pour le logement et la nourriture sur le nouveau lieu de travail. Le temps de travail serait allongé du temps de travail annuel, en baissant les temps de pause journaliers et en supprimant des jours de RTT.
 Informations Ouvrières publie les déclarations des ministres Montebourg et Sapin qui apportent  leur  soutien au plan de Renault en précisant que les lignes rouges que le gouvernement a fixées sont respectées”. Ils insistent  : «L’Etat est particulièrement attentif à ce que Renault puisse, dans une période très déprimée (…), conserver ses avantages compétitifs et comparatifs. »
♦ L’hebdomadaire, « tribune libre de la lutte des classes », donne la parole à des syndicalistes CGT de Renault-Cléon. L’un dit : « pas un syndicat ne doit ratifier un tel accord » et l’autre après avoir cité le tract sorti à la fonderie avant la grève le 16 janvier, conclut: « Moi, j’appelle les gars de la fonderie à se tourner vers leurs collègues de la production pour les informer, les convaincre de se préparer à la bagarre. »
CFNUn militant POI des Yvelines informe que: « Des débrayages spontanés ont eu lieu, notamment à Sandouville, à Cléon et au Mans. A Flins, des travailleurs de l’équipe du matin voulaient débrayer, contre l’avis de certains dirigeants. Et puis, il y a eu les déclarations de Montebourg et du gouvernement en soutien à la direction de Renault. Malgré tout cela, vendredi 18 janvier, dans les ateliers, les travailleurs ont voté la grève. L’intersyndicale qui s’est réunie ensuite a décidé d’appeler pour le 23 janvier à deux heures de grève par équipe, ce qui n’était pas forcément ce que souhaitaient les travailleurs (…). »
« Comment, dans cette situation, bloquer l’accord de compétitivité à Renault et les 8 260 suppressions d’emplois qui l’accompagnent ? Comment gagner l’annulation du plan de 11 000 suppressions d’emplois à PSA ? » Ce sont ces questions que se posent les travailleurs à Flins, à Poissy et partout ailleurs.

Catégories: AUTOMOBILEEMPLOIPOLITIQUE

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Les métallos de Florange poursuivent leur périple au PS



Le Point.fr



Dans la matinée, une dizaine de salariés du site industriel mosellan avaient tenté de

 s'enchaîner aux grilles de Matignon. Ils ont ensuite été reçus par Harlem Désir au PS


Après s'être rendus à Matignon pour tenter de s'y enchaîner, une dizaine de salariés de
 Florange, dont le leader CFDT Edouard Martin, se sont présentés au siège du PS pour y être
 reçus par le premier secrétaire Harlem Désir. "Lui, au moins, il nous reçoit", a lancé Edouard
 Martin devant le siège du PS, rue de Solférino (7e). Le parti a confirmé que ces salariés
seraient reçus par Harlem Désir.
Plus tôt mercredi matin, ils avaient tenté de s'enchaîner à la grille d'une fenêtre de Matignon
mais avaient été rapidement délogés par les forces de l'ordre. Les services du Premier ministre
ont fait savoir qu'"aucune demande de rendez-vous" n'avait été faite.
"On veut demander au PS qu'il s'exprime sur l'accord signé (le 30 novembre entre ArcelorMittal
 et le gouvernement) qui prévoit la fermeture des hauts-fourneaux" du site mosellan, a indiqué
l'un des salariés. "On veut que certains au PS aient le courage de taper sur la table et de rouvrir
 le dossier Florange. On veut que le plan Montebourg (prévoyant une nationalisation temporaire)
entre en vigueur", a dit Jérémie Jolliot (CFDT). Une délégation intersyndicale a rendez-vous en
fin de matinée à l'Élysée pour remettre au conseiller social de François Hollande, Michel Yahiel,
 une pétition en faveur de la nationalisation.
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« Ni amendable ni négociable : l’accord Medef/CFDT ne doit pas devenir loi. Unité pour le retrait ! »


« Ni amendable ni négociable : l’accord Medef/CFDT ne doit pas devenir loi. Unité pour le retrait ! »

L'éditorial d'Informations Ouvrières

Retour sur un accord et ses suites

L’EDITO d’INFORMATIONS OUVRIERES
par Daniel Gluckstein,
Secrétaire national du POI.
Le gouvernement est pressé : le 6 mars, le Conseil des ministres examinera pour adoption le projet de loi transposant l’accord Medef/CFDT sur « la sécurisation de l’emploi ». Un accord (cf. notre précédent numéro) qui prétend démanteler le Code du travail, faciliter licenciements, déréglementation et baisse des salaires, et remettre en cause les prérogatives des confédérations syndicales. Un accord que la présidente du Medef, Laurence Parisot, a salué comme « potentiellement historique », et qui a arraché ce cri du cœur à un responsable syndical : « Un accord scélérat, encore un. Tout bénéfice pour le patronat. Les patrons pourront licencier plus facilement… pour “sécuriser l’emploi”. Cherchez l’erreur ! L’accord sur la sécurisation de l’emploi trahit les intérêts du salariat. Pour ceux qui signent cet accord, c’est la capitulation totale. Honte à la CFDT ! »
A l’heure où tombe le plan de 7 500 suppressions d’emplois à Renault, venant après les plans de PSA, Mittal et combien d’autres, cet accord touche aux problèmes les plus angoissants pour toute la population laborieuse.
Sans doute François Hollande a-t-il enregistré le refus de signer de la CGT et de la CGT-Force ouvrière comme un échec pour l’objectif qu’il s’était fixé : le « compromis historique ». Il ne désarme pas pour autant, décidé à satisfaire aux exigences de déréglementation et de balkanisation des droits ouvriers qu’implique son allégeance au TSCG, à l’Union européenne et au capital financier. C’est pourquoi il convoque une nouvelle conférence sociale en juillet. C’est pourquoi, aussi, il invite les organisations syndicales, signataires et non signataires, à participer à l’élaboration du projet de loi (1).
Cela pose une question : peut-on amender une loi dont la seule fonction est de détruire les droits ouvriers ? C’est ce que proposent les parlementaires de la « gauche » du Parti socialiste. C’est ce que revendique aussi André Chassaigne, président (PCF) du groupe du Front de gauche à l’Assemblée nationale. Interrogé par Paris Match («Le Front de gauche va-t-il se battre pour réorienter le sens de ce texte ? »), il répond : « Bien sûr, il n’est pas question pour nous de nous aligner derrière une volonté gouvernementale de ne pas toucher une ligne du texte (…). Quand un texte est proposé, on est là pour montrer les insuffisances, pour l’amender. »
Le conseil fédéral national du Parti ouvrier indépendant, pour sa part, a décidé de mener campagne pour aider à la réalisation de l’unité des travailleurs et de leurs organisations sur une exigence : le retrait, pur et simple, de l’accord Medef/CFDT et du projet de loi que le gouvernement prétend en tirer. C’est le premier pas pour bloquer la politique d’un gouvernement qui — de la réforme Peillon à la contre-réforme des retraites en préparation, en passant par l’acte III de la décentralisation — se contente d’exécuter les injonctions de la troïka (Union européenne, FMI, Banque centrale européenne) et du capital financier.
Ni amendable ni négociable : l’accord Medef/CFDT ne doit pas devenir loi. Unité pour le retrait !
(1) A quoi Bernard Thibault répond, le 18 janvier, qu’il enregistre « avec satisfaction que (…) la CGT aura voix au chapitre », précisant : « Nous allons avoir des séances de travail très concrètes avec le ministère du Travail pour regarder le texte dans le détail. »

Santé publique : « un choix gouvernemental délibéré en faveur du secteur commercial ? » interroge le président de la Fédération hospitalière de France


Santé publique : « un choix gouvernemental délibéré en faveur du secteur commercial ? » interroge le président de la Fédération hospitalière de France

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s'informerSanté publique : « un choix gouvernemental délibéré en faveur du secteur commercial »? C’est la question que pose Frédéric Valletoux, président de la Fédération Hospitalière de France (FHF), dans une lettre publique à Marisol Touraine, ministre de la Santé.
En effet, le ministère, au cours de la « concertation » précédant la fixation des nouveaux tarifs de l’assurance maladie pour la rémunération des établissements, a annoncé, par sa Direction générale de l’offre de soins (DGOS), que les tarifs payés par la Sécurité sociale baisseraient : de 1,71% pour le public, de 0,57% pour le privé. Ceci dans le but, selon la DGOS, de limiter la progression des dépenses de santé à 2,7% en 2013, et 2,6% pour le seul secteur hospitalier, taux fixé dans la loi de financement de la sécurité sociale.
Constituée de 28 fédérations hospitalières régionales, la FHF réunit plus de 1 000 établissements publics de santé et autant de structures médico-sociales, soit la quasi-totalité des établissements du secteur public. Elle avertit qu’elle se verra « contrainte d’appeler la communauté hospitalière à se mobiliser pour faire échec à ce que beaucoup pourraient considérer comme une véritable casse de l’hôpital public ».
Le secteur « médecine-chirurgie-obstétrique » de la Fédération de l’Hospitalisation Privée (FHP-MCO) proteste également contre la baisse des tarifs – trois fois moindre – qui l’affecte et, selon elle, menacerait l’emploi et les investissements. Dans un communiqué, elle menace également de « réagir ».

L’ambition contrariée de Vincent Peillon


http://fressoz.blog.lemonde.fr/


L’ambition contrariée de Vincent Peillon


Un article de Françoise Fressoz éditorialiste au Monde
Philosophe de formation, Vincent Peillon porte une grande ambition pour l’école. Le ministre de l’éducation nationale veut être le socialiste qui aura refondé l’école, rendu leur fierté aux enseignants, mis fin à la "casse" entreprise, selon lui, sous le précédent quinquennat.

Rue de Grenelle, sur les murs de son ministère, une grande banderole annonce la couleur : "refonder l’école". Il fallait oser, car l’ambition paraît démesurée par ces temps de disette budgétaire.
Le ministre s’est cependant donné le maximum de moyens pour réussir : son ministère a été sanctuarisé, il ne subit pas de coupes budgétaires ; 60 000 emplois nouveaux ont été promis par François Hollande alors que partout ailleurs on coupe. De quoi faire pâlir d’envie les autres fonctionnaires. En outre, Vincent Peillon a ouvert la concertation sur tous les sujets sensibles dès son arrivée.
Sur le papier, tout est impeccable. Et pourtant, sur le terrain, ça coince : plus de 80 % des enseignants parisiens du primaire étaient aujourd’hui en grève pour protester contre le rétablissement de la semaine de quatre jours et demi qui existait il y a quatre ans et demi...

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Sapin : "Il faudra prendre des mesures sur le régime chômage"



Sapin : "Il faudra prendre des mesures sur le régime chômage"

Le Monde.fr |  • Mis à jour le 

Quand les banques célèbrent l’anniversaire du discours du Bourget…



Lu sur le blog de Roul Marc Jennar
23 jan2013
C’était il y a un an. Le candidat Hollande, au meeting du Bourget, pointait du doigt son « véritable adversaire » : « Il n’a pas de nom, pas de visage, pas de parti, il ne présentera jamais sa candidature, il ne sera donc pas élu, et pourtant il gouverne. Cet adversaire, c’est le monde de la finance. ».
Un an après, ce sont surtout les banques qui célèbrent cet anniversaire. Grâce à leurs réseaux d’influence, elles ont pesé de tout leur poids pour vider de sa substance le projet de « loi de séparation et de régulation des activités bancaires » que le gouvernement doit soumettre à l’approbation du Parlement d’ici fin février. Avec un grand succès, puisque le texte n’est plus que l’ombre des engagements de campagne du candidat Hollande.
Parmi ses promesses les plus emblématiques, la séparation claire des activités de crédit, de dépôt et celles de spéculation n’est désormais plus à l’ordre du jour. « Cette loi ne s’attaque pas aux vrais problèmes et aura peu d’effet sur l’activé des banques. Elles vont continuer à prendre des risques et ne seront pas incitées à faire leur vrai métier : financer les investissement, les emplois, les logements » analyse Aurélie Trouvé, co-présidente d’Attac France...
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