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vendredi 9 octobre 2026

Mauvaise Presse - Mobilisation des lycéens : des tensions lors de la fin du rassemblement place de la Bastille le 9.10.2026

 

Mobilisation des lycéens : des tensions lors de la fin du rassemblement place de la Bastille

Menace de mort contre Rima Hassan, suspension d’un chef de la police, des milliers de fichiers à caractère pédopornographique, retour au bercail de l’Abraham Lincoln, le costume de Donald Trump.

 
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Mobilisation des lycéens : des tensions lors de la fin du rassemblement place de la Bastille

Lycéens et étudiants ont une nouvelle fois manifesté en France. Plus de 130 000 manifestants ont été recensés en France par la CGT. Le ministère de l'Intérieur a décompté 71 500 personnes dans les rues, dont 24 500 à Paris. Par ailleurs, le gouvernement estime à 55 000 le nombre de personnes ayant participé “à des actions devant des établissements scolaires, une partie seulement ayant rejoint les manifestations”. Mardi, les manifestations avaient rassemblé entre 266 000 et 450 000 personnes dans toute la France.

Au total, 504 personnes ont été interpellées jeudi, a annoncé le ministère de l'Intérieur, qui note “une augmentation des violences urbaines”. Près de 50 policiers et gendarmes ont par ailleurs été blessés.

Des incidents ont éclaté en fin du rassemblement organisé dans le cadre de la mobilisation des lycéens. Les charges et les tirs de gaz lacrymogènes ont été nombreux, avec également des interpellations dont un jeune, visage et vêtements ensanglantés. Selon la préfecture de police, un groupe d'une vingtaine de black blocs a jeté du mobilier urbain sur les forces de l'ordre.

L'intersyndicale étudiante et professionnelle appelle à une nouvelle journée de mobilisation et de grève, le 13 octobre. “Tant qu'on n'aura pas 10 milliards sur la table, on continuera à se mobiliser”, a affirmé Sabrine Kharbach, porte-parole de l'Union étudiante, lors d'un rassemblement à Paris.

Rima Hassan porte plainte pour menace de mort

Rima Hassan porte plainte contre X pour “menace de mort à l'encontre d'une personne investie d'un mandat électif public” et “provocation directe à commettre des atteintes volontaires à la vie ou à l'intégrité de la personne”, après la publication d'une vidéo sur les réseaux sociaux dans laquelle un internaute s'adresse à l'eurodéputée en tenant un fusil à pompe dans les mains.

L’eurodéputée La France insoumise a été accusée d’avoir renversé des drapeaux israélien et européen lors d’une exposition au Parlement de Strasbourg, consacrée à l’attaque du 7 octobre 2023. Dans une vidéo, un internaute, drapeau d’Israël sur l’épaule, lance : “Hey Rima, tu veux l’enlever celui-là ? Viens le chercher !”, avant de charger un fusil à pompe. Cette vidéo a été publiée “le 6 octobre et reprise sur YouTube”, selon Vincent Brengarth, l’avocat de Rima Hassan.

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Sous le pseudo @aux_armes_citoyen et à visage découvert, l’internaute ajoute : “Franchement, méfie-toi, le jour où quelqu’un décidera que c’est toi qui deviens la victime, faudra pas venir pleurer”, en approchant le canon de la caméra. L’utilisateur se présente sur Instagram comme un “chrétien patriote qui ne tend pas l’autre joue”. Il est suivi par près de 29 000 personnes sur le réseau social.

“La mise en scène ne laisse aucune place au doute. L’auteur charge une arme à feu et la braque vers sa cible en lui annonçant qu’elle pourrait devenir la victime”, affirme Vincent Brengarth dans un communiqué. “Nous demandons que l’auteur soit identifié et qu’il réponde de ses actes et que les plateformes retirent ces contenus sans délai”, ajoute-t-il.

L’auteur, de son côté, a posté une nouvelle vidéo, dans laquelle il tient cette fois un pistolet en plastique puis une “grenade imprimée en 3D”, selon lui. “Qui est assez con pour prendre ça comme une menace ? J’ai écrit sous la vidéo que ce n’était pas une menace, qu’il fallait que ce soit le gouvernement qui la punisse”, affirme-t-il en faisant référence à sa précédente vidéo.

Le chef de la police municipale de Port-de-Bouc suspendu de ses fonctions

À Port-de-Bouc, le chef de la police municipale a été suspendu après la publication d’une vidéo montrant son véhicule fonçant sur des lycéens en marge des manifestations étudiantes.

Les faits remontent au vendredi 2 octobre, alors que des élèves manifestaient devant le lycée Jean-Moulin dans le cadre du mouvement lycéen, le conducteur d’une voiture de la police municipale a foncé à vive allure sur trois lycéens. Un événement capté en vidéo par un témoin de la scène. On y voit les lycéens courir pour tenter d’éviter le véhicule roulant à vive allure.

Selon les informations de Marsactu, confirmées à ICI Provence-Alpes, il s’agit du chef de poste de la police municipale. Le journal indépendant indique par ailleurs avoir contacté le principal concerné. Ce dernier aurait répondu en invoquant ne pas avoir eu l’autorisation de s’exprimer.

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La municipalité de Port-de-Bouc regrette quant à elle un événement “profondément choquant”. Le maire Laurent Belsola (PCF), a ainsi signé un courrier décidant de la suspension du policier municipal.

Une rétrogradation pourrait être envisagée, mais le directeur de cabinet de Laurent Belsola précise à Marsactu : “Ça, c’est s’il nous dit qu’il voulait tuer les lycéens, mais ce qui est plus ou moins envisagé, c’est une mise à pied disciplinaire”.

“Il était seul, comme ça peut arriver dans ses obligations de service, mais l’intervention du véhicule est disproportionnée”, a-t-il reconnu auprès du média d’investigation. Sa présence aurait été justifiée par des feux de poubelles déclenchés, la veille, devant le lycée Charles-Montgrand, l’autre établissement technique de la ville.

Des milliers de fichiers à caractère pédopornographique en Haute-Garonne

Des milliers de fichiers à caractère pédopornographique ont été détectés par les autorités de Haute-Garonne dans le cadre de la lutte contre la pédocriminalité en ligne.

Une veille numérique a ainsi été menée et a permis de détecter “de nombreux téléchargements et mises à disposition de fichiers identifiés comme présentant un caractère pédopornographique”. À l'issue de cette “phase de détection et d'analyse”, plusieurs personnes ont été identifiées et “retenues comme objectifs prioritaires”, au regard notamment “du volume particulièrement important de fichiers détectés - pouvant atteindre plusieurs milliers en une seule journée - ainsi que de la particulière gravité des contenus concernés”.

Deux hommes, sans antécédent judiciaire, ont ainsi été interpellés et placés en garde à vue. Un homme de 77 ans et un autre de 54 ans. Ils ont tous les deux été déférés devant le tribunal judiciaire de Toulouse. Le premier suspect a été condamné, dans le cadre d’une comparution de reconnaissance préalable de culpabilité, à un an de prison assorti de deux ans de sursis probatoire. Il a une obligation de soins et a interdiction d’exercer une activité professionnelle ou bénévole en lien avec des mineurs.

Le second a été condamné à six mois de prison ferme aménageable et six mois avec sursis, assortis notamment d’une obligation de soins et d’une interdiction d’exercer une profession ou une activité en lien avec des mineurs. Lors des perquisitions menées à chez eux, les autorités ont saisi plusieurs ordinateurs, téléphones et supports numériques. Ils ont découvert plusieurs milliers de fichiers à caractère pédopornographique. Les ordinateurs ont été confisqués.

Le porte-avions “Abraham Lincoln” de retour aux Etats-Unis

Après onze mois en mission, les 6 000 membres d’équipage du porte-avions américain Abraham Lincoln sont rentrés aux Etats-Unis. Les familles des militaires se sont rassemblées sur les quais de la base de San Diego, en Californie, pour accueillir leurs proches.

L’USS Abraham Lincoln avait quitté sa base en novembre 2025 pour une mission en mer de Chine méridionale. Mais il a été redirigé vers le Moyen-Orient quand les Etats-Unis et Israël ont lancé la guerre contre l’Iran en février. Ce déploiement prolongé a lourdement pesé sur l’équipage. En août, des familles de soldats et plusieurs élus avaient alerté sur les conditions à bord, faisant notamment état de pénuries alimentaires.

Le mois dernier, l’administration Trump a reconnu dans un courrier qu’il y avait eu huit tentatives de suicide parmi les militaires. “Un marin est passé par-dessus bord début août, a été rapidement secouru et débarqué du navire pour des soins complémentaires”, détaille la lettre. Un autre marin “a tenté de se jeter par-dessus bord en mars” mais en “a été empêché par ses camarades” et “est retourné à son port d’attache”. Aucun d’entre eux n’est décédé.

Le costume bon marché de Donald Trump

En tournée à travers les Etats-Unis à quelques semaines des élections américaines de mi-mandat, qui pourraient le priver de sa majorité au Congrès, Donald Trump a, une nouvelle fois, surpris les observateurs. La scène s'est produite à Grand Island, à la fin d'un meeting de soutien au sénateur républicain Pete Ricketts.

En dansant sur scène, Donald Trump ouvre sa veste bleu marine, révélant une étiquette de l’enseigne Jos. A. Bank, une marque américaine de costumes grand public, que les consommateurs peuvent retrouver en hypermarchés.

Le modèle ressemble à ceux de la collection Traveler, vendus autour de 280 dollars. On est loin des costumes Brioni, dont les tarifs sont fixés entre 5 500 à plus de 16 000 dollars, auxquels Donald Trump est associé depuis l'émission télé, The Apprentice.

Une opération de communication préméditée paraît peu probable, même si CNN rappelle les précédents de ce genre : les pulls d’Al Gore, la tenue de chasse camouflage de John Kerry, les bottes de cow-boy de George H. W. Bush.

La polémique porte surtout sur l’origine du vêtement car certains costumes proposés par Jos. A. Bank sont fabriqués en Asie, généralement en Chine et au Bangladesh. À l’heure où Donald Trump défend la relocalisation industrielle, notamment à coups de droits de douane, certains y voient une volonté de paraître proche des Américains confrontés à la crise du pouvoir d’achat. Sollicitée par plusieurs médias américains, la Maison-Blanche n’a pas réagi.


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