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mercredi 16 janvier 2013

Ils ont osé ! tract CGT


                                     

ACCORD NATIONAL INTERPROFESSIONNEL DU 11 JANVIER 2013 POUR UN NOUVEAU MODELE ECONOMIQUE ET SOCIAL AU SERVICE DE LA COMPETITIVITE DES ENTREPRISES ET DE LA SECURISATION DE L’EMPLOI ET DES PARCOURS PROFESSIONNELS DES SALARIES

Ils ont osé ! Le gouvernement « socialiste » en opposition au mandat que des millions de salariés lui ont confié, avec la complicité de trois organisations syndicales et après un matraquage médiatique d'une rare intensité, vient d'imposer au monde du travail le 11 janvier 2013 ce que le gouvernement Sarkozy avait tenté en vain : la perspective de reculs sociaux sans précédent !

Voilà en quels termes le MEDEF parle de la signature de cet accord : « Ce soir, les partenaires sociaux ont placé la France en haut des standards européens en matière de marché du travail et de relations sociales. L'accord auquel ils sont parvenus est en effet tout sauf un accord a minima. » En haut des standards européens … probablement … juste un pas derrière la Grèce, l'Espagne et l'Irlande en matière de droits du patronat ! Dans la lutte que se mènent les deux grandes classes antagonistes de la société, il est compréhensible que la classe patronale célèbre ces « avancées » contre la classe des travailleurs mais quid pour un gouvernement se prétendant socialiste, ou encore pour des organisations syndicales dont la légitimité est fondée sur la défense inconditionnelle des intérêts des salariés ? Décortiquons donc ce « haut standard »!

L'accord est organisé en 28 articles, d'une portée très inégale mais qui ont pour véritable motif de fondre dans la masse quatre articles fondamentaux : l'article 15 sur la mobilité interne, l'article 18 sur le maintien dans l'emploi, l'article 22 sur l'expérimentation du contrat de travail intermittent et l'article 26 sur les délais de prescription, qui remettent en cause le contrat de travail et restreignent dramatiquement les possibilités de recours en justice.

L'article 15 sur la mobilité interne dans l'entreprise - une entreprise pouvant être constituée de plusieurs établissements fort éloignés les uns des autres d'ailleurs, requiert, bien qu'elle vise à maintenir voire développer la qualification professionnelle sans diminution de la rémunération, l'acceptation du salarié. En cas de refus, le salarié peut être licencié pour motif personnel en lieu et place d'un licenciement pour motif économique beaucoup plus contraignant pour l'employeur. L'accord collectif dans ce cas introduit de facto la cause réelle et sérieuse de ce licenciement, déniant tout droit de contester le motif devant la justice dès lors que les conditions de ce licenciement sont remplies. Cet article attaque deux fondamentaux du contrat de travail : le lieu de travail et la nature de la tâche indépendamment de la rémunération. Cet article contrairement à ce qu'il laisse suggérer s'inscrit dans une situation « normale ou quotidienne » de l'entreprise, une situation ne comportant donc pas de réduction d'effectifs. La question de la distance « domicile - lieu de travail » est suspendue à la déclinaison de cet accord dans l'entreprise. Une flexibilité accrue au gré des besoins économiques ou stratégiques de l'entreprise sans considération des salariés sous couverture du maintien voire du développement de la qualification : une maigre carotte pour des conséquences importantes sur la vie de famille, sur la souffrance que peut engendrer cette forme d'insécurité professionnelle rendue de fait permanente.

L'article 18 s'inscrit dans le cadre de graves difficultés rencontrées par l'entreprise. Il permet au patronat de recourir pour une durée maximale de 2 ans à des baisses de salaires et ou l'augmentation du temps de travail dans l'entreprise. Là encore cet article requiert l'accord individuel du salarié. En cas de refus, celui-ci peut être licencié pour motif économique et là encore l'accord collectif implique de facto la cause réelle et sérieuse de ce licenciement. Peu de possibilité donc de recours en justice. L'article précise que l'entreprise est exonérée des obligations légales et conventionnelles qui auraient résulté d'un licenciement collectif pour raison économique.  On peut se « féliciter » tout de même que l'employeur s'engage à maintenir dans l'emploi les salariés concernés sur la durée de l'accord décliné dans l'entreprise. Au passage deux autres éléments fondamentaux du contrat de travail viennent de voler en éclat : la rémunération et le temps de travail ! Absolument aucune contrainte sur l'employeur mais des conséquences importantes pour le salarié. Ainsi, durant deux ans maximum la rémunération aura été abaissée soit directement sur le salaire soit le cas échéant indirectement par l'augmentation du temps de travail sans aucune possibilité par la suite de rattraper ce retard avec des implications sur la retraite, les allocations chômage, le pouvoir d'achat, les conditions de vie, etc. Aucune garantie non plus qu'à échéance de l'accord, l'emploi soit effectivement maintenu ! Les médias aux ordres du patronat n'ont eu de cesse de prendre à témoin quelques cas d'accord de ce type « réussi » mais en occultant soigneusement d'autres cas s'étant soldés peu après … par des fermetures de sites ou des plans de licenciement comme à Continental Clairoix – 1100 suppression d'emplois  et la disparition d'un site ! De plus, la gravité d'une situation est généralement appréciée sur un établissement ou encore sur une entreprise d'un groupe alors que l'entreprise ou le groupe peut dégager des profits conséquents. Fragmenter des activités industrielles en une myriade d'établissements permet de ne plus considérer le tout mais plutôt chaque fraction séparément comme autant d'entités devant générer du profit ! Il est aussi remarquable que la stratégie de l'employeur ne puisse pas être remise en question dans les causes ayant abouti à cette « gravité ». Un article inacceptable pour les salariés dans le sens où l'accord collectif fait loi mais qui permet au patronat de fixer un cadre légal très avantageux dégagé de toutes contraintes en vue de baisser la valeur du travail.

L'article 22 permet à des entreprises de moins de 50 salariés « d'expérimenter » (selon les propres mots de l'accord !) le contrat de travail intermittent jusque là réservé à certaines professions ou certains secteurs d'activité. Le travail intermittent est l’alternance de périodes travaillées et non travaillées qu’impliquent les fluctuations d’activités. Ce type de contrat va donc être généralisé. Une nouveauté donc : les désagréments de la précarité mais étendu aux CDI !

L'article 26 quant à lui réduit fortement les délais de prescription en matière de justice. Ils passent de 5 ans à 24 ou 36 mois selon l'objet du recours. Vieille revendication du patronat enfin satisfaite et qui selon ses propres mots devrait réduire de ce fait l'insécurité juridique qui pèse sur les employeurs ! Entre l'insécurité et la précarité du plus grand nombre contre l'insécurité juridique des employeurs, le gouvernement et les signataires de cet accord ont fait leur choix ; un choix éminemment critiquable et inacceptable.

D'autres articles de manière plus subtile recèlent des reculs. Ainsi, une autre revendication patronale, celle d'une justice encore trop clémente pour les salariés, est partiellement satisfaite en restreignant encore un peu plus par des accords collectifs le périmètre d'intervention des prud'hommes.

Les signataires de l'accord – CFDT, CFE/CGC et CFTC - peuvent se gargariser de (maigres) avancées telles que la généralisation de la complémentaire santé prise en charge à 50 % par l'employeur au grand profit des assurances privées au passage (les salariés concernés devront s'acquitter obligatoirement des 50 % restant), ou telles que la taxation des CDD en oubliant les autres contrats précaires (l'intérim par exemple) et en occultant le fait que le patronat se rattrape en obtenant une exonération totale de charge patronale pendant 4 mois dans le cadre d'un CDD transformé en CDI, quasiment aucune de ces avancées ne sont soumises à une obligation de résultat ! oui … Dans le registre des avancées fumeuses, on peut pendre comme exemple l'article 3 du droit rechargeable à l'assurance chômage … conditionné aux déséquilibres financier du régime d'assurance chômage écrit tel quel dans le texte ! Un droit, mais !
Bref un texte tellement déséquilibré qu'il aura fallu un matraquage médiatique intense et un étouffoir tout aussi intense de la parole des opposants à cet accord, pour permettre sa signature. Il sera soumis prochainement à l'assemblée nationale avec un patronat qui presse pour une adoption définitive rapidement. Un texte dont on voit mal comment il peut inverser la courbe de la précarité, du pouvoir d'achat, du chômage et de la souffrance au travail.

Cet accord doit ensuite se décliner en accords majoritaires dans les entreprises (majoritaire : par des syndicats représentant au moins 30 % des suffrages), ce qui confère aux salariés une responsabilité importante : celui de mettre sous surveillance des syndicats tentés de signer ce type d'accord par fidélité à des confédérations syndicales qui n'ont eu de cesse de claironner leur satisfaction. Du résultat des élections professionnelles aux CE/DP dépend aussi la possibilité de permettre à des syndicats de signer ou pas ce genre d'accords. Chacun doit donc prendre ses responsabilités ! La CGT en refusant de signer ces régressions sociales a pris les siennes et continuera à les prendre dans les entreprises dans la limite des suffrages qu'elle aura recueilli aux élections professionnelles.



7500 emplois en moins chez Renault: "acceptable" selon Montebourg


SOCIAL-ECO -  le 16 Janvier 2013


7500 emplois en moins chez Renault: "acceptable" selon Montebourg

Montebourg pose aux côtés de la Renault Zoe
Que Renault détruise 17 % de ses emplois en France ne pose pas de problème fondamental au ministre du Redressement Productif, puisqu’il n'y a "ni licenciement ni fermeture de site". L’Etat étant le premier actionnaire du constructeur, une telle déclaration n’augure rien de bon pour les salariés.
"Il n'y a pas pour nous un certain nombre de lignes rouges qui ont été franchies" explique Arnaud Montebourg en une déclaration syntaxiquement alambiquée, à la sortie du Conseil des ministres. Mais il explicite : "Première ligne rouge, pas de plan social, pas de licenciement, la première ligne rouge est respectée. Deuxième ligne rouge, pas de fermeture d'usines, pas de fermetures de sites, la deuxième ligne rouge est respectée." La suppression de 7500 postes devient donc acceptable pour Montebourg.
Le ministre du Redressement Productif s’était pourtant montré plus ferme, en paroles, avec PSA qui envisage une saignée dans ses effectifs tout aussi violente, avec 8000 suppressions d’emplois. Mais Peugeot envisage de fermer son site d'Aulnay-sous-Bois en Seine-Saint-Denis.  "C'est mieux que de se retrouver avec des plans sociaux, des fermetures d'usines brutales qui font beaucoup de mal au moral des entreprises", a expliqué le ministre...
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"C'est un véritable coup de massue pour les salariés français de Renault"


  le 16 Janvier 2013

"C'est un véritable coup de massue pour les salariés français de Renault" juge le PCF

Mots clés : automobilepspcfemploirenaultcarlos ghosn,
L’annonce de Renault, de passer de 44 642 salariés à 37 142 à l’horizon 2016 fait réagir. Si le gouvernement accorde son satisfecit au constructeur, l’aile gauche du PS s’insurge et le PCF juge une telle attitude "consternante". 
Le PCF condamne l’attitude du ministre du redressement productif Arnaud Montebourg, qui se félicite qu'il n'y ait « ni licenciement, ni fermeture d'usine » et en parlant d'un « cadre normal » de gestion des effectifs et du personnel et le juge "consternant". "Ce qu'ont dénoncé les organisations non signataires CGT et FO, Carlos Ghosn l'applique aux salariés de Renault : un chantage sur l'emploi avec une augmentation du temps de travail, une baisse des salaires et une remise en cause des acquis sociaux. Bref des efforts qui vont reposer essentiellement sur les épaules des salariés alors que la trésorerie de Renault et les bénéfices réalisés permettent de continuer de verser des millions d'euros aux actionnaires. […] Comme l'affirment le PCF et le Front de gauche, les solutions, pour lutter contre le démantèlement du secteur de l'automobile, impliquent un changement de cap industriel et une relance économique par l'augmentation des salaires et du pouvoir d'achat.Le PCF apporte son total soutien à l'action des salariés de Renault qui débrayent aujourd'hui, dans de nombreux sites. " Lire l’intégralité du communiqué.
De nombreux salariés cessent effectivement le travail, notamment sur les sites de Sandouville et Cléon en Seine-Maritime...
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«Il faut distinguer les terroristes des indépendantistes touaregs»


 le 15 Janvier 2013
Mali

«Il faut distinguer les terroristes des indépendantistes touaregs»

Pierre Boilley, directeur du Centre d'étude des mondes africains, estime nécessaire de réduire les écarts de développement entre nord et sud du Mali et une négociation doit aboutir à une autonomie du nord du pays.
D’où provient le Mouvement national de libération 
de l’Azawad (MNLA), 
le groupe touareg qui 
a lancé l’offensive au nord du Mali, en janvier 2012, avant d’être évincé par les djihadistes?
Pierre Boilley. Il est le fruit d’une longue histoire. Sous domination coloniale, le nord et le sud du Soudan français (nom du Mali avant l’indépendance – NDLR) ont été traités de manière différente: une administration indirecte au nord et très directe au sud. Considéré comme peu utile, le Nord a été peu développé. À l’indépendance, le fossé s’est creusé par la volonté du président Modibo Keïta d’appliquer une politique socialiste, qui passait par la casse de la féodalité et des chefferies. C’est là qu’a débuté une première rébellion, durement réprimée en 1963 et 1964...
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Le Parti socialiste aux ordres du Medef




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Le Parti socialiste aux ordres du Medef


 Laurence Parisot a demandé au Parlement de «respecter à la lettre» l'accord sur l'emploi signé vendredi. Et la direction «socialiste» de s'exécuter, exigeant de ses députés une discipline stricte sur ce vote.

A l'issue de l'accord régressif approuvé le 11 janvier au soir par trois syndicats collabos (CFDT, CFTC et CFE-CGC), bel et bien «historique» car particulièrement défavorable aux salariés et donnant un aval anticipé aux réformes structurelles du marché du travail demandées par la Troïka — baisse des salaires en cas de menace sur l'emploi, prédominance de l'accord d'entreprise sur l'accord de branche et sur la loi, facilitation des mobilités forcées et des licenciements… —, la patronne des patrons, qui se frotte les mains et prépare son troisième mandat à la tête du Medef en faisant modifier ses statuts, a redemandé, ce matin sur France Info, aux députés et sénateurs de «voter en l'état» et «respecter à la lettre» ce texte scélérat, «pour l'intérêt de notre économie». «Il faudra ensuite suivre les décrets d'application. Nous resterons vigilants», a-t-elle averti.

La direction du PS au garde-à-vous

Madame, vos désirs sont des ordres et la vraie présidente de la France, c'est vous ! Ni une ni deux, Bruno Le Roux, président du groupe socialiste à l'Assemblée nationale et fidèle de François Hollande, s'est porté garant d'une retranscription «précise, fidèle, loyale» de l'accord sur la sécurisation de l'emploi des employeurs, dont il «ne pense pas que ce soit un accord de renoncement social ou de précarisation»... Plus aveugle on ne fait pas. (Et on apprend au passage que le texte devrait être défendu par Jean-Marc Ayrault himself.) En conséquence, il a exhorté ses troupes à filer droit. Un verrouillage peu apprécié par des élus socialistes encore un peu lucides, indignés non seulement par ce texte mais par le rôle de députés godillots qu'on veut régulièrement leur faire jouer.

Cet accord sera donc transcrit en terme législatif puis soumis aux partenaires sociaux signataires avant de passer au Conseil d'Etat, puis atterrir au Conseil des ministres fin février-début mars. Ensuite, le Parlement l'examinera en procédure accélérée pour une promulgation d'ici fin mai. Afin d'aller plus vite et éviter les discordes, oseront-ils recourir au 49ter (soit l'alinéa 3 de l'article 49 de la Constitution qui permet au gouvernement de faire passer un projet de loi sans le soumettre au vote, l'Assemblée ne pouvant s'opposer que par une motion de censure) ?

Jour après jour, les «socialistes» tombent le masque devant le patronat, la Troïka et la finance. Jour après jour, on se met à les détester autant que leurs prédécesseurs.

SH

La retraite assurée de François Chérèque


La retraite assurée de François Chérèque


A 56 ans, l'ex leader de la CFDT échappe au sort du commun des seniors et commence une nouvelle vie à l'Inspection générale des Affaires sociales.

L'ex-secrétaire général de la CFDT — qui a quitté ses fonctions fin novembre, passant le témoin à Laurent Berger — a été nommé jeudi en Conseil des ministres "inspecteur général des affaires sociales" sur proposition des ministres Marisol Touraine et Michel Sapin.

A compter du 7 janvier, ce social-traître notoire, qui estime qu'augmenter le Smic pénalise les entreprises (les salariés, il s'en fout), "évaluera les politiques sociales afin d'éclairer la décision publique"...

L'IGAS, nouvel employeur de M. Chérèque, est un service interministériel de contrôle, d'audit et d'évaluation des politiques sociales qui réunit 130 experts de la "cohésion sociale" (famille, protection de l'enfance, lutte contre l'exclusion, travail social…), de la protection sociale (Sécu, prestations…), du travail, de l'emploi, de la formation professionnelle et de la santé.

L'IGAS est, avec le Conseil d'État, la Cour des Comptes et l'Inspection générale des finances (IGF), l'un des grands corps administratifs de l'État où la patrie reconnaissante recase ses "fleurons" : ainsi Fadela Amara, déplorable secrétaire d'État chargée de la Ville du gouvernement Fillon 2, y fut nommée en janvier 2011 avec un salaire d'entrée de 8.000 € par mois hors primes.

Pour la petite histoire, un inspecteur général en fin de carrière perçoit en moyenne 124.144 € annuels.
Bref : c'est une bonne planque.
Et, selon la presse, M. Chérèque devrait également prendre la présidence du think-tank Terra Nova, fondation proche du PS et longtemps dirigée par feu Olivier Ferrand.
0n le sait, la CFDT est un peu la branche syndicale du Medef.

Et le successeur de M. Chérèque affiche le bon profil :
Il s'est dit prêt à un compromis sur des accords réduisant le temps de travail et les rémunérations en échange du maintien de l'emploi en cas de difficultés pour des entreprises (les fameux accords "compétitivité-emploi") !

Sachant que, pour être validé, l'accord "historique" portant sur la "réforme du marché du travail" initiée par le gouvernement doit être signé par au moins deux des quatre syndicats dits "représentatifs", on est mal barrés !!!

La CGT et FO ont déclaré qu'elles ne signeraient pas un texte prônant plus de flexibilité. Par contre, à l'Unedic comme ailleurs, la CFDT et la CFTC ont toujours eu la signature facile devant le patronat.
Que deux syndicats de salariés se couchent devant le Medef, c'est ce que le gouvernement attend, lui qui devra reprendre l'épineux dossier après le 11 janvier en cas d'échec des négociations.

Le 31 décembre sur RFI, le secrétaire général de Force Ouvrière l'a soupçonné à juste titre de se défausser : «Je sens bien que du côté gouvernemental, ils aimeraient bien que les syndicats acceptent de la flexibilité pour qu’ils puissent la reprendre dans la loi sans qu’ils en soient responsables»...

 Source de l'article:http://www.actuchomage.org

« Guerre extérieure contre les peuples, guerre intérieure contre les travailleurs »


« Guerre extérieure contre les peuples,

 guerre intérieure contre les travailleurs »

 un tract largement diffusé cette semaine par le POI


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Le POI diffuse par tract cette semaine


Guerre extérieure contre les peuples

encadré tract POI contre la guerre 16-01-2013Après l’engagement des gouvernements précédents en Afghanistan, puis en Libye, le gouvernement Hollande-Ayrault vient d’engager le pays dans la guerre au Mali. Cette décision a été soutenue par les dirigeants de l’OTAN, de l’ONU et de l’Union européenne. Depuis, il ne manque pas un bouton de guêtre à la propagande : « rétablissement de la paix »« intervention en défense de la démocratie »« aide à un pays ami »« guerre propre »« frappes ciblées ».
Mais derrière la propagande, il y a la réalité : comme toutes les interventions militaires, en Irak, en Afghanistan, en Libye… ce qui s’organise, c’est la dislocation des nations, la guerre généralisée, le développement des milices… Cette guerre ouvre la voie au chaos dont les peuples et les travailleurs seront les victimes. Toute la région du Sahel est menacée, en premier lieu l’Algérie. Les groupes capitalistes n’y sont pas pour rien, comme le groupe Areva qui a décidé d’investir 1,2 milliard d’euros dans la région pour exploiter la deuxième mine d’uranium du monde.
Voilà pourquoi le gouvernement vient de décider de passer le nombre de soldats présents au Mali de 700 à 2 500.

Non à la guerre ! Non à l’exploitation !


vignette tract POI contre la guerre et la flexibilité 16-01-2013
Cliquer pour télécharger et imprimer.

Guerre intérieure contre les travailleurs

Baisse des salaires, augmentation du temps de travail, mobilité : voilà le chantage auquel pourraient se livrer légalement les patrons contre les travailleurs si l’accord Medef-CFDT, reprenant les propositions du ministre du Travail, Michel Sapin, était entériné !
Mais les principales confédérations ouvrières, la CGT et FO, ont refusé de s’associer à cette déréglementation où les organisations syndicales deviendraient gestionnaires de la compétitivité des entreprises et des intérêts des patrons !

L’accord Medef-CFDT
n’appelle qu’une seule réponse :
retrait








Le choc qui vient:L’EDITO d’INFORMATIONS OUVRIERES par Daniel Gluckstein,


Le choc qui vient

L'éditorial d'Informations Ouvrières
L’EDITO d’INFORMATIONS OUVRIERES
par Daniel Gluckstein,
Secrétaire national du POI.
Il est rare que la presse capitaliste anglo-saxonne dresse des lauriers à la France. C’est pourtant le cas ces derniers jours. Le gouvernement français est félicité à la fois pour son intervention au Mali et pour la conclusion de l’accord Medef/CFDT dans lequel le Wall Street Journal voit « une victoire pour les employeurs », qui « gagnent une nouvelle flexibilité », et le Financial Times une « percée majeure » dans un système particulièrement « rigide ».
Guerre au Mali, accord Medef/CFDT : le gouvernement Hollande-Ayrault agit comme fidèle serviteur des intérêts de la classe capitaliste. C’est en son nom qu’il mène la guerre à l’extérieur, poursuivant l’aventure libyenne et étendant la politique de dislocation des nations à toute la région : après la Libye, le Mali, et demain l’Algérie ? C’est au nom des mêmes intérêts qu’il mène la guerre à l’intérieur contre sa propre classe ouvrière dont il voudrait briser le cadre des garanties collectives.
Car c’est bien de cela qu’il s’agit. Les Echos ne s’en cachent pas : « L’accord majoritaire en entreprise devient le socle de référence du dialogue social. » C’est vrai : si gouvernement et Parlement parvenaient à transcrire dans la loi l’accord Medef/CFDT, c’est le Code du travail qui serait menacé de pulvérisation, tandis que les confédérations syndicales verraient leurs prérogatives réduites à peau de chagrin (les patrons obtenant toutes facilités de déroger aux accords collectifs, par exemple en baissant les salaires, ou en augmentant le temps de travail, ou en imposant la mobilité « dans le cadre de l’entreprise »).
Il reste — et c’est le plus important — que même les plus enthousiastes regrettent que ce résultat soit « empoisonné », comme l’écrit le quotidien Die Zeit, par le refus des confédérations CGT-Force ouvrière et CGT d’apposer leur signature (1). Le « compromis historique » revendiqué par Hollande est ici mis en échec, reflétant le rejet grandissant de sa politique dans tous les secteurs de la population.
Certes, un large spectre d’union sacrée semble appuyer, pour l’heure, l’intervention au Mali (2). Certes, le gouvernement — logique avec sa ratification du TSCG et sa soumission à l’Union européenne — affirme vouloir transposer au plus vite l’accord scélérat Medef/CFDT. Mais, prenant appui sur ses organisations, la classe ouvrière n’a pas dit son dernier mot : un choc se prépare (3).
Le combat contre la guerre sociale déclenchée par le gouvernement Hollande-Ayrault à l’intérieur rejoint le combat contre la guerre déclenchée à l’extérieur contre le peuple malien. Comment aider les travailleurs et les jeunes, la population à avancer dans ce sens ? C’est à répondre à cette question que se consacreront les travaux du conseil fédéral national (CFN) du Parti ouvrier indépendant qui se réunit ces 19 et 20 janvier.
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(1) Die Zeit regrette aussi que la volonté de Hollande de « suivre le modèle allemand » se soit brisée sur le refus de signature des deux confédérations.
(2) On ne confondra pas l’aspiration légitime du peuple du Mali à recouvrer son unité et sa souveraineté avec les motivations de l’intervention française qui poursuit ici sa politique de dislocation des nations entamée en Libye…
(3) Certains, à la gauche du PS, critiquent le caractère « inégal » de l’accord (trop favorable aux patrons) et revendiquent « un rééquilibrage ». Même son de cloche dans L’Humanité, qui titre un article : « Un cheval, une alouette ». Rééquilibrage ? Amendement ? Non : unité des travailleurs et de leurs organisations indépendantes pour imposer le retrait, purement et simplement !
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Les allégations sur des exactions de l'armée malienne se multiplient


Les allégations sur des exactions de l'armée malienne se multiplient

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