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mardi 20 novembre 2012

Le patronat britannique contre un vote sur une sortie de l’Union européenne


Le patronat britannique contre un vote sur une sortie de l’Union européenne

s'informerDevant la conférence annuelle de la Confederation of British Industry (CBI, le MEDEF anglais), son président, Roger Carr, a déclaré hier, à propos de l’Union européenne que, « même si la volonté populaire est celle d’un retrait, les entrepreneurs et les politiciens doivent maintenir le pont fermement en place ».  Il a ajouté que « pour éviter un vote en faveur d’une sortie lors d’un référendum, il est essentiel que la voix des entreprises britanniques soit forte et claire pour vanter les vertus d’un engagement futur ». Il a en outre recommandé de ne pas être « un participant réticent ».
Le Premier ministre, David Cameron, avait le mois dernier évoqué la possibilité d’un référendum pour trancher la question des relations avec l’Union européenne. Une majorité des britanniques (56%) souhaite que leur pays sorte de l’Union européenne selon un sondage rendu public dimanche dernier.
Lors de la même réunion de la CBI, David Cameron a prononcé un discours dans lequel il a comparé la situation économique à celle d’un pays en guerre mais a salué des signes de renouveau des exportations anglaises dans le monde entier.
La moitié des exportations de la Grande-Bretagne se font en Europe, et, si le patronat cherche à les développer dans les pays émergents, il considère le marché européen « comme une rampe de lancement depuis laquelle nos échanges commerciaux mondiaux peuvent se développer et non comme un continent duquel nous voulons battre en retraite ».

Le Parti communiste chinois a désigné une nouvelle direction


Le Parti communiste chinois a désigné une nouvelle direction

s'informerLe 18e congrès du Parti communiste chinois s’est terminé le 14 novembre. Une nouvelle direction a été désignée : Xi Jinping est le nouveau numéro un, Li Keqiang est le futur chef du gouvernement. Xi Jinping est l’homme d’un armistice précaire, après de violents affrontements, signé entre les partisans de l’ouverture des entreprises d’État au capital étranger et les apparatchiks tirant leurs positions et privilèges du secteur d’État.
La crise économique mondiale affecte la Chine, la croissance n’est plus à 10 % mais à 7 %, des dizaines de milliers de PME chinoises privées ont ainsi mis la clé sous la porte car l’industrie manufacturière se contracte, des secteurs comme les chantiers navals d’État, le bâtiment, la sidérurgie souffrent… Et « le monde ouvrier fait peur au puissant pouvoir chinois » : « Les grèves et les arrêts de travail ont un coût économique énorme et ça explose partout », expliquait récemment une chercheuse.
« Je doute que le nouveau gouvernement soit capable de faire grand-chose pour réformer les entreprises d’État », regrette un expert américain cité par le Financial Times » dans son édition du 15 novembre.
Pourtant, il faudrait bien « accroître le rôle du marché et permettre de plus grandes opportunités aux investissements américains comme le secteur financier où les États-Unis sont très compétitifs », affirme un ancien conseiller du président Clinton. Il met ainsi l’accent sur la difficulté pour le capital d’entrer dans le système bancaire et financier chinois et sur la mise à l’écart des multinationales américaines d’immenses marchés publics.

L’Argentine refuse une décision de justice des États-Unis sur le paiement de sa dette


L’Argentine refuse une décision de justice des États-Unis sur le paiement de sa dette

NML Argentine
s'informerLe gouvernement argentin a annoncé dimanche qu’il refuse de payer ce que lui réclame le fonds spéculatif NML. Une cour de justice des États-Unis avait donné raison à MNL, le mois dernier ; l’Argentine passe outre.
L’histoire commence il y a une dizaine d’années, lors des négociations sur la restructuration de la dette argentine. Les détenteurs de titres de la dette, à 94 %, ont accepté l’accord, rappelle le ministre de l’Economie Hernan Lorenzino au journal Pagina 12. Les 7 % restant sont aux mains de spéculateurs, dont MNL.
Le 23 février 2012, une juridiction américaine enjoignait l’Argentine de rembourser tous les porteurs privés, dont le fond spéculatif NML, basé aux Iles Caïman, filiale de la société new-yorkaise Elliott Capital Management, qui avait acheté une partie de la dette argentine à bas prix, au moment de l’effondrement de l’économie du pays, en 2001.
Un recours avait été déposé par le gouvernement argentin. Il a été rejeté le 26 octobre par la juridiction américaine qui menace de déclarer l’Argentine en cessation de paiement, si elle ne paye pas aux fonds spéculatifs  370 millions de dollars (283 millions d’euros) avant le 2 décembre. Entre autres mesures, a rapporté hier RFI, « le juge américain Thomas Griesa a donné raison à NML qui a obtenu de la justice ghanéenne le blocage du navire école argentin Libertad retenu depuis le 2 octobre au port de Tema au Ghana ».
L’avocat de NML a indiqué à l’Argentine, que le navire pouvait être libéré immédiatement si Buenos Aires déposait une caution de 20 millions de dollars (15,4 millions d’euros).

Combattre les violences envers les femmes (communiqué de la LDH)


Communiqué LDH
Paris, le 20 novembre 2012
Combattre les violences envers les femmes : une préoccupation de notre quotidien
Les Nations unies, qui ont fait du 25 novembre la Journée internationale contre les violences envers les femmes, avaient adopté, en 1994, une résolution sur l’élimination de ces violences. Elle affirmait que « la violence à l’égard des femmes traduit des rapports de force historiquement inégaux entre hommes et femmes, lesquels ont abouti à la domination et à la discrimination exercées par les premiers et freiné la promotion des secondes, et [qu’]elle compte parmi les principaux mécanismes sociaux auxquels est due la subordination des femmes aux hommes. »
Les luttes féministes ont progressivement fait entrer cette question dans le domaine politique, réclamant un traitement politique. Elles ont fait admettre qu’il ne s’agit pas de déviances occasionnelles d’individus présentant des troubles agressifs, mais véritablement du symptôme le plus grave d’un système de domination séculaire et universel.
L’opinion réprouve l’usage du viol comme arme de guerre au Congo, la lapidation des femmes adultères en Iran, l’agression de fillettes qui revendiquent leur scolarisation en Afghanistan ou  au Pakistan. Ces violences extrêmes doivent être dénoncées, combattues et condamnées. Mais, même si tout cela est très loin de la France, on ne peut mesurer l'état de l'égalité des droits à l'aune des pires situations. Il suffit de connaître le quotidien de la police, de la justice et des associations concernées pour voir qu’il n’en est rien. Les chiffres sont connus, mais très inférieurs à la réalité : par exemple, les soixante-quinze mille viols recensés chaque année ne représenteraient que 10 % du chiffre réel, la majorité des femmes victimes craignant de porter plainte. Mais la presse et l’opinion ne s’émeuvent que dans les cas outranciers, comme celui du procès récent de Créteil, lui-même violence infligée de nouveau aux deux victimes.
Une loi de lutte contre les violences a été adoptée en juillet 2010 : mais elle est incomplète, uniquement répressive, avec une ordonnance de protection mal connue et mal appliquée, sans formation des professionnels concernés et sans moyens. Le gouvernement actuel annonce vouloir une nouvelle loi et la création d’une instance nationale de lutte contre les violences.
La LDH approuve cette volonté si la loi comporte un véritable volet préventif et éducatif, mobilisant les médias et l’Education nationale ; et si sont mis en place les moyens de son application réelle, à commencer par la formation des personnels judiciaires, une aide suffisante aux associations en charge des femmes victimes et des mécanismes de contrôle de l’application de la loi. Elle rappelle, enfin, que cette loi doit s’appliquer à toutes les femmes, y compris les étrangères non communautaires et les prostituées. Elle souhaite une forte volonté politique pour que soit mise en œuvre une loi complète et ambitieuse. Il ne s’agit rien de moins que d’avancer dans la transformation des rapports sociaux vers plus d’humanité, de justice et d’égalité.
La LDH célèbrera le 25 novembre en tenant une université d’automne sur la jeunesse, sa place dans la société et son attente de l’égalité entre les femmes et les hommes.

lundi 19 novembre 2012

Non à l’intervention militaire contre le peuple palestinien à Gaza ! Arrêt immédiat des bombardements israéliens !


Non à l’intervention militaire contre le peuple palestinien à Gaza ! Arrêt immédiat des bombardements israéliens !

Gaza
prendre position

Au sixième jour de l’intervention israélienne contre la bande de Gaza, les bombardements israéliens ont d’ores et déjà provoqué près de 90 morts dans la population palestinienne, population étranglée par l’embargo instauré en 2007, qui fait de Gaza une immense « prison à ciel ouvert ».
Selon des sources de l’armée israélienne elle-même, celle-ci aurait, lors d’une frappe dimanche, tué « par erreur » une dizaine de civils. Ce dimanche, trente victimes palestiniennes, en majorité des femmes et des enfants, sont morts dans les bombardements.
Selon la radio de l’armée israélienne, Israël a menacé d’envahir Gaza dans la nuit de mardi à mercredi « si aucune trêve n’est engagée ». Des sources palestiniennes indiquent que l’armée égyptienne se prépare à l’arrivée massive de réfugiés à la frontière égyptienne, confirmant l’hypothèse d’un assaut terrestre imminent de l’armée israélienne contre Gaza.
Partisan de la paix et du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, le Parti ouvrier indépendant exprime sa plus vive condamnation contre les bombardements israéliens dans la bande de Gaza, et se prononce contre toute intervention terrestre de l’armée israélienne.

Arrêt immédiat des bombardements sur Gaza ! Levée de l’embargo !
Non à l’intervention militaire contre le peuple palestinien !

Communiqué – Paris, 19 novembre 2012, 19 heures

Dans un contexte de restrictions, le gouvernement promet de lutter contre les déserts médicaux


Dans un contexte de restrictions, le gouvernement promet de lutter contre les déserts médicaux

s'informerMarisol Touraine, ministre de la Santé a affirmé dimanche qu’elle engagerait le combat contre les déserts médicaux. Elle va consulter mais elle envisage plusieurs propositions destinées à s’appliquer début 2013, dont la création d’un guichet unique source d’informations pour les médecins désireux de s’installer dans ces régions malgré le risque de revenus insuffisants.
Il n’y aura pas de mesures autoritaires mais des mesures incitatives. Le projet de loi de financement de la Sécurité sociale garantit aux médecins désireux de s’installer dans les zones sous-dotées un revenu de deux ans.
Cela se fait dans un contexte de restrictions pour la Santé. Le Sénat vient d’ailleurs de rejeter le budget de financement de la Sécurité sociale. Adopté à l’Assemblée nationale le 30 octobre, ce projet de loi de financement de la Sécurité sociale contribue à l’objectif de réduction à 3 % du PIB du déficit public en 2013, avec 2,4 milliards d’économies dont 657 milliards dans le secteur hospitalier et 5 milliards de recettes supplémentaires.
Signé dans ce cadre de « maîtrise des dépenses de santé », l’accord sur les dépassements d’honoraires du corps médical est loin de faire l’unanimité de la profession, qui juge la revalorisation insuffisante. Signé par l’Assurance-maladie, les complémentaires santé et trois des cinq syndicats de médecins, il a été suivi d’un mot d’ordre de grève illimitée des chirurgiens libéraux, à l’appel de leur syndicat : le BLOC et des internes. Le BLOC a annoncé la fin de la grève vendredi dernier et déclaré poursuivre la lutte sous d’autres formes.

Jean-Luc Mélenchon Invité de « C/Politique » sur France 5

Invité de « C/Politique » sur France 5


Dimanche 18 novembre 2012, Jean-Luc Mélenchon était l'invité de l'émission "C/Politique" sur France 5, interrogé par Caroline Roux.

L’Espagne veut conserver sa part du budget de l’Union et monte au créneau contre le président du Conseil européen


L’Espagne veut conserver sa part du budget de l’Union et monte au créneau contre le président du Conseil européen

s'informerMariano Rajoy, président du gouvernement espagnol, a jugé samedi « inacceptable » la proposition de Herman van Rompuy, président du Conseil européen, de réduire le budget de 75 milliards le budget  de l’Union européenne. Il a « espéré qu’il y aura une autre proposition qui soit plus raisonnable ».
Son pays perdrait 20 milliards sur les versements prévus dans le budget initial. De même, les gouvernements de la Roumanie, de la Pologne (principales bénéficiaires de la politique de « cohésion ») et du Portugal s’opposent à ces coupes, dont les gouvernements de la Grande-Bretagne et de la Suède sont les plus grands défenseurs.
La proposition de M. van Rompuy vise la politique de « cohésion » (29,5 milliards) et la Politique Agricole Commune, la PAC (25,5 milliards).
Le Président français, M. Hollande, soutien de M. Barroso, souligne « la nécessité de préserver les aides structurelles et la PAC » (par laquelle la France reçoit des milliards).
La Commission européenne, dirigée par M. Barroso, avait fait une proposition initiale de budget de 1033 milliards d’euros. Dans la perspective du sommet européen extraordinaire des 22 et 23 novembre, autour du budget 2014-2020, les 27 gouvernements des pays formant l’UE s’accordent tous sur la nécessité d’une « discipline budgétaire », mais ils s’opposent sur le montant des coupes et les domaines où les effectuer.
Les dissentiments nationaux sont tels qu’il est possible qu’il n’y ait pas d’accord, et s’il y en a un « la négociation sera perdant-perdant. Personne ne sortira content de ce sommet » déclare un haut fonctionnaire européen à Bruxelles.