Quand The Lancet dément : une affaire lourde de conséquences …
Pouvait-on imaginer pareille mascarade !
20 jours après la publication d’une étude clouant au pilori l’hydroxychloroquine prônée par le professeur Raoult, The Lancet rétropédale et publie aujourd’hui une mise en garde contre la même étude publiée dans ces colonnes. Dans un communiqué au style aussi emberlificoté que fumeux « Nous publions une expression d’inquiétude pour alerter les lecteurs sur le fait que de sérieuses questions scientifiques ont été portées à notre attention. » Autrement dit, en langage humain normal, cette étude est truffée d’erreurs. N’en tenez pas compte.
Un tel communiqué, émanant du Lancet, la crème des crèmes de la publication des chercheurs mondiaux nous laisse pantois. Et accrédite l’idée émise, dès la publication par Didier Raoult et plusieurs chercheurs, que The Lancet, et bien d’autres publications d’ailleurs, ont perdu une partie de leur intégrité sous la pression des puissants groupes pharmaceutiques. Ce communiqué jette un peu plus encore le discrédit sur ce monde complexe et secret de la recherche médicale et nous oblige désormais à ne plus rien prendre ou presque pour argent comptant. Et c’est un véritable problème pour le fonctionnement de nos sociétés humaines. Il restait encore un domaine réservé, celui de la médecine, que nous écoutions religieusement, nous simples mortels et voilà que ce satané Covid19, a servi également de révélateur en la matière. La bataille habituellement secrète et feutrée, s’est déroulée sous nos yeux, à ciel ouvert, nous poussant, et c’est naturel, à émettre un avis car nous ne sommes pas une serre de 66 millions de plantes vertes.
Plus grave, cette étude a servi de document-preuve à l’OMS pour interdire l’utilisation de l’hydroxychloroquine, et à Olivier Véran pour faire de même en France.
Non seulement, elle était “foireuse”, pour reprendre l’expression poétique de Didier Raoult mais elle a entraîné, illico presto, une décision politique.
Cet épisode, qui “réhabilite “ le Professeur Raoult, si tant est qu’il ait besoin de l’être, laissera des traces profondes dans notre lien à ceux qui nous dirigent. Hormis le fait qu’il va alimenter un peu plus encore la sphère complotiste, il nous gêne, nous interroge, nous fait perdre un peu plus encore une notion sacrée, essentielle au bon fonctionnement de nos démocraties : la confiance. Terrible !
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Françoise Degois
Françoise Degois est éditorialiste sur LCI et Sud Radio. Elle est également essayiste. Elle a longtemps été grand reporter à France Inter avant de rejoindre les cabinets ministériels (Ségolène Royal, Guillaume Garot) en tant que conseillère spéciale. Engagée à gauche mais attentive à toutes les bonnes volontés.
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