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Les enjeux de l'Assemblée générale des Nations unies
La proposition du PM pour les carburants, CNN et Politico poursuivent l’administration Trump, 90 millions pour la petite enfance, situation économique française.
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Les enjeux de l’Assemblée générale des Nations unies
En conclusion de la 80e édition, en septembre 2025, l’organe de presse des Nations unies évoquait “une ambiance morose faite d’incertitudes et de craintes pour l’avenir”. Un an plus tard, alors que s’ouvre l’Assemblée générale des Nations unies, les sombres présages se confirment. Les nombreuses crises rythmeront les discussions lors de la session annuelle, comme les nombreux entretiens bilatéraux qui se dérouleront à New York toute la semaine.
Avant même le lancement de ce grand rendez-vous annuel, Emmanuel Macron a rencontré Donald Trump à New York. Les récentes déclarations du président américain sur l’Amérique du Nord ont fait réagir le président français. Depuis Saint-Pierre-et-Miquelon, il a défendu aux côtés du Premier ministre canadien, Mark Carney, la “souveraineté” de leurs pays respectifs et plaidé pour un “rapprochement profond” face aux rodomontades de Donald Trump, qui a récemment publié une carte couvrant toute la région du drapeau américain, y compris Saint-Pierre-et-Miquelon.
Emmanuel Macron échangera aussi avec Volodymyr Zelensky, le président ukrainien, qui a lui-même convenu d’une rencontre avec Donald Trump, à New York, deux semaines après la visite à Moscou et Kiev de deux émissaires américains pour relancer la médiation en vue de la fin du conflit. L’Ukraine sera au centre des discussions.
Emmanuel Macron a pris la parole pour défendre “un multilatéralisme efficace”, fondé sur des coalitions d’Etats et d’acteurs capables de produire des résultats concrets. Il doit également s’entretenir avec les dirigeants iranien, qatari, syrien et égyptien. La guerre lancée par les Etats-Unis contre l’Iran, en février, sera au cœur des discussions, même si aucune percée notable n’est attendue à New York en l’absence d’avancée des discussions entre Washington et Téhéran.
Si la délégation iranienne, qui inclut le président Massoud Pezeshkian, a été autorisée à se rendre sur le sol américain, ce n’est pas le cas des dirigeants palestiniens. Près de trois ans après les attaques terroristes du 7-Octobre et la riposte meurtrière d’Israël dans la bande de Gaza, la guerre au Proche-Orient fait toujours rage. Et un an après la reconnaissance de l’Etat de Palestine par la France et neuf autres pays, lors de cette même Assemblée générale de l’ONU, la diplomatie échoue encore à trouver une issue à ce conflit.
Benyamin Nétanyahou, en campagne dans son pays pour des élections qui s’annoncent serrées, sera jeudi à New York en dépit des appels de Zohran Mamdani, le maire de la ville, à l’interpeller au titre du mandat d’arrêt pour crimes de guerre de la Cour pénale internationale, que les Etats-Unis ne reconnaissent pas. Le dirigeant chinois Xi Jinping, lui, ne sera pas présent à New York. Il se rendra cependant, à partir de mercredi, en visite d’Etat aux Etats-Unis, où il rencontrera Donald Trump.
La question de la régulation de l’intelligence artificielle s’invitera aussi au sommet. Plusieurs pays devraient appuyer l’appel d’Antonio Guterres à la mise en place d’une “coordination mondiale” sur l’IA, et d’autres initiatives devraient surgir. Un Conseil de sécurité spécial sur la question de son utilisation pourrait également se tenir.
Après un été marqué par des vagues de chaleur et des phénomènes météorologiques extrêmes, le secrétaire général présidera une rencontre sur l’action climatique. Cet événement sera suivi d’une journée dédiée à la montée du niveau des mers, menace existentielle pour certaines nations insulaires.
En coulisses, les grandes puissances débattront également de l’avenir de l’ONU, alors qu’elles cherchent à s’entendre sur un candidat de compromis pour diriger l’organisation après Antonio Guterres, dont le mandat prend fin le 31 décembre. L’ancienne présidente du Chili, Michelle Bachelet, a retiré sa candidature au poste de secrétaire générale, quelques semaines après un vote indicatif du Conseil de sécurité la plaçant en avant-dernière position. L’ancienne ministre des Affaires étrangères du Guyana, Carolyn Rodrigues-Birkett, était arrivée en tête des huit candidats pour diriger l’institution.
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Carburants : la règle d’or envisagée par Sébastien Lecornu
Selon l'entourage de Sébastien Lecornu, cette règle d'or vise à neutraliser et restituer aux Français des surplus éventuels de TVA générés par la hausse des prix des carburants, provoquée par le déclenchement de la guerre au Moyen-Orient en février et extrêmement marquée depuis la rentrée.
L'objectif est qu'il n'y ait “pas de gain pour les comptes publics”. “Concrètement, si les prix devaient encore augmenter et alimenter un surplus de TVA, la hausse de TVA sera neutralisée pour être restituée aux Français à la pompe”, affirme l'entourage du Premier ministre.
Cette règle d’or n’est pas encore actée. Pour qu’elle le soit, il faut que le projet de loi de finances puisse être adopté cet automne, alors que les débats budgétaires débuteront en séance publique à l’Assemblée nationale le 13 octobre. Dans les faits, l’introduction de la règle d’or n’interviendra donc pas avant plusieurs semaines.
Pour lutter contre la flambée des prix des carburants, le Rassemblement national (RN) demande une baisse de la TVA sur le prix des carburants, à 5,5% contre 20% actuellement, une mesure contraire au droit européen, qui prévoit un plancher de 15% de TVA, notamment sur les carburants.
Depuis le début de la hausse massive du prix des carburants, causée entre autres par la guerre au Moyen-Orient, le RN et LFI accusent régulièrement le gouvernement de s’enrichir grâce aux surplus de fiscalité. Les prix plus élevés génèrent certes davantage de TVA, mais les Français consommant moins, cela engendre moins de taxes fixes. Car ces droits d’accise sont calculés en fonction du volume du produit mis en circulation, et non du prix de vente final du carburant. Les taxes représentent près de 60% du prix à la pompe. Moins de la moitié des recettes fiscales reviennent à l’Etat, le reste va notamment aux régions et aux départements.
CNN, MS NOW et Politico poursuivent l’administration Trump
Les médias américains CNN, MS NOW et Politico ont annoncé engager des poursuites pour retrouver, au nom de la liberté de la presse, l'accès à la Maison Blanche dont l'administration Trump les prive depuis trois jours. “Ce matin, nous avons notifié au gouvernement que nous engageons aujourd'hui une procédure judiciaire pour défendre nos droits au nom du Premier amendement et du principe selon lequel le gouvernement ne décide pas ce que la presse publie”, ont-ils déclaré conjointement dans un communiqué sur X. “Sans préavis ni procédure, la Maison Blanche a révoqué nos accréditations car elle conteste notre couverture. Laisser faire ceci sans le contester menacerait la liberté de la presse et le droit du public à un journalisme indépendant et libre de toute pression du gouvernement”, font-ils valoir.
Donald Trump a annoncé verrouiller, “avec effet immédiat”, les accès des chaînes télévisées CNN et MS NOW, ainsi que du média en ligne Politico, dans une escalade spectaculaire de sa guerre contre les médias. Dès le lendemain, des journalistes des trois médias avaient été empêchés d'entrer dans l'enceinte de la Maison Blanche, une restriction inédite dénoncée comme une atteinte à la liberté de la presse.
“Le peuple américain doit pouvoir contrôler grâce à une presse libre et indépendante ceux qui sont élus, que les responsables gouvernementaux voient cela d’un bon œil ou non”, a insisté l’Association des correspondants de la Maison Blanche. Condamnant une décision qui “enfreint le Premier amendement” de la Constitution américaine garantissant la liberté de la presse, elle a exhorté l’administration “à rétablir immédiatement l’accès” des journalistes concernés.
En soutien à CNN, les quatre autres chaînes américaines constituant le pool présidentiel – CBS, ABC, NBC et Fox –, dont les images sont mises à la disposition des autres médias, ont décidé de cesser leur participation à ce dispositif crucial. “A partir d’aujourd’hui, le pool télé ne couvrira pas les événements auxquels participera le président et qui relèvent de la couverture du pool”, a déclaré Bryan Boughton, représentant de Fox et organisateur de ce groupe de chaînes.
Plan d’urgence de 90 millions d’euros pour la petite enfance
La ministre de la Santé, Stéphanie Rist, annonce lundi un plan d'urgence de 90 millions d'euros pour la petite enfance. Ce fonds doit permettre “de soutenir les crèches, en particulier dans les territoires les plus fragiles, de renforcer l’accueil individuel et de préserver une offre d’accueil accessible et de qualité pour toutes les familles”, explique le ministère dans un communiqué.
30 millions d'euros seront investis dès l'année 2026, précise le ministère de la Santé, et 60 millions d'euros en 2027. Ce plan permettra notamment une nouvelle revalorisation de la prestation de service unique afin de soutenir l’équilibre économique des crèches mais aussi une augmentation du bonus territoire, pour “plus de 3 000 crèches situées dans les territoires les plus fragiles”.
La situation économique de la France
La croissance économique est en panne. Elle a été nulle au deuxième trimestre 2026, sous l'effet des canicules et de la sécheresse de l'été, et le PIB a même reculé au premier trimestre de l'année (-0,2%), dans un contexte marqué par la guerre au Moyen-Orient. La deuxième économie de la zone euro a ainsi échappé de justesse à la récession, qui se caractérise par deux trimestres consécutifs de recul du PIB. Pour 2026, le gouvernement prévoit une croissance de 0,5%, contre 0,9% initialement.
En 2025, le PIB a progressé de 0,8%, en dépit de l'instabilité politique et budgétaire en France et de la guerre commerciale lancée par Donald Trump. Soit moins que dans la zone euro, où la croissance s'est établie à 1,5%, avec des disparités selon les pays. L'Irlande, qui abrite de nombreuses multinationales américaines, affiche une croissance impressionnante (+8%) et l'Espagne (+2,8%) ou le Portugal (+1,9%) se portent bien. L'Italie a connu une croissance atone (+0,5%), tandis que l'Allemagne, première économie de la zone euro, est sortie de la récession (+0,2%) après deux années consécutives lors desquelles son PIB a baissé. Entre 2021 et 2024, le PIB de la France avait progressé dans la foulée d'une année 2020 marquée par le Covid et d'une économie qui s'était effondrée.
La dette publique culmine à 3 536 milliards d'euros, un record, et représente 117,5% du PIB. C'est presque autant qu'en 2021 (117,8%), lorsqu’elle avait explosé en raison de la crise sanitaire. Dans l'histoire récente, la dette française a bondi à deux reprises : lors de la crise financière de 2008 et pendant le Covid. En 2008, elle pesait un peu moins de 1 400 milliards d'euros, contre plus de 2 600 milliards d'euros après le premier confinement.
Récemment, l'explosion de la dette s'explique principalement par les crises successives, qui ont engendré de plus fortes dépenses pour l'Etat. On peut citer les mesures de chômage partiel et les dépenses de santé pendant le Covid, mais aussi les mécanismes pour faire face à la crise énergétique et limiter la hausse des prix durant la guerre en Ukraine (boucliers tarifaires, remise carburant, chèques aux ménages modestes). La France figure parmi les plus mauvais élèves de la zone euro : seules la Grèce (143,5%) et l'Italie (138,9%) possèdent un taux d’endettement plus élevé.
Si la dette a explosé pendant le Covid, les taux d'emprunt n'étaient alors pas aussi hauts que ceux que nous connaissons en ce moment. Alors qu'ils étaient bas, voire négatifs en 2021, ceux sur dix ans dépassent désormais les 4%, du jamais-vu depuis vingt ans.
Un exemple de flambée : l’OAT (obligation assimilable du Trésor) à dix ans, un titre d’emprunt émis par l’Agence France Trésor et qui fait figure de référence, a ainsi atteint le taux de 4,47% mi-septembre, contre 3,45% avant la guerre au Moyen-Orient. C’est le plus haut de la zone euro. Cette hausse s’explique par différents facteurs, et en particulier par l’inflation. C’est ce qui a poussé la Banque centrale européenne à relever ses taux le 10 septembre.
En conséquence, le montant des intérêts à verser chaque année par l’Etat a explosé. La charge de la dette a atteint 64,7 milliards d’euros en 2025 et pourrait approcher les 100 milliards d’euros en 2029.
En matière de déficit, l’Union européenne exige qu’il ne dépasse pas 3% du PIB. Et la France ne respecte presque (jamais) cette règle. Après avoir explosé pendant la crise sanitaire, le déficit s’établit autour de 5% et le gouvernement peine à le réduire. Il vise 5,4% en 2026 puis 5% en 2027, au prix d’un budget comportant 54 milliards d’économies. Réduire ce déficit implique de faire des coupes et d’augmenter les recettes fiscales de l’Etat (notamment les impôts), ce qui divise la classe politique.
Car actuellement, les comptes publics sont déficitaires, c’est-à-dire que les dépenses des administrations publiques au sens large sont supérieures à leurs recettes. Le dernier budget excédentaire de la France remonte à 1974.
En 2025, le déficit de la zone euro s’établissait à 2,9%, où la France fait (encore) figure de mauvais élève. Les Allemands, les Espagnols et les Italiens sont autour de 3%, tandis que le Portugal (+0,7%) ou la Grèce (+1,7%) sont excédentaires. En revanche, la Belgique (5,2%), la Pologne (7,3%) et la Roumanie (7,9%) font pire que la France.
Sous l'effet de la guerre en Ukraine, les années 2022 (+5,2%) et 2023 (+4,9%) ont été marquées par une grosse crise inflationniste. Depuis, l'inflation a largement reflué, notamment en 2025 (+0,9%), mais les prix n'ont pas retrouvé leur niveau d'avant-crise. En 2026, les prix sont repartis à la hausse.L'inflation s'est établie à 2,4% en août (contre 2,1% en juillet). Dans la zone euro, l'inflation a grimpé à 3,3% sur un an (contre 2,9% en juillet), soit son niveau le plus élevé depuis trois ans. En France, la hausse des prix est moins prononcée que dans de nombreux pays, dont l'Allemagne (+2,9%), l'Italie (+3,2%) ou l'Espagne (+4,5%).
Les derniers chiffres du chômage traduisent le ralentissement économique de la France. Après avoir baissé jusqu’à 7,2%, le taux de chômage est reparti à la hausse depuis le début de l’année 2025. Il s’établissait au deuxième trimestre 2026 à 8,3% de la population active, son plus haut niveau depuis l’automne 2020, soit 2,7 millions de chômeurs. Les jeunes paient notamment un lourd tribut : le taux de chômage des 15-24 ans est passé de 17,1% en 2023 à 21,6% au deuxième trimestre 2026.
La France importe toujours plus qu'elle n'exporte (681,4 milliards contre 616,5 milliards en 2025), mais sa balance commerciale s'améliore. Son déficit reste malgré tout supérieur de 6,8 milliards d'euros au niveau observé en 2019, avant la pandémie de Covid-19. Le déséquilibre avec l'Allemagne, son premier partenaire commercial, s'est nettement réduit et avoisine les 5 milliards d'euros, contre 15 milliards avant 2019. En revanche, le fossé se creuse toujours davantage avec la Chine : il a atteint 50 milliards d'euros en 2025 contre 32 milliards en 2019.
Les exportations françaises progressent plus vite que les importations et sont portées par certains secteurs en bonne santé (aéronautique, spatial, parfums, cosmétiques). En revanche, la balance commerciale alimentaire a presque basculé dans le rouge : elle était excédentaire de seulement 200 millions d'euros en 2025, son niveau le plus bas depuis au moins vingt-cinq ans, contre 3,9 milliards en 2024.
La revue de “presque” du jour
Lisez le texte d’engagement d’Agnès Pannier-Runacher avec la voix de Raphaël Glucksmann : ça passe mot pour mot, sans une couture qui dépasse. Pendant ce temps, Emmanuel Macron tourne une vidéo pour soutenir « Enzo », candidat à la délégation de classe de son fils — la politique française n’a plus besoin de metteur en scène, elle a un community manager. Le Parisien préfère les confidences du frère de Diana à la crise du carburant, et BFM monte une soirée spéciale sur l’invasion russe. Une journée d’actualité où la fiction a définitivement pris le pas sur le réel.
Attal, le clone climatisé
Gabriel Attal a lancé sa campagne, et le problème n’est pas qu’elle ressemble à celle d’un autre — c’est qu’elle EST celle d’un autre. Le texte d’engagement d’Agnès Pannier-Runacher, rejointe dans l’équipe par Paul Midi, se lit indifféremment avec l’intonation de Glucksmann ou celle d’Attal : même vocabulaire, mêmes éléments de langage, même vide en dessous. Quant à la vidéo des « référents » de campagne, elle a la texture lisse et interchangeable d’un contenu généré par une intelligence artificielle qui n’aurait jamais rencontré personne. On ne change plus les hommes politiques, on change les logos.
▶ 00:00 — Attal recrute, son discours copie celui de Glucksmann
La presse regarde ailleurs
Pendant que le prix de l’essence étrangle les foyers, Libération illustre la crise du carburant par un hipster qui recharge son scooter électrique — la France périphérique appréciera la finesse. Le Parisien, lui, a trouvé mieux qu’une crise sociale : une pleine page sur les traînées de condensation, présentées presque comme la théorie complotiste des chemtrails, quand il s’agit d’un phénomène physique parfaitement documenté. Confondre les deux n’est pas une maladresse, c’est un choix éditorial qui dit tout du niveau d’exigence qu’on demande à ses lecteurs.
▶ 07:53 — Diana, chemtrails et essence chère : la une du Parisien
BFM invente sa guerre
Zelensky débarque à l’ONU en mode quête permanente, façon avion-bar-à-chicha réclamant sans fin argent et armements — et personne, dans les studios parisiens, ne pose la question qui dérange. BFM, elle, a mieux à faire : monter une soirée spéciale sur la menace russe en France, bande-annonce anxiogène à l’appui, pendant qu’un think tank évoque doctement un Poutine prêt à « altérer » la présidentielle pour effacer un hypothétique second tour Mélenchon-Le Pen. Le géopolitologue Frédéric Encel vient border le tout de sabotages et de cyberattaques pour 2027. Poutine a beaucoup de défauts, mais il n’est pas idiot au point de fabriquer des scénarios que la chaîne d’info en continu invente très bien toute seule. Et pendant que la fiction russe occupe l’antenne, Laurent Nunez reste ministre de l’Intérieur malgré la controverse Rima Hassan, et Rachida Dati plaide au tribunal un « dilettantisme parlementaire » pour justifier des indemnités touchées sans y être — la défense la plus culottée de la saison. Deux dossiers réels, noyés sous une menace fantasmée.
▶ 12:23 — Zelensky fait la manche à l’ONU, BFM agite la peur russe
▶ 16:49 — Rachida Dati au tribunal, et la théorie d’un Poutine qui truquerait
Après le Covid, la guerre
Ce que je constate n’est pas une prédiction de voyance, c’est un patron qui se répète : le pouvoir prépare l’opinion à une nouvelle séquence de crise, énergie qui grimpe, discours martial, et peut-être un retour des Gilets jaunes autour du 17 octobre. Ça ressemble au Covid, sauf que cette fois l’ennemi est extérieur et l’union sacrée déjà écrite. Et pendant que ça se joue, Macron répond depuis New York aux questions les plus creuses qu’un journaliste puisse poser à un président en pleine tension internationale — le footing avant la guerre cognitive, littéralement.
▶ 24:15 — Après le Covid, la guerre : Macron imité depuis New York
Un discours qu’on peut rejouer avec n’importe quelle voix, une presse qui choisit ses combats à la légère, une chaîne d’info qui invente sa propre guerre : trois symptômes du même mal, l’incapacité collective à regarder le réel en face.
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