Cette fois, c’est sûr : la planète va dépasser les 1,5°C de réchauffement global, le seuil que l’Accord de Paris de 2015 voulait éviter d’atteindre, histoire de préserver un climat vivable pour l’humanité et les autres êtres vivants. Cet échec devrait nous inciter, collectivement, à redoubler d’efforts pour réduire drastiquement nos émissions de gaz à effet de serre. C’est-à-dire, concrètement, à nous désintoxiquer des énergies fossiles qui en sont à l’origine. Pourtant, d’aucuns contribuent à minimiser la nécessité de ce branle-bas de combat, en mettant aussi et surtout l’accent sur des solutions techniques soit-disant salvatrices, qui permettraient de freiner voire stopper le réchauffement climatique en manipulant et modifiant le climat et l’environnement. Des start-up et certains scientifiques imaginent ainsi des scénarios dignes de la science-fiction : construction de murs sous-marins censés protéger la glace antarctique de la fonte, recours à des avions aspergeant l’atmosphère de particules pour limiter le rayonnement solaire, modification de la chimie de l’océan pour doper sa capacité à stocker le carbone… Pistes sérieuses ou délires prométhéens ? Toute cette semaine, Libération consacre une série en trois épisodes à la géoingéniérie, en voici le premier. 
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