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Eh bien dites donc, les dirigeants européens n’y vont pas avec « le dos de la main morte » ! Ils sont manifestement très nostalgiques, et pratiquent vaillamment le « c’était mieux avant ».
Boris Pistorius le ministre de la Défense germanique est on ne peut plus clair. Drang nach osten, yawohl mein herr ! Suivi d’une certaine façon par l’estonienne Kaja Kallas. Rappelons que Pistorius est allemand, donc ministre d’un pays qui a provoqué deux guerres mondiales avec un bilan cumulé d’environ 100 millions de morts, dont 27 millions de soviétiques. Et en mobilisant tous son savoir technologique pour inventer la grande nouveauté dans l’histoire de l’humanité, le « génocide industriel ». Quant à Kallas, elle représente le pays qui fut le supplétif le plus zélé du massacre des juifs, puisqu’à sa grande fierté, il fut sacré « premier pays judenfrei », pour la bonne raison que quasiment sans attendre les nazis, tous leurs juifs avaient été exterminés.
On se dit que peut-être, sur certaines questions les représentants de ces pays au lourd passé criminel, seraient bien inspirés de la mettre en veilleuse.
Pensez donc !
Sans aucun complexe ils démontrent que fidèles à leur nature, ils sont prêts à remettre le couvert.
Écoutons d’abord Pistorius : « Nous nous souvenons de notre histoire, mais la Russie est à nouveau notre ennemie. Nous devons expliquer aux Allemands, sans les effrayer, qu’une menace est réapparue de la part de la Russie, une menace que l’Allemagne n’a pas affrontée depuis les 30 dernières années ».
Pardon ? Si l’on comprend bien, le 22 juin 1941 c’est l’Union soviétique qui a attaqué l’Allemagne, et que leurs 27 millions de morts c’est bien fait pour eux ? Et ceux qui se disent que ce sont les parents de Pistorius qui ont décidé que la Russie était leur ennemie et qu’il fallait les exterminer, c’est rien que des menteurs ? Ah oui mais non, vous n’avez pas compris, c’est encore pire. Le Boris il annonce tranquillement, mais attention sans effrayer les Allemands, des fois que certains aient des mauvais souvenirs du nazisme, donc que ça y est, on revient au 21 juin 1941 en décrétant que la Russie est « à nouveau » l’ennemie. La dernière fois, la mise en œuvre allemande, ça s’est mal terminé pour eux. Mais ça a coûté très cher aux moujiks d’aller tuer la bête dans sa tanière. Et il semble qu’ils apprécient moyen de voir les Allemands se préparer à recommencer, ou en tout cas de les entendre menacer de le faire. Parce que cette fois-ci, faut pas croire, on ne les prendra pas surprise. Et si les Teutons continuent à faire les cons, leur pays pourrait se voir transformer rapidement en parking. Séquence qui ferait passer le plan Morgenthau pour une aimable sortie scolaire. Et disons que nous, on aurait du mal à être contrarié.
Kallas de son côté, comme dans leur coin Ursula et Merz, retrouve les bonnes habitudes de ses grands-parents. Ce dont témoigne son vocabulaire.
Parce que qu’est-ce qu’elle raconte la Kallas ?
Décrivant les politiques économiques de la Chine comme un « cancer » (!), elle s’interroge sur les solutions : « Si vous avez une maladie très grave, si vous avez un cancer, vous avez deux choix. Soit augmenter la morphine, soit commencer la chimiothérapie. Augmenter la morphine n’est pas douloureux alors que la chimio l’est. Si vous établissez ce parallèle, en ce moment nous voyons le problème mais ce que font les États membres, c’est augmenter les subventions pour que les États membres puissent affronter la concurrence. Cela ne résout pas le problème sous-jacent que nous avons. {…] Et si l’Europe ne peut pas vaincre la Russie, comment pourrions-nous vaincre la Chine ? »
Pardon ? Donc si l’on comprend bien il faut se préparer à faire la guerre à la Chine. Par ce que comme la morphine (les subventions) ça ne marche pas, allons-y pour la chimiothérapie. C’est-à-dire la guerre ! Mais le mieux c’est le match de préparation contre la Russie. Histoire de se mettre en jambes, on s’occupe d’abord des moujiks, les « bridés » ce sera pour après. Bon, on se dit que la volonté de faire la guerre aux Russes, on savait. Mais les Chinois, c’est nouveau ? On ne sait pas si c’est nouveau mais en tout cas, c’est très clair. Et le choix des mots nous le révèle : « cancer » pour qualifier la Chine, et « chimiothérapie » pour la combattre.
Excellente idée que d’exprimer officiellement tous ces délires bellicistes. Parce que sûr qu’en face, après les Russes, les Chinois vont adorer. Et vu qu’ils ont déjà donné, les deux connaissent la musique, et sont pas mal équipés pour les calmer si nécessaire.
En attendant, quelqu’un pour faire taire ces tarés qui nous mettent en danger ?
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