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mardi 27 novembre 2012

Comment défaire la troïka ? Une conférence ouvrière européenne fin mars en Espagne


Comment défaire la troïka ? Une conférence ouvrière européenne fin mars en Espagne

Europe contre l'UE2

prendre position« Défaire les plans criminels de l’Union européenne et de la troïka ».

En pleine préparation de la grève générale du 14 novembre en Espagne et au Portugal, des militants ouvriers de l’Etat espagnol, membres de l’UGT, des CCOO, du PSOE, du PC … ont rédigé une lettre aux militants ouvriers d’Europe. Ils y proposent de convoquer une conférence ouvrière européenne, « pour aider à rassembler la force unie des travailleurs, des peuples et de leurs organisations, pour défaire les plans criminels de l’Union européenne et de la troïka » (Fonds monétaire international, Banque centrale européenne et Commission européenne).
Depuis, la grève générale du 14 novembre a eu lieu (lire ici). Et les questions posées dans cette lettre – qu’Informations Ouvrières n°227 publie in extenso  – sont d’une actualité toujours plus brûlante.
IO et la conference européenneL’objectif des initiateurs est pratique : il s’agit d’organiser une conférence où « des délégations représentatives de différents courants du mouvement ouvrier débattraient librement dans un objectif unique : contribuer, de façon coordonnée, dans chacun de nos pays, à lever les obstacles qui se dressent contre la réalisation de l’unité : pour abroger les plans assassins de l’Union européenne et ses traités ; contre la dictature de la troïka.« 
Pour donner à la conférence ouvrière européenne la représentativité qu’elle appelle, les signataires proposent de l’organiser début mars 2013 en Espagne.
Déjà des militants portugais, allemands, français, suisses et britanniques ont commencé à leur répondre positivement et ont signé la lettre qui leur était adressée.

Le Medef s’attaque aux complémentaires


Un article de l'Humanite  :http://www.humanite.fr

SOCIAL-ECO -  le 26 Novembre 2012
Retraites

Le Medef s’attaque aux complémentaires

Invoquant le déficit des régimes complémentaires Arrco et Agirc, le patronat tente d’imposer une baisse drastique du pouvoir d’achat des pensions. La première séance de négociations s’est tenue jeudi.
Qu’il s’agisse de quémander des aides publiques ou d’imposer des sacrifices aux salariés, le Medef ne fait décidément pas dans la demi-mesure. Résolu à remettre en question l’ensemble des acquis sociaux, comme il le montre dans la négociation sur la «sécurisation de l’emploi», il jette maintenant son dévolu sur les retraites. L’occasion lui est offerte par la dégradation des comptes des régimes complémentaires Arrco et Agirc, confrontés à la fois à une hausse du nombre de retraités et à une baisse de leurs ressources entraînée par l’aggravation du chômage.
Les « remèdes » du Medef
Estimant, selon toute vraisemblance, bénéficier d’un rapport de forces favorable, le patronat a donc décidé de tenter d’imposer ses « remèdes », sans même attendre la concertation prévue par le gouvernement début 2013 sur l’ensemble du système de retraite. Jeudi dernier, lors d’une première séance de négociations, ses représentants ont affiché la couleur en déclarant qu’« une grande partie de l’effort doit porter sur les prestations » et en écartant, de fait, toute mesure pour augmenter les ressources des régimes. La principale de leurs propositions, qualifiées par le chef de leur délégation, Jean-François Pilliard, de « peu plaisantes » : un gel des pensions pendant trois ans, ou leur sous-indexation, d’un point au-dessous de l’inflation, pendant cinq ans. Dans les deux cas, cela signifierait une perte de pouvoir d’achat d’environ 6 %.
la cgt claque la porte
Mais le patronat envisage aussi de frapper plus fort en réclamant un abattement de 10 % sur les pensions complémentaires versées aux salariés n’ayant pas atteint l’âge du taux plein dans le régime général (soit entre soixante-cinq et soixante-sept ans, selon les générations). Également au menu des réjouissances : un durcissement des conditions d’accès à la pension de réversion : l’âge y ouvrant droit serait porté à soixante ans pour tous, au lieu de cinquante-cinq ans actuellement à l’Arrco, et le taux serait diminué de 60 % à 54 % (de la pension du défunt).
Si l’ensemble des syndicats se sont montrés critiques envers ces propositions, seule la CGT a refusé d’« engager les discussions sur ces bases ». Après avoir demandé, en vain, que la séance soit suspendue, le temps pour elle de consulter ses instances, la délégation cégétiste a claqué la porte. « Aller négocier sur la base d’un discours patronal disant : “il n’y a pas le choix, c’est reculs ou reculs”, c’est un peu compliqué ! », confie son chef de file, Éric Aubin. Les autres syndicats, s’ils ont rejeté l’abattement de 10 %, ont accepté le principe d’« efforts » à faire par les assurés, mettant l’accent, à l’image du représentant de FO, sur une « répartition sur les trois familles, salariés, pensionnés, employeurs ». Pour la CGT, « il apparaît très clairement que seule la mobilisation des salariés et des retraités permettra d’engager les discussions sur de toutes autres bases, plus conformes à leurs intérêts ».
Yves Housson

Samedi 1er décembre à Paris : manifestation nationale contre le chômage et la précarité



Un article de L'HUMANITE  :http://www.humanite.fr


  le 27 Novembre 2012

Samedi 1er décembre à Paris : manifestation nationale contre le chômage et la précarité (CGT Chômeurs)

Mots clés : chômagecgt,
Aujourd’hui, en France il y a plus de 5 millions de chômeurs, 8 millions de personnes vivant sous le seuil de pauvreté.
Les plans sociaux, les temps partiels imposés, les non-titulaires dans la fonction publique, les licenciements massifs, la multiplication des ruptures
conventionnelles, les délocalisations, la casse industrielle se succèdent, créent de plus en plus la précarité, génèrent la peur chez de nombreux-ses
salarié-es, et laissent au bord du chemin des familles qui se démènent pour survivre.
Comme si cela ne suffisait pas, François Hollande a annoncé qu’il souhait que la négociation sur l’emploi en cours, aboutisse à plus de « souplesse » pour les entreprises et les salarié-es ; c’est-à-dire en clair, faciliter les licenciements, augmenter la flexibilité, baisser les salaires, mettre en cause le code du travail, avec au bout du chemin, une régression historique du droit du travail et encore plus de précarité pour l’ensemble des salarié-es du privé comme du public.
Pour le Medef, relayé par le gouvernement Ayrault et les médias, le « coût du travail » serait trop élevé, sans que rien ne vienne étayer cette fallacieuse affirmation. Pas un mot sur le coût du capital qui monopolise des sommes folles pour une efficacité sociale nulle et qui, accessoirement, a provoqué la crise majeure qui frappe les populations. C’est le silence total sur les dividendes vertigineux versés aux actionnaires, multipliés par vingt ces trente dernièresannées, et supérieurs aujourd’hui aux sommes consacrées à l’investissement par les entreprises.
Ce n’est pas le nouveau cadeau de vingt milliards d’euros fait aux entreprises pour l’allègement « du coût de travail » et les « dix milliards d’euros
d’économies supplémentaires dans les dépensespubliques » annoncés par François Hollande et son premier ministre (lesquels se rajoutent aux dix milliards déjà prévus pour le budget 2013) qui relanceront la croissance et créeront des emplois.
Alors que, chaque année, 170 milliards d’euros sont accordés par la puissance publique sous forme d’aides, d’abattements et d’exonérations en faveur des entreprises pour un résultat consternant, ce n’est pas sur ces sommes que des économies sont envisagées. C’est, au contraire, sur le
fonctionnement des services publics, sur les dépenses socialement utiles à toute la population, sur le dos des agents de la Fonction publique, des
services publics et de la protection sociale que cette coupe drastique est programmée. C’est-à-dire, là où les cinq années de l’ère Sarkozy ont déjà fait de lourds ravages.
Pour la CGT  c’est inacceptable !
Nous restons déterminés à porter haut et fort nos revendications, avec les salarié(e)s, les retraité(e)s, les privé(e)s d'emploi, face à un patronat qui mène l’offensive sur la déréglementation du code du travail :
- augmentation des salaires , des pensions, des minima sociaux et du point d'indice dans la fonction publique ;
- SMIC à 1700 € brut par mois ;
- contrôle des aides publiques aux entreprises ;
- suppression des exonérations fiscales et sociales ;
- arrêt des suppressions d'emplois ;
- développement des politiques publiques et des moyens au service public ;
- création d'un pôle financier public ;
- taxation des mouvements spéculatifs ;
- âge de départ en retraite à 60 ans pour tous.
  • Manifestation nationale, samedi 1er décembre à partir de 14 heures. Le cortège partira à 14H00 de la place Stalingrad (19e arr.) pour rejoindre la place de Clichy (9e arr.).

Syriza favori dans les sondages en Grèce



Un article de l'Humanité      :http://www.humanite.fr
MONDE -  le 26 Novembre 2012

Syriza favori dans les sondages en Grèce

Selon un sondage paru ce lundi en Grèce, la Coalition de la Gauche Syriza remporterait les élections avec plus de 5 points de plus que la droite actuellement au pouvoir. Un sondage qui exprime un fort rejet de l'austérité, alors que la coalition libérale n’a plus qu’une voix d’avance à l’Assemblée et que de nouvelles élections anticipées sont donc probables.
Avec 26 % des intentions de vote, la coalition Siryza prendrait une belle avance sur les conservateurs au pouvoir depuis juin dernier. Le parti du Premier ministre, Antonis Samaras, Nouvelle démocratie, est crédité dans ce sondage de 21,5% des voix, en baisse de 8,1 points. L’Aube dorée, le parti d’extrême droite, est en nette augmentation à 13,5%, contre sept pour cent recueillis il y a cinq mois.
L’enseignement clair de ce sondage est que les Grecs ne croient plus en l’austérité, ni en la politique actuellement menée par le gouvernement Samaras. Ainsi seuls 10% des personnes interrogées  pensent que les prochaines « aides » de l’UE, si elles sont un jour débloquées, pourraient sauver le pays. Deux Grecs sur trois considèrent par ailleurs que le gouvernement n'a pas suffisamment négocié lors de la réunion des ministres des Finances de la zone euro qui s'est tenue le 20 novembre et à l'issue de laquelle aucun accord n'a été trouvé. Pour 76%, ceci s'explique par un manque de volonté ou une incapacité du gouvernement.
En conséquence, si des élections anticipées devaient avoir lieu, on voit mal comment une majorité libérale, obéissante aux dogmes imposées par le FMI et l’UE pourraient se dégager. Et ce n’est clairement pas improbable, la majorité actuelle favorable à la rigueur, composée de 3 partis, se délite et n’a plus qu’une voix d’avance à l’Assemblée. C’est que les socialistes du Pasok et conservateurs de ND ont systématiquement exclu de leur rang les députés votant contre l’austérité, réduisant à une unique voix leur marge de manœuvre. Ainsi au dernier vote le 8 novembre imposant plus de 18 milliards d’euros de coupe budgétaire au pays, six parlementaires sociaux-démocrates du Pasok, et un autre de Nouvelle Démocratie ont été exclus de leur groupe parlementaire. Alexis Tsipras, candidat de Syriza, réclame lui ces élections anticipées pour amener au pouvoir un "gouvernement de salut social pour sauver le pays de la destruction et du chaos".

Les forces armées israéliennes rompent le cessez-le-feu à Gaza et Netanyahu décrit ses calculs politiques



Lu sur le site WSWS  :  http://www.wsws.org/fr

Les forces armées israéliennes rompent le cessez-le-feu à Gaza et Netanyahu décrit ses calculs politiques

Par Jean Shaoul et Chris Marsden 
27 novembre 2012
Le cessez-le-feu qui a mis fin à la guerre éclair de huit jours menée par Israél contre Gaza est déjà menacé, après que des forces israéliennes ont tué un Palestinien à la frontière.
Anwar Qdeih, 23, a été abattu d'une balle en pleine tête lorsqu'il tentait de placer un drapeau sur le mur de séparation près de Khan Younis, au Sud de Gaza. Environ 20 autres Palestiniens ont été blessés. Israël a affirmé avoir réagi à « l'activité violente » de 300 manifestants.
L'accord de fin des hostilités a été imposé à Israël par Washington qui s'inquiétait que l'invasion terrestre qu'Israël menaçait de lancer, risquait de mettre en danger ses intérêts plus larges dans la région, notamment sa campagne contre la Syrie et ses plans de guerre contre l'Iran. Néanmoins, le Premier ministre Benyamin Netanyahu a menacé, « Nous sommes également préparés pour le cas où le cessez-le-feu ne serait pas maintenu, et nous saurons comment réagir si besoin est. »
GazaLes conséquences du bombardement israélien sur Gaza [Photo : Norwegian People's Aid]
Netanyahu a été critiqué par des forces de droite pour n'avoir pas envoyé des milliers de soldats à Gaza. Il a dû en conséquence expliquer les calculs politiques qui sous-tendent «L'Opération pilier de défense » et son arrêt.
D'un point de vue militaire, Netanyahu a avancé l'idée qu'Israël a réussi à dégrader les infrastructures de Gaza et à détruire 90 pour cent des fusées à longue portée Fajr-5 que l'Iran avait livré au Hamas, ainsi que les M-75 produites sur place et pouvant atteindre Tel-Aviv ou Jérusalem, et leurs lanceurs situés dans des silos enterrés. L'opération a testé le système anti-missile "Dôme de Fer" d'Israël, qui d'après le gouvernement a intercepté avec succès au moins 85 pour cent des missiles ayant la plus longue portée.
Le Hamas a également été testé quant à sa détermination à accepter un accord avec Israël à pratiquement n'importe quel prix. Il a déjà déclaré un soutien de facto à la campagne de l'opposition islamiste qui veut faire tomber le régime syrien de Bashar el-Assad lorsqu'il a délocalisé son quartier général extérieur, depuis Damas à Doha au Qatar, et il était en pleines négociations secrètes avec Israël lorsque Netanyahu a lancé sa dernière offensive.
Ni Tel-Aviv ni Washington ne voulaient faire tomber le Hamas, ce qui laisserait un vide au pouvoir et éliminerait un allié potentiel contre la Syrie et l'Iran – c'est particulièrement clair en regard du rôle joué par son organisation-sœur, les Frères musulmans d'Egypte. Comme l'a dit Netanyahu, « Nous avons aussi d'autres fronts. Nous devons prendre en compte la situation dans son ensemble. »
Netanyahu a particulièrement insisté sur le soutien qu'il a reçu du gouvernement d'Obama, lequel, en dépit du soutien à peine voilé que Netanyahu accordait à son rival républicain Mitt Romney lors des élections présidentielles américaines, a été « encourageant, efficace, et conciliant » - et aussi de la part de l'Égypte.
Le président Égyptien Mohammed Morsi et son régime des Frères musulmans ont négocié le cessez-le-feu et se sont engagés à le maintenir. Netanyahu a également demandé et reçu l'engagement de l'Égypte à augmenter la sécurité à sa frontière et s'assurer qu'aucune arme ne sera livrée à Gaza.
L'Égypte devra également augmenter sa collaboration avec Israël dans la péninsule du Sinaï, arrêter les personnes désignées comme militantes et clore les tunnels qui mènent à la bande de Gaza. Elle aurait déjà commencé à faire appliquer le cessez-le-feu. Mercredi, trois roquettes ont été saisies par les forces de sécurité égyptiennes à Sheikh Zewayed, près de Gaza.
Nonobstant les déclarations de solidarité cyniques des Frères avec les Palestiniens, ils travaillent en lien avec les États-Unis et Israël – d'abord en Syrie et maintenant à Gaza. À peine Israël avait-il commencé son attaque contre Gaza que Morsi entamait une offensive diplomatique au Caire pour parvenir à un armistice, recevant les ministres des affaires étrangères de Turquie, d'Allemagne et du Qatar, ainsi que l'Américaine Hillary Clinton. Son but était de bloquer le développement potentiel d'une opposition populaire plus large à la guerre en Égypte, en Israël, et dans toute la région.
Morsi et les Frères dépendent tout autant des États-Unis que le régime déposé d'Hosni Moubarak, et leurs liens internationaux présentent un avantage supplémentaire pour Washington et Tel-Aviv. Le mouvement Ennahda, signifiant Parti de la Renaissance, est un autre de ses partis-frères, et il est maintenant au pouvoir dans la Tunisie post-Ben Ali. Le Parti de la Justice et du développement, formé par les Frères, est maintenant le deuxième parti le plus important du régime libyen mis en place par les États-Unis. En Syrie également, les Frères sont considérés comme un intermédiaire généralement fiable pour les États-Unis au sein du mouvement d'opposition à Assad. Il n'est donc pas très surprenant que Netanyahu ait décrit sa relation de travail avec Washington et Le Caire comme « une grande réussite pour la politique israélienne et la stabilité de la région. »
L'Égypte n'est que l'exemple le plus marquant de tous les régimes arabes. Pas un seul d'entre eux n'a levé le petit doigt pour soutenir les Palestiniens, même sous la forme d'un embargo commercial et sur le pétrole appliqué aux soutiens d'Israël, ou de demandes d'une « zone d'interdiction aérienne » et de « couloirs humanitaires » qui constituent leur fonds de commerce quand ils parlent de la Syrie. Encore une fois, les Palestiniens ont été des pions sacrifiés sur l'échiquier régional.
Les factions bourgeoises rivales parmi les Palestiniens ont toutes deux été démasquées comme étant en faillite politique.
Mahmoud Abbas, le "Président" de l'Autorité Palestinienne, et son parti le Fatah, ont été compromis par leur refus de s'opposer à Israël, se révélant encore une fois comme les pantins de Washington, les gendarmes d'Israël.
Ce n'est qu'après deux jours de bombardement ininterrompus de Gaza par Israël qu'Abbas a fait une déclaration tardive et tiède sur ces attaques.
Lorsque des Palestiniens en colère ont envahi les rues de Cisjordanie en soutien à Gaza et chanté des slogans appelant à la fin des Accords d'Oslo et contre la fraude que constituent les négociations avec Israël, le Fatah a ordonné aux Forces de sécurité palestiniennes d'arrêter les manifestants qui forçaient les barrages pour pénétrer en Israël. Ensuite, les soldats Israéliens sont entrés, ont tiré à balles réelles, à balles d'acier recouvertes de caoutchouc, et aux lacrymogènes, tuant au moins deux Palestiniens.
Peut-être encore plus emblématique, il y a le degré auquel le Hamas a montré qu'il était prêt à passer à une nouvelle étape de sa relation avec Tel-Aviv après des années à se présenter comme une opposition combative contre la collusion du Fatah.
Le Hezbollah, parti islamiste Chiite du Liban qui, avec le Hamas, était décrit par le passé comme faisant partie d'un « arc de résistance » à Israël passant par l'Iran et la Syrie, a également été complice de la guerre d'Israël contre les Palestiniens. Hassan Nasrallah, le chef du Hezbollah, a publié une déclaration pour la forme condamnant Israël, mais a refusé d'ouvrir un deuxième front contre lui. Il n'a même pas appelé à une grande manifestation en soutien aux Palestiniens. Le Cheikh Hasan Ezzedine, un représentant important du parti, quand il lui a été demandé si le Hezbollah s'impliquerait, a répondu au Daily Star, « c'est une question prématurée. Le peuple Palestinien a pour le moment montré sa capacité à s'opposer à l'agression d'Israël. »
Les calculs politiques de Netanyahu s'appuient sur la capacité de telles forces bourgeoises arabes à contrôler l'opposition contre les desseins impérialistes d'Israël et de Washington qui visent les ressources énergétiques du Moyen-Orient. En politique intérieure, il s'appuie sur le caractère purement théorique de l'opposition officielle « de gauche » au militarisme. L'hypocrisie des critiques faites par celle-ci a trouvé une expression grotesque dans un éditorial du 23 novembre de Haaretz, intitulé « à la gloire de Netanyahu », qui exprimait « notre appréciation de ce gouvernement et de son dirigeant pour la relative retenue dont ils ont fait preuve. »
Reuters écrit que Netanyahu peut « se sentir rassuré après son offensive contre Gaza alors qu'il porte son regard à nouveau sur son principal défi stratégique – l'Iran. » Mais il insiste sur le fait que l'Iran est « dans une tout autre catégorie que les problèmes posés par le groupe islamiste Hamas. » et que « les divisions concernant une attaque bien plus difficile sur le lointain Iran restent aussi profonde qu'elles l'ont toujours été. »
En fin de compte, toutes les machinations et les manœuvres de Netanyahu négligent le fait qu'Israël, comme ses voisins arabes, est consumé par des tensions sociales grandissantes générées par l'aggravation de la crise économique mondiale.
Alors que des centaines de milliers de gens ont participé aux manifestations de l'an dernier contre l'inégalité sociale et la pauvreté, ces sentiments très répandus ainsi que l'opposition populaire au militarisme ne trouvent aucune expression politique dans le système politique israélien. Ces conditions créent cependant la possibilité de construire un mouvement unifié des travailleurs arabes et juifs sur une base socialiste et internationaliste.
(Article original paru le 24 novembre 2012)
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Des protestations de masse éclatent en Egypte contre les décrets antidémocratiques de Morsi


lu sur le site  du WSWS : http://www.wsws.org/fr


Des protestations de masse éclatent en Egypte contre les décrets antidémocratiques de Morsi

Par Johannes Stern 
27 novembre 2012
Des protestations de masse ont éclaté vendredi partout en Egypte contre le président, Mohamed Morsi et les Frères musulmans (FM) au pouvoir. La veille, Morsi avait promulgué une nouvelle Déclaration constitutionnelle étendant ses pouvoirs dictatoriaux et qu’il avait initialement revendiqués en prenant la relève en août dernier de la junte du Conseil suprême des forces armées (CSFA).
Dans des scènes rappelant les premiers jours de la révolution égyptienne, des dizaines de milliers de manifestants se sont rassemblés sur la Place Tahrir au Caire. Des jeunes en colère ont scandé des slogans contre Morsi et les FM et pour la poursuite de la révolution. Les chants communs étaient : « A bas l’autorité du Guide suprême des Frère musulmans ! » et « Le peuple veut l’éviction des Frères » et « Le peuple veut la chute du régime. »
Dans les rues avoisinant la Place Tahrir, les manifestants ont été attaqués par la police à l’aide de gaz lacrymogène, de balles de caoutchouc et de véhicules blindés. Les Forces de sécurité centrales et les unités de l’armée ont bouclé avec des fils de fer barbelé le bâtiment du Conseil des ministres et le siège du parlement. Des fourgons de police anti-émeute ont été déployés dans le centre du Caire.
Des affrontements massifs ont eu lieu dans la rue Mohammad Mahmoud au Caire où les affrontements entre les manifestants et les force de police se poursuivent depuis lundi. Des jeunes en colère ont scandé des slogans contre le ministre de l’Intérieur tout en combattant les forces de sécurité. Depuis lundi, des centaines de manifestants ont été blessés et plus d’une centaine ont été interpellés.
Des manifestations contre les Frères musulmans se sont déroulées dans diverses villes égyptiennes. A la fin de la prière du vendredi à la mosquée Al-Qaid Ibrahim, dans la ville côtière d’Alexandrie, des milliers de personnes ont réclamé la « Chute du Guide suprême ». Une foule pro Morsi aurait aussi été présente à la mosquée et des affrontements ont éclaté de part et d’autre.
Plus tard dans la journée, les manifestants ont envahi trois quartiers généraux locaux du Parti de la Liberté et de la Justice (PLJ), le bras politique des FM. Ils ont scandé « A bas le régime du Guide suprême. » Le chef de la sécurité d’Alexandrie, Abdel Meguid Lofty, a ordonné aux forces de sécurité de sécuriser le principal quartier général du PLJ en ville.
D’autres quartiers généraux du PLJ ont été assaillis à Port Saïd. Après des affrontements avec des membres des Frères musulmans, les manifestants ont escaladé le bâtiment et arraché l’enseigne du PLJ. Dans la ville industrielle de Mahalla al-Kubra, des combats de rue auraient eu lieu entre manifestants et partisans des Frères. Des manifestations anti-Frères se sont déroulées à Ismailia, Assiut, Suez, Minya, Damietta et Aswan.
Morsi a qualifié les manifestants de « voyous payés ». S’exprimant devant une foule de partisans devant le palais présidentiel à Héliopolis, il a affirmé que les protestataires « étaient payés pour jeter des pierres dans la rue Mohamed Mahmoud » et a juré de ne tolérer aucune attaque contre les institutions de l’Etat.
Morsi en a appelé aux forces libérales et pseudo-gauches de l’establishmentpolitique qui participaient activement aux protestations. « La Déclaration constitutionnelle ne cherche pas à venger qui que ce soit, » a-t-il déclaré en ajoutant : « Je suis de votre côté qui que vous soyez et où que vous soyez… ceux qui me soutiennent et ceux qui m’opposent. Je ne privilégierai jamais un camp contre un autre. »
Durant les protestations révolutionnaires de masse de l’année dernière contre le président Hosni Moubarak, l’impérialisme américain s’était fermement positionné derrière le régime égyptien. Alors que Morsi élaborait sa déclaration, la secrétaire d’Etat américaine, Hillary Clinton, déclarait mercredi lors d’une conférence de presse au Caire : « Le nouveau gouvernement égyptien assume la responsabilité et la direction qui font depuis longtemps de ce pays une pierre angulaire de la paix et de la stabilité dans la région. »
Washington a réagi à la prise de pouvoir de Morsi en appelant au calme et en demandant à la population égyptienne d’engager un « dialogue démocratique » avec le dernier dictateur en date qui opère comme sa marionnette au Caire.
« Les décisions et les déclarations annoncées le 22 novembre soulèvent des inquiétudes chez de nombreux Egyptiens et au sein de la communauté internationale, » a dit la porte-parole du Département d’Etat, Victoria Nuland. « Nous appelons au calme et nous encourageons toutes les parties à travailler ensemble, et nous appelons tous les Egyptiens à résoudre pacifiquement et par le dialogue démocratique leurs différends sur ces questions importantes. »
Ces protestations reflètent l’hostilité populaire grandissante contre Morsi et les FM au pouvoir – qui poursuivent la politique anti-classe ouvrière et pro-impérialiste de Moubarak – ainsi que les tensions grandissantes au sein de l’élite dirigeante égyptienne.
Les manifestations de vendredi avaient initialement été appelées par une coalition de divers partis libéraux et pseudo-gauches – y compris le Parti de l’Alliance populaire socialiste, les Socialistes révolutionnaires (SR) et le Parti des Egyptiens libres du magnat milliardaire Nagib Sawiris – pour protester contre la mainmise islamiste sur l’élaboration de la nouvelle constitution égyptienne.
Cependant depuis lundi, qui a marqué l’anniversaire de la rébellion l’année dernière de la rue Mohammed Mahmoud contre la junte militaire, les jeunes mènent une lutte contre les forces de sécurité de Morsi dans le centre du Caire.
Durant le massacre brutal perpétré par Israël à Gaza, Morsi s’est révélé être une marionnette de l’impérialisme occidental. Alors que des centaines de roquettes s’abattaient sur population sans défense à Gaza, Morsi a collaboré étroitement avec Israël et les Etats-Unis pour isoler les Palestiniens en se présentant comme la nouvelle figure de proue de l’impérialisme américain dans la région.
De plus, en Egypte même, Morsi est en train de planifier d’importantes attaques contre la classe ouvrière. Mardi 20 novembre, il a obtenu un prêt de 4,8 milliards de dollars du Fonds monétaire International (FMI) basé sur des projets de réduction du déficit budgétaire de l’Egypte et de libéraliser davantage son économie. Mercredi, son gouvernement a approuvé la réduction des subventions du carburant.
Le dernier élément déclencheur des protestations a été la déclaration présidentielle de Morsi. Dans l’article VI de sa déclaration, Morsi revendique des pouvoirs extraordinaires en disant que « le président est autorisé à prendre toutes les mesures qu’il juge nécessaires pour préserver et sauvegarder la révolution, l’unité nationale ou la sécurité nationale. »
L’annonce a clairement montré à de vastes sections de la population égyptienne que Morsi était un ennemi de la classe ouvrière. Il est prêt à recourir à des mesures impitoyables et dictatoriales pour essayer d’écraser la population et poursuivre fondamentalement la même politique que celle de Moubarak.
« Morsi a dit qu’il réserverait un traitement ferme aux manifestants, c’est exactement ce que Moubarak avait dit avant lui, » a expliqué Mahmoud El-Banna, qui était venu de Beni Suef, une ville en haute Egypte, pour manifester sur la Place Tahrir contre Morsi.
S’attendant à une opposition face à sa prise de pouvoir, Morsi en a appelé aux membres des Frères musulmans pour sortir et manifester leur soutien. Bien que les FM aient amené de la campagne leurs partisans en cars, et que les partis salafistes Al-Nour et Al-Assala ainsi que l’ultra-islamiste Al-Gama’a Al-Islamiyya aient rejoint les protestations, la foule sur la Place Tahrir a éclipsé les manifestants islamistes.
(Article original paru le 24 novembre 2012)
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Après des affrontements à Notre-Dame-Des-Landes, le gouvernement met en place une commission

Les communiqués du BN et des secrétaires nationauxhttp://parti-ouvrier-independant.fr/

Après des affrontements à Notre-Dame-Des-Landes, le gouvernement met en place une commission

Aéroport Nd des landes maquette
s'informerDe violents affrontements ont eu lieu, ce week end, entre les opposants à la construction du futur aéroport de Nantes, à Notre-Dame-Des-Landes (Loire-Atlantique), et la gendarmerie.
Le gouvernement est resté ferme sur son projet, dont le chantier est confié à Vinci : « il ne s’agit pas de revenir sur le projet » a déclaré sa porte-parole. Mais les premiers travaux de défrichement du site sont repoussés d’environ six mois. Un communiqué des ministres de l’Ecologie, des Transports et de l’Agriculture a également confirmé la nécessité de « poursuivre le projet » tout en s’engageant  en  faveur «  du respect de la biodiversité et de la préservation des terres agricoles ».
Le Premier ministre va installer une « commission du dialogue » la semaine prochaine, « dans un souci d’apaisement et de dialogue », mais a rappelé l’engagement du gouvernement à « contribuer au développement économique et social du Grand Ouest » dont le projet d’aéroport est une composante.
Europe-Écologie-Les-Verts trouve que c’est une excellente nouvelle. Le Parti de Gauche estime que 40 jours de répression pour une commission « ne font pas  le compte ».
Le préfet de Loire-Atlantique a reçu des représentants du Comités des élus contre le projet d’aéroport, qui ont déclaré impossible d’entamer un dialogue tant que les forces de l’ordre ne se seraient pas retirées du site. Même réaction du président de l’ACIPA, principale association des opposants au projet d’aéroport.
De son côté, le préfet leur demande d’intercéder auprès des manifestants pour qu’il n’y ait plus de barricades, ni de constructions illégales.

Catalogne : la droite nationaliste, promouvant une politique d’austérité, a perdu les élections


Catalogne : la droite nationaliste, promouvant une politique d’austérité, a perdu les élections

catalogne
s'informerAvec 50 sièges sur 135, la CiU (Convergencia i Unio, parti nationaliste de droite) a perdu 12 sièges et se trouve « très loin » de la majorité absolue, à l’occasion des élections anticipées de dimanche dernier en Catalogne.
Le président de la région, membre de la CiU, a convoqué ces élections en espérant remporter une majorité absolue afin d’organiser un référendum pour obtenir un « pacte fiscal » autorisant la Catalogne à lever l’impôt pour elle-même.
La première région économique de l’Etat espagnol est aussi la plus endettée du pays. En septembre 2011, une énorme manifestation a eu lieu à Barcelone contre les coupes budgétaires imposées par le gouvernement de Madrid, comme par le gouvernement régional présidé par Artur Mas. Le mot d’ordre « indépendance » avait été scandé par les manifestants.
Catalogne des résultats "étonnants"
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Dans la campagne électorale, Artur Mas a évité de prononcer le mot « indépendance » et s’est gardé d’aborder les résultats de sa politique d’austérité, qu’il partage avec le gouvernement central.
Le parti de la gauche indépendantiste, ERC (Esquerra republicana de Catalunya), double son score obtenant 21 sièges contre 10 auparavant. Le Parti Socialiste (PSOE) ayant obtenu 20 sièges et le Parti Populaire (PP) 19, une coalition majoritaire sera très difficile à constituer.
Un professeur d’économie de Barcelone, Pedro Nueno, a déclaré que « les résultats sont surprenants. C’est le signe qu’il y a des gens mécontents parce qu’aucun des hommes politiques n’a présenté de plan clair pour faire face aux problèmes de notre pays: la dette, le chômage, les difficultés de financement ».