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lundi 29 octobre 2012

Le gouvernement s’apprête à libéraliser les rapports entre le rail et le train


Le gouvernement s’apprête à libéraliser les rapports entre le rail et le train

Le gouvernement dévoilera demain les grandes lignes de la future réforme du rail qui prépare ce secteur à la libéralisation complète imposée dans le cadre de l’Union Européenne. « Nous voulons une grande réforme ferroviaire », a annoncé mercredi dernier sur France Inter le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault. Voulant rassurer les cheminots, il a affirmé que la réforme ne se « fera pas contre eux » mais « avec eux ».
Son ministre des Transports, Frédéric Cuvilier, a assuré que le gouvernement allait désormais « passer aux actes », débouchant sur une loi courant 2013.
Depuis 1997, la gestion du réseau est confiée à RFF (Réseau ferré de France) et son exploitation assurée par la SNCF et des opérateurs privés.
La SNCF plaide pour l’unification des activités de transporteur et de gestionnaire du réseau au sein dune holding, RFF soutient lautonomie de sa structure. Selon une source proche du dossier, le ministre pourrait annoncer la création d’un « pôle public unifié » qui prendrait la forme d’une holding comportant deux branches, l’une étant SNCF et l’autre un gestionnaire d’infrastructure unifié (GIU).
La Commission Européenne n’a pas dit son dernier mot. Occupée en ce moment par « la libéralisation du transport régional de voyageurs, le quatrième paquet ferroviaire », elle pourrait exiger une séparation stricte entre rails et trains.
Les cheminots, quand a eux, redoutent les conséquences sociales de la future réforme ferroviaire et de l’ ouverture à la concurrence du transport de voyageurs, qui pourraient remettre en cause le statut historique de la SNCF.

dimanche 28 octobre 2012

Congrès du PS: théâtre d'ombres et clivages sociaux


Une analyse pertinente de Denis COLLIN  paru sur le site de <<La SOCIALE>>

Congrès du PS: théâtre d'ombres et clivages sociaux

Par Denis COLLIN • Actualités • Dimanche 28/10/2012 • 0 commentaires  • Lu 43 fois • Version imprimable 

Le congrès du PS, qui se tient ce week-end à Toulouse, révèle au grand jour les contradictions de ce parti qu’unit seulement l’objectif de la conquête du pouvoir et du partage des postes et autres prébendes. D’un côté nous avons le PS gouvernemental, Hollande, Ayrault, Valls and Co, un PS qui est à quelques points purement cosmétiques près, dans le prolongement de la politique de Sarkozy-Merkel, approuvée, ne l’oublions pas, par l’essentiel des partis sociaux démocrates européens, qu’il s’agisse des Portugais, des Espagnols, des Grecs ou des Allemands… De l’autre, nous avons ceux qui pensent ou prétendent (on n’est pas en mesure de déterminer le degré de sincérité dans les illusions) que le PS reste le parti des salariés, le parti des travailleurs et des jeunes qui devrait un jour ou l’autre, plus tard, dans un temps indéterminé, conduire au socialisme.
Emblématiquement, Valls affirme qu’il expulsera plus de « sans-papiers » que Guéant, et obtient un triomphe à l’applaudimètre et de l’autre côté Gérard Filoche réaffirme ses revendications (35 heures, retraite à 60, SMIC à 1500€) en faisant semblant de croire que c’est l’objectif des socialistes alors que l’appareil s’en moque comme d’une guigne et que ceux qui connaissent les socialistes comme patrons (dans les régions, les départements, les municipalités) savent que leur sensibilité aux revendications sociales est très émoussée. Nous sommes devant un théâtre d’ombres. Ayant renoncé même aux promesses minimalistes de leur programme, les socialistes mènent un terrible combat sur le mariage homosexuel et pour montrer leur indépendance face au gouvernement, certains députés, derrière Bruno Le Roux en ont profité pour proposer un amendement légalisant la procréation pour autrui (c’est-à-dire les « mères-porteuses »). Que cela soit compatible avec la société du « tout au marché », c’est évident et d’ailleurs une partie non négligeable de la droite est ralliée à ces revendications sociétales qui concernent au premier chef les couches supérieures de la petite bourgeoisie intellectuelle. Mais pour ce qui des questions vraiment importantes : salaires, protection sociale, retraites, lutte contre les licenciements, le changement, ce n’est vraiment pas pour maintenant. Dans l’éducation nationale, Peillon se distingue en proposant la légalisation du cannabis, mais maintient intégralement la réforme Chatel du lycée. On ne touchera pas à l’autonomie des Universités qui en conduit de nombreuses au bord de la faillite et à l’urgente nécessité de trouver toujours plus des débouchés « professionnalisants », c’est-à-dire à abandonner toute prétention à un programme d’enseignement et de recherche indépendant au profit d’une soumission toujours plus étroite aux intérêts du capital financier.
Que cache ce théâtre d’ombres ? La réalité du pouvoir et la véritable nature du parti socialiste. On peut distinguer très schématiquement trois couches dans le PS. Tout d’abord, les restes du vieux parti socialiste, parti social-démocrate appuyé principalement sur les salariés moyens (employés et cadres). Compte-tenu de la composition sociale de l’électorat socialiste, ils devraient être le courant dominant du PS. Mais ce n’est pas le cas. Le candidat de la « gauche » a fait un bon score de 28% - meilleur que lors du congrès de Reims, par exemple – mais la « gauche » du PS, celle qui est au plus près des revendications sociales des électeurs socialistes, est écrasée par le poids de l’appareil qui a imposé Harlem Désir au poste de premier secrétaire. Les leaders les plus connus de cette gauche sont bâillonnés : Hamon est au gouvernement, Montebourg est au gouvernement, Emmanuelli comme de coutume tergiverse et finit par s’incliner devant l’appareil.
La deuxième couche est celle des élus locaux, petits et moyens. Ils sont fidèles à l’appareil – investitures obligent, mais inquiets devant la tournure des événements, car il ne fait guère de doute que les prochaines élections locales ne seront pas favorables au PS et que nombre de petits barons devront laisser leur siège, leurs secrétaires, leurs cabinets, leur voiture de fonction et tous ces attributs du pouvoir qui rendent l’existence si intéressante … Ils ne sont donc pas mécontents que la gauche rue dans les brancards et que leurs électeurs puissent se faire entendre des vraies sphères dirigeantes.
La troisième couche est celle des strates dirigeantes qui comprend les socialistes déjà intégrés dans la classe capitaliste transnationale (ceux qui sont dans les institutions européennes ou à l’OMC, par exemple), les socialistes gouvernementaux et les maires des grandes villes et présidents de régions insérées dans la globalisation capitaliste. Le président de la région Île de France n’a ni les mêmes objectifs, ni la même vision du monde qu’un conseiller général de Haute-Vienne. Pour tous ces gens l’avenir est hors du sol national. Ils sont déjà sur une autre planète. Dans cette planète, ils ne sont plus liés du tout aux professeurs et aux agents de la fonction publique qui votent « socialiste ». Ils sont organiquement liés à la classe dirigeante, c’est-à-dire au capital financier. Dans une tribune de « Marianne 2 », Laurent Mauduit dresse un tableau saisissant des apparentements terribles entre hiérarques socialistes et grandes entreprises.
« Au cœur de la machine élyséenne, il y a d’abord Emmanuel Macron qui, avec son titre de secrétaire général adjoint, supervise les questions économiques et sociales. Ex-associé gérant de la banque Rothschild, il a été, sous le quinquennat précédent, le principal collaborateur de Jacques Attali et a assuré le secrétariat de la commission du même nom, chargée par Nicolas Sarkozy de lui proposer de violentes mesures de déréglementation économiques et sociales. A ses heures perdues, Emmanuel Macron est aussi membre del’association En temps réel, un club où se côtoient quelques survivants de l’ex-Fondation Saint-Simon et des figures du capitalisme parisien, avec à sa tête Stéphane Boujnah, un ancien du cabinet de Dominique Strauss-Kahn, aujourd’hui patron de la banque Santander France.
À l’Élysée toujours, il y a aussi le conseiller pour les médias et la communication, David Kessler, qui jusqu’en mai était le bras droit pour la presse du dirigeant français de la banque Lazard, Matthieu Pigasse, par ailleurs propriétaire des Inrocks et copropriétaire du Monde. A Bercy, le mélange des genres entre intérêt général et affaires privées est tout aussi frappant. Le mandat confié par Pierre Moscovici au même Matthieu Pigasse pour le conseiller dans le projet de création de la Banque publique d’investissement (BPI) en est une spectaculaire illustration.
Mais cette porosité entre vie publique et vie des affaires va au-delà. A preuve, le ministre des Finances a aussi confié une mission de conseil à Gilles Finchelstein, un ancien collaborateur de Dominique Strauss-Kahn, qui est aussi un proche du banquier Matthieu Pigasse. De son côté, le ministre du Budget, Jérôme Cahuzac, a enrôlé comme attachée de presse une personne qui auparavant occupait la même fonction auprès de la milliardaire Liliane Bettencourt et du même... Matthieu Pigasse. Lequel banquier a du même coup ses entrées à tous les étages de Bercy, et jusqu’à l’Elysée.
De nombreuses nominations à des postes économiques importants révèlent la même confusion entre vie publique et vie des affaires. De sensibilité de droite, le futur patron de la BPI, Nicolas Dufourcq, qui est lui aussi membre du club En temps réel, s’est illustré dans le passé en amenant Wanadoo, la première filiale Internet de France Télécom, vers la Bourse et... la bulle spéculative de l’époque !
Quant aux personnalités qui ont été chargées de missions de réflexion, elles sont toutes du même acabit. Après avoir bien servi Nicolas Sarkozy en confectionnant son rapport controversé, Jacques Attali a ainsi été gratifié par François Hollande d’une nouvelle mission sur « l’économie positive » – on peine à comprendre de quoi il s’agit, mais, l’important, c’est sûrement qu’il reste dans le jeu !
Administrateur d’Havas (groupe Bolloré) et de Lagardère, mais aussi de la société suisse Nagra, spécialisée dans les technologies de contrôle et de verrouillage sur Internet, Pierre Lescure n’en a pas moins accepté, lui, une mission sur Hadopi. Et, enfin, l’ancien patron d’EADS Louis Gallois, qui est de longue date proche des milieux patronaux et qui défend des thèses économiques pas très différentes de celles de l’UMP, a donc été chargé d’un rapport sur la question de la compétitivité. »
C’est suffisamment parlant pour qu’il ne soit pas nécessaire d’ajouter de commentaires supplémentaires.
Au fond « l’alternance » n’a été que le remplacement d’une fraction de la classe dominante par une autre fraction de cette même classe dominante, sachant qu’entre ces deux fractions il y a bien une vraie lutte (il n’y a qu’un fauteuil pour deux prétendants), une lutte d’intérêts très matériels, mais en même temps un sens profond de la solidarité. Nous sommes presque arrivés au même point que les autres « grandes démocraties », au premier chef la démocratie américaine : c’est une démocratie où le peuple n’a aucun pouvoir mais doit se contenter de participer sans passion au concours de beauté pour départager les deux fractions candidates au pouvoir.
On pourrait croire que la solution « démocratie » serait de créer un nouveau parti, un parti vraiment « socialiste », « vraiment à gauche ». On s’est y beaucoup essayé, de « Die Linke » en Allemagne, au Parti de Gauche et au Front de Gauche en France. Mais ces partis ne parviennent jamais à ébranler vraiment le condominium des partis « de gouvernement ». Et surtout, dès qu’ils touchent au pouvoir, on a tôt fait de constater qu’ils ne sont pas fondamentalement différents de ceux qu’ils prétendent remplacer. « Die Linke » a été construit par un ancien bonze social-démocrate, Lafontaine, appuyé sur les vestiges du parti stalinien d’Allemagne de l’Est, l’ex-SED : ce n’était pas un gage très sérieux de rénovation politique. Le Front de Gauche en France unit une sorte de parti trotskyste dans son fonctionnement et ses effectifs mais à enveloppe social-démocrate, le PG, et le PCF, ou plutôt ce qu’il en reste, c’est-à-dire le fantôme de ce qui fut le premier parti stalinien comme jadis la France était « la fille ainée de l’Église ». Ce front de gauche reste un bon organisateur de spectacles (des meetings de Mélenchon à la fête de l’Huma) mais son influence politique réelle n’est pas supérieure à celle du NPA, du POI et autres particules du même tonneau.
Plusieurs questions se posent à partir de là. Énumérons-les pour voir ensuite dans quelle mesure on y peut répondre.
1)      La « forme-parti » est-elle complètement obsolète et peut-être n’a-t-elle jamais été adéquate à une politique visant à l’émancipation ?
2)      La déclin et parfois la décomposition de l’État-nation n’entraînent-ils pas le déclin du politique en tant que tel ?
3)      L’alternative radicale au capitalisme en crise n’exige-t-elle pas de sortir tout aussi radicalement des jeux politiciens ?
Ces trois questions se recoupent partiellement. Mais il semble que c’est bien autour d’elles que tournent pour l’essentiel les problèmes auxquels nous sommes confrontés.  

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Des milliers de manifestants à Rome contre l'austérité


Flash : des milliers de manifestants à Rome contre l’austérité

s'informerHier, des milliers de manifestants ont défilé à Rome pour protester contre les mesures d’austérité du gouvernement de Mario Monti, comprenant hausses d’impôts, baisses des dépenses publiques et réforme du système des pensions.
« Nous sommes ici contre Monti et sa politique, la même politique que dans toute l’Europe, qui a mis la Grèce à genoux et qui détruit la moitié de l’Europe, l’enseignement public, la santé », expliquait, un manifestant.
« Unis avec une Europe qui se rebelle. Débarrassons-nous du gouvernement Monti », lisait-on aussi sur une pancarte de la manifestation.

Record historique du chômage en Espagne


Record historique du chômage en Espagne

s'informerL’Institut national de la statistique a établi que l’Espagne comptait, fin septembre, 5.778.100 chômeurs, soit 25,02% de la population. Un taux jamais atteint dans ce pays, en récession depuis fin 2011 et dramatique chez les jeunes de 16-24 ans (52,34%).
L’Espagne, quatrième économie de la zone euro, a lancé un plan visant à récupérer 150 milliards d’euros entre 2012 et 2014, dont 39 milliards en 2013 : hausses d’impôts, de la TVA, coupes salariales dans la fonction publique, baisse des indemnités chômage et réductions budgétaires dans la santé et l’éducation.
Le gouvernement a dû admettre que son objectif de réduction du déficit public, négocié avec Bruxelles à 6,3 % du PIB en 2012 après 9,4 % en 2011, devrait être revu à la hausse jusqu’à 7,4 %, à cause de l’aide publique apportée aux banques.
Manifestations et grèves pour refuser l’austérité se multiplient. Mardi, des milliers de manifestants ont réitéré leur refus des plans d’austérité. Vendredi, les fonctionnaires étaient dans la rue. Comme chaque semaine.
« Cette crise est une escroquerie (…). Cette crise est celle des banques », dit Pedro Flores, chauffeur de bus scolaire de 51 ans.  «  Les banques espagnoles approuvent ce qui se passe ici », tance un député, Alberto Garzon.
 « Ce n’est pas un conflit entre nations, mais entre pauvres et riches. Les pauvres sont affectés de la même manière en Allemagne, en Espagne, en Grèce et au Portugal. »
Un appel à la grève générale a été lancé pour le 14 novembre. En Grèce et au Portugal aussi.

samedi 27 octobre 2012

Quel est l’objectif de la journée de la Confédération européenne des syndicats (CES) du 14 novembre 2012 ?


Informations Ouvrières à paraître répond à la question: « Quel est l’objectif de la journée de la Confédération européenne des syndicats (CES) du 14 novembre 2012 ? »

CES

prendre positionChronique à paraitre dans le prochain numéro d’Informations Ouvrières

Quel est l’objectif de la journée de la Confédération européenne des syndicats (CES) du 14 novembre 2012 ?

La Confédération européenne des syndicats (CES) vient d’appeler à une journée d’action le 14 novembre. Cette date n’est pas choisie par hasard. Ce jour-là, l’Union générale des travailleurs (UGT) et les Commissions ouvrières (CCOO) d’Espagne appellent à une grève générale, de même que la Confédération générale des travailleurs portugais (CGTP) et de nombreux syndicats de l’Union générale des travailleurs (UGT) au Portugal. Mais, loin d’en constituer une sorte de prolongement européen, la journée de la CES poursuit un tout autre objectif. D’abord, l’appel ne fait aucune allusion à l’Espagne et au Portugal. Et pour cause, puisqu’on lit dans la déclaration de la CES : « Tout en soutenant l’objectif d’assainissement des budgets, le comité exécutif considère qu’on ne pourra mettre fin à la récession que par un assouplissement des contraintes budgétaires et la suppression des déséquilibres. »
Une journée d’action pour « soutenir l’assainissement des budgets », c’est-à-dire l’objectif de la troïka (composé de l’Union européenne, du FMI et de la Banque centrale européenne) qui commande tous les plans d’austérité en Europe ?
En fait, la déclaration de la CES d’appel au 14 novembre a pour objectif « un contrat social pour l’Europe ». De quoi s’agit-il ?
Dans une résolution du mois de juin dernier, la CES avait défini ce qu’était son nouveau mot d’ordre d’un « contrat social pour l’Europe », en partant du constat suivant : « Nous observons (…) un désenchantement grandissant pour le projet européen. (…) Cette tendance pourrait mener à un rejet du projet européen que la CES a toujours soutenu. »
Or qu’est-ce que ce projet européen que la CES a toujours soutenu ?
C’est l’ensemble des traités européens, au nom desquels la troïka prétend dicter à tous les peuples d’Europe des plans d’austérité.
Aujourd’hui, l’exaspération et la colère montent dans tous les pays européens contre ces politiques.
Loin de chercher à y répondre en exigeant le retrait des plans d’austérité, l’appel de la CES au 14 novembre cherche à canaliser ce mécontentement pour le ramener dans ce cadre du soutien au projet européen.
Aucun militant syndical attaché à l’indépendance de ses organisations ne peut s’y retrouver.
Daniel Shapira
filet pointilles gris

L’Assemblée vote une taxe supplémentaire sur 7,5 millions de retraités imposables


L’Assemblée vote une taxe supplémentaire sur 7,5 millions de retraités imposables

s'informerLes députés ont adopté jeudi dernier la création d’une taxe de 0,3 %, payable à partir du 1eravril 2013. Elle portera sur les pensions de retraite et d’invalidité, afin de participer au financement de la dépendance des personnes âgées, via la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (CNSA). Elle touchera les 10 millions de retraités assujettis à la CSG au taux de 6,6 % et elle exclut les 2,5 millions de retraités imposables aux ressources modestes.
Ce projet, auquel la droite, les centristes et le Front de Gauche se sont opposés, limitait la taxe à 0,15 % pour 2013 avant de passer aux 0,3 % en 2014. Le gouvernement a accepté d’en exonérer les retraités au revenu modeste mais, en contrepartie, a exigé qu’elle soit portée au taux définitif dès avril 2013 .
Pour justifier  la taxe, le rapporteur du projet de loi de financement de la Sécurité sociale, Gérard Bapt (PS), a expliqué qu’« un retraité qui gagne 1 200 euros par mois contribuera à hauteur de 3,50 euros par mois, ce n’est pas un acharnement de cotisation ».
Instauré en 1983, le forfait journalier hospitalier destiné à la participation des malades aux frais hôteliers des malades à la charge de l’assuré, s’élevait au départ à 20 francs (3,048 euros) par jour. Il s’élève aujourd’hui à 18 euros par jour soit une augmentation de 590 %.
On trouvera dans l’édition du 25 octobre de l’hebdomadaire du POI, Informations Ouvrières, des informations, analyses commentaires sur les autres aspects de la politique fiscale du gouvernement, sous le titre « Impôts : les familles populaires frappées de plein fouet ».