Ce matin encore, Matignon affirmait, à propos de l’accord intervenu en le gouvernement et Mittal sur l’avenir du site de Florange (Moselle) qu’ « il s’agit d’un accord industriel entre l’État français et un opérateur privé qui n’a pas à être rendu public ». Depuis, le site internet du quotidien Le Monde, qui rapportait cette affirmation, a obtenu une copie du fameux texte.
Mais dès hier, deux anciens dirigeants d’Arcelor, Guy Dollé, Jean Louis Pierquin, ont révélé les avantages que Mittal tire de sa négociation avec le Premier ministre. Les 180 millions, présentés par le gouvernement comme un investissement, sont « la rentabilisation de la fermeture ». En effet 30 millions par an étaient prévus pour cette fermeture sur 5 ans. De plus il n’était pas nécessaire d’avoir recours à un plan social et c’était de l’intérêt de Mittal de l’éviter « compte tenu de la pyramide des âges ». Mais « ça ne veut pas dire pas de suppression d’emplois ».
Le document de deux pages cité en partie par Le Monde confirme que « “ les investissements stratégiques ” » ne représenteront que 53 millions d’euros de l’ensemble. Tout le reste, ce sera “ le flux d’investissements courants, les investissements de pérennité, santé, sécurité et progrès continu, et la maintenance exceptionnelle ”, c’est-à-dire un vaste fourre-tout où à peu près tout et n’importe quoi peut être comptabilisé, et notamment les frais de maintenance. »
Quant au projet ULCOS, il permet selon Guy Dollé, de justifier la mise en sommeil des installations, ce qui est moins couteux que leur arrêt et la dépollution du site.
La réunion entre les syndicalistes de Florange (Moselle) et le premier ministre Jean-Marc Ayrault, prévue mercredi 5 décembre à 18 heures, risque de virer à l'explication de texte. L'accord signé entre ArcelorMittal et le gouvernement, que Matignon refuse de publier mais dont Le Monde s'est procuré une copie, est en effet loin de lever toutes les interrogations sur le site lorrain du numéro 1 mondial de la sidérurgie.
Dans ce document de – seulement – deux pages, il est ainsi indiqué que les 180 millions d'euros d'investissement sur cinq ans promis par ArcelorMittal seront certes "réalisés de manière inconditionnelle", à la différence de ceux promis par Lakshmi Mittal à Nicolas Sarkozy en 2008. Mais "les investissements stratégiques" ne représenteront que 53 millions d'euros de l'ensemble.
Tout le reste, ce sera "le flux d'investissements courants, les investissements de pérennité, santé, sécurité et progrès continu, et la maintenance exceptionnelle", c'est-à-dire un vaste fourre-tout où à peu près tout et n'importe quoi peut être comptabilisé, et notamment les frais de maintenance. Exactement ce que craignaient les syndicats, qui accusent Lakshmi Mittal de vouloir faire passer pour une concession de sa part des dépenses qu'il était de toutes façons obligé d'effectuer.
Néanmoins, il est indiqué que le train à chaud, un équipement stratégique du site,"fait partie des outils majeurs du dispositif de laminage" de l'entreprise et verra donc son niveau de production "maintenu autour de 2 millions de tonnes par an pour alimenter en bobines l'aval de la Lorraine ". Cette pérennisation du train à chaud était réclamée depuis longtemps par l'intersyndicale de Florange.
SÉCURISER L'EMPLOI
Concernant les activités de packaging (fabrication du métal pour boîtes de conserve et canettes), dont une ligne sur deux seulement fonctionne actuellement sur le site, il est écrit noir sur blanc que "ArcelorMittal concentrera les activités de l'amont du packaging de l'entité Atlantique et Lorraine sur Florange ", ce qui devrait assurer la survie des lignes d'étamage "pendant cinq ans" et sécuriser du même coup l'emploi sur la même période. En échange, "l'activité amont de Basse-Indre [un autre site ArcelorMittal situé en Loire-Atlantique] sera mise en arrêt temporaire" et l'activité de recuit d'Ebange, une autre usine du groupe située près de Florange, pourra être mise en "arrêt temporaire" elle aussi, "en fonction de l'optimisation des carnets".
Mais, peut-on lire dans cet accord, "ce transfert d'activité n'impactera pas les effectifs inscrits à Basse-Indre", un engagement sur lequel Jean-Marc Ayrault s'est battu puisque ce site est situé dans son fief électoral, près de Nantes.
Concernant Ulcos, le programme de recherche sur la captation du dioxyde de carbone (CO2), présenté par Matignon comme la bouée de sauvetage des hauts-fourneaux de Florange, les engagements d'ArcelorMittal sont là aussi très succincts. S'il est indiqué qu'Ulcos "reste un projet important pour développer de nouvelles solutions mieux adaptées aux enjeux du changement climatique", il est aussi clairement écrit que "l'état actuel des résultats de la recherche ne permet pas de passer directement sur le démonstrateur industriel de Florange". Autrement dit : le projet n'est pas près de voir le jour.
Seul engagement concédé par M. Mittal : son groupe "va proposer (...) de continuer à travailler sur le projet de recherche et de validation technologique, en s'appuyant notamment sur l'expertise du centre R & D de Maizières-lès-Metz".
Conséquence, les "installations de la phase liquide seront mises sous cocon dans l'état actuel et compatible avec la perspective de réalisation d'un démonstrateur industriel Ulcos sur un haut-fourneau". Une phrase qui confirme que le P3, arrêté depuis juin 2011, est bien définitivement abandonné, et que le P6 ne sera pas relancé tout de suite puisque "le fonctionnement de toutes ces installations sera arrêté en toute sécurité à l'issue de la procédure légale", c'est-à-dire fin mars 2013. Le groupe s'engage simplement "à ne pas démonter ces installations dans les 6 ans".
LES SALARIÉS DE LA FILIALE GEPOR PRIS EN CHARGE
Sur le plan social, il est stipulé que les salariés des hauts-fourneaux, au nombre de 629, seront reclassés "sur des bases exclusivement volontaires", avec "un dispositif de gestion des fins de carrière et sur la mobilité interne au site"."ArcelorMittal continuera à proposer à des personnes volontaires les postes disponibles sur ses autres sites", est-il également indiqué.
Par ailleurs, le document stipule que les salariés de Gepor, une filiale d'ArcelorMittal qui emploie 130 personnes à Florange et pour lesquelles les syndicats se montraient très inquiets ces derniers jours, bénéficieront "des mesures de gestion de fin de carrière et de mobilité avec des conditions similaires à Florange".
Enfin, et cela devrait déclencher l'ire des salariés concernés, il est indiqué que seulement trois hauts-fourneaux seront conservés à Dunkerque (Nord) "à l'échéance minimale des cinq prochaines années". Autrement dit, le HF2 arrêté pour maintenance cet été, et dont la mise en sommeil a été prolongée cet automne, ne devrait plus produire avant longtemps le million de tonnes de fonte qu'il sortait chaque année auparavant...
Bien que les critères du degré de pauvreté des travailleurs pauvres soient mal définis, il est établi que leur nombre augmente. Ils représentent, a calculé l’INSEE, 14 % en 2010, leur plus grand nombre depuis 1997, soit 8,6 millions en-dessous du seuil monétaire de 964 euros par mois. La moitié d’entre eux vivent avec moins de 791 euros par mois. Les moins de 18 ans sont gravement touchés avec un taux de 19,6 %.
Les données des institutions et des organisations caritatives confirment ces chiffres.
Le Secours Catholique a accueilli 1 442 000 personnes en 2011, avec une part accrue des familles, passées de 47 à 53 %, notamment des familles monoparentales. En2012, la Fondation Abbé Pierre évalue à plus 3,6 millions le nombre de personnes mal logées ou sans abri. Selon Médecins du Monde, l’acccès aux soins des plus pauvres s’est dégradé en 2011 : 38 % se sont fait soigner tardivement et 20 % y ont renoncé.
La Caisse Nationale d’Allocations Familiales (CNAF), quant à elle, a versé une aide au logement à 6 millions de personnes en décembre 2011. Fin juin 2O12, les foyers bénéficiaires du RSA étaient près de 2 millions. Entre 5 et 6 millions de personnes sont en situation d’exclusion bancaire et la Banque de France a enregistré une hausse de 23 % des dossiers de surendettement entre fin 2008 et 2011.
Les experts attribuent l’augmentation de la paupérisation à l’accroissement du travail à temps partiel, aux CDD, à l’intérim et au tassement des salaires. Nombre de travailleurs indépendants, agriculteurs, commerçants et artisans, n’arrivent pas à se verser plus d’un demi-SMIC.
L’ancien P-DG d’Arcelor, Guy Dollé, a déclaré que « faire croire qu’ULCOS va sauver les hauts-fourneaux lorrains, c’est de la tromperie », hier, après l’accord intervenu entre le gouvernement et le groupe Mittal sur l’avenir du site de Florange, personne ne semble convaincu de la sincérité de Mittal. Le projet ULCOS, qui regroupe 48 entreprises issues de 15 pays européens, vise à injecter et à stocker sous terre au moins 50 % du CO2 produit lors de la fabrication de l’acier. Le site de Florange deviendrait ainsi la « la vitrine européenne de la sidérurgie écologique ». Il coûterait environ 700 millions d’Euros, devra recevoir une aide de l’Etat et de la région de 150 millions et une subvention européenne de 250 millions (décision prévue le 20 décembre).
Quant aux organisations syndicales, elles ont appris que Mittal envisage d’arrêter l’alimentation en gaz des hauts fourneaux. « L’outil sera définitivement mort et on ne pourra plus l’exploiter » a déclaré Édouard Martin, délégué CFDT.
Laurent Berger, le nouveau secrétaire général de la CFDT, pense que l’accord entre le gouvernement et ArcelorMittal est « une victoire », tout en soulignant que « personne ne peut a priori faire confiance à Mittal ». Bernard Thibault, secrétaire général de la CGT, a déclaré que l’abandon de la nationalisation est « un renoncement condamnable de la part du gouvernement ». La fédération FO métaux réclame de connaître « l’intégralité » de l’accord et demandera au gouvernement de « revoir sa position et de prendre toutes ses responsabilités ».
FLORANGE - Pour le gouvernement qui l'a annoncé vendredi 30 novembre, l'accord trouvé avec ArcelorMittal sur l'avenir du site de Florange est une "troisième voie" entre reprise et nationalisation. Un bon compromis, en quelque sorte. Les salariés du site, eux, se sentent trahis.
Ils ont des raisons de s'inquiéter : les engagements pris par ArcelorMittal, qui "a réaffirmé son ancrage industriel sur notre territoire", selon les mots de Jean-Marc Ayrault, sont au mieux très flous. Francetv info vous explique pourquoi ils ne résolvent en rien le problème.
Parce que les hauts-fourneaux sont toujours menacés
Vendredi soir, le Premier ministre a annoncé une série d'engagements du sidérurgiste. Le plus fort : l'investissement de 180 millions d'euros sur cinq ans dans la "filière froide", c'est-à-dire les activités de transformation de l'acier brut en produits à forte valeur ajoutée, comme les pièces d'acier destinées à l'automobile, qu'ArcelorMittal entend bien conserver.
Mais la décision de fermer les hauts-fourneaux, la "filière chaude" qui produit l'acier brut et que le sidérurgiste juge non rentable, n'est en rien désavouée. Tout juste est-elle repoussée : ArcelorMittal s'engage à maintenir en état les deux hauts-fourneaux du site,"pour permettre, selon le Premier ministre, la préparation d'un projet industriel d'avenir, Ulcos".
Pour les salariés, ce maintien du statu quo sur la filière chaude est une douche froide : l'option de la nationalisation leur avait laissé entrevoir la possibilité d'une reprise de l'activité sur cette partie du site.
Parce que le projet Ulcos n'est pas le sauveur annoncé
"Il est clair et net que le pronostic vital de Florange est engagé", enrage Walter Broccoli, représentant FO sur le site d'ArcelorMittal à Florange. Pour le syndicaliste, interrogé par francetv info, le fameux projet Ulcos est désormais le seul espoir pour les plus de 600 salariés de la filière chaude.
De quoi s'agit-il ? Comme l'explique le site qui lui est dédié, Ulcos est un projet européen mené par un consortium d'entreprises, dont ArcelorMittal. Il est destiné à mettre au point un procédé de production d'acier à la fois plus propre et plus efficace que celui actuellement utilisé. La décision finale de la Commission européenne sur ce projet, qu'elle cofinance, doit être prise le 20 décembre. "Si Ulcos est débloqué, on est sauvés", veut croire Walter Broccoli.
Pourtant, rien n'est moins sûr. "Faire croire qu'Ulcos va sauver les hauts-fourneaux lorrains, c'est de la tromperie", déclare sans ambages Guy Dollé, ancien PDG d'Arcelor, aux Echos. En effet, le projet dont il est question pour Florange n'est qu'un pilote "qui n'a pas vocation à être pérennisé", explique Serge Graffart, ancien d'Arcelor et co-fondateur du Groupe de réflexion sur l'avenir de la métallurgie en France (GrameF). Une fois son efficacité démontrée, rien ne garantit qu'ArcelorMittal voudra l'exploiter à une échelle industrielle sur le site.
Parce que les promesses d'investissement restent flous
Le cas des hauts-fourneaux n'est pas le seul point à laisser dubitatif les connaisseurs du dossier. S'agissant de la filière froide, une précision concernant l'engagement d'ArcelorMittal les a particulièrement intrigués : elle porte sur l'activité "emballage" (production de boîtes de conserves et de canettes notamment), considérée comme en danger, explique cet article du Républicain lorrain.
ArcelorMittal s'est engagé auprès de Jean-Marc Ayrault à la "perénniser". Mais aucun détail n'a été donnée sur la manière. Quelle proportion des 180 millions annoncés y serait éventuellement consacrée ? A Matignon comme chez ArcelorMittal, les services de presse ne fournissent à l'heure actuelle aucune explication sur la répartition de la cagnotte.
Les représentants syndicaux de l'usine ArcelorMittal de Florange, Walter Broccoli (FO, à gauche) et Edouard Martin (CFDT, au centre), le 30 novembre 2012 à Florange (Moselle).
(JEAN-CHRISTOPHE VERHAEGEN / AFP)
Du côté des syndicats, on craint l'enfumage. Par exemple, une redirection provisoire d'une partie des commandes remplies par l'usine de Liège. Un artifice qui consisterait à"déshabiller Paul pour rhabiller Jacques", selon les mots de Walter Broccoli, sans procéder à la mise à niveau des installations. Certains menacent de ne pas se rendre à la réunion prévue mercredi avec le Premier ministre s'ils n'en savent pas plus d'ici là.
Parce que ce scenario en rappelle d'autres
S'ils sont aussi méfiants, c'est que ce scénario a un amer goût de déjà-vu. Les salariés de l'usine ArcelorMittal de Liège (Belgique) peuvent en parler : en octobre 2011, ArcelorMittal annonçait la fermeture des hauts-fourneaux du site, en même temps qu'un plan d'investissement de 138 millions sur la filière froide.
Ce qui se passe actuellement à Florange "relève de la même méthode", analyse Serge Graffart, du GrameF. "Pour mieux faire passer la pilule de la fermeture des hauts-fourneaux, on annonce des investissements sur le froid." Investissements qui, dans le cas de Liège, n'ont toujours pas eu lieu : ArcelorMittal les a gelés mi-septembre faute d'accord avec les syndicats sur les modalités de fermeture de la filière chaude. Sans parler du cas de Gandrange, où l'Etat avait affiché un engagement sans faille en 2008 pour sauver l'usine, avant que ses promesses ne fassent long feu.
Pour certains, la seule piste viable reste celle du mystérieux repreneur évoqué par Arnaud Montebourg. Celui-ci a désormais un nom, révélé par Le Nouvel Obset confirmé à francetv info par une source proche du secteur : il s'agirait de Bernard Serin, ancien cadre d'Usinor, qui pourrait être allié au groupe russe Severstal. De quoi relancer le scénario alternatif défendu par le ministre du Redressement productif ? François Hollande a promis, lundi 3 décembre, que le gouvernement, "mobilisé" et"solidaire", utiliserait "tous les moyens du droit" pour sauver le site en cas de non-respect des engagements d'ArcelorMittal.
Le 20 novembre, François Hollande a annoncé que les maires pourraient attendre la rentrée 2014 pour la réforme des rythmes scolaires. Mais la mairie de Paris a l’intention de l’appliquer dès la rentrée 2013.
Cette réforme revient à la semaine de quatre jours et demi d’école, mais cela se traduit par une fin des cours à 15h30. Suivent une aide aux devoirs et d’activités culturelles et sportives, assurées par les collectivités locales selon les « Projets éducatifs locaux ».
Une responsable de la réforme souligne qu’elle va « impacter la vie de centaines de milliers d’enfants, de parents, d’enseignants, de personnels de la Ville et même de Parisiens en général ». Disparaîtraient les « conservatoires le mercredi matin », les « activités sportives » et les « centres d’animation puisqu’il y aura classe ».
La quasi-totalité des syndicats enseignants de Paris estiment que la réforme « dégrade les conditions de travail et d’emploi de tous les personnels » et « ne comporte aucune amélioration des conditions d’apprentissage des élèves ». Ils réclament son abandon.
Le POI, qui dénonce la confusion entre le domaine scolaire, péri-scolaire et extra-scolaire, appelle les parents à signer un texte en direction des élus où il est dit que « l’éducation relève du choix des familles, par conséquent du domaine privé » et que l’instruction, « la transmission des connaissances, relève de l’école, donc de la responsabilité de l’État républicain et doit rester gratuite ». Il leur demande de ne pas prendre « la responsabilité d’anticiper » l’application de la réforme « à la rentrée 2013 ».
Le secrétaire général de la CGT Bernard Thibault estime, comme les syndicats locaux, que Florange n’est pas sauvée. Il a également dénoncé ce lundi matin sur France Info "un renoncement condamnable de la part du gouvernement" dans le dossier du site ArcelorMittal.
Suite à l'accord entre le gouvernement et le groupe sidérurgiste, annoncé vendredi, le site de Florange n’est pas sauvé, estime Bernard Thibault. Il se joint à la déception des syndicats locaux, pour qualifier cet accord de renoncement condamnable de la part du gouvernement. La CFDT ayant même parlé de trahison.
"Dans les jours précédents" l'annonce de l'accord, "tous les élus syndicaux, tous les élus locaux, un grand nombre de responsables politiques de tous bords ont dit : -dans cette situation il ne serait pas aberrant d'innover-, aussi au regard de l'attitude de M. Mittal sur la scène internationale", a-t-il estimé, en demandant une participation financière directe de l'Etat. Il a rappelé à ce propos que c’est un rapport commandé par le gouvernement lui-même, et remis en juillet, qui préconisait une participation directe de l’Etat dans les activités de Florange. Bernard Thibault a rappelé qu'après un plan quasi-identique, "en Belgique, les salariés de Liège font le constat qu'après les mêmes promesses de Mittal que celles qui ont été faites au gouvernement français, aujourd'hui les activités sont rompues, on est sur la gestion sociale des licenciements".
En outre, a-t-il poursuivi, l'accord "pose d'énormes problèmes". "On ne maintiendra pas des hauts fourneaux en sommeil pendant des années.La décision de ne pas redémarrer l'activité sur la filière chaude laisse entendre qu'on la condamne tout simplement". "Techniquement, on ne peut pas laisser ce type d'installation au repos très longtemps, ou alors cela coûte énormément cher pour ne rien produire", a observé Bernard Thibault. Et c'est d'autant plus improbable vus les problèmes de trésorerie de Mittal.