
Isaac et Nora. Un frère une sœur. Un filet de voix, une trompette.
En 2019, ils interprètent Veinte Años. À eux deux, ils n’ont pas vingt ans. Isaac onze ans, Nora huit ans. Elle chante ce vieil air cubain de 1935 qui vous chavire le cœur à chaque fois. Son frère Isaac assure à la trompette. À la guitare c’est Stéphane, leur père. La mère tourne une petite vidéo qu’elle met en ligne. Et voilà, grosse surprise, elle fait huit millions de vues !
Depuis ils n’arrêtent plus. Un triomphe énorme surtout en Amérique latine. Ils sont accueillis partout. Ils font même la première partie de Manu Chao à Penmarch en septembre 2024. La Bretagne, c’est chez eux. On les croit Chiliens ou Colombiens ou Japonais, ils sont de Quimper. Stéphane, le père, coréen, né à Séoul, est facteur et le voilà guitariste. Catherine, la mère, va filmer le trio partout dans le monde. Ils apprennent les langues au fil des voyages. Des dizaines de vidéos, des millions de vues. On voit les enfants grandir au fil des chansons. Ils sont demandés de partout. La simplicité, la sincérité, loin du gros show biz bidonné et botoxé, ça marche. Tout n’est pas foutu, alors ?
Mais attention, la scolarité d’abord ! Ils y tiennent.
Les quatre sont une petite île avec les requins du show biz qui leur tournent autour, les marques, les paillettes, les arrangements.
Mais jusque-là, la grâce est là.
Gracias à la grâce qui nous fait des ailes dans le plomb de ce printemps.
Celle-là et les autres.
Gracias à la vida !
Daniel Mermet
P.S. Lutte contre les fake news
Nous avons reçu des messages perplexes concernant un jeu éducatif pour apprendre aux enfants à fabriquer un calvaire en bois et comment crucifier Jésus après l’avoir peint en blanc.
Rappelons que si l’Ascension est un congé en forme de pont, c’est d’abord la célébration d’un exploit toujours inexpliqué autant qu’inégalé : comment Jésus étant ressuscité est monté au ciel, bien au-delà de la lune et même de Mars avec son corps tout entier sans l’aide du moindre stratagème, comme nous l’enseignent de nombreux documents.
La question qu’on peut poser devant cette célébration annuelle, c’est : comment après ça voulez-vous lutter contre les fake news ? Source de bien des maux et des morts. Ainsi nos penseurs et nos maîtres affirment que le bon peuple préfère croire que savoir et que c’est par là, plutôt que par la vérité et la raison, que l’on peut obtenir ses suffrages et sa soumission.
Alors, Jésus reviens ! Reviens parmi les tiens, reviens leur dire que tout ça, c’est du pipeau ! Merci d’avance et bon retour.

P.P.S. Que tout ça ne vous empêche pas de retrouver nos géniales et modestes publications de la semaine :
Hantavirus, une épidémie planifiée ?
À nouveau on nous ment, à nouveau on nous trompe. Voilà une nouvelle arnaque de l’OMS en lien avec Pfizer, Bill Gates et compagnie, son nom : hantavirus ! Bon, vous avez compris, on se moque. Les antivax et les complotistes reviennent à fond : la-bas.org/la-bas-magazine/chroniques/Hantavirus-une-epidemie-planifiee

« Le nerf de la guerre, c’est l’argent. Si on avait l’argent, on ferait un paradis sur terre »
Quels sont les pouvoirs d’une adjointe au maire ? Cécile Gintrac, géographe et première adjointe au maire de Saint-Denis en charge de l’urbanisme, est l’invitée de ce nouvel épisode de « Si j’aurais su », le podcast de Laurence De Cock : la-bas.org/la-bas-magazine/entretiens/le-nerf-de-la-guerre-c-est-l-argent-si-on-avait-l-argent-on-ferait-un-paradis

Pourquoi la CGT siège au conseil d’administration du festival de Cannes
La 79e édition du Festival de Cannes a commencé cette semaine. L’occasion de redécouvrir une autre histoire – antifasciste et populaire – du festival grâce à l’historien Tangui Perron qui publiait en 2024 Tapis rouge et lutte des classes. Une autre histoire du festival de Cannes aux éditions de L’Atelier : la-bas.org/la-bas-magazine/entretiens/pourquoi-la-cgt-siege-au-conseil-d-administration-du-festival-de-cannes

Renaud : « Son bleu »
Tancrède Ramonet vient de réaliser un superbe documentaire sur Renaud, co-écrit avec sa fille Lolita. Deux heures trente bourrées d’archives et de témoignages qui rappellent les chansons, les engagements et les tourments du chanteur. Le film est disponible sur le site de France Télévisions, et avant de prendre le temps de voir ça, écoutez Olivier Besancenot vous rappeler pourquoi il faut toujours écouter Renaud : la-bas.org/la-bas-magazine/chroniques/renaud-son-bleu

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