Dimanche 25 août, le G7 entamait sa seconde journée à Biarritz. À quelques kilomètres, à Bayonne, où toute manifestation était interdite, une marche des portraits d’Emmanuel Macron a pourtant eu lieu. Au même moment, un autre portrait officiel du président sillonnait le Sud-Ardèche pour dénoncer « la réalité de l’urgence climatique et de l’injustice sociale », déclare Stéphanie, membre du collectif Action non violente COP 21.
Elle ajoute : « Émissions de CO², mobilité douce, crise du logement, sécheresse, gaspillage énergétique, greenwashing, le portrait du président a été vu sur les principales zones témoins de son inaction. Nous avons vécu cet été des pics de température records, jumelés à une sécheresse criante. L’heure n’est plus aux discours mais aux actes. M. Macron ne fait plus illusion. Quand on est à la fois pompier et pyromane, on n’est pas crédible. »
128 portraits officiels du président de la République ont été réquisitionnés ces derniers mois en France, dans la perspective de la tenue du G7 à Biarritz, pour dénoncer « le décrochage des objectifs de la COP 21 par le gouvernement ».
L’un d’eux provient de la mairie de Rocles, où sept militants s’étaient introduits le 9 juillet, occasionnant trois perquisitions et quatre gardes à vue. L’enquête est toujours en cours.
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