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vendredi 18 janvier 2013

Prise d'otages en Algérie: des informations confuses, un bilan humain difficile à tirer


france


EN DIRECT. Prise d'otages en Algérie: des informations confuses, un bilan humain difficile à tirer

Le HuffPost  |  Publication: 
Algerie Otages
Le site BP à In Amenas en Algérie

ALGÉRIE - Des centaines de travailleurs algériens et une quarantaine d'étrangers dont des Français ont été pris en otages mercredi 16 janvier par un groupe lié à Al-Qaïda sur le site d'In Aménas, dans le centre-est de l'Algérie. L'Algérie, qui a ouvert son espace aérien à la France pour son intervention au Mali, a donc été la cible de représailles avec cette spectaculaire prise d'otages menée par un groupe islamiste armé sur un site gazier. L'attaque a débuté mercredi à l'aube sur un site exploité par l'entreprise nationale Sonatrach avec les compagnies britannique British Petroleum et norvégienne Statoil à Tigantourine, à 40 km d'In Aménas, non loin de la frontière libyenne.
Un assaut qualifié de dénouement "dramatique" par François Hollande et mené par les forces spéciales de l'armée algérienne pour libérer les otages a pris fin jeudi dans la soirée, selon la préfecture régionale citée par l'agence nationale APS. Aucun bilan sur cette opération n'a été donné de source officielle. Le ministre de la Communication Mohamed Saïd avait annoncé deux heures plus tôt que plusieurs personnes avaient été tuées lors de l'opération et de nombreux otages libérés.
Selon le ministre, cette prise d'otages est l'oeuvre d'une "multinationale terroriste qui vise à impliquer" l'Algérie dans le conflit malien, "déstabiliser" l'Etat algérien et "détruire son économie" qui tire son financement des recettes des hydrocarbures...
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La guerre au Mali, une guerre sans images ?

france


La guerre au Mali, une guerre sans images ?

Publication:   |  Mis à jour: 18/01/2013 07:27 CET
Sandrine Bajos    

Guerre Mali
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jeudi 17 janvier 2013

Les «Accords de Wagram», miroir aux alouettes


Les «Accords de Wagram», miroir aux alouettes

 Rédigé par Gérard Filoche le Mercredi 16 Janvier 2013
  à propos de l'auteur

GÉRARD FILOCHE

Gérard Filoche
Gérard Filoche, retraité après 30 ans comme inspecteur du travail, « tout corps plongé dans les entreprises reçoit une poussée égale au volume d’exploitation constatée ». Militant syndical et politique : « Si je n’avais pas été militant avant de faire ce métier, ce métier me l’aurait fait devenir ». Auteur de 20 livres consacrés au travail : ils concernent la vie intime, quotidienne, de millions de salariés. 93 % des actifs sont salariés, le saviez-vous ?
G. VARELA/20 MINUTES/SIPA

L’encensement de ces « accords de Wagram » (ils se sont tenus au siège du patronat) par les médias ne durera pas. La « couverture » du contenu de l’accord par un certain nombre de dirigeants politiques repose largement sur la méconnaissance de son contenu réel. Mais dès qu’on prend le temps de les lire, on est effaré.

Ce sont, en effet, des accords régressifs, signés par une minorité de syndicalistes : ils ne feront pas un seul chômeur en moins. Du point de vue de l’inversion de la courbe du chômage en 2013, ils sont hors sujet.

Il n’y a pas une seule avancée… sauf pour le patronat. Ce sont des accords dont une des principales caractéristiques est  de donner 4 milliards aux compagnies privées d’assurance en 2016. Ce sont des accords « AXA / Allianz / Mederic-Malakoff ».

Le plus grave c’est que ces « accords de Wagram » sont en quelque sorte les décrets d’application de la loi Warsmann, article 40, présentée par Sarkozy le 31 janvier 2012, publiée au Journal Officiel le 22 mars : les accords dits de « compétitivité-emploi » seront mis en œuvre et les licenciements facilités.

Il y a 8 syndicats en France : CGT, CFTD, FO, FSU, UNSA, SOLIDAIRES, CGC, CFTC.  Seulement 5, CGT, CFDT, FO, CGC, CFTC ont été associés par le Medef aux négociations. Les trois syndicats qui ont signé, sont largement minoritaires.

Depuis 2008, la loi établit que ce n’est plus le nombre de syndicats qui signe qui établit la majorité et la validité d’un accord, ce n’est plus un « vote par ordre » mais un vote « par tête ». Il faut donc un seuil de représentativité en nombre de voix de salariés derrière les syndicats  pour qu’un accord soit validé : ce seuil était fixé à 30 % jusqu’en 2012 et porté à 50 % en 2013.
Les trois directions CFDT, CGC, CFTC, étant totalement minoritaires sur ce coup, devraient ne pas faire bande à part, ne pas ratifier ces accords et tous leurs adhérents salariés devraient les pousser à revenir dans un cadre d’unité syndicale ! A elles 3, elles représentaient 38,69 % aux élections prud’homales, alors que la CGT et FO représentent ensemble 49,81 % et près de 54 % si on y ajoute les électeurs de Solidaires (les élections TPE ont confirmé ce niveau de représentativité).

L’accord étant minoritaire, le Parlement n’est absolument pas tenu de le « ratifier » tel quel. La majorité de gauche doit jouer tout son rôle pour contrer ce qu’a imposé le Medef. Il y va de la lutte contre le chômage !

En France, chaque fois que les licenciements ont été facilités, le chômage a augmenté. Partout ou la flexibilité a augmenté, le chômage a progressé y compris dans les pays scandinaves pris comme « modèle » :..
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Mali : "les erreurs à ne pas reproduire". Par Jean Glavany

Marianne



ENTRETIEN



Mali : "les erreurs à ne pas reproduire". Par Jean Glavany

Jeudi 17 Janvier 2013 
PROPOS RECUEILLIS PAR RÉGIS SOUBROUILLARD

Député PS et membre de la commission des affaires étrangères, Jean Glavany se montre plutôt favorable à l'intervention française au Mali tout en exprimant certaines réticences.

Mali : "les erreurs à ne pas reproduire". Par Jean Glavany
Marianne : Vous vous êtes prononcé en faveur de l’intervention française au Mali, tout en exprimant certaines réserves. Quels sont les erreurs à ne pas commettre dans le cadre de cette mission ?  
  
Jean Glavany* : Sur le fond, j’approuve une intervention qui repose sur trois critères qui sont fondamentaux en termes de droit international : l’appel au secours d’un chef d’état d’un pays avec lequel nous avons des accords de coopération et de défense, le soutien et l’accord de la CEDEAO et la résolution de l’ONU qui soutient cette intervention. Tout cela définit un cadre juridique qui fait que nous sommes dans une logique d’arbitrage international et pas dans une démarche individuelle. Cela dit,  il faut bien identifier les erreurs à ne pas commettre. La première était de ne pas se fixer de délais d’interventions et elle n’a pas était commise. Les deux autres sont très importantes. Il ne faudrait pas comme l’avait fait George W. Bush que la France mène la croisade du bien contre le mal. Quand le président Hollande dit « nous sommes en guerre contre le terrorisme ». Certes, c’est un acte de guerre mais nous ne pouvons pas être la pointe de diamant dans ce combat d’un occident contre l’islam intégriste. Il y a une dimension collective, multinationale, multilatérale. En l’espèce c’est un pays qui s’est porté au secours d’un pays ami contre des bandes armées qui menaçaient son intégrité.  Le troisième risque, c’est l’erreur « Chirac-Sarkozy » en Afghanistan que je ne voudrais pas voir reproduite. C’est à dire que l’on va sur un terrain sur la base d’une mission plus ou moins définie pour s’apercevoir 10 ans plus tard que les missions effectuées n’ont rien à voir avec la mission initiale. En Afghanistan, la mission était de renverser les Talibans et porter des coups à Al-Qaïda. Cela a été fait en 6 mois. Cela suppose de définir ces missions de façon précise et d’en faire régulièrement une évaluation en toute transparence dans le cadre parlementaire. Dans une démocratie, c’est essentiel.  
  
*Jean Glavany est député PS des Hautes Pyrénées et membre de la commission des Affaires étrangères.  

Renault pas mieux que Peugeot !



Marianne

Renault pas mieux que Peugeot !

Mercredi 16 Janvier 2013 
ARNAUD BOUILLIN - MARIANNE


Jacques Brinon/AP/SIPA
Jacques Brinon/AP/SIPA

En annonçant 7 500 suppressions de postes à l’horizon 2016, la direction de Renault a pris grand soin de préciser qu’en cas d’accord avec les syndicats sur les sacrifices demandés aux salariés, ce « redéploiement des effectifs (sic) ne nécessiterait ni fermeture de site, ni plan de sauvegarde de l’emploi, ni plan de départ volontaire ».

Manière de mettre la pression sur les représentants du personnel alors qu’un 7e round de négociations doit se tenir le 22 janvier. Manière, aussi, de se démarquer de Peugeot-Citroën, qui a annoncé il y a quelques mois l’arrêt prochain de son usine d’Aulnay-sous-Bois (3 000 salariés) et la mise en œuvre d’un vaste plan social. Au total, en ajoutant les départs à la retraite non remplacés, Peugeot espère réduire ses effectifs de plus de 11 000 personnes d’ici à la mi-2014.

Si les chiffres – et les modalités – de ces deux restructurations ne sont pas tout à fait du même ordre, leur origine, elle, est incontestablement la même : une production centrée sur le milieu de gamme, qui peine aujourd’hui à se faire une place entre les champions allemands de la berline et les cadors asiatiques de la petite voiture urbaine. C’est l’effet sablier : le haut et le bas du marché compresse le milieu qui, pour s’en sortir, n’a d’autre choix que de tendre vers l’une des extrémités...
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Mali : les risques de la solitude

Marianne


TRIBUNE



Mali : les risques de la solitude

Jeudi 17 Janvier 2013
PAR PIERRE LELLOUCHE, DÉPUTÉ UMP
Jerome Delay/AP/SIPA
Jerome Delay/AP/SIPA

A la demande expresse de son collègue malien, le président de la République François Hollande a décidé d’engager nos armées dans une opération de force qui est en fait, une véritable guerre contre des colonnes djihadistes parties du nord du Mali en direction du sud de ce pays. 

L’opposition, et ma famille politique l’UMP en particulier, ont soutenu cette décision. Nul ne conteste en effet l’urgence de la situation, et encore moins la nécessité de présenter une unité nationale sans faille au moment où nos soldats sont engagés sur le terrain dans une lutte difficile contre les terroristes islamistes. 

Personne ne conteste également la gravité de la menace que fait peser une coalition de différents groupes radicaux ou mafieux qui se sont emparés depuis plusieurs années des trois provinces nord du Mali, territoires immenses inondés d’armes en provenance de Libye et lieux de passage de l’essentiel du trafic de drogues en direction de l’Europe. 

Inspirés directement des méthodes de talibans en Afghanistan, les militants d’Al-Qaida Maghreb Islamique (continuateurs du GSPC algérien Groupe Salafiste pour la Prédication du Combat), imposent à la population un mode de vie moyenâgeux inspiré de la charia : voile intégral, mariages forcés, mains coupées, interdictions de fumer ou d’écouter de la musique, sans oublier les destructions des sites et mausolées de Tombouctou, au même titre que les talibans avaient détruit les Bouddhas de Bâmiyân en Afghanistan. ..
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La peste noire, la prière et la quarantaine

Marianne

LES GRANDES CRISES DANS L'HISTOIRE



La peste noire, la prière et la quarantaine

Jeudi 17 Janvier 2013

BORIS BOVE*

1347-1352 RETOUR SUR LA PREMIÈRE PANDÉMIE MONDIALE. Attribuée tantôt à la colère de Dieu, tantôt à une mauvaise conjonction des planètes, l'épidémie s'installe en Occident et connaît des répliques régulières. Il faudra près de quatre siècles pour en venir à bout.

La peste noire de Tournai (1346-1353) - Enterrement des pestiférés
La peste noire de Tournai (1346-1353) - Enterrement des pestiférés

En 1347, après huit siècles d'absence, la peste réapparaît en Occident alors que son existence avait été presque oubliée. Portée par des rongeurs sauvages, la maladie est venue d'Asie centrale et se transmet, via les puces, aux rats commensaux, puis à l'homme lui-même. On en meurt dans les cinq jours, avec toutefois une possibilité de guérison dans 20 à 40 % des cas. 

La peste bubonique est la forme ordinaire de la peste au Moyen Age et à l'époque moderne, mais elle a pris durant l'hiver 1347 une forme pulmonaire qui a accru sa létalité. En trois jours, elle tuait tous les malades ; elle était devenue très contagieuse, car elle se transmettait par les gouttelettes de salive projetées par la parole, la toux ou les éternuements des pestiférés. 

La virulence de l'épidémie de 1347 rompt l'équilibre sanitaire qu'entretenaient entre elles les maladies bien installées dans le paysage épidémique de l'Occident - tels la lèpre, la rougeole, la variole ou le paludisme. D'un coup, la lente croissance de la population est interrompue. L'intensité des échanges est le principal responsable de la diffusion du fléau. ..
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Terrorisme en Algérie : le retour du djihad sur son sol natal

Marianne


OTAGES EN ALGERIE



Terrorisme en Algérie : le retour du djihad sur son sol natal

Jeudi 17 Janvier 2013 
MARTINE GOZLAN - MARIANNE

Avec la prise d’otages du bassin gazier d’In Amenas, le monde redécouvre la malédiction algérienne : un djihadisme dont l’histoire remonte à plus de deux décennies et qui n’a jamais été vraiment vaincu par Alger.

 Terrorisme en Algérie : le retour du djihad sur son sol natal

C’est l’éternel et sanglant retour du djihad sur son sol natal. Ils sont algériens, très algériens, ces preneurs d’otage qui ont semé la terreur sur le site gazier d’In Amenas, à 1300 kilomètres au sud-ouest d’Alger, près de la frontière libyenne.  L’armée algérienne leur a donné l’assaut  à la manière locale, elle aussi, sans négociations, en larguant des bombes depuis les hélicoptères, tuant plusieurs dizaines d’otages, le chiffre et les circonstances restent incertains à l’heure où nous écrivons ces lignes. 


Vingt et un ans après l’interruption du second tour des élections législatives algériennes qui auraient  assuré la victoire du Front islamique du Salut  ( c’était le 14 janvier 1992), le monde redécouvre une Algérie qui n’a pas grand chose à voir avec les commémorations de son indépendance. Plus près de nous, et au cœur d’elle-même, l’intégrisme armé, qui a ensanglanté près d’une décennie de 1992 à 2000 ( 150 000 morts) ressurgit avec un sombre éclat.  

Il n’avait en réalité jamais vraiment quitté le sol algérien. Sa renaissance au Sahel sous la forme d’AQMI, Al Qaida au Maghreb islamique, se doublait d’une présence entêtante en Kabylie, berceau du GSPC, le Groupe Salafiste pour la Prédication et le Combat, qui muta en AQMI en 2007. Le groupe des « Signataires par le sang », les «  Moulathamines » de Mokhtar le Borgne, cerveau de la prise d’otages d’In Amenas,  n’est qu’un énième avatar de l’antique GSPC. L’armée algérienne a toujours été en guerre contre les djihadistes. La chronique hebdomadaire locale fait état d’accrochages réguliers, d’opérations par hélicoptères contre les maquis «  résiduels » des monts de Kabylie, au dessus de Boumerdès. «  Résiduel », c’est le mot magique, incantatoire, qui permet de faire croire à une victoire totale, globale avec des poches d’islamistes armés aux abois. Ainsi, seront fortifiés le credo national, l’aura qui entoure le président Bouteflika depuis son élection en 1999 : l’intégrisme, veut-on croire, est définitivement mort. ..
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Mali : pourquoi il ne fallait pas y aller

Marianne



POINT DE VUE



Mali : pourquoi il ne fallait pas y aller

Jeudi 17 Janvier 2013 à 15:12
GUY SITBON - MARIANNE

Nos objectifs de guerre et les conditions du retour de nos soldats dans leurs foyers, Hollande les a fixés : détruire les terroristes, permettre au Mali de recouvrer son intégrité territoriale, rétablir des autorités légitimes, amorcer un processus électoral.




SIPA

Nos objectifs de guerre et les conditions du retour de nos soldats dans leurs foyers, Hollande les a fixés : détruire les terroristes, permettre au Mali de recouvrer son intégrité territoriale, rétablir des autorités légitimes, amorcer un processus électoral. La France entière, fleur au fusil, acclame ses résolutions. Or, on peut avancer sans l’ombre d’un doute qu’aucune de ces missions n’est réalisable. Aucune, pas même en rêve. Dans l’Afrique des années 40, 50, c’était encore jouable. De nos jours, aucune force au monde ne pourrait y prétendre. Ni l’Amérique, ni la Chine et surtout pas nous. Nous sommes, par beau temps, une grande Suède, pas une petite Chine. Quêter plus haut que son écu, n’est pas convenable.  
  
L’islamisme djihadiste, par les temps qui courent, prospère sur sa lancée. Il s’entend merveilleusement à tirer parti de la misère. Il embauche des guerriers pour trois sous, leur offre une vie exaltante d’aventure, de spiritualité et met leur famille à l’abri du besoin. Plus nous lui tapons dessus, mieux il se porte. L’AQMI, Ansar el Din et leurs pareils vont sortir de là plus dodus et plus populaires que jamais.  
  
Réfléchissons un instant. S’il suffisait d’une campagne pour éliminer le djihadisme au Sahara, voilà belle lurette que l’Algérie aurait fait le travail. Elle est postée en toute première ligne. C’est sur son propre domaine, parmi les siens que la guérilla métastase. Son armée s’est forgée une expérience incomparable dans ce type de combat ces vingt dernières années. 200.000 Algériens y ont laissé la vie. Pas folle, l’Algérie a privilégié « la négociation ». Elle connaît trop bien la loi des sables mouvants sahariens. Pour y avoir vécu enfant et y avoir trainé mes bottes de reporter, j’en ai aussi une idée. Après le Mali vient le Niger, puis le Tchad, le Burkina Faso, et j’en passe.  ...
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François Hollande fixe les nouvelles échéances sociales aux syndicats et patronat


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François Hollande fixe les nouvelles échéances sociales aux syndicats et patronat


Hollande en visite à Petroplus (archive)
Le président de la République a annoncé ce jeudi soir, la tenue d'une "concertation sur le financement des retraites comme de la protection sociale" au printemps, puis une nouvelle conférence sociale en juillet avec les partenaires sociaux. Il a aussi promis lors de ses voeux aux "forces vives" que "l'Etat respecterait fidèlement" l'accord de sécurisation de l'emploi signé il y a huit jours.
François Hollande s'exprimait devant les représentants des syndicats et des organisation patronales lors de ses voeux aux forces vives. Le détail de ses annonces:
  • Accord de sécurisation de l'emploi respecté
Sur l'accord de "sécurisation de l'emploi" signé le 11 janvier entre le patronat et trois syndicats, le président de la République a redit que "l'Etat respecterait fidèlement" cet accord, critiqué par les deux organisations non-signataires (CGT et FO), ainsi qu'une partie de la gauche.
"Le président a souhaité qu'il y ait une transposition totale de cet accord. C'est un point très important pour nous", a commenté à sa sortie la patronne du Medef Laurence Parisot. Le leader de la CFDT Laurent Berger a lui aussi dit qu'il serait "très attentif à sa transposition législative".
Pour Bernard Thibault, qui a remarqué que "le président n'a pas repris totalement les formules utilisées jusqu'à présent", "l'idée de tenir compte de ce que disent les non signataires commence à porter ses fruits." Le secréatire général de la CGT demande une nouvelle fois au gouvernement "de ne pas se transformer en scribe des requêtes du Medef" lors de la rédaction du projet de loi. Lui aussi opposé à l'accord trouvé il y a huit jours, Jean-Claude Mailly (Force ouvrière) a affirmé: "Nous allons continuer dans les jours à venir à expliquer tous les dangers que comporte cet accord."
  • Retraites et protection sociale à refinancer
François Hollande a annoncé au printemps "une concertation sur le financement des retraites comme de la protection sociale". Le financement du système n’est, en l’état, pas assuré, une situation propice à tous les mauvais coups. Selon le dernier rapport du Conseil d’orientation des retraites (COR) ­publié en décembre, le déficit des régimes atteindrait 19 milliards d’euros en 2017. Déjà, Laurence Parisot demande le report de l'âge légal de départ à la retraite à 63 ans. Les négociations s'annoncent âpres. 
  • Conférence sociale numéro 2
Après la première réunion organisée en juillet 2012, il s'agira de "préciser notre agenda, ouvrir les discussions, les négociations nécessaires entre partenaires sociaux" et tracer la suite du "programme législatif du gouvernement", a poursuivi le chef de l'Etat. La prochaine conférence portera notamment sur "la qualité de vie au travail, l'égalité professionnelle hommes-femmes, l'amélioration de notre système de formation professionnelle", a dit le président.
  • Lutte contre le chômage
Réitérant l'objectif d'"inverser la courbe du chômage pour la fin de cette année", François Hollande énonce que la formation des demandeurs d'emploi devra se doter d'un "système plus efficace" et passera par "une réduction du nombre des organismes collecteurs" des fonds. En matière de formation, "nous ne faisons pas suffisamment pour ceux qui sont privés d'emploi, et parfois, nous en faisons beaucoup pour ceux qui ont un emploi et (sont) à un niveau élevé de la hiérarchie sociale", a-t-il dit.
Il a aussi demandé que les fonds collectés pour l'apprentissage aillent "dans les lieux où sont formés les apprentis".

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