Bonjour,
La principauté de Monaco est le deuxième plus petit État du monde avec ses 2,02 km2 de superficie.
Seul le Vatican est encore plus petit.
Monaco est également l’État le plus densément peuplé sur terre avec 19 000 habitants au km2.
Le pays compte une population de 38 000 habitants dont 8000 sont monégasques, les autres sont des résidents étrangers.
La Cité-État dispose, par la mer, d’un accès aux eaux internationales si bien qu’elle n’est pas considérée comme enclavée bien que sur terre elle soit entourée de communes françaises. Monaco, laboratoire de la transition énergétiqueLe 6 décembre dernier les autorités de la principauté ont organisé une grande conférence sur la transition énergétique. (1)
L’objectif de cet événement était à la fois d’afficher l’ambition de la ville et de créer le dialogue avec ses habitants.
Monaco veut en effet réduire de 55% ses émissions de CO2 d’ici 2030.
Pour y parvenir, la cité-État, mise sur (1,2) : - Des gains en matière de chauffage de bâtiments. Les efforts consentis par les habitants sont déjà importants. Le chauffage ne représente plus que 35% des émissions de CO2 contre 46% en 2012.
Ainsi, en 2022, il sera interdit de chauffer les bâtiments au fioul. D’autres énergies ou technologies devront être utilisées. Différents bâtiments utilisent la thalassothermie, c’est-à-dire des pompes à chaleur qui captent les calories présentes naturellement dans l’eau de mer qu’elle utilise pour chauffer ou refroidir des bâtiments ou produire de l’eau chaude. Cette technologie est très efficace et émet très peu de CO2. (2)
À Monaco, la mer bénéficie de températures relativement stables. Et Il est possible de puiser la chaleur ou le froid de l’eau de mer pour chauffer ou refroidir les bâtiments ou les piscines selon les besoins.
La ville espère également pouvoir utiliser la géothermie. Cela se fait également avec un système de pompes à chaleur. L’idée est de récupérer la chaleur du sol pour chauffer un bâtiment ou au contraire de refroidir ce bâtiment en injectant l'excédent de chaleur dans le sol.
Aujourd’hui, trois bâtiments utilisent cette solution à Monaco : La Tour Odéon, la Petite Afrique et la Villa Engelin. (2)
Mais la principauté aimerait que bien d’autres bâtiments puissent être équipés également.
- La production d’énergie renouvelable, notamment via le photovoltaïque, tout indiqué dans une ville ensoleillée plus de 300 jours par an.
Par exemple, le centre scientifique de la principauté s’est doté de 443 panneaux photovoltaïques qui ont été répartis sur 987m2. C’est la plus grande surface de toiture et capacité de production des bâtiments publics de la principauté.
Cette centrale intégrée au bâtiments devrait produire 250 000 mégawatts annuels et assurer une autosuffisance énergétique de 25% au centre scientifique. Cela permettrait une diminution de 20 tonnes d'émission de CO2 par an. (2)
- La baisse de la consommation d’énergie. La ville consommait 1100 000 mégawatts par heure en 2012. Elle n’en consommerait désormais plus que 950 000 et espère descendre encore.
- La réduction du nombre de voitures qui sont déjà passées de 100 000 à 80 000 depuis 2012. (Cela fait toujours deux voitures par résidents tout de même !) La ville espère par ailleurs compter près de 10% de voitures électriques en 2022. (3)
- Une gestion optimisée du traitement des déchets qui représentent 27% du total des émissions de CO2.
- Une augmentation des espaces verts
- Une évolution des normes architecturales qui ont désormais davantage le souci de l’harmonie de la ville et du respect de l’environnement.
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