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| | | | | Bonjour .
Son entrée dans un foyer à l'âge de 7 ans, l’achat de sa première caméra et le fait de réaliser qu’il vivait de sa passion. Voilà les 3 moments qui ont marqué la vie de Jhon Rachid. |
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| | | 1. Son entrée en foyer
J’ai un souvenir au foyer de mes éducateurs. C’est très important, les rencontres que tu fais quand t’es gamin. C’est ce qui te permet de déclencher un avenir sombre ou pas. Mon entrée en foyer, ça s’est fait… J’avais 7 ans, donc en 1992, un truc comme ça. Les services sociaux qui passent l’été, qui viennent te dire : “Est-ce que ça te dirait de venir dans un endroit où il y a plus d’enfants, où tu seras mieux, où t’auras une chambre et tout ?”
Et puis t’acceptes le truc parce que tu te dis : “Ouais cool, une chambre…” Je vivais dans un 12 mètres carrés avec 5 personnes. Ça te forge quelqu’un parce que t’apprends à vivre en communauté, t'apprends les règles que t’as pas chez toi, t’apprends comment ranger ta chambre, faire ton lit, que des trucs basiques comme ça. J’ai le souvenir de deux éducateurs qui s'appellent Jean-Marc et Gamal… Ils ont pris soin de moi, ils se sont occupés de moi, ils m’ont appris la culture, l’humour même. Jean-Marc était hyper drôle.
Ces rencontres-là, je pense qu'elles sont très importantes pour que l’enfant puisse s'accrocher à une référence positive. Gamal, par exemple, c’était un Algérien. Moi, Algérien, venant d’un milieu social pauvre, je me disais : “Nous, les Algériens y’a que ça.” Je pense qu’il a déteint sur moi dans ce côté-là, ce côté d’envie de culture, d’être à la hauteur des autres. 2. Sa première caméra
À 17 ans, je me suis acheté une caméra, j’avais emprunté celle d’un pote, ça m’avait donné envie d’en acheter une à moi. Et je faisais, en vocal, en playback, ça aurait pu être des tiktoks aujourd’hui, des sketchs des Inconnus où je me déguisais et je reprenais les paroles des Inconnus.
Et je faisais les montages avec deux magnétoscopes : je prenais le magnétoscope d’un côté avec le sketch des Inconnus, l’autre avec mon truc et je collais ma voix dessus. C’était pas là le déclic, il s’est fait plus tard quand j’ai commencé à faire beaucoup de vidéos grâce à ce caméscope et que j’ai fait un téléfilm sur France 3, il s’appelle Le Troisième jour.
Il y a eu un déclic à ce moment-là mais évidemment tous ces moments où je m'amusais avec la caméra, c’était un truc qui me rapprochait de ce que je voulais faire. Et puis dans la vie, des fois il y a des trucs qui arrivent, qui ne sont pas calculés et qui nous montrent que la suite, elle est déjà toute tracée. Moi, je crois beaucoup à ça. On fait pas les choses par hasard. |
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| | | | | | « Ça y est j’ai percé, moi, ça y est je fais des films, laissez-moi ! » | | |
| | 3. Vivre de sa passion
La première fois que j’ai pu vivre de ma passion, c’était justement Le troisième jour. En fait, je travaillais chez Orange et je faisais des vidéos à côté avec mon caméscope et tout. Et je gagnais 1200 par mois, un truc comme ça. Et là, j’ai été pris inopinément, je sais même pas comment ça s’est passé, j’ai été pris pour ce téléfilm et à partir de là, quand je suis arrivé sur le plateau, j’ai fait : “OK, c’est génial." Et surtout, je me suis dit... J’ai regardé combien j’étais payé alors que j’étais personne, rien du tout, je faisais 1000 francs par jour et je faisais 15 jours de tournage. Le problème, c’est que quand tu fais un téléfilm, bah c’est juste un petit rôle dans un téléfilm, et quand tu le fais en partant de Orange, tu te dis : “Ça y est j’ai percé, moi, ça y est je fais des films, laissez-moi !”
Sauf que derrière, en fait, t’as rien, t’as rien du tout, tu retournes chez toi, t’as ton salaire dont tu profites, mais y a pas de propositions, ça se passe pas comme ça, ça se passe pas aussi rapidement. Et donc, j’ai galéré pendant 7 ans. 7 ans avant de repouvoir vivre de ma passion. Et j’ai tourné dans deux, trois trucs comme ça à droite à gauche, et puis en fait au bout d’un moment, je me suis dit : “Il n’y a personne qui va m’aider.” Et j’ai commencé à faire plein de vidéos, plein de vidéos, plein de vidéos, j'enchainais, j'enchainais, et ça faisait pas de vues ou peu. J’ai fait des Vines et “J’ai mal au rap”, et ça a commencé à tout décoller. |
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| | | | | | | | | | | Pendant ce temps là... | |
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