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Paradoxale activité. | Les urnes ont parlé. Du moins, pour le premier tour de ces élections municipales. Le RN dit qu’il a gagné. LFI aussi. Même chose pour le PS et LR. Même la Macronie, quasiment rayée de la carte électorale, revendique un succès inédit. Quelle réussite ! Un vote boudé par près d’un Français sur deux… En dehors du dernier exercice perturbé par le Covid-19, ce taux d’abstention (estimé à plus de 40 %) n’avait jamais été mesuré pour un scrutin municipal. | Au-delà de ce contraste saisissant entre les propos d’estrade et le désintérêt constant des électeurs pour la chose politique, les acteurs de ce petit monde ont aussi leurs contradictions. En une soirée, la France insoumise est passée de « plus jamais PS » aux demandes de fusion de listes pour le deuxième tour. En face, l’état-major socialiste fait semblant de ne pas avoir besoin de LFI pour conserver les villes de gauche menacées par une bascule LR ou RN. | À droite, Bruno Retailleau fait mine de vouloir battre le RN, tout en adressant une seule consigne de vote à ses électeurs : faire barrage à la France insoumise. À Paris, la zemmouriste Sarah Knafo voit sa campagne spectaculaire, fondée sur le buzz et l’agitation médiatique, flirter péniblement avec la barre des 10 %, malgré une visibilité inversement proportionnelle à son potentiel électoral. Parachuté en fanfare, Louis Sarkozy se vautre à Menton, ouvrant désormais la voie à un désistement. Alors que la campagne de deuxième tour a déjà commencé, et que la question stratégique des alliances se pose de façon brûlante en vue de 2027, les enjeux locaux concernés par le scrutin passent totalement inaperçus. Et ce, alors que les maires, en dépit de l’abstention record, demeurent les élus préférés des Français. On est presque-là au-delà du paradoxe. Quelque part entre l’incohérence et le malaise électoral. | Romain Herreros, chef du service politique du HuffPost. | Des questions sur la vie politique ? Des éclairages que vous aimeriez lire ? Écrivez-nous à politique@huffpost.fr pour nous partager vos envies de lecture. | | | |
Le premier tour des municipales a livré son verdict : la grande majorité des 35 000 communes ne revoteront pas dimanche. Mais à Paris, Marseille ou Lyon, le suspens est total. |
De Paris à Marseille en passant Lille, Toulouse, Strasbourg et Nice. La soirée électorale présente quelques enseignements. |
À Lille, Toulouse, Limoges, Roubaix ou Saint-Denis, le mouvement de gauche réalise de gros scores, au-dessus de ce qu’en disaient les sondages. Un piège pour le PS ? |
Distancée par le candidat socialiste, l’ancienne ministre de la Culture propose une fusion des listes à Pierre-Yves Bournazel. |
Surprise à Lyon où le maire sortant écologiste Grégory Doucet a rattrapé son (large) retard sur l’ancien président de l’Olympique lyonnais, Jean-Michel Aulas. |
Après l’annonce des résultats, chaque parti politique a offert son analysé |
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