Bruno Le Maire..dit que nous rembourserons la dette ..en ayant de la croissance. Et pour cela il répond aux injonctions du FMI lui demandant de « baisser la dép…
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Bruno Le Maire..dit que nous rembourserons la dette ..en ayant de la croissance. Et pour cela il répond aux injonctions du FMI lui demandant de « baisser la dépense publique » en mettant en place des «réformes structurelles » comme celles de l’assurance chômage ou des retraites..
Vous la sentez venir la 2eme vague ?
Car pendant cette crise sanitaire, si des milliards ont été versés à la pelle au grandes entreprises, il n’y a pas eu d'augmentation du RSA, ni des retraites complémentaires ni du SMIC mais 46 des 100 Milliards du plan dit de relance seront directement utilisés pour augmenter les dividendes..
Vous avez dit Relance ? mais pour qui ? Car, il y a croissance et croissance.
Pour certains, dans le clan des affairistes et de leurs soutiens politiques, la croissance, c’est d’abord celle des profits, notamment financiers. Elle passerait, selon eux, par la baisse du coût du travail, la compétitivité, la mise en cause des droits sociaux, notamment dans les domaines du travail et de la santé. Et puis il y a la version de gauche, on part de la demande, ce dont les gens ont besoin et on y met l'argent nécessaire : argent public pour les services publics, augmentation des salaires pour les ouvriers afin de relancer la consommation.
En vérité, il ne saurait y avoir de relance de la croissance sans combat contre la finance. En France, près du tiers de la richesse créée par les entreprises sert à alimenter les revenus de la propriété, essentiellement les dividendes et les intérêts d’emprunts, c’est-à-dire tout ce qui sert à rémunérer les marchés financiers.
On l’a vu y compris pendant cette crise sanitaire les dividendes versés aux actionnaires ont explosé.
Alors que la pandémie a privé 400 millions de personnes – dont une majorité de femmes – de leur emploi, et plongé un demi-milliard de personnes dans la pauvreté, les grandes entreprises ont su tirer profit de la crise. Dans un rapport publié le 10 septembre, l'Oxfam dévoile que 32 multinationales ont enregistré cette année une hausse spectaculaire de leurs bénéfices : 109 milliards de dollars de plus que leurs bénéfices moyens réalisés au cours des quatre années précédentes. Une large partie de ces bénéfices a été reversé aux actionnaires.
En France, le CAC 40 aura versé au moins 37 milliards de dividendes pendant la crise.
Alors désolé, mais ce ne sont pas aux salariés de payer la crise.
Les politiques d’austérité imposées aux populations au nom du remboursement de la dette sont donc absurdes économiquement, dangereuses politiquement et injustifiables du point de vue de l’intérêt général : cette dette publique n’a été creusée qu’au bénéfice de l’oligarchie financière, celle-ci doit supporter le coût de son annulation. Il y a urgence démocratique !




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