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dimanche 28 octobre 2012

Record historique du chômage en Espagne


Record historique du chômage en Espagne

s'informerL’Institut national de la statistique a établi que l’Espagne comptait, fin septembre, 5.778.100 chômeurs, soit 25,02% de la population. Un taux jamais atteint dans ce pays, en récession depuis fin 2011 et dramatique chez les jeunes de 16-24 ans (52,34%).
L’Espagne, quatrième économie de la zone euro, a lancé un plan visant à récupérer 150 milliards d’euros entre 2012 et 2014, dont 39 milliards en 2013 : hausses d’impôts, de la TVA, coupes salariales dans la fonction publique, baisse des indemnités chômage et réductions budgétaires dans la santé et l’éducation.
Le gouvernement a dû admettre que son objectif de réduction du déficit public, négocié avec Bruxelles à 6,3 % du PIB en 2012 après 9,4 % en 2011, devrait être revu à la hausse jusqu’à 7,4 %, à cause de l’aide publique apportée aux banques.
Manifestations et grèves pour refuser l’austérité se multiplient. Mardi, des milliers de manifestants ont réitéré leur refus des plans d’austérité. Vendredi, les fonctionnaires étaient dans la rue. Comme chaque semaine.
« Cette crise est une escroquerie (…). Cette crise est celle des banques », dit Pedro Flores, chauffeur de bus scolaire de 51 ans.  «  Les banques espagnoles approuvent ce qui se passe ici », tance un député, Alberto Garzon.
 « Ce n’est pas un conflit entre nations, mais entre pauvres et riches. Les pauvres sont affectés de la même manière en Allemagne, en Espagne, en Grèce et au Portugal. »
Un appel à la grève générale a été lancé pour le 14 novembre. En Grèce et au Portugal aussi.

samedi 27 octobre 2012

Quel est l’objectif de la journée de la Confédération européenne des syndicats (CES) du 14 novembre 2012 ?


Informations Ouvrières à paraître répond à la question: « Quel est l’objectif de la journée de la Confédération européenne des syndicats (CES) du 14 novembre 2012 ? »

CES

prendre positionChronique à paraitre dans le prochain numéro d’Informations Ouvrières

Quel est l’objectif de la journée de la Confédération européenne des syndicats (CES) du 14 novembre 2012 ?

La Confédération européenne des syndicats (CES) vient d’appeler à une journée d’action le 14 novembre. Cette date n’est pas choisie par hasard. Ce jour-là, l’Union générale des travailleurs (UGT) et les Commissions ouvrières (CCOO) d’Espagne appellent à une grève générale, de même que la Confédération générale des travailleurs portugais (CGTP) et de nombreux syndicats de l’Union générale des travailleurs (UGT) au Portugal. Mais, loin d’en constituer une sorte de prolongement européen, la journée de la CES poursuit un tout autre objectif. D’abord, l’appel ne fait aucune allusion à l’Espagne et au Portugal. Et pour cause, puisqu’on lit dans la déclaration de la CES : « Tout en soutenant l’objectif d’assainissement des budgets, le comité exécutif considère qu’on ne pourra mettre fin à la récession que par un assouplissement des contraintes budgétaires et la suppression des déséquilibres. »
Une journée d’action pour « soutenir l’assainissement des budgets », c’est-à-dire l’objectif de la troïka (composé de l’Union européenne, du FMI et de la Banque centrale européenne) qui commande tous les plans d’austérité en Europe ?
En fait, la déclaration de la CES d’appel au 14 novembre a pour objectif « un contrat social pour l’Europe ». De quoi s’agit-il ?
Dans une résolution du mois de juin dernier, la CES avait défini ce qu’était son nouveau mot d’ordre d’un « contrat social pour l’Europe », en partant du constat suivant : « Nous observons (…) un désenchantement grandissant pour le projet européen. (…) Cette tendance pourrait mener à un rejet du projet européen que la CES a toujours soutenu. »
Or qu’est-ce que ce projet européen que la CES a toujours soutenu ?
C’est l’ensemble des traités européens, au nom desquels la troïka prétend dicter à tous les peuples d’Europe des plans d’austérité.
Aujourd’hui, l’exaspération et la colère montent dans tous les pays européens contre ces politiques.
Loin de chercher à y répondre en exigeant le retrait des plans d’austérité, l’appel de la CES au 14 novembre cherche à canaliser ce mécontentement pour le ramener dans ce cadre du soutien au projet européen.
Aucun militant syndical attaché à l’indépendance de ses organisations ne peut s’y retrouver.
Daniel Shapira
filet pointilles gris

L’Assemblée vote une taxe supplémentaire sur 7,5 millions de retraités imposables


L’Assemblée vote une taxe supplémentaire sur 7,5 millions de retraités imposables

s'informerLes députés ont adopté jeudi dernier la création d’une taxe de 0,3 %, payable à partir du 1eravril 2013. Elle portera sur les pensions de retraite et d’invalidité, afin de participer au financement de la dépendance des personnes âgées, via la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (CNSA). Elle touchera les 10 millions de retraités assujettis à la CSG au taux de 6,6 % et elle exclut les 2,5 millions de retraités imposables aux ressources modestes.
Ce projet, auquel la droite, les centristes et le Front de Gauche se sont opposés, limitait la taxe à 0,15 % pour 2013 avant de passer aux 0,3 % en 2014. Le gouvernement a accepté d’en exonérer les retraités au revenu modeste mais, en contrepartie, a exigé qu’elle soit portée au taux définitif dès avril 2013 .
Pour justifier  la taxe, le rapporteur du projet de loi de financement de la Sécurité sociale, Gérard Bapt (PS), a expliqué qu’« un retraité qui gagne 1 200 euros par mois contribuera à hauteur de 3,50 euros par mois, ce n’est pas un acharnement de cotisation ».
Instauré en 1983, le forfait journalier hospitalier destiné à la participation des malades aux frais hôteliers des malades à la charge de l’assuré, s’élevait au départ à 20 francs (3,048 euros) par jour. Il s’élève aujourd’hui à 18 euros par jour soit une augmentation de 590 %.
On trouvera dans l’édition du 25 octobre de l’hebdomadaire du POI, Informations Ouvrières, des informations, analyses commentaires sur les autres aspects de la politique fiscale du gouvernement, sous le titre « Impôts : les familles populaires frappées de plein fouet ».

Une lettre aux élus de Moselle pour exiger du gouvernement qu’il garantisse le maintien intégral du site ArcelorMittal de Florange


Une lettre aux élus de Moselle pour exiger du gouvernement qu’il garantisse le maintien intégral du site ArcelorMittal de Florange

Arcelor Urgence
s'informerJeudi dernier, 38 militants ouvriers de toutes opinions ont interpellé les élus du PC et du PS de Moselle pour le maintien de tous les emplois à ArcelorMittal-Florange, avec la totalité du site.
Dans une lettre ouverte qu’ils appellent la population à contresigner, ces militants ouvriers du PC, PG, POI, PS, maires et syndicalistes demandent aux élus de se prononcer « pour que le gouvernement se porte garant du maintien du site de Florange dans sa totalité et de tous les emplois sur place » et de prendre la tête d’une « délégation de la population auprès du gouvernement ».
Le 1er décembre, les hauts fourneaux risquent d’être définitivement arrêtés. C’est la date butoir donnée par Mittal pour trouver un repreneur.
filet pointilles gris
agir 


vendredi 26 octobre 2012

Afrique du Sud : accord salarial, licenciements et grèves


Afrique du Sud : accord salarial, licenciements et grèves

s'informerLe Syndicat national sud-africain des mineurs (NUM) et la Chambre des mines ont signé hier un accord applicable immédiatement, relevant la grille des salaires pour le secteur des mines d’or. Il prévoit des augmentations cumulées pour 2012, comprises entre 11 et 20,8%, selon les catégories de mineurs. Mais les salaires les plus bas, même relevés, restent de 5 000 rands mensuels (442 euros).
Cependant les ultimatums pour cesser les grèves perdurent, les licenciements massifs aussi.
Le groupe AngloGold Ashanti, numéro trois mondial de l’or, a licencié mercredi 12 000 mineurs ayant refusé de reprendre le travail. Gold Fields a licencié 1 500 personnes du site de KDC West. Les 8 500 mineurs du site KDC East, en grève depuis le 14 octobre, même menacés de licenciement, ont refusé de reprendre le travail.
Sur le site de l’Anglo American Platinum à Rustenburg, quatre mines sur cinq sont paralysées depuis le 12 septembre. La direction a licencié 12 000 personnes début octobre et menace d’en congédier 8 000 supplémentaires.
Le numéro cinq mondial de l’or, Harmony, a menacé mardi de licencier les 5 400 grévistes de sa mine de Kusasalethu, paralysée depuis le 2 octobre.
Les grévistes revendiquent de fortes augmentations et contestent, localement, les structures du Syndicat national des mineurs (NUM).
Plusieurs historiens soulignent que depuis la fin de l’apartheid en 1994, l’Afrique du Sud n’avait jamais connu pareille mobilisation et que, dans les années 1970, ce sont les grèves des mineurs qui ont porté les premiers coups à ce régime.

Jour après jour - Protection sociale : Les retraites complémentaires bientôt en négociation

Jour après jour - Protection sociale : Les retraites complémentaires bientôt en négociation

Jour après jour - Protection sociale : Sécurité sociale dans le collimateur de la Commission européenne

Jour après jour - Protection sociale : Sécurité sociale dans le collimateur de la Commission européenne

Confusion en Grèce sur un nouveau paquet de rigueur demandé par la Troïka


Confusion en Grèce sur un nouveau paquet de rigueur demandé par la Troïka

Grèce FMI 26oct2012
s'informerLe ministre des Finances grec a annoncé hier qu’un accord était intervenu sur un délai de deux ans supplémentaires pour le retour à 3 % de déficit (2016 au lieu de 2014). Il a aussitôt été démenti par l’Union européenne.
Depuis un mois les inspecteurs de la Troïka (FMI, BCE, UE) discutent avec le gouvernement grec. Une tranche de 31,5 milliards d’euros du prêt UE-FMI, doit être débloquée avant le 16 novembre. À cette date, les caisses du gouvernement grec seront vides. Le déblocage des fonds est conditionné à la réalisation des mesures prévues lors du renflouement précédent. La Troïka considère que les objectifs fixés ne sont pas atteints et exige un durcissement des ponctions. Le gouvernement répond que ce sont les mesures d’austérité qui ont provoqué une chute des recettes et que la récession est plus forte que prévue par la Troïka. Ce qui motive sa demande de délai.
En échange, le gouvernement doit durcir les mesures d’austérité en augmentant de 13,5 milliards le paquet de rigueur en 2013 : baisse des salaires et des retraites, des allocations chômage, recul de l’âge de départ en retraite de deux ans à 67 ans, réduction des frais de licenciements, nouvelles suppressions de postes de fonctionnaires (25 000).
Au sein de la coalition gouvernementale des craquements se font jour. Deux députés ont été exclus du parti du premier ministre. Les leaders des trois partis de la coalition ont fait des déclarations contradictoires.
Mario Draghi, le président de la BCE a précisé que les négociations ne sont pas finies. Pour le FMI, des questions restent « en suspens ».