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samedi 4 mai 2013

Marie-Pierre Vieu sur le 5 mai : "Redonner de l’espoir à gauche"

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POLITIQUE -  le 3 Mai 2013
changement

Marie-Pierre Vieu sur le 5 mai : "Redonner de l’espoir à gauche"

                      
Marie-Pierre Vieu, dirigeante du PCF, qui assure le lien avec le Front de gauche, dit sa conviction que la marche est un premier pas pour construire une nouvelle majorité à gauche. Suivront les assises initiées par le PCF, le 16 juin.
Quels sont les enjeux de cette marche citoyenne ?
Marie-Pierre Vieu. Cette marche a été décidée après l’épisode Cahuzac, qui a permis de mettre au jour le fossé qui ne cesse de se creuser entre le gouvernement et la majorité des citoyens de gauche. On ne pouvait plus banaliser la situation politique et sociale. Les mots d’ordre de la marche traduisent cette volonté : le refus de l’austérité, c’est-à-dire le choix que le redémarrage économique ne soit pas marqué du sceau des réductions des dépenses publiques, de l’ANI ou maintenant du refus d’amnistier les syndicalistes sanctionnés pour leurs luttes sous Sarkozy. Ou encore, la volonté de trouver un système institutionnel qui redonne la place aux citoyens avec l’objectif de la VIe République, avec le droit de vote des étrangers, la proportionnelle… En fait, une constitution qui épouse le rythme de la société. Depuis que nous avons pris la décision de la marche, il y a un mois, il y a de plus en plus de raisons de manifester car la situation sociale se dégrade et les manifestations du 1er Mai ont témoigné de l’urgence. Enfin, cette manifestation met en débat les conditions politiques à créer pour construire une alternative avec une nouvelle majorité à gauche.
Cette marche peut-elle modifier
la situation politique ?
Marie-Pierre Vieu. Elle participe d’un processus qui va se poursuivre le 16 juin avec des assises que le PCF place dans le paysage politique. Ces assises vont contribuer à créer un nouveau rapport des forces et ouvrir un débat sur le projet et la majorité pour l’alternative à gauche que nous appelons de nos vœux. La marche permet d’affirmer des volontés. Ainsi, Eva Joly est rejointe par nombre de parlementaires écologistes. Ainsi, Europe Écologie-les Verts a décidé de participer aux assises de juin. Ainsi encore, des militants PS seront présents dans les cortèges du 5 mai, de même que dans les débats des assises. Il y a une majorité à gauche pour mener une autre politique, même si nous sommes confrontés à un barrage politique avec le refus de François Hollande de changer de cap. Nous voulons, en commun, par le débat et la mobilisation, surmonter ces obstacles.
La marche permettra-t-elle de remobiliser un mouvement échaudé par la politique menée par le gouvernement ?
Marie-Pierre Vieu. Nous faisons tout pour. C’est pourquoi les communistes ne veulent pas d’un effet coup de balais, mais veulent redonner de l’espoir. C’est-à-dire faire comprendre qu’aujourd’hui, il y a des forces paralysées par la déception et ne voyant pas de perspectives, alors même qu’elles ont assuré la victoire de la gauche, il y a un an. Et c’est elles que nous voulons remettre en dynamique, elles qui participent de la transformation politique à gauche dans notre pays.
Entretien réalisé par M. St.

Intégrisme : "Avant chaque conseil, je récite mon chapelet"

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POLITIQUE -  le 30 Avril 2013
Extrême droite

Intégrisme : "Avant chaque conseil, je récite mon chapelet"

Plusieurs mouvements d’intégristes catholiques 
se sont retrouvés 
ce week-end à Paris pour un Congrès de la France catholique, durant lequel 
ils ont décidé de peser politiquement sur les élections municipales de 2014. Enquête.
Depuis l’élection de François Hollande, la France réactionnaire ne se mobilise pas que dans la rue. D’autres terrains d’action l’appellent. Ainsi les catholiques intégristes, qui organisaient le week-end dernier(1) le Congrès de la France catholique. Si la séquence contre le mariage pour tous n’est pas achevée, ils estiment que les élections municipales de 2014 sont une étape obligatoire. Le « premier pas dans l’installation du règne de Christ roi ».
« Comment un catholique peut-il s’engager à l’échelon municipal ? » Charles Perrot, conseiller régional de Rhône-Alpes du Front national (dont il a été secrétaire départemental, dans la Loire), s’appuie sur la doctrine du pape Pie X pour expliquer « où doit se faire l’engagement des catholiques » : la commune est le « bon niveau d’action ». Selon l’ancien mandataire financier des deux dernières campagnes présidentielles de Jean-Marie Le Pen, on peut y « agir librement : pas d’investiture d’un parti, pas d’inféodation à un programme » dans une certaine mesure. Car Charles Perrot cite également de mémoire monseigneur Lefebvre, le chef de file des catholiques intégristes français : « Vous n’avez pas le droit de laisser votre pays envahi par les socialistes et les communistes. »
Antisuffrage universel, antirépublicain, royaliste…
Antisuffrage universel, antirépublicain, royaliste… Ces catégories, citées par Perrot, auront du mal à s’intégrer dans le jeu démocratique pour se faire élire. Qu’importe, puisqu’il pense que « la petite commune échappe au principe du suffrage universel ». Charles Berthollet, maire de Rouvray, un village de 368 habitants de l’Yonne, typique de ces communes visées, livre sa recette : la liste unique. Cadres, employés, femmes, personnes âgées, « plus la liste est ‘‘représentative’’, plus vous excluez la présence d’une liste concurrente ». Le frontiste Perrot approuve. Selon lui, dans ces communes, on place le « sens du réel (sic), l’honnêteté, la disponibilité, etc., avant l’étiquette politique ». Quant au suffrage universel, « je vous rassure, je suis contre moi aussi ». Autant pour le discours officiel de la présidente de son parti, Marine Le Pen. Pour rappel, l’abbé Laguérie, membre de la Fraternité Saint-Pie X jusqu’en 2004, avait reconnu en 1991 le Front national comme « le parti le moins éloigné du droit naturel ». Ce même ordre « naturel » qui les fait se confronter à la « loi des hommes », jusqu’à vouloir continuer d’organiser le « chahut des ministres » contre le mariage pour tous, « jusqu’à ce qu’ils cèdent, qu’ils tombent, qu’ils disparaissent ».
Loin de ces « chahuts », ces catholiques extrémistes recherchent donc une implantation locale. Une position plus discrète, mais pour y faire quoi, au juste ? Au sein du conseil municipal, on peut « augmenter l’influence catholique », estime un participant. Rouvray est une de ces communes « qui échappent au système de la partitocratie », représentative de celles que les organisateurs ciblent. « Avant chaque conseil municipal, je récite mon chapelet pour demander à la Sainte Vierge de venir présider », lâche son maire. Sans doute est-ce elle qui lui aura soufflé cet acte de charité : « Cette année, nous avons supprimé la dernière subvention que nous accordions encore : une participation aux repas de la cantine scolaire. »
"Riposter. Comme Jésus a chassé les marchands du temple"
Frédéric Abraham, conseiller municipal de Bois-Guillaume-Bihorel, 13 000 habitants, en Seine-Maritime, a bien retenu la leçon de Charles Perrot : s’implanter dans un exécutif municipal, c’est « apprendre le fonctionnement » de l’institution politique pour « aller plus loin ». En intégrant par exemple la commission menus des écoles « pour supprimer la viande le vendredi », comme le suggère Frédéric Abraham, ou la commission culture, pour « favoriser de bonnes manifestations ». Et parfois, « on arrive à impliquer d’autres membres de la municipalité », comme pour « s’opposer à cette histoire de morale laïque à l’école », en préservant « la possibilité pour les enfants d’aller au catéchisme ». « Le maire s’y est engagé », plastronne-t-il.
L’abbé Xavier Beauvais, admirateur du dirigeant d’extrême droite belge Léon Degrelle et l’une des figures de la Fraternité Saint-Pie X, veut accélérer : 2014 sera une « occasion essentielle d’installer des îlots de chrétienté dans un monde en tourment. Des lieux d’où devront partir des mouvements de reconquête ». C’est ce qu’Alain Escada, président de l’association Civitas, en première ligne dans tous les combats intégristes du moment, appelle le « besoin de résistance » face à « un monde qui s’effondre ». Et de prendre en exemple un illustre prédécesseur : « Ce n’est que justice de riposter. Comme Jésus a chassé les marchands du temple », les intégristes veulent eux aussi jeter dehors « les ennemis de la patrie » et les « ennemis de la foi ». C’est d’ailleurs le mot d’ordre d’une manifestation, le 26 mai. En attendant mieux, car il faut « agir dans le monde dans lequel on est », dans une démocratie ou, « pire » encore, une République. « Évidemment, on aimerait pouvoir prendre son épée et imposer la volonté du bon Dieu partout », dira Frédéric Abraham. Évidemment…
(1) Civitas, l’Association catholique des infirmières et médecins et le groupe anti-avortement Laissez-les vivre.

Saint-Nazaire, STX veut vendre les Chantiers de l'Atlantique

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SOCIAL-ECO -  le 4 Mai 2013

Saint-Nazaire, STX veut vendre les Chantiers de l'Atlantique

   
Le groupe sud-coréen STX, lourdement endetté, a annoncé samedi qu'il envisageait de vendre ses chantiers navals en France et en Finlande. Une mauvaise nouvelle pour les syndicats et les élus locaux de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique)  de la casse sociale. 2000 emplois directs sont en jeu.
"Cette annonce d'intention de vente n'est pas rassurante, cela rajoute de l'inquiétude à l'inquiétude", a commenté Joël Cadoret, élu CGT. Les ex-Chantiers de l'Atlantique, devenus "STX France", "ne se trouvent pas dans une situation confortable, avec un taux de chômage partiel important" et un carnet de commandes manquant de visibilité.
Cette annonce survient pourtant alors que les chantiers navals de Saint-Nazaire - après deux ans passés sans aucune commande - ont signé en décembre un juteux contrat pour réaliser un paquebot de plus d'un milliard d'euros de type Oasis pour l'Américain Royal Caribbean International, numéro deux mondial de la croisière. Mais "l'Oasis ne sera pas suffisant pour répondre à tous les emplois, on a besoin de nouvelles commandes", craint Joël Cadoret.
Le gouvernement sera "toujours aux côtés" des chantiers de l'Atlantique et suit de près le dossier, a assuré pour sa part le ministre de l'Economie, Pierre Moscovici. C'est que si STX France est détenu à 66% par le sud-coréen STX Shipbuilding, l'Etat Français possède le dernier tiers. Les syndicats des chantiers navals STX France ont eux aussi posé la question d'une éventuelle augmentation de la part de l'Etat dans le capital. "Ce nouvel épisode nous conforte dans notre revendication : le moment est venu que l'Etat nationalise le dernier grand chantier naval", a affirmé Nathalie Durand, de FO.
Les chantiers de l'Atlantique (STX France) "ont besoin de commandes et pas d'un nouvel actionnaire", a répondu samedi Arnaud Montebourg dans un entretien au journal Le Monde. "Nationaliser sans commande ne servirait à rien".  "La nationalisation est un outil pragmatique, pas idéologique", poursuit Montebourg, rappelant que l'outil de travail de ces chantiers "est performant" mais que le problème principal reste le peu de commandes.

ROYAUME-UNI. Percée des anti-européens aux élections locales

                                        Le Nouvel Observateur


ROYAUME-UNI. Percée des anti-européens aux élections locales

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La formation Ukip inflige un sérieux revers aux Conservateurs et s'impose désormais comme un acteur politique incontournable du pays.

Nigel Farage, Ukip. (Stefan Rousseau/AP/SIPA)
                                                                          Nigel Farage, Ukip. (Stefan Rousseau/AP/SIPA)
Le parti anti-européen Ukip a fait une poussée "historique" aux élections locales au Royaume-Uni, selon les premiers résultats partiels diffusés vendredi 3 mai, mettant un peu plus sous pression les Conservateurs du Premier ministre David Cameron, plombés dans les sondages par leur politique d'austérité.
Ce revers pour les Tories s'accompagne d'un renforcement de l'opposition travailliste. Avec un gain de 12 postes, celle-ci affiche pour l'heure 42 conseillers dans les sept premiers "conseils" locaux d'Angleterre (sur un total de 34) à publier leurs résultats.
La formation anti-européenne et anti-immigration Ukip a confirmé qu'elle était dorénavant un acteur politique incontournable au Royaume-Uni en obtenant 42 postes de conseillers également. Même si elle n'a pour l'instant pas d'élu au Parlement.
Nigel Farage, leader de l'Ukip, a salué sur la BBC "un changement de cap dans la politique britannique".
Selon ces résultats partiels, les Conservateurs obtiennent 201 postes de conseillers dans ces sept conseils (-66 postes). Avec 73 conseillers, leurs alliés dans la coalition gouvernementales, les Libéraux-Démocrates ou "Lib-Dém" en perdent 15.

"Une performance phénoménale" 

Même si les Conservateurs, dont la politique de rigueur est très impopulaire, s'étaient préparés à perdre entre 300 et 700 sièges sur environ 2.400, ces premiers résultats ont un goût amer pour le parti au pouvoir.
"Nous avons perdu beaucoup de bons conseillers dans les premiers décomptes de la nuit", a concédé le président du parti, Grant Shapps.
"Les gens ont envoyé un message, nous le recevons : ils sont préoccupés par les problèmes majeurs auxquels nous faisons face comme redresser l'économie, faire le tri dans le système d'aides sociales et aider les gens qui travaillent dur à s'en sortir", a-t-il jugé.
Pour John Curtice, professeur de politique à l'université de Strathclyde, l'Ukip devait obtenir, selon les sondages, 13% des votes. Avec 26% en moyenne, le parti a fait une "performance phénoménale". "Ce sont des élections locales vraiment historiques, très différentes et tout à fait uniques", a-t-il estimé.

Les Conservateurs sanctionnés, poussée des Travaillistes

Le parti de Nigel Farage s'offre en outre une deuxième place, avec 24% des voix, à l'élection législative partielle dans la circonscription de South Shields (nord) après la démission du travailliste David Miliband, ancien ministre des Affaires étrangères et frère du chef du Labour Ed Miliband. Avec ce score, il relègue une nouvelle fois en troisième position les Conservateurs. Les Lib-Dém terminent eux à une piteuse septième place.
L'Ukip renouvelle ainsi le camouflet infligé aux Conservateurs en mars dans une législative partielle dans le sud de l'Angleterre et déjà relégué les Tories en queue de podium. Le siège de South Shields reste néanmoins dans le giron des Travaillistes, malgré un résultat moitié moins bon qu'il y a trois ans.
"Nous avons toujours eu de bons résultats aux élections européennes", a déclaré Nigel Farage sur Facebook.
"Mais les gens ne nous considéraient pas comme pertinents dans les élections locales et, à certains égards, dans les élections générales. Donc, pour nous, obtenir en moyenne 26% des votes, est, je pense, effectivement très important", s'est-il félicité.

Montée de l'europhobie 

Dans un geste perçu comme une tentative pour rallier au dernier moment des électeurs, le Premier ministre avait pourtant annoncé mercredi qu'il pourrait présenter prochainement au Parlement un projet de loi pour permettre la tenue d'un référendum sur la place du Royaume-Uni dans l'Union européenne après les prochaines élections législatives.
Mais pour Rob Ford, un spécialiste de l'Ukip à l'université de Manchester, le succès du parti dans ces élections locales est "porté par des questions intérieures, en particulier l'immigration et non pas par l'Union européenne". "Faire le choix d'une ligne plus dure sur l'Europe n'est donc pas une solution" pour contrecarrer la montée en puissance du parti anti-européen, estime-t-il.
"Les temps sont vraiment durs. Les gens souffrent et certains qui ne votaient pas avant l'expriment en votant pour l'Ukip", juge aussi le travailliste Hilary Benn.
L'ensemble des résultats des 34 "conseils" anglais et d'un conseil au Pays de Galles sont attendus dans l'après-midi. Ces élections ne concernaient pas Londres.

Aphorismes et joutes verbales, Mélenchon jamais à court de punchlines

                                              Le Nouvel Observateur

Aphorismes et joutes verbales, Mélenchon jamais à court de punchlines

La répartie toujours bien afutée, un an après la présidentielle, Mélenchon n’a pas fini de taper du poing. | Commentez cette vidéo sur notre espace Facebook | Retrouvez toutes les vidéos du Nouvel Observateur

Guéant, Docteur Fouché et Mister Foccart

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Le portrait hebdo : Guéant, Docteur Fouché et Mister Foccart

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VIDEO. Retrouvez chaque week-end le portrait politique de "l'Obs" : Sylvain Courage dissèque une personnalité qui a compté durant la semaine politique.

C'est l'histoire d'un énarque, grand commis de l'Etat et préfet consensuel qui se retrouve plongé dans les affaires les plus douteuses de l'ère Sarkozy. Claude Guéant, compagnon de route de l'ancien président, est aujourd'hui soupçonné d'avoir touché de l'argent liquide lors de son passage au ministère de l'Intérieur.
De Charles Pasqua à Nicolas Sarkozy, de Fouché à Jacques Foccart, de la police nationale aux profondeurs de la Françafrique, Sylvain Courage décrit pour nous le parcours de Guéant le flic, Guéant le sherpa, Guéant l'obscur.

Déficits public : ni relâchement, ni austérité

                                         Le Nouvel Observateur

        Déficits public : ni relâchement, ni austérité

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"Il n'est pas question de relâcher en quoi que ce soit l'effort de réduction des dépenses", affirme Pierre Moscovici.

Pierre Moscovici. (PETER MUHLY/AFP)
                                                                             Pierre Moscovici. (PETER MUHLY/AFP)
Le gouvernement ne fera pas preuve de relâchement dans sa lutte pour la réduction des déficits publics, mais il n'y aura pas de plan d'austérité, a déclaré samedi 4 mai le ministre de l'EconomiePierre Moscoviciau lendemain de l'octroi par Bruxelles d'un délai supplémentaire à la France pour atteindre ses objectifs.
"Il n'est pas question de relâcher en quoi que ce soit l'effort de réduction des dépenses", a déclaré Pierre Moscovici, mais "il n'y aura pas de surajustement structurel, pas de plan d'austérité, pas d'objectif impérieux de satisfaire à un chiffre", a-t-il prévenu. Il a salué la "décision fondamentale" de la Commission européenne d'accorder un délai supplémentaire à Paris pour passer sous la barre des 3% de déficit public.
"Nous sommes en train d'inventer un nouveau chemin entre réduction des déficits et croissance, cela nous donne le temps de mettre nos réformes à l'oeuvre", a indiqué le ministre, estimant que la Commission avait opéré un "changement de doctrine".

"Sérieux budgétaire"

Bruxelles a décidé de desserrer la bride de l'austérité à certains pays de la zone euro, dont la France, en accordant vendredi des délais pour ramener les déficits publics dans les clous, après avoir dressé un tableau très sombre de l'économie européenne.
En France, "il y aura des réformes structurelles mais pas de surajustement structurel, pas de coupes supplémentaires dans la dépense publique, c'est ce qui tue la croissance", a prévenu le ministre. "Le sérieux budgétaire oui, l'austérité non", a-t-il ajouté.
La Commission s'est dite prête à accorder à la France un délai de deux ans, soit jusqu'en 2015, pour ramener son déficit public sous les 3% du PIB, et a confirmé son intention de laisser aussi deux ans de plus à l'Espagne.

Les 7 jours qui ont changé Hollande

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             Les 7 jours qui ont changé Hollande


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Des coups, des plaies, des bosses... Depuis son installation à l'Elysée, le président n'a pas avancé sur un lit de roses. Pour "l'Obs", il se souvient. Et il commente.

François Hollande lors d'une cérémonie à l'Elysée. (Sipa)
                                                       François Hollande lors d'une cérémonie à l'Elysée. (Sipa)



S'il ne défend pas son bilan, qui le fera ? De sa première année passée à l'Elysée, François Hollande ne regrette rien, ou si peu. "J'ai dû agir face à une crise exceptionnelle. De nombreuses réformes ont été adoptées. Elles porteront leurs fruits. Mais je ne pouvais pas aller plus vite. Ce dont je me rends compte, en revanche, c'est que nous n'avons pas bénéficié de la moindre indulgence."
Pacte de compétitivité, création de la Banque publique d'Investissement, accord intersyndical sur la sécurisation de l'emploi, intervention au Mali, mariage pour tous... En se retournant sur le chemin parcouru, le chef de l'Etat retrace le premier acte de son mandat rythmé par des "décisions importantes et courageuses". Mais comment expliquer alors que seul un Français sur quatre déclare avoir encore confiance en lui ? "En France comme dans toutes les démocraties, la cote de l'exécutif est corrélée au taux de chômage. Celle de François Hollande a atteint son plus bas au moment même où le pays comptait le plus grand nombre de chômeurs depuis 1997", avance Aquilino Morelle, conseiller politique à l'Elysée. CQFD.
Pourtant la crise n'explique pas tout. Comment le nouveau président en est-il arrivé à susciter tant de critiques ? Quelles erreurs a-t-il pu commettre ? Quand son destin a-t-il basculé ? Retour en sept dates clés sur une première année qui a commencé dans l'excitation du changement et qui s'achève dans l'attente crispée des résultats...

15 MAI 2012 : le choix de Cahuzac

A L'Elysée, dans le bureau du président, François Hollande et Jean-Marc Ayrault dressent la liste des futurs ministres. Il y a urgence. Le soir même, le président est attendu à Berlin où il doit rencontrerAngela Merkel pour la première fois. Certaines attributions posent problème. La parité est un casse-tête ? Mais s'il est un nom sur lequel les deux têtes de l'exécutif tombent vite d'accord, c'est bien celui de Cahuzac !
Les 7 jours qui ont changé Hollande
Jean-Marc Ayrault et François Cahuzac (au centre) le 15 mai 2012. (Chesnot-Sipa)









Ayrault est formel : "Pour le budget, Jérôme est le meilleur." Au gouvernement, le Premier ministre nommé depuis deux jours veut être entouré de "parlementaires compétents". Et le député de Villeneuve-sur-Lot passe pour le meilleur spécialiste des finances publiques.
Il était apprécié par la gauche et même loué par la droite pour son expertise", se souvient François Hollande.
Chargé des questions budgétaires dans l'équipe de campagne, Cahuzac a chiffré son projet présidentiel. Une première. Bien sûr, François Hollande s'inquiète un peu de l'arrogance et de l'impétuosité du personnage. A l'annonce surprise d'une tranche d'imposition à 75% pour les super-revenus, Cahuzac, qui n'avait pas été mis suffisamment au parfum, a montré sa mauvaise humeur en direct à la télévision. Mais ce caractère bien trempé sera utile pour imposer des coupes dans les budgets ministériels...
Pour lire  la suite de l'article,cliquer sur le lien ci-dessous

Les jeunes socialistes réunis dans les Landes autour de six ministres

                                               Le Nouvel Observateur

Les jeunes socialistes réunis dans les Landes autour de six ministres

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Six cents personnes doivent participer, selon le MJS, à ce week-end de discussions et de débats, un an après la victoire de François Hollande.

François Hollande, le 23 avril 2013. (Pool/Villard/Maxppp)
                                                              François Hollande, le 23 avril 2013. (Pool/Villard/Maxppp)
Quelques centaines de militants du Mouvement des Jeunes Socialistes (MJS) ont entamé samedi 4 mai au matin à Soustons (Landes) un week-end de discussions et de débats, un an après la victoire de François Hollande, où sont attendus six ministres.
Six cents personnes venues de toute la France doivent participer, selon le MJS, à cette réunion, qui, initialement, devait être clôturée dimanche par le Premier ministre Jean-Marc Ayrault, avant qu'il n'y renonce pour cause de préparation du séminaire du gouvernement lundi à l'Elysée.
Les six ministres qui ont annoncé leur venue sont Najat Vallaud-Belkacem, la ministre des droits des Femmes et porte-parole du gouvernement, la garde des Sceaux Christiane Taubira, le ministre à l'Economie solidaire, Benoît Hamon, le ministre chargé des relations avec le Parlement, Alain Vidalies, la ministre des Sports, Valérie Fourneyron, et le ministre délégué chargé de la Ville, François Lamy.
Le premier secrétaire du Parti Socialiste, Harlem Désir, doit prendre la parole dimanche en fin de matinée à la fin des travaux.

Emploi des jeunes et défi écologique

Benoît Hamon et Alain Vidalies ont ouvert samedi la première des trois tables rondes, axée autour de l'emploi des jeunes et le défi écologique.
"Rien que cette semaine, il y a eu deux choses qui ne se seraient jamais passées sous la droite", a affirmé Benoît Hamon.
La première, a-t-il dit sous les applaudissements, est d'avoir empêché que Dailymotion soit racheté par Yahoo. "Le gouvernement a décidé de protéger ce qu'il considérait comme les intérêts de la France. On se protège comme les Américains se protègent. On se protège comme les Chinois se protègent (...)"
"Il n'y a que les béats, les libéraux pour considérer qu'aujourd'hui, ne pas se protéger devrait relever du bon sens économique. Oui, dans une économie mondialisée, poser un certain nombre d'exigences, quand on a une pépite comme Dailymotion (...), c'est une exigence élémentaire pour les pouvoirs publics. Nous avons exercé ce devoir et ce droit. L'économie française et ses pépites ne pourront plus être pillées comme elles l'étaient hier", a ajouté le ministre.

Hamon très applaudi

Benoît Hamon s'est félicité aussi que la Commission européenne ait donné vendredi deux années supplémentaires à la France pour atteindre ses objectifs de réduction des déficits publics, à 3% du PIB.
"Il y a un changement de doctrine de la Commission européenne sous la double pression des faits, l'austérité mène à la récession (...) et d'un rapport de forces politiques. Nous avons enregistré une victoire politique hier contre les conservateurs européens", a assuré Benoît Hamon, très applaudi.
"La Commission européenne accepte enfin le verdict des faits. Il faut donner davantage de temps pour rétablir la croissance", a-t-il dit.

Manifestation du 5 Mai : Mélenchon fera de ce jour un événement historique

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Manifestation du 5 Mai : Mélenchon fera de ce jour un événement historique

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LE PLUS. Dimanche 5 mai, un an après avoir fait place comble, Jean-Luc Mélenchon réinvestit la Bastille. Un rassemblement "coup de balai" en réaction aux multiples crises qui touchent la présidence Hollande. Le succès sera-t-il de nouveau au rendez-vous ? Simon Ulrich, militant au Parti de gauche, y sera. Il nous explique pourquoi.

Édité par Louise Auvitu
  Jean-Luc Mélenchon à la Marche pour la VIe République le 18 mars 2012 à Paris (ALFRED/SIPA).
Jean-Luc Mélenchon à la Marche pour la VIe République le 18 mars 2012 à Paris (ALFRED/SIPA)

Il y a bientôt un an, le bruit et la fureur donnaient résonance à l’espoir place de la Bastille. Le rouge était de retour derrière le candidat du Front de gauche. À ce moment précis, l’histoire rattrapait un instant le présent. Lorsque la gauche se retrouve dans la rue, la justice ne semble jamais aussi proche.

Lorsque le peuple manifeste, une lumière devient perceptible dans le regard de tous. Elle reflète l’éclat d’un monde tant attendu que chacun espère un jour construire. Elle éclaire un instant l’obscurité d’un quotidien qui nie l’humain, qui nie la beauté de l’autre et la grandeur de la solidarité qui, lorsqu’elle prend place, transcende toutes les difficultés pour œuvrer à un bonheur partagé.

Le 18 mars 2012 fut une grande réussite pour le Front de gauche. Elle permit à Mélenchon de s’imposer dans le débat public. Cet événement n’était pourtant qu’une répétition, une prémisse dans ce grand bouleversement qu’est et sera la révolution citoyenne.

Le 5 mai 2013, la gauche de transformation sociale et écologique se retrouvera à Paris. Les médias tentent de travestir l’événement en mouvement de haine contre Hollande et les "partis de gouvernement". Pourtant, cette manifestation qui unit Jean-Luc Mélenchon et Eva Joly n’a qu’un seul but : permettre au peuple de pouvoir se réapproprier sa souveraineté grâce à une VIe République.

Faire appel à l'intelligence populaire

Cette manifestation, contrairement à ce que certains solfériniens bavent, est un signe de responsabilité et d’apaisement dans le débat politique. N’est-ce pas être pragmatique que de constater les échecs et de vouloir y apporter des solutions en faisant appel à l’intelligence populaire ?

Ce qui dérange tant, je vous le dis, c’est que, dans cette initiative du Front de gauche, nous nous refusons à confisquer la souveraineté populaire.
En proposant le recours à une Assemblée constituante, nous permettons à la France de sortir par le haut d’une crise institutionnelle qui dure depuis trop longtemps.

Je vous le demande. Est-ce de la haine que de réclamer une VIe République qui permet à toutes les orientations politiques de se retrouver dans un parlement fort et démocratique ?

Est-ce haineux et populiste que de condamner la fonction présidentielle qui, en concentrant la plénitude des pouvoirs, déresponsabilise tous les autres échelons décisionnels ? Est-ce dégoulinant de haine et de populisme que de rêver à une autre politique que celle de l’austérité éternelle ?

En répondant à ces questions, vous comprenez en quoi cette manifestation est salvatrice pour le débat politique et pourquoi tant de bien-pensants essayent de la caricaturer.

Ne pas assurer la paix et la rente aux banquiers

Les manifestations du Front de gauche portent en elle, intrinsèquement, un espoir pour le plus grand nombre. Nous sommes des hérauts de l’égalité et de la liberté par la fraternité.

Nous n’avons rien à voir avec ces haineux qui se retrouvent si peu nombreux devant Marine Le Pen le 1er Mai. Sa manifestation clairsemée fut un échec par rapport à celle de l’année précédente. Pourquoi les médias ne l’ont-ils pas dit ? Pourquoi n’ont-ils pas théorisé sur cette "perte de vitesse" ?

Ils lui préservent les fleurs par le mensonge et nous gardent les poignards. Notre 5 mai sera incommensurablement plus fort que notre prise de la Bastille de 2012. J’en suis persuadé.

Si vous pensez que quelque chose cloche aujourd’hui...

Aujourd’hui, le débat politique se radicalise. Des solutions divergentes sont proposées. Vous pouvez choisir la haine de l’autre et continuer à être des serfs des banques et du pouvoir financier. Ce piètre avenir, vous vous le construirez en allant manifester avec les anti-mariage pour tous et en prenant votre carte au FN.

Par ce choix, vous ne faites rien pour la grandeur de la France et de son peuple. Vous n’assurez que la paix et la rente aux banquiers.

Ou si, justement, vous pensez que quelque chose cloche aujourd’hui dans notre société, et que ce n’est ni la faute des gays ni des immigrés, mais bien d’une oligarchie qui se gave de notre argent, de notre travail et qui corrompt la Ve République, alors vous devez venir impulser le changement radical le 5 mai.

Nous pouvons faire de cette date un événement majeur dans l’histoire politique. Nous avons la possibilité de nous inscrire dans la continuité de la grande Révolution.

Le peuple, quand il donne rendez-vous à l’histoire, ouvre la porte de tous les possibles. Les idées indépassables disparaissent. L’impossible devient le quotidien du plus grand nombre. Le bonheur, lui, est promis à ceux dont le regard est rempli continuellement d’espoir et d’étoiles.