« CEEEEELERUSSE !!! » clame presque Macron et plus précisément :
« cette situation est due intégralement aux guerres et à la situation internationale » ou encore « la menace hybride russe s’est intensifiée ».
Trois niveaux d’analyse :
Niveau 1 : La crise est réelle. Le choc d’approvisionnement a été provoqué il y a six mois, l’onde de choc se ressent aujourd’hui. « Il va y avoir une vraie pénurie de diesel » et « Il n’y a pas assez de production pétrolière pour tout le monde » rappelle le journaliste spécialiste des questions internationales, George Kuzmanovic.
Niveau 2: Instrumentalisation d’une crise réelle dans le cadre d’un agenda politique (explication d’Edouard Husson, géopolitologue) : Les présidentielles 2027 doivent sonner le glas de tout « ennemi de la République », donc tout affilié à l’ « ingérence russe ». Par extension, les candidats ou voix pro-paix en Ukraine seront dénoncés comme ennemis de la France. À bon entendeur.
Niveau 3: Faire du bruit sur la menace russe pour cacher l’incompétence de nos dirigeants :
« Un homme politique digne de ce nom aurait pu nous éviter
1/ la situation de co-belligérance contre la Russie
2/ On aurait pu jouer en Iran un rôle de médiation comme le Pakistan. »
Husson
1/ « Les Brics, de leur côté, ont organisé une nouvelle route de l’Arctique, un corridor Nord-Sud, un système d’assurance autonome »
2/ « Les Américains ont mis la main sur le pétrole vénézuélien mais ne comptent pas le partager »
Kuzmanovic
Conclusion: Les malins s’en sortiront, les autres non. La France est mal… partie. N’attendons pas pour nous organiser localement et en famille.
Petit jeu TOCSIN:
Cherchez un homme politique qui a osé contredire la parole gouvernementale au début de la crise ? Et après cette réunion spéciale à l’Elysée ?
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