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Elections législatives en Hongrie : Péter Magyar remporte une supermajorité avec son parti
Blocus naval du détroit d’Ormuz par les Etats-Unis, opposition des avocats contre la loi Darmanin, loi sur le travail le 1er-Mai, menaces douanières de Donald Trump contre la Chine.
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Elections législatives en Hongrie : Péter Magyar remporte une supermajorité avec son parti
Le parti Tisza du conservateur pro-européen Peter Magyar a remporté une supermajorité des deux tiers au parlement, en obtenant 138 sièges sur 199, contre 55 pour la formation Fidesz de Viktor Orban.
La victoire est “douloureuse pour nous, mais claire”, a acté le Premier ministre nationaliste sortant, au pouvoir depuis seize ans. “Nous servirons notre pays et la nation hongroise dans l’opposition”, a poursuivi le dirigeant populiste. Le leader de centre-droit Péter Magyar, principal concurrent de Viktor Orban, avait annoncé, dans la soirée, avoir reçu un appel téléphonique de son adversaire pour le “féliciter” pour sa victoire.
“La Hongrie a choisi l’Europe. L’Europe a toujours choisi la Hongrie. ensemble, nous sommes plus forts”, a aussitôt réagi sur X Ursula von der Leyen, la présidente de la Commission européenne. “Ce soir, le cœur de l’Europe bat plus fort en Hongrie”, a-t-elle ajouté en hongrois sur le même réseau social.
“Je viens de m’entretenir avec Peter Magyar pour le féliciter de sa victoire en Hongrie !”, a fait savoir Emmanuel Macron sur X, saluant “une victoire de la participation démocratique, de l’attachement du peuple hongrois aux valeurs de l’Union européenne et pour la Hongrie en Europe”.
Donald Trump annonce un blocus naval du détroit d’Ormuz
“Nul ne pourra naviguer en toute sécurité en haute mer s'il paie un péage illégal.” Donald Trump a annoncé un blocus naval américain du détroit d'Ormuz, en réponse au refus “intransigeant” de l'Iran d'abandonner ses ambitions nucléaires lors des négociations à Islamabad. Tout en estimant que les discussions au Pakistan s'étaient “bien” passées et que “la plupart des points avaient fait l'objet d'un accord”, le président américain a affirmé sur sa plateforme Truth Social que Téhéran avait refusé tout compromis sur la question nucléaire.
“À compter de maintenant, la marine américaine, la meilleure au monde, entamera le processus de blocus de tous les navires tentant d’entrer ou de sortir du détroit d’Ormuz”, a écrit le locataire de la Maison Blanche. Malgré le cessez-le-feu, les navires n’avaient recommencé à traversé le détroit qu’au compte-gouttes, et ceux qui y parviennent sont soupçonnés de s’être acquittés d’un péage à l’Iran.
“Tout Iranien qui nous tire dessus, ou qui tire sur des navires pacifiques, sera pulvérisé !”, menace le président américain dans deux longs messages, laissant entendre que “d’autres pays” seraient impliqués dans l’effort de blocus, sans toutefois les nommer. Après l’annonce de Donald Trump, les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de la République islamique, ont menacé d’agir “sévèrement” contre tout navire militaire transitant par le détroit.
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Opposition des avocats contre le projet de réforme de la justice criminelle
Le projet de réforme de la justice criminelle, porté par le ministre Gérald Darmanin, instaurerait un “plaider-coupable” permettant, selon le gouvernement, de prononcer une peine sans procès lorsque l’auteur reconnaît les faits et ainsi d’accélérer les procédures et de désengorger les juridictions.
Partout en France, le projet de loi, anciennement baptisé Sure (pour “Sanction utile, rapide et effective”), provoque l’indignation des avocats. Une cinquantaine de barreaux a voté une grève dont le principe a été adopté par la Conférence des bâtonniers, qui représente les 45 000 avocats non parisiens. Certains magistrats ont aussi rejoint la contestation. Ils s'opposent à l'adoption d'un projet de loi qui vise, selon eux, à “sacrifier encore davantage la justice criminelle, plutôt que d'envisager d'enfin y allouer des moyens supplémentaires”.
Selon le gouvernement, la réforme doit permettre de réduire les délais de jugement des crimes graves. Le texte prévoit plusieurs leviers pour accélérer les procédures, notamment l’élargissement des compétences des cours criminelles départementales, le renforcement de certains outils d’enquête comme la généalogie génétique et des mesures destinées à sécuriser la détention provisoire ou à améliorer l’information des familles de victimes. Mais c’est surtout l’introduction d’un “plaider-coupable” pour les crimes reconnus qui cristallise les tensions, cette procédure étant perçue par une partie des professionnels comme un bouleversement majeur de la justice criminelle.
Inspiré de la comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité, déjà en vigueur pour certains délits, qui permet de prononcer une peine réduite sans procès lorsque l’auteur reconnaît les faits, le dispositif serait transposé au champ criminel pour accélérer le traitement d’autres affaires. Elle suppose que les faits soient entièrement reconnus, que le parquet donne son accord et que la victime ne s’y oppose pas dans un délai de dix jours.
Entretien avec Yohan du Canard Réfractaire
Débat autour d’une proposition de loi sur le travail le 1er-Mai
“Monsieur le Premier ministre, on ne réforme pas ainsi brutalement un texte d'histoire sociale et de conquêtes collectives.” Les dirigeants des huit grandes centrales syndicales (CFDT, CGT, FO, CFE-CGC, CFTC, Unsa, FSU, Solidaires) ont adressé une lettre commune au Premier ministre Sébastien Lecornu pour lui demander de ne pas convoquer de commission mixte paritaire, prochaine étape dans l'examen de la proposition de loi élargissant le travail le 1er-Mai.
Selon les huit syndicats, la proposition de loi va “étendre la dérogation d’ouverture” le 1er mai “à de nombreux secteurs professionnels et pour de grandes entreprises, aux dépens des salariés mais aussi des petits commerces indépendant de proximité”.
Le projet de décret d’application que le gouvernement leur a communiqué prévoit ainsi l’ouverture des “grandes enseignes industrielles” de boulangerie et de pâtisserie, “les chaines de glaciers et de chocolatiers, la boucherie, la charcuterie et la triperie, la fromagerie-crèmerie, la poissonnerie, les magasins de vente de fruits et légumes ce qui inclut les grandes surfaces spécialisées, les fleuristes, jardineries, et graineteries, les cinémas, musées, salles d’expositions, salles de spectacles et centres culturels”.
La proposition de loi, portée par les sénateurs centristes et soutenue par l'exécutif, avait été adoptée au Sénat pendant l'été 2025, et devait être examinée à l'Assemblée nationale. Mais les députés du camp présidentiel, disant vouloir éviter “l'obstruction” des opposants, ont déposé une motion de rejet préalable du texte, qui a été adoptée, avec pour effet d'accélérer le parcours législatif du texte. Celui-ci doit désormais être examiné par une commission mixte paritaire.
Lafarge reconnu coupable de financement du terrorisme en Syrie
Le cimentier français Lafarge (aujourd’hui intégré au groupe suisse Holcim) et huit de ses anciens responsables ont été reconnus coupables de financement de terrorisme.Entre 2013 et 2014, en pleine guerre civile syrienne, l’entreprise a versé près de 5,6 millions d’euros à trois groupes jihadistes, dont l’organisation État islamique, afin de maintenir en activité son usine de ciment dans le nord du pays. Le tribunal a considéré que ces paiements ont contribué à financer les activités terroristes des groupes armés, y compris des attentats préparés en Syrie et en Europe.
Principales condamnations prononcées : Bruno Lafont, ex-PDG de Lafarge : 6 ans de prison ferme (avec mandat de dépôt immédiat) et 225 000 € d’amende, Christian Herrault, ancien directeur général adjoint : 5 ans de prison ferme (mandat de dépôt immédiat) et 225 000 € d’amende et Bruno Pescheux, ancien directeur de la filiale syrienne : 5 ans de prison et 225 000 € d’amende.
La société Lafarge elle-même a été déclarée coupable et écope au total de plus de 5,7 millions d’euros d’amendes. Ce verdict marque une étape importante dans l’affaire, l’une des premières en France à condamner une grande entreprise pour complicité de financement du terrorisme.
Donald Trump menace la Chine de droits de douane à 50% si elle aide l’Iran
Donald Trump a menacé la Chine, un des principaux partenaires commerciaux des Etats-Unis, de droits de douanes à 50% sur ses marchandises si Pékin apportait une aide militaire à l'Iran. “S'ils se font prendre à faire ça, ils écoperont de droits de douanes à 50%, ce qui est vertigineux”, a déclaré le président américain sur Fox News.
Donald Trump doit se rendre à Pékin du 14 au 15 mai, où il rencontrera son homologue chinois Xi Jinping, après avoir reporté un précédent sommet en raison de la guerre au Moyen-Orient.
La revue de presse du Monde Moderne du 13 avril 2026
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