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samedi 17 novembre 2012

Les maires inquiets pour les finances de leurs communes


Les maires inquiets pour les finances de leurs communes

s'informerJeudi, une délégation de l’Association des Maires de France (AMF) a été reçue par le président François Hollande, à la veille de son prochain congrès qui débute mardi.
Les maires demandent une « stabilisation » des aides de l’État. En effet le coût de la réforme des rythmes scolaires prévue par la « refondation de l’école », actuellement en débat, s’élèverait pour les municipalités à 600 millions d’euros pour une année.
L’AMF a interpellé François Hollande sur « les difficultés de mise en œuvre » » de cette réforme et selon l’association, les maires souhaitent que « L’État limite le coût de la réforme et s’interrogent sur sa prise en charge des dépenses supplémentaires induites ».
Toujours jeudi, des maires UMP et PS de stations balnéaires se sont émus du rapport de la Cour des comptes qui remet en cause le recours aux CRS pour surveiller les plages l’été au motif que ce dispositif représente « une charge indue pour l’État dans un domaine relevant de la responsabilité des communes ».
Les Compagnies Républicaines de Sécurité participent à la surveillance des plages depuis 1950. La Cour des comptes « ignore les réalités » a déclaré le maire PS de Ouistreham dans le Calvados, dont, en été, « la plage reçoit 10 000 personnes tous les jours ».
Henri Martini, du syndicat Unité SGP- FO Police, majoritaire chez les CRS et gardiens de la paix, a indiqué qu’il « ne laissera pas faire et dire n’importe quoi. »

En Afrique du Sud, les ouvriers agricoles entrent à leur tour dans les grèves pour les salaires


En Afrique du Sud, les ouvriers agricoles entrent à leur tour dans les grèves pour les salaires

s'informerDe grandes manifestations d’ouvriers agricoles en grève pour leurs salaires se sont déroulées hier en Afrique du Sud, dans la province du Cap. La police a procédé à 42 arrestations depuis le début des grèves et a tué un ouvrier mercredi.
Les manifestants bloquent des routes. Plusieurs milliers d’ouvriers agricoles demandent le doublement de leurs salaires, ce qui les porterait d’environ 70 (ce qui les situe parmi les plus faibles du pays) à 150 rands (soit 13 euros) par jour.
Depuis le mois d’août les grèves se sont développées dans toutes les mines, chez les chauffeurs routiers, c’est seulement le 15 novembre que les mineurs du groupe américain Amplats ont repris le travail après avoir obtenu une hausse de leurs salaires, selon l’agence de presse Reuters. À la mine de platine de Marikana, 34 grévistes avaient été tués le 16 août. Les travailleurs des mines d’or, de charbon, de platine, de fer ont dû affronter une dure répression, faisant au total au moins cinquante morts. Les directions des trusts miniers ont annoncé à différentes reprises le licenciement de milliers d’ouvriers pour tenter de leur faire reprendre le travail, par exemple Amplats avait licencié 12 000 ouvriers sur 28 000 le 5 octobre, en vain.
Le gouvernement, inquiet de cette extension de la crise sociale aux ouvriers agricoles, a annoncé une révision du salaire minimum dans les quinze jours et a lancé un appel au calme.

Le projet de loi de financement de la Sécurité sociale refusé par le Sénat


Le projet de loi de financement de la Sécurité sociale refusé par le Sénat

s'informerLe projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2013 a été rejeté jeudi, par 186 sénateurs, UMP, centristes et les 20 membres du groupe Communiste républicain et citoyen (CRC), contre 155 en faveur du texte.
Adopté à l’Assemblée nationale le 30 octobre, le PLFSS contribue à l’objectif de réduction à 3 % du PIB du déficit public en 2013, avec 2,4 milliards d’économies dont 657 milliards dans le secteur hospitalier et 5 milliards de recettes supplémentaires.
Le groupe CRC reproche au gouvernement « un choix de rigueur et non pas de justice sociale » et refuse la partie « recettes ».
Pour Jean-Luc Mélanchon, co-président du Parti de gauche, « ce n’est pas une bonne loi […] si on continue à gérer comme ça, l’hôpital va s’écrouler ».
Deux responsables du parti socialiste, Charlotte Brun, secrétaire nationale aux Affaires sociales, et Guillaume Bachelay, secrétaire national aux Relations extérieures, ont signé un communiqué affirmant que « le projet de loi de financement de la Sécurité sociale 2013 marque une rupture radicale avec dix ans de sarkozysme en réduisant les déficits tout en améliorant la couverture sociale des Français ».
« Le Parti socialiste regrette profondément ce vote et appelle les parlementaires du Front de Gauche à la solidarité majoritaire au Sénat pour répondre aux attentes des Français confrontés à la crise », ajoute le communiqué, qui relève que « pour la troisième fois depuis le début de la législature, les sénateurs du Front de Gauche ont voté avec la droite sénatoriale ».

vendredi 16 novembre 2012

Merkhollande est né en grande pompe lu sur le blog de Jean-Luc Mélenchon

Merkhollande est né en grande pompe

La LDH condamne l’escalade de la violence entre Israël et la bande de Gaza


Communiqué LDH
Paris, le 16 novembre 2012


La LDH condamne l’escalade de la violence
entre Israël et la bande de Gaza


Aucun impératif de sécurité, pas plus que les tirs dirigés vers les populations civiles du sud d’Israël, sans conteste condamnables au regard du droit international, ne peuvent justifier les mesures de représailles déclenchées quatre ans après l’opération « Plomb durci ». Israël renoue avec les assassinats ciblés, les bombardements de civils et les incursions militaires dans la bande de Gaza.
Rappelons que les crimes de guerre de l’opération « Plomb durci » et l’impunité dont a bénéficié Israël, comme le maintien du blocus, n’ont fait que renforcer la misère et l’emprise du Hamas sur la population.
Alors que l’Autorité palestinienne s’apprête à demander la reconnaissance de la Palestine à l’Onu, ce qui est insupportable pour le gouvernement israélien, qui plus est dans un contexte de campagne électorale, le Premier ministre israélien choisit l’utilisation de la force alors que, début novembre, il affirmait à François Hollande qu’il était prêt à négocier.

Il est impératif que la France joue son rôle pour exiger de l’Onu et de l’Union européenne qu’elles prennent les dispositions nécessaires pour stopper au plus vite ce retour à la violence, que l'Union européenne renonce à renforcer les accords commerciaux passés avec Israël, et qu’elles fassent respecter le droit international dans un Proche-Orient en crise.

La LDH appelle à se joindre aux manifestations qui appellent à la paix et au respect du droit.

Pauvreté, chômage, précarité, les inégalités s’aggravent et frappent les banlieues


Pauvreté, chômage, précarité, les inégalités s’aggravent et frappent les banlieues

s'informerCe matin a été publié le rapport annuel de l’Observatoire national des zones urbaines sensibles (ONZUS). Il établit que la crise a aggravé la situation sociale des 4,5 millions d’habitants des 751 zones urbaines sensibles (ZUS). Le taux de personnes vivant avec moins de 964 euros par mois(taux de pauvreté) y est passé de 30,5 % en 2006 à 36,1 % en 2010 (pour la même période il a progressé ailleurs de 0,7 %). Face à ces ressources très faibles, le poids des dépenses contraintes (énergies, logement, …) augmente, ce qui entraîne une diminution du reste à vivre des ménages.
Depuis 2008, la part des habitants de ZUS ayant un emploi ne cesse de diminuer et aujourd’hui seulement 47,6 % des 15 à 64 ans y sont salariés ; le taux de chômage y est passé de 21,9 % en 2010 à 22,7 % en 2011. Les femmes sont les plus durement touchées (taux de chômage plus élevé que chez les hommes) et celles qui ont un emploi sont davantage en contrats précaires ou à temps partiel subi. Dans les ZUS elles sont plus souvent à la tête de familles monoparentales qu’en dehors et ont davantage d’enfants : à 25 ans, près de 25 % vivant hors de chez leurs parents y ont au moins un enfant (10 % ailleurs).
Cette paupérisation croissante des habitants des ZUS a des effets directs sur leur santé : le rapport relève que près d’un quart des habitants ont déjà renoncé à des soins pour des raisons financières (contre 15 % dans le reste de la France) alors que 42,5 % se disent en mauvaise santé (30,5 % ailleurs).

Grèce : les grandes banques mondiales inquiètes des conséquences de l’austérité mais contre l’effacement de la dette

Grèce : les grandes banques mondiales inquiètes des conséquences de l’austérité mais contre l’effacement de la dette

Institut de la finance internationale IFI
s'informerAlors que des manifestations contre l’austérité se déroulaient en Grèce mais aussi en Espagne et au Portugal, le banquier américain Charles Dallara s’est exprimé mercredi dernier à Athènes, devant un parterre de banquiers grecs. En tant que directeur de l’IFI (Institut de la Finance Internationale, dont le siège est à Washington), il représente les  400 plus grandes banques mondiales.
Trois jours après l’adoption par les députés grecs de nouvelles mesures d’austérité budgétaires pour 2013 exigées par la Banque Centrale Européenne pour rembourser la dette, il a exprimé ses craintes d’une récession accélérée. Ce 14 novembre, une nouvelle statistique a été publiée: sur un an le PIB a reculé de 7,2% soit un recul de 20% depuis 2010 avec un chômage qui atteint 25% de la population active.
« Une tragédie, pas seulement pour la Grèce et l’Europe mais pour le monde » a lancé Charles Dallara. Craignant pour la stabilité du système financier mondial, « sans une reprise de la croissance, la viabilité de la dette ne sera jamais atteinte »,  il a interpellé le FMI et l’Union Européenne pour qu’ils agissent.
Il s’est dit hostile à un effacement de la dette grecque qui « mettrait le feu aux poudres en Europe », dont les 17 pays de la zone euro qui ne seraient pas remboursés.
Il a préconisé plutôt, de la part des institutions européennes, un assouplissement des objectifs budgétaires par une allongement des remboursements et par une baisse des taux d’intérêt. Il en a appelé aussi à la zone euro et au FMI pour qu’ils financent une relance urgente de l’économie grecque, y compris par des prêts à taux zéro.

Un « pacte social » de flexibilité a été signé chez Renault-Espagne


Un « pacte social » de flexibilité a été signé chez Renault-Espagne

s'informerRenault a trouvé, en Espagne, un accord de « pacte social » avec les syndicats de ses usines,  UGT, CCOO et CCP. Signé mercredi dernier, il est destiné à renforcer la compétitivité de la firme et portant sur les années 2014-2016.
L’accord prévoit que les salaires augmenteront de la moitié de l’inflation annuelle et inclut la possibilité d’un paiement lié aux objectifs de l’entreprise. Il ajoute  une journée par an de travail obligatoire en 2014 et deux autres, à négocier par la suite. Il crée un nouveau type de contrat d’embauche d’une durée de 18 mois, accordant un salaire équivalent à 72,5% de celui d’un ouvrier qualifié. Il autorise l’organisation dans toutes les usines d’un roulement permettant d’assurer  la production  sept jours sur sept, laissant cependant aux travailleurs la liberté d’y participer ou non.
En compensation, 800 postes d’intérimaires seront transformés en CDI en 2014-2016 et certains avantages sociaux améliorés (chèque-garderie, congé doublé à la naissance d’un enfant, aide aux parents d’enfants handicapés).
En France, lors de sa conférence de presse de mardi dernier, le président François Hollande a appelé les partenaires sociaux à s’entendre sur  « un compromis historique ». Renault déclare, pour sa part, que si des accords de compétitivité sont signés en France avec les syndicats, la firme «  pourrait s’engager à ne pas fermer d’usines » dans notre pays, en dépit d’une conjoncture défavorable.

Les trois textes alternatifs du 36e congrès du PCF


Lu sur le journal <<LA RIPOSTE>>

Les trois textes alternatifs du 36e congrès du PCF 

jeudi 15 novembre 2012

Les trois textes alternatifs du 36e congrès du PCF
Samedi 17 novembre, des rédacteurs du texte alternatifCombattre l’austérité, en finir avec le capitalisme iront le déposer au siège national du PCF, accompagné d’une liste de plus de 330 signataires. Nous avons pris contact avec tous pour leur rappeler qu’ils doivent être à jour de cotisations. La validation de notre texte alternatif par les organisateurs du congrès ne devrait donc poser aucun problème.
Deux autres textes alternatifs vont être déposés. Unir les communistes pour un PCF de combat, marxiste, populaire et rassembleur a été signé notamment par Jean-Jacques Karman (conseiller général du 93) et Marie-Christine Burricand (membre du Conseil National). Nous avons expliquéici quelles sont nos divergences de fond avec ce texte – notamment sur l’Union Européenne, le stalinisme et le programme.
Par ailleurs, Emmanuel Dang Tran, Eric Jalade et d’autres membres du Conseil National ont annoncé qu’ils allaient déposer un texte alternatif intitulé : Ni abandon, ni effacement, un parti résolument communiste dans l’affrontement de classe ! Il n’a toujours pas été rendu public. Rappelons que lors du 34e congrès du parti, en 2008, Karman, Burricand, Dang Tran et Jalade signaient un seul et même texte alternatif : Faire vivre et renforcer le PCF, une exigence de notre temps. Dans la foulée du congrès, ils avaient constitué ensemble un réseau du même nom. Mais ils se sont rapidement divisés, de sorte qu’il existe aujourd’hui deux réseaux « Faire vivre et renforcer le PCF… ». Nous y reviendrons à l’occasion de notre analyse du texte alternatif signé par les camarades Jalade et Dang Tran.
Débats en section : invitez l’un de nos premiers signataires !
Tous les militants du parti seront appelés à voter, les 14 et 15 décembre, pour choisir la « base commune » qui sera discutée et amendée jusqu’au congrès national, début février. Dans les jours précédant ce vote interne, des AG de section et des débats contradictoires seront organisés dans tout le pays pour discuter des différents textes. Cette façon de procéder est tout à fait démocratique : avant que chacun se prononce individuellement par son vote, les camarades discutent collectivement des documents. Par ailleurs, l’idéal est que chaque texte soit présenté et défendu par un camarade, en quelques minutes, avant que le débat ne s’engage.
Nous savons que dans de nombreuses sections du parti, des camarades auront à cœur de défendre notre texte alternatif. Ceci dit, nous avons décidé de mettre à la disposition de toutes les sections du PCF des camarades prêts à venir y défendre le texte alternatif lors de débats contradictoires : Greg Oxley, Hubert Prévaud, Pierre Villeret, Jérôme Métellus, Dominique Escouboué, Martin Crouzet, Jules Legendre, Raphaëlle Dadat – et bien d’autres. Ce sont des camarades qui ont contribué à l’élaboration du texte, le connaissent bien et seront à même de répondre aux questions sur son contenu, son programme, ce qu’il propose pour renforcer le PCF, etc. Cela devrait contribuer à la qualité des débats.
Les sections qui veulent inviter un de ces camarades peuvent nous contacter à :renforcerlepcf@gmail.com
Notre texte alternatif : Combattre l’austérité, en finir avec le capitalisme
Notre analyse critique du texte de la direction nationale : 36e congrès du PCF – Critique du texte de la direction nationale
Bons débats à tous !
Hubert Prévaud (PCF 31), Greg Oxley (PCF 75) et Jérôme Métellus (PCF 75)

Signez le texte alternatif : Combattre l’austérité, en finir avec le capitalisme !
©2002-2010 Journal communiste : La Riposte


jeudi 15 novembre 2012

Mélenchon: les accords de compétitivité chez Renault sont "écoeurants"

       
Mélenchon: les accords de compétitivité chez Renault sont "écoeurants"


           Jean-Luc Mélenchon, coprésident du Parti de gauche, a déclaré jeudi que les accords de compétitivité sur lesquels travaillent syndicats et direction de Renault en France étaient "écoeurants" et relevaient d'une "stratégie du chantage".
C'est "écoeurant, c'est la stratégie du chantage, du revolver sur la tempe et les gens qui signeraient seraient bien bêtes parce qu'on a fait le même exercice chez +Conti+ (Continental) et les gens avaient accepté de voir leur paie diminuer et leur temps de travail augmenter, et une fois qu'ils ont bien travaillé, on leur a tout pris et on a fermé leur usine", a-t-il déclaré sur RTL.
Alors qu'on lui faisait remarquer qu'Arnaud Montebourg, le ministre du Redressement productif, était "pour", M. Mélenchon a répondu: "Il cherche à entrer au club des gentils garçons après avoir figuré pendant un temps chez les bad boys. Déjà il a eu des cajoleries de Mme Parisot, mais il est a côté de ce qu'on attendait de lui, c'est une déception supplémentaire".
Déçu? "Pour ce qui est de voir les gens courir aux râteliers, j'en ai déjà tellement vus", a-t-il dit.
Renault, dont l'Etat est actionnaire à hauteur de 15%, entend parvenir à un accord dit de compétitivité avec les syndicats en France en janvier. Selon la CGT, les gains de productivité pourraient se jouer notamment sur les salaires, une révision du temps de travail, des congés ou RTT.          

    Jean-Luc Mélenchon, le 14 novembre 2012 à Paris, lors de la manifestation contre l'austérité