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Les sujets évoqués par Donald Trump et Xi Jinping à Pékin
Vers un transfert des orques de Marineland, un pédocriminel piégé par un internaute, Israël poursuit le New York Times en diffamation, le monde des hackers.
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Les sujets évoqués par Donald Trump et Xi Jinping à Pékin
Xi Jinping a alerté son homologue sur le risque de “conflit” entre les deux pays au sujet de Taïwan. L'île sous gouvernement démocratique, soutenue par les Etats-Unis et considérée par Pékin comme une province à réunifier avec la Chine, est la question “la plus importante dans les relations sino-américaines”, a déclaré le président chinois. “Si elle est mal traitée, les deux pays se heurteront, voire entreront en conflit”, a-t-il prévenu. La Maison-Blanche n'a pas évoqué Taïwan dans son compte-rendu des entretiens.
Xi Jinping “a dit qu’il ne fournirait pas de matériel militaire” à son allié iranien, a assuré Donald Trump lors d’une interview à la chaîne Fox News. “Il l’a affirmé avec force”, a dit le président américain, ajoutant que son homologue chinois souhaitait “voir le détroit d’Ormuz ouvert” et qu’il avait d’ailleurs proposé son aide pour tenter de le rouvrir.
Selon la Maison-Blanche, Xi Jinjing a exprimé son intérêt pour acheter davantage de pétrole américain afin de réduire sa dépendance au détroit d’Ormuz. La Chine n’a pas évoqué un tel intérêt dans son compte-rendu. L’agence iranienne Tasnim a annoncé que les forces iraniennes avaient autorisé depuis la veille le passage de “plusieurs navires” chinois.
Alors que les deux superpuissances se sont livré en 2025 une farouche guerre commerciale aux répercussions planétaires, à coups de droits de douane exorbitants et de restrictions multiples, ils semblent désormais souhaiter jouer l’apaisement. Xi Jinping et Donald Trump se sont entendus pour désigner désormais les rapports sino-américains comme une “relation de stabilité stratégique constructive”, selon la diplomatie chinoise.
“Nous devons être des partenaires, pas des rivaux”, a affirmé le chef d’Etat chinois, promettant devant des patrons américains que les portes de son pays allaient “s’ouvrir toujours plus grand”. Donald Trump a emmené avec lui le PDG de Boeing, Kelly Ortberg, mais aussi Elon Musk et les patrons d’Apple ou du géant des puces électroniques Nvidia.
Donald Trump a annoncé à Fox News que la Chine avait accepté d’acheter environ 200 “gros” avions du constructeur Boeing, dont l’action a plongé de plus de 5% car le marché attendait une commande bien supérieure. Des médias américains évoquaient depuis plusieurs mois une commande potentielle record de Pékin portant sur environ 500 avions monocouloirs 737 MAX et une centaine de gros porteurs.
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Marineland d’Antibes : le gouvernement veut transférer les deux orques en Espagne
La France souhaite envoyer rapidement en Espagne les deux orques du Marineland d’Antibes, a déclaré le ministre délégué à la Transition écologique, Mathieu Lefèvre. Depuis que ce parc aquatique a fermé ses portes en janvier 2025, deux orques et une douzaine de dauphins restent sur place, dans des bassins qui se dégradent.
“Si on ne fait rien, compte tenu de l’état des bassins, on les condamne”, a affirmé le ministre. “Toutes les autorisations sont disponibles. Il appartient à Marineland et aux parcs espagnols de se mettre d’accord pour procéder au transfert, qui est possible dans les semaines à venir”, a-t-il ajouté.
Mathieu Lefèvre s’est entretenu avec la direction et le personnel de Marineland. Ce parc appartient à un groupe espagnol, Parques Reunidos, qui propose de transférer les cétacés vers un parc aux îles Canaries, Loro Parque. Mais cette solution est dénoncée par les défenseurs des animaux qui affirment que ce parc n’est pas adapté aux orques, plaidant pour des sanctuaires en semi-liberté.
“Il n’existe aucune urgence autre que celle du groupe Parques Reunidos, propriétaire du Marineland qui veut récupérer les terrains pour d’autres projets commerciaux. Le ministre plie devant un grand groupe industriel qui bafoue la loi française et qui trahit les animaux”, a dénoncé l’ONG Sea Shepherd.
Pédocriminalité : un ancien directeur du sport scolaire piégé par un internaute
Un homme de 66 ans, ancien directeur du sport scolaire de Haute-Saône, a été mis en examen et placé en détention provisoire après avoir été piégé en ligne par un internaute se présentant comme un “chasseur” de pédocriminels aidé de l’IA, a annoncé le parquet de Vesoul.
Il est poursuivi pour “fabrication et diffusion de message violent, pornographique ou contraire à la dignité accessible à un mineur”, “propositions sexuelles faites à un mineur de quinze ans par un majeur utilisant un moyen de communication électronique” et “sollicitation d’un mineur par un majeur pour la diffusion ou la transmission de son image à caractère pornographique”, précise le procureur de Vesoul, Arnaud Grécourt. Lors d’une perquisition à son domicile, plusieurs supports numériques ont été saisis.
Dans une vidéo diffusée en direct sur la plateforme de streaming Twitch, on voit l’ancien administrateur du comité départemental olympique et sportif de Haute-Saône dialoguer avec Finnyzyy, un internaute qui revendique d’aller “à la chasse aux prédateurs sexuels” en ligne. Grâce à l’intelligence artificielle, il modifie l’apparence de son visage et le son de sa voix pour prendre l’apparence d’une adolescente, et affirme avoir 14 ans. Au cours de l’échange, l’homme fait des avances répétées à la fausse adolescente, réclame des “nudes” (photos dénudées), lui suggère de “s’embrasser” ou propose de lui montrer son sexe.
Le retraité a déjà été condamné le 9 janvier 2025 pour “transmission et captation en vue de sa diffusion d’image à caractère pornographique de mineurs” et “détention de l’image d’un mineur présentant un caractère pornographique”, précise le parquet de Vesoul. Il avait écopé d’une peine de 18 mois de prison avec sursis probatoire pendant deux ans et d’une interdiction d’exercer une activité professionnelle ou bénévole impliquant un contact avec des mineurs.
Israël va poursuivre le New York Times pour un article sur des abus sexuels contre des détenus palestiniens
Israël va poursuivre en diffamation le New York Times pour un article dénonçant des abus sexuels généralisés contre des détenus palestiniens, ont annoncé le bureau du Premier ministre, Benyamin Nétanyahou, et le ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar.
Leur communiqué affirme que cette procédure est engagée “à la suite de la publication par Nicholas Kristof dans le New York Times de l’un des mensonges les plus odieux et falsifiés jamais publiés contre l’Etat d’Israël dans la presse moderne, avec en plus le soutien du journal”.
L’enquête, publiée sous forme de tribune par le chroniqueur Nicholas Kristof, s’appuie sur des témoignages recueillis en Cisjordanie occupée auprès de 14 hommes et femmes affirmant avoir subi des agressions sexuelles commises par des colons israéliens ou des membres des forces de sécurité. Selon l’article, “rien ne prouve que les dirigeants israéliens ordonnent des viols”. Dès sa publication, le ministère des Affaires étrangères israélien avait rejeté des accusations s’appuyant selon lui “sur des sources non vérifiées liées à des réseaux affiliés au Hamas”.
De jeunes hackers motivés par la notoriété et l’appât du gain
Le piratage informatique est un type de criminalité numérique qui a explosé en 2025, visant des fédérations, des entreprises, et même des institutions publiques, à l'image de l’Agence nationale des titres sécurisés, chargée des demandes de cartes d'identité et passeports. Les spécialistes interrogés le confirment. Se développe un écosystème cybercriminel foisonnant, qui permet à de jeunes hommes aux compétences techniques parfois limitées de multiplier les cyberattaques, à la recherche de célébrité et d'adrénaline.
Les arrestations récentes ont mis en lumière les coulisses de cet univers. Les mis en cause sont des hommes jeunes, majoritairement mineurs, âgés de 17 ans en moyenne (de 13 à 23 ans). Les personnes interpellées sont domiciliés en France, principalement en zone urbaine et sont socialement isolés.
Au départ, ils sont souvent portés par la curiosité et rejoignent alors des groupes sur le dark web, ou bien des serveurs dédiés sur des plateformes comme Telegram ou Discord. Ils glissent dans ces forums par le biais du jeu vidéo, s’essaient au hacking car ils ont beaucoup de temps libre, et se forment sur le tas. Ils vont acheter une base de données piratée, créer des bots pour vérifier si des codes de cartes bancaires sont valides et faire des achats avec, modifier le site internet d’une association locale, etc… Ça n’a pas de retentissement médiatique, mais ça permet de se familiariser avec la partie technique.
Il faut dire que ces fuites ne requièrent pas toujours de compétences techniques poussées. Nombre d’intrusions partent du même point : des identifiants et mots de passe valides sont volés par un programme malveillant appelé infostealer, puis revendus sur des groupes criminels où les hackers se servent.
S’introduire dans un système de traitement automatisé et en copier ou modifier les données, c’est risquer cinq ans de prison. La peine passe à sept ans quand l’attaque vise un système mis en œuvre par l’Etat, et dix ans quand elle est commise en bande organisée.
L’un des moteurs de ces jeunes est la reconnaissance, au sein de leur communauté et en dehors. D’autant que certains mis en cause espèrent que leurs attaques leur permettront d’être repérés par des entreprises de cybersécurité.
Reste que l’écho médiatique de ces fuites peut brouiller l’ampleur réelle du phénomène. Ces hackers ne sont pas si nombreux. Certains possèdent différents pseudonymes ou créent plusieurs alliances de hackers, mais la France ne fait pas face à une galaxie de groupes criminels.
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