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vendredi 5 avril 2013

Alsace : dernière ligne droite avant le référendum sur une « Collectivité Territoriale »

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Alsace : dernière ligne droite avant le référendum sur une « Collectivité

 Territoriale »

s'informerPrésenté par ses partisans comme devant mener a des institutions moins compliquées, moins coûteuses et à une région plus forte, une réforme institutionnelle est soumise à référendum dimanche prochain.
Il est poposé qu’une « Collectivité Territoriale d’Alsace »  fusionne les conseils généraux du Haut-Rhin et du Bas-Rhin avec le conseil régional. Les départements perdraient à cette occasion la personnalité juridique pour n’être plus que l’émanation de la nouvelle collectivité. Des « conférences départementales » consultatives verraient le jour ainsi que des « conseils de territoire de vie ».
Le siège officiel de la collectivité unique serait à Strasbourg, elle serait administrée par une assemblée délibérante siégeant à Strasbourg et enfin par un conseil exécutif à Colmar.
Pour ses partisans, la collectivité unique disposera d’une capacité réglementaire pour « adapter l’action publique aux spécificités de l’Alsace », notamment dans le droit du travail et la formation. Ils prévoient également d’agir pour négocier des accords internationaux avec des régions voisines.
Les élus de droite et écologistes sont les principaux initiateurs et soutiens du projet.
La fédération PS du Haut-Rhin fait campagne pour le oui. Celle du Bas-Rhin pour le non.
Le Front de Gauche est contre et dénonce les risques  d’éclatement de la République que comportent les pouvoirs accrus de la nouvelle collectivité envisagée.
FO et la CGT sont en faveur du non et s’opposent à l’attribution de compétences réglementaires en matière de droit du travail, sources de différences de droits entre salariés.
filet pointilles gris


Le conseil unique d’Alsace : un chèque en blanc qui ouvre la voie à la casse du droit du travail et à l’éclatement de la République<

Alsace conseil unique _républiquepicto_prendre_positionInformations Ouvrières du 31 janvier rend compte d’une délégation du comité contre le conseil unique d’Alsace qui a rencontré le 25 janvier, M. Desfretier, le représentant de Mme Lebranchu, ministre des Collectivités locales.
A lire dans IOLa délégation était porteuse de l’exigence  de l’abandon du projet de conseil territorial d’Alsace en demandant au ministre   des Collectivités locales de refuser de convoquer le référendum qui ouvre la voie à la création de cette nouvelle collectivité. Le représentant de Mme Lebranchu a rappelé que ce projet s’appuie en particulier sur une article  du Code général des collectivités territoriales issu de la réforme territoriale de Sarkozy de 2010. Il a ensuite déclaré : « Le gouvernement est contraint par la loi d’organiser la consultation. (…). Le coup est parti avant que nous soyons au gouvernement. Nous sommes dans un processus. »
Jean-Claude Pelka, conseiller municipal (PCF/Front de gauche) de Wattwiller : « On a voté pour le changement ; on a contribué à la victoire de François Hollande, mais c’est la continuité. Il y a même une accélération. »
Serge Bloch (ancien conseiller municipal de Saverne, POI), a  redit les inquiétudes dont est porteur le comité : « On a récemment connu une attaque contre le droit du travail dans notre région avec la convention de l’Euro-Airport de Bâle-Mulhouse. (…)  S’il y a un référendum, ce sera un chèque en blanc à la casse du Code du travail. »
Ce même 25 janvier, le conseil régional d »Alsace et  les deux conseil généraux du Bas-Rhin et du Haut-Rhin étaient réunis pour adopter, par délibération concordante, le projet de collectivité unique qui doit être transmis au gouvernement. Ils ont  confirmé les termes de  la résolution  adoptée en novembre dernier qui  précise notamment  : « La Collectivité territoriale d’Alsace disposera d’une capacité réglementaire lui permettant d’adapter l’action publique aux spécificités de l’Alsace, dans le respect des lois de la République. Elle pourra, le cas échéant, recourir à l’expérimentation ».
Tout militant syndicaliste sait bien qu’une grande partie des dispositions tant du code du travail que des statuts comme celui  des fonctionnaires ou des cheminots sont d’ordre réglementaire (décrets).  N’est-ce pas la même démarche que celle de l’accord interprofessionnel medef/cfdt du 11 janvier  qui veut  permettre  à l’accord d’entreprise de déroger au code du travail ?
“Le non grignote du terrain” titre le journal  Dernières Nouvelles d’Alsace du 26 janvier 2013 qui cite plusieurs élus PS intervenus dans le débat la veille:
Mme Richardot, conseillère régionale PS, qui a redit ses inquiétudes sur l’éclatement de la République : « Vous voulez faire de l’Alsace un peuple souverain, vous l’avez dit et répété. Je souhaite, moi, que le peuple d’Alsace s’exprime dans la République »
le conseiller général PS et adjoint au maire de Strasbourg, Henri Dreyfus, a considéré « qu’avec les conseils de territoire de vie, on assiste à un redéploiement de la féodalité
Enfin  le maire (PS) de Strasbourg, Roland Ries,  s’est prononcé pour le non, si bien que le quotidien Dernières Nouvelles d’Alsace titrait : « Strasbourg, capitale du non ».
Pour sa part, le comité entend poursuivre son action pour que le gouvernement annule le référendum du 7 avril, et, si celui-ci avait lieu, pour mener la campagne pour le vote non.


La démocratie française à l'épreuve de l'affaire Cahuzac


La démocratie française à l'épreuve de l'affaire Cahuzac

Le Monde  • Mis à jour le 

Affaire Bettencourt : le parquet n'a pas arbitré le cas Nicolas Sarkozy


Affaire Bettencourt : le parquet n'a pas arbitré le cas Nicolas Sarkozy

Le Monde.fr avec AFP |  • Mis à jour le 

                      
Nicolas Sarkozy, le 25 mars 2013.
Le parquet de Bordeaux envisagerait de requérir un non-lieu concernant Nicolas Sarkozy, mis en examen pour abus de faiblesse à l'égard de l'héritière de L'Oreal, Liliane Bettencourt, selon un rapport transmis au ministère de la justiceindique jeudi 4 avril au soir Le Parisien.

Selon le site Internet du journal, le parquet a officiellement fait part de cette intention dans un rapport transmis jeudi à la Direction des affaires criminelles et des grâces (DACG) du ministère, par la voie du parquet général. Toutefois, le Parquet a précisé vendredi qu'il n'avait "pris aucune décision quant à l'orientation des réquisitions qu'il sera amené à prendre" dans le dossier Bettencourt. Dans un communiqué le procureur de la République Claude Laplaud indique qu'une"analyse détaillée" du dossier doit être faite avant toute décision formelle.

Depuis la mise en examen de l'ex-chef de l'Etat, le 21 mars, des sources proches du dossier avaient indiqué que le parquet adopterait cette position. Selon l'une d'elles, les confrontations organisées ce jour-là, juste avant sa mise en examen, entre M. Sarkozy et d'anciens membres du personnel de Mme Bettencourt, sur le point de savoir s'il avait pu la rencontrer à plus d'une reprise en 2007 en vue d'obtenir d'elle abusivement un financement de sa campagne, n'avaient "rien"apporté de neuf en faveur de cette thèse.
LES MAGISTRATS INSTRUCTEURS PEUVENT PASSER OUTRE
Le 28 mars, une semaine exactement après cette mise en examen, les juges chargés de l'affaire – Jean-Michel Gentil, Cécile Ramonatxo et Valérie Noël – avaient officiellement annoncé aux douze personnes mises en examen dans ce dossier, dont M. Sarkozy, que l'enquête était terminée (lien abonnés).
Le parquet doit désormais faire savoir dans les trois mois quelle est sa position concernant les poursuites visant ces douze personnes, soit en faveur d'un renvoi devant le tribunal, soit pour un non-lieu, comme cela semble être le cas pour l'ex-président.
Son avis n'a pas à être suivi par les magistrats instructeurs, qui peuvent passeroutre, auquel cas le parquet pourrait encore faire appel de leur décision devant la Cour d'appel, qui trancherait alors en dernier ressort.
Nicolas Sarkozy a clamé son innocence, estimant que cette mise en examen était injuste. Selon son avocat, Me Thierry Herzog, il ne s'est rendu au domicile des Bettencourt qu'une seule fois pendant sa campagne électorale, le 24 février 2007, et ne s'y est entretenu qu'avec l'époux de Mme Bettencourt, André Bettencourt, mort neuf mois plus tard.

Les Français gagnés par une allergie fiscale


Les Français gagnés par une allergie fiscale

LE MONDE |  • Mis à jour le Par 

Le Monde

Alors que le gouvernement se bat pour réduire les déficits publics et la dette, les Français sont prêts à des sacrifices, mais pas n'importe lesquels. C'est ce qui ressort d'un sondage Ipsos CGI Business Consulting, réalisé du 15 au 20 mars auprès de 1 006 personnes pour Le Monde et Lire la société, à l'occasion de la22e Journée du livre politique.

A la question "s'il fallait demain faire des sacrifices pour améliorer la situation économique en France", 64 % d'entre eux se disent "personnellement prêts" àaccepter davantage de flexibilité sur le marché du travail. 57 % affirment qu'ils pourraient renoncer à trois ou quatre jours de congés payés dans l'année. En revanche, tout ce qui pourrait porter atteinte au pouvoir d'achat, qui a connu une baisse historique en 2012 (– 0,4 % selon l'Insee), est vivement rejeté : 85 % des Français refusent l'idée d'une augmentation de 10 % des impôts et des taxes.
REJET DES HAUSSES D'IMPÔTS
Le gouvernement, qui a fortement joué sur les hausses d'impôts au début du quinquennat, est prévenu : l'allergie fiscale guette et il n'a plus beaucoup de marge de manœuvre dans ce domaine, sauf à s'aliéner un grand nombre de Français. Le refus d'une hausse de 10 % des impôts et des taxes est largement partagé, quelle que soit la sensibilité politique. Il atteint 76 % chez les sympathisants PS, PCF etFront de gauche, et franchit la barre des 85 % chez les sympathisants MoDem etUMP et culmine à 97 % chez ceux du Front national.
Qu'ils soient de droite ou de gauche, les Français rejettent aussi massivement l'hypothèse d'une baisse de 10 % des revenus, avec des pics de 94 % chez les sympathisants FN et de 91 % chez ceux du PCF et du Front de gauche. Les projets consistant à désindexer les pensions de retraites ou à réduire le montant de certaines aides sociales s'annoncent délicats à mettre en oeuvre.
CLIVAGE À GAUCHE SUR LE MARCHÉ DU TRAVAIL
L'idée d'une flexibilité accrue du marché du travail bouscule la traditionnelle frontière gauche-droite. Elle est plébiscitée par les électeurs de droite (83%) et majoritairement acceptée par les sympathisants MoDem (64%) et socialistes (62%). Elle est en revanche massivement rejetée par les sympathisants PCF et FDG (78%), ce qui explique les tensions actuelles autour de l'accord sur la sécurisation de l'emploi. Chez ces derniers, s'il y avait des sacrifices à consentir, c'est le partage du travail qui reste l'idée à privilégier : 72% y sont favorables, contre seulement 59% chez les sympathisants du PS, 54% chez ceux du MoDem, 40% chez ceux de l'UMP et 24% chez ceux du FN.
En revanche, dès que l'on aborde l'hypothèse de repousser l'âge de la retraite à 65 ans, le clivage droite-gauche domine. L'électorat UMP (66 %) et MoDem (62 %) acceptent majoritairement l'idée. L'électorat de gauche la repousse, en majorité, et est rejoint par les sympathisants FN (63 %).
UNE SOCIÉTÉ FRANÇAISE PROFONDÉMENT DIVISÉE
Le reste du sondage confirme la division du pays et les difficultés rencontrées par l'actuelle majorité : 63 % des Français considèrent que la situation de la France s'est aggravée depuis mai 2012 et 33 % pensent que l'opposition ferait mieux que le gouvernement actuel. Cette proportion monte à 82 % dans l'électorat UMP qui n'a pas été du tout démobilisé par la défaite de mai 2012.

"Offshore Leaks" : les détails du projet


             "Offshore Leaks" : les détails du projet

Le Monde.fr |  • Mis à jour le 

                               Palmier.
Le Monde publie, à partir du 4 avril, les révélations mises au jour par l'opération "Offshore Leaks". Menée conjointement par l'International consortium of investigative journalists (ICIJ) et trente-six médias internationaux, cette investigation à l'échelle planétaire a permis d'ouvrir une brèche dans le secret qui caractérise en général les paradis fiscaux.
  • Qu'est-ce que l'ICIJ ? Comment les fichiers ont-il été exploités ?

L'ICIJ, consortium international des journalistes d'investigation, est une initiative du Center for public integrity, basé à Washington. Il a pu mettre la main sur une mine d'informations fournies par d'anciens salariés de deux entreprises de services de financiers offshore, Portcullis Trustnet et Commonwealth Trust Limited : au total, près de 2,5 millions de documents (courriers électroniques, copies de papiers d'identités, lettres, etc.). Pour exploiter cette manne de données aussi rares que complexes, l'ICIJ a proposé au Monde et aux autres médias partenaires d'unirleurs forces.

  • Que révèlent ces fichiers en France ?
Dans l'ensemble des données proposées par l'ICIJ, certaines concernent des banques françaises. Dans l'édition du 6 avril, Le Monde expliquera comment BNP Paribas et le Crédit agricole ont aidé leurs clients à créer des sociétés offshore. La liste française tirée de ces fichiers contient une centaine de noms....
Pour lire la suite de l'article,cliquer sur le lien ci-dessous

Ce que l'affaire Cahuzac nous enseigne sur Hollande et les strauss-kahniens


Ce que l'affaire Cahuzac nous enseigne sur Hollande et les strauss-kahniens

Le Monde  • Mis à jour le 

Durée : 02:39  |  Images : Le Monde.fr
L'ancien ministre du budget a reconnu, mardi, avoir possédé un compte bancaire en Suisse, ouvrant une crise démocratique retentissante. Que penser de la position adoptée par François Hollande ? Quel impact cette affaire a-t-elle sur les strauss-kahniens, famille politique à laquelle appartient Jérôme Cahuzac ? Et que dire de la manière dont l'affaire a été traitée par les médias ? Trois questions à Ariane Chemin, grand reporter au "Monde".

Fret ferroviaire européen : Deutsche-Bahn contre SNCF

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Fret ferroviaire européen : Deutsche-Bahn contre SNCF

s'informerEuro Cargo Rail (ECR), filiale française de fret de la Deutsche-Bahn (DB, chemins de fer allemands), a annoncé son intention de porter plainte contre la SNCF, son premier concurrent sur le marché français. ECR avait déjà saisi l’Autorité de la concurrence en 2009.
En 2012, la SNCF a donc été condamnée à une amende de 61 millions d’euros pour pratiques anticoncurrentielles entre 2006 et 2008. Il lui était reproché d’avoir offert des prix inférieurs aux coûts et surtout de s’être servi des informations confidentielles dont elle disposait en tant que gestionnaire du réseau pour le compte de Réseau ferré de France (RFF). La SNCF, bénéficiant des renseignements sur la réservation des « sillons » (les créneaux horaires à répartir entre les opérateurs), en aurait profité pour défavoriser les concurrents.
La nouvelle plainte intervient au moment où, alors que tous les opérateurs historiques européens affichent des pertes dans le fret, ECR est sur le point d’atteindre son seuil de rentabilité. En France, elle a conquis 20 % du marché.
Dans un rapport publié en février dernier, Bain & Co, un cabinet de conseil en stratégie, expliquait les pratiques de la SNCF par la nécessité de compenser sa faible compétitivité, due aux conditions d’emploi « avantageuses» de ses salariés. Il relativisait cependant les différences entre opérateurs en soulignant que la véritable concurrence venait du transport routier.
Les dirigeants de Deutsche-Bahn, comme ceux de la SNCF, ont dans leurs déclarations, tenté de ne pas envenimer la polémique. Tous sont favorables à un « cadre social harmonisé » européen.

Affaire Cahuzac: la CFDT craint que la crise profite aux extrémistes

                                       Le Point


       
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Le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, a jugé vendredi l'affaire Jérôme Cahuzac "dramatique pour la démocratie", craignant que cette crise profite aux extrémistes.
Le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, a jugé vendredi l'affaire Jérôme Cahuzac "dramatique pour la démocratie", craignant que cette crise profite aux extrémistes.
"Ce qui se passe est dramatique pour la démocratie. Il y a une faute individuelle lourde et scandaleuse. Mais il ne faut pas laisser dériver cette crise du politique car elle profite aux extrémistes", a-t-il déclaré à l'AFP à Nouméa, où il est actuellement en déplacement.
"Je crains une crise de confiance et j'en appelle aux politiques pour qu'ils s'engagent concrètement sur des solutions pour répondre aux vraies préoccupations des salariés: l'emploi, la cohésion sociale...", a-t-il ajouté.
Le patron de la CFDT a participé vendredi à Nouméa en Nouvelle-Calédonie, à l'inauguration des nouveaux locaux de l'Usoenc (Union syndicale des ouvriers et employés de Nouvelle-Calédonie), premier syndicat de l'archipel affilié à la CFDT.
 
Il a apporté son soutien à l'Usoenc dans son combat contre la vie chère, mettant en cause l'immobilisme des autorités locales.
"Des accords économiques et sociaux ont été signés avec les syndicats. Les élus et le patronat doivent les respecter", a déclaré Laurent Berger.
Le leader de l'Usoenc, Didier Guénant-Jeanson, a lancé un appel à la mobilisation contre la vie chère les 15,16 et 17 mai. "On discute depuis 2011 pour réformer le pays mais rien ne se fait. On ne lâchera rien", a-t-il déclaré.
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Mélenchon appelle à manifester pour une VIe République

                                          Le Nouvel Observateur


Mélenchon appelle à manifester pour une VIe République

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VIDEO. Le coprésident du parti de Gauche souhaite donner un "grand coup de balai" après l'affaire Cahuzac.

Meeting de Jean-Luc Melenchon, co-president du Parti de Gauche, en clôture du Congrès du Front de Gauche à Bordeaux, le 24 mars. (PASTOR/SIPA)
Meeting de Jean-Luc Melenchon, co-president du Parti de Gauche, en clôture du Congrès du Front de Gauche à Bordeaux, le 24 mars. (PASTOR/SIPA)
Jean-Luc Mélenchon, coprésident du parti de Gauche, a proposé, vendredi sur France Info, une manifestation le 5 mai, jour anniversaire du second tour de la présidentielle, pour promouvoir la VIe République et donner un "grand coup de balai" après la crise politique créée par l'affaire Cahuzac.
"On ne peut accepter que le peuple français humilié (...) ne s'en mêle pas. C'est pourquoi je veux faire la proposition que l'on manifeste le jour anniversaire du deuxième tour de la présidentielle, le 5 mai prochain, que l'on fasse une marche citoyenne pour la VIe République, pour que le peuple s'empare par une constituante du grand coup de balai qu'il faut donner pour purifier cette atmosphère politique absolument insupportable", a-t-il déclaré.
"La chaîne du mensonge commence au Parti socialiste et finit au Front national, c'est absolument invraisemblable!", s'est indigné Jean-Luc Mélenchon. en référence aux quatre mois de déni de l'ex-ministre socialiste du Budget, qui ont précédé ses aveux sur la détention d'un compte bancaire non déclaré à l'étranger, ouvert dans un premier temps en Suisse, par un proche de Marine Le Pen.

Pourriture intrinsèque

Jean-Luc Mélenchon a récusé le fait d'entretenir un climat de suspicion :
J'ai surtout l'impression de l'exprimer ! Le plus tragique pour moi serait de tenir des discours sur la nécessité d'une VIe République et de fermer les yeux au nom de je ne sais quelle confraternité qui me rendrait suspect."
Pour l'ex-candidat du Front de gauche à l'Elysée, le refus de François Hollande de remanier son gouvernement relève du "diagnostic totalement erroné, celui d'un homme débordé par la situation".
"Non, ce n'est pas une personne qui a failli, c'est un système qui révèle sa pourriture intrinsèque", a-t-il accusé, parlant d'une "oligarchie (qui) s'est constituée de tout puissants seigneurs et de leurs affidés dans le monde politique et médiatique".
Le coprésident du Parti de Gauche espère que les "milliers de militants socialistes meurtris" vont "se rapprocher" de lui.

Kim Jong-un : la stratégie du fou


           Kim Jong-un : la stratégie du fou