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samedi 5 janvier 2013

Le POI de Seine-Saint-Denis appelle enseignants et parents d’élèves à discuter de la “réforme Peillon”


Le POI de Seine-Saint-Denis appelle enseignants et parents d’élèves à discuter de la “réforme Peillon”

tract ecole poi 93
 picto_prendre_positionUn tract diffusé dans tout le 93 appelle à une discussion parents-enseignants lors d’un rendez-vous donné le 19 janvier à 14h30 au siège du POI.

Ecole publique : la vérité sur la « réforme Peillon »

Cliquer pour télécharger et imprimer le tract.
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Le président Hollande a annoncé que la « Refondation de l’école » était un chantier prioritaire. Faut-il en déduire que l’école publique, loin d’être soumise à la règle d’or du TSCG et des 60 milliards d’euros de coupes budgétaires exigées par la Troïka (UE, BCE, FMI), serait préservée ?
Il n’en est rien: l’acte III de la décentralisation met au centre la dislocation de la nation et de l’égalité des droits au profit de l’émergence de « territoires » tout puissants… le projet de loi Peillon et les projets de décrets sur les rythmes scolaires s’inscrivent dans cette logique.
Qu’on en juge :

Rythmes scolaires : à chaque territoire son projet, sa politique éducative

Le ministre Peillon explique ainsi : « la réforme des rythmes scolaires doit agir comme un levier pour faire évoluer l’école autour d’un projet éducatif territorial et doit conduire à (…) coordonner les actions de l’Etat, des collectivités territoriales et des organismes oeuvrant dans le champ éducatif ». Concrètement, l’école ne serait plus de la compétence exclusive de l’Etat. Trois heures hebdomadaires seraient placées sous la responsabilité des collectivités avec le Projet Educatif Territorial (PET).
Les enfants scolarisés aux Lilas, à Aulnay sous Bois ou à Montpellier… n’auraient plus les mêmes enseignements, ni les mêmes conditions d’étude. Dans l’agglomération lyonnaise, où le maire PS, Gérard Collomb veut sortir l’agglomération du département, que deviendrait l’école publique ?

Avec l’enseignement professionnel et l’orientation transférés aux régions: la jeunesse livrée à l’exploitation !

Les régions décideraient de l’ouverture et de la fermeture des filières professionnelles, des BTS… elles contrôleraient le service de l‘orientation « afin de mieux adapter l’offre de formation professionnelle aux besoins des territoires »…
A Aulnay, à Florange quelles filières de formations professionnelles subsisteraient ?
L’avenir de la jeunesse devrait-il se limiter aux stages gratuits généralisés comme le prévoit le « nou-veau parcours de découverte du monde économique et professionnel, mis en place à partir de la ren-trée 2015, (et qui)s’adressera à tous et trouvera sa place dans le tronc commun de formation de la sixième à la troisième » ?
A l’heure où les plans de licenciements se multiplient avec le consentement du gouvernement Hollande-Ayrault (PSA Aulnay, Sanofi, ArcelorMittal…) quel avenir pour les jeunes privés d’instruction nationale et soumis aux aléas de l’exploitation locale ? Quel avenir pour des jeunes privés de diplômes nationaux reconnus dans les conventions collectives et les statuts de la fonction publique, si ce n’est la précarité généralisée à vie ?

A l’heure du TSCG, aucune création réelle de poste pour l’école !

Derrière l’annonce par le gouvernement de 43 000 créations de poste pour la rentrée 2013, la réalité c’est 21 500 départs à la retraire remplacés et 22 000 contractuels embauchés à tiers temps pour plusieurs milliers d’élèves en plus !Depuis la rentrée, alors que chaque jour 150 à 200 classes sont sans maîtres dans les écoles primaires du département, le ministre Peillon embauche des contractuels et des vacataires pour combler le manque de titulaire remplaçants.
Les enseignants, les parents n’en veulent pas !
Le 11 octobre, plus de 40 % des professeurs des écoles de Seine-Saint-Denis étaient en grève pour exiger la création des 250 postes d’enseignants fonctionnaires d’Etat nécessaires pour que chaque enfant puisse avoir un enseignant.
Au moment où le gouvernement entend transférer une partie de l’Education nationale aux collectivités, la majorité PS-PCF (sauf 4 élus PCF qui se sont abstenus) du conseil général de Seine-Saint-Denis décide, dès le 1er janvier 2013, une augmentation drastique des tarifs de cantine des collèges et une baisse de 7 % des budgets de fonctionnement des mêmes collèges.
Cette décision se heurte au refus unis des enseignants, des parents et de leurs syndicats. Dans les écoles, les collèges, les lycées, les lycées professionnels, les motions se multiplient, bien souvent dans l’unité des sections syndicales (FSU, FO…)  pour refuser la territorialisation et exiger l’abandon des projets Peillon/Ayrault.

Faut-il entrer dans un processus de concurrence territoriale ?…

Face à de telles menaces de dislocation, faut-il revendiquer un « plan d’urgence pour l’Education en Seine-Saint-Denis », comme le font les conseillers généraux du PCF, du Front de Gauche de Seine-Saint-Denis ?
Faudrait-il que chaque département, chaque collectivité entre dans un processus de concurrence avec les autres collectivités ?
Faut-il affirmer « assez de transfert sans les moyens adaptés » et demander que le montant des fonds alloués pour engager le processus de territorialisation passe de 250 à 650 millions d’euros?

 …ou faut-il exiger son abandon pur et simple ?

A l’inverse ne faut-il pas, à tous les niveaux, exiger l’abandon pur et simple des projets de loi et des projets de décret sur les rythmes scolaires, l’abandon de l’acte III de la décentralisation, véritable outil de dislocation de la nation et des droits des travailleurs et de la jeunesse.
N’est-il pas de la responsabilité des organisations ouvrières d’exiger l’abandon du projet de loi Peillon, d’exiger de chaque commune qu’elle n’entre pas dans le processus, ni en 2013, ni plus tard, qu’elle ne présente pas de projet d’école territoriale ?
Le POI combat pour aider à renforcer les segments d’unité sur ces exigences. Il rappelle qu’élèves, parents et enseignants de Seine-Saint-Denis se sont regroupés ces dernières années sous les mots d’ordre « Seine-Saint-Denis en France » – « Non au Bac 93 ».

Seul l’état peut garantir le droit à l’instruction

• Non à l’Acte III de la décentralisation !

• Retrait des projets Peillon de territorialisation de l’école publique !

• Création de tous les postes nécessaires !

VENEZ EN DISCUTER

SAMEDI 19 JANVIER 2013, À 14 H 30

87, rue du Faubourg-Saint-Denis, 75010 Paris

(M° : Château d’Eau, Gare de l’Est, Strasbourg-Saint-Denis) 

Dissolution de Batasuna, «le choix de la démocratie»


Un article de libération.fr

Dissolution de Batasuna, «le choix de la démocratie»

4 janvier 2013 à 17:18
Avec la dissolution de Batasuna, Maïte Goyenetxte et Jean-Claude Aguerre ont annoncé la fin du premier parti présent dans tout le Pays basque.
Avec la dissolution de Batasuna, Maïte Goyenetxte et Jean-Claude Aguerre ont annoncé la fin du premier parti présent dans tout le Pays basque. (Photo Gaizka Iroz. AFP)

ANALYSE Avec l'annonce, jeudi, de la fin du parti, la gauche abertzale confirme sa volonté de recourir à la seule force politique légale pour atteindre l'indépendance basque.

C’est le fruit d’une longue réflexion. Depuis deux ans, la gauche indépendantiste basque repensait sa stratégie, désormais centrée sur la seule voie démocratique. En 2011, déjà, l’ETA avait annoncé mettre fin à la lutte armée. Jeudi, le parti indépendantiste Batasuna, présent en France et en Espagne, a annoncé sa dissolution.
«Mais ce n’est pas la fin de notre lutte» lance sans attendre Maïté Goyenetxe. La volonté d’obtenir la création d’un État indépendant basque existe toujours. Sans faiblir. Selon la porte-parole du mouvement, c’est juste l’expression d’une nouvelle vision. «Lorsqu’on a fait le choix de la démocratie, on a décidé qu’il faudrait se doter d’un outil politique en adéquation avec cette stratégie.» Cet outil n’est donc pas Batasuna, qui payait sa réputation de vitrine politique de l’ETA. Pour cette raison, le gouvernement espagnol l’avait déclaré illégal en 2003, affaiblissant le parti, et nuisant à son image en France. 
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Les pilules dites « à risque » posent la question du droit des femmes au suivi gynécologique


Les pilules dites « à risque » posent la question du droit des femmes au suivi gynécologique

marisol-touraine - 2
s'informerL’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) trouvant « excessive » la délivrance des pilules de troisième et quatrième générations (pour 1,5 à 2 millions de femmes) voudrait, pour la limiter, la réserver aux seuls gynécologues. Mercredi dernier, Marisol Touraine, ministre de la Santé, a décidé leur non remboursement au 31 mars 2013.
Invoquant la plainte d’une jeune française victime d’un accident cardio-vasculaire qu’elle impute à sa pilule de 3ème génération, l’ANSM a lancé le même jour une concertation avec des représentants d’organisations professionnelles.
CDGM
Le comité de défense de la gynécologie médicale revendiquait déjà, en février 2012, le recrutement de gynécologues.
Les syndicats de généralistes y voient une condamnation et l’UNOF-CSMF demande comment le déremboursement supprimerait un risque « que seule l’interdiction peut empêcher ».
 Véronique Séhier, du Planning familial craint que « l’on jette l’opprobre sur toutes les pilules ».
Pour le Dr Brigitte Letombe, de la Fédération nationale des collèges de gynécologie médicale, « en secouant le spectre d’accidents thrombo-emboliques, on est en train de balayer la contraception ».
 Le comité de défense de la gynécologie médicale (CDGM) revendiquait encore, en févier 2012, l’augmentation du recrutement pour diagnostiquer assez tôt les cancers, les MST, prendre en charge les IVG, et précisait-il, « adapter la complexité des traitements contraceptifs et hormonaux aux caractéristiques de chaque femme ».
Selon l’Observatoire National de Démographie des Professions de Santé, 75 % des femmes en âge de consulter ne peuvent avoir accès à un spécialiste gynécologue médical (contre 40 % en 1997).

Gaz de schiste : des fuites de méthane plus importantes que prévu


Gaz de schiste : des fuites de méthane plus importantes que prévu

Le Monde.fr |  • Mis à jour le 
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Un forage de gaz de schiste en Pennsylvanie, en avril 2012.
Quel est le véritable impact pour le climat de l'exploitation du pétrole et du gaz de schiste ? Le débat est relancé avec la parution d'une nouvelle étude alarmante quant à l'importance des fuites de méthane autour des puits. Des résultats qui interrogent de nouveau le bilan climatique de ces hydrocarbures non conventionnels qui sont en train de transformer le paysage énergétique......

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DRONES – « On vient de tuer le gamin ? »


un article du Monde .fr


DRONES – « On vient de tuer le gamin ? »

Un marine inspecte un drone en Afghanistan, en 2011. © AFP Photo/Adek Berry.
C'est un glaçant récit de guerre, mais dont les acteurs n'ont jamais foulé les champs de bataille. Pendant plus de cinq ans, Brandon Bryant a combattu enfermé dans un container de la taille d'une caravane, au fin fond des Etats-Unis. "Il suffisait qu'il presse un bouton au Nouveau-Mexique pour qu'un homme meure à l'autre bout de la planète" résume le journaliste du quotidien allemand Der Spiegel dans cette captivante enquête sur les pilotes de drones dont Courrier international propose une version française cette semaine.
On y découvre l'autre visage de la guerre moderne, "invisible", à qui "la distance ôte de sa gravité". "La guerre nouvelle se veut plus précise que l’ancienne, écrit le journaliste. Pour cela, beaucoup la disent 'plus humaine'." C'est cette conception qu'interroge le témoignage, rare, du jeune soldat...

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Petroplus : Hollande promet de "chercher un repreneur dans les meilleures conditions"


Petroplus : Hollande promet de "chercher un repreneur dans les meilleures conditions"

Le Monde.fr avec AFP |  • Mis à jour le 
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La raffinerie Petroplus à Petit-Couronne, fin septembre.

En visite à Val-de-Reuil (Eure) samedi 5 janvier, le président François Hollande a assuré que l'Etat était aux côtés des salariés de Petroplus et s'efforçait de trouver un repreneur pour la raffinerie de Petite-Couronne, à l'occasion d'une rencontre avec une délégation syndicale du site.
"Nous avons le devoir de tout faire pour chercher un repreneur dans les meilleures conditions", a déclaré le chef de l'Etat à la presse en arrivant à la mairie du Val-de-Reuil où était prévue la rencontre.
Il était attendu à l'extérieur par une cinquantaine de salariés brandissant notamment des banderoles "Non à la mort du raffinage" et arborant des tee-shirts"On ne lâche rien". Il devait ensuite s'entretenir avec une délégation de l'intersyndicale. "L'Etat est à leurs côtés", a poursuivi M. Hollande, "même si je ne peux rien leur faire comme promesse définitive, ça dépendra beaucoup de l'existence et de la force du repreneur".....

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L'OTAN commence à déployer des missiles Patriot en Turquie


L'OTAN commence à déployer des missiles Patriot en Turquie

Le Monde.fr avec AFP | 
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Des batteries de missiles sol-air Patriot à Diyarbakir, en Turqiue, le 11 mars 2003.

Les premiers missiles Patriot sol-air de l'OTAN destinés à protéger la Turquie contre d'éventuelles menaces syriennes sont arrivés sur la base aérienne d'Incirlik, a annoncé vendredi 4 janvier l'armée américaine. Déployés à terme dans le sud du pays à la demande d'Ankara, ils ne seront pas immédiatement opérationnels.
"Environ 400 soldats américains et des équipements supplémentaires seront acheminés par avion vers la Turquie dans les prochains jours (...) D'autres équipements seront acheminés par voie maritime et arriveront plus tard ce mois-ci", a précisé l'armée américaine. L'Allemagne, les Pays-Bas et les Etats-Unis .........

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vendredi 4 janvier 2013

Le coup d'Etat que mitonne Laurence Parisot

Un article du Canard enchaîné  du 2 janvier 2013

  Le coup d'Etat que mitonne Laurence Parisot

  Pour conserver son fauteuil,la patronne des patrons s'apprête à faire modifier les statuts du Medef. Une recette façon Poutine.

  En juillet, Laurence Parisot devrait  abandonner la présidence du Medef. C'est du moins ce que prévoient les statuts de l'organisation patronale:ils interdissent,en effet,d'occuper cette fonction plus de deux mandats de suite ( deux foix quatre ans.)
Pourtant, Laurence Parisot est de nouveau prête à faire don de sa personne au patronat.Et d'ores et déjà,ses soutiens s'agitent en coulisses pour faire modifier les statuts du syndicat patronal lors de son assemblée générale,le 22 janvier. 
Trésorier du Medef-un poste de confiance-et président de la fédération de l'industrie pétrolière, Jean-Louis Schilansky a été le premier à manger le morceau ( <<Le Monde>>,14/12): <<Elle (Parisot) a un capital de reconnaissance et a développé des relations avec le gouvernement qui marchent.Il faut qu'elle reste,quitte à changer les statuts.>>
Les dirigeants de plusieurs grosses fédérations,comme celle de la banque,sont ,eux aussi,prêts à jeter à la poubelle cette disposition des statuts. Avec cet argument,qu'avance un des caciques de la maison:<< Elle était au mieux avec Sarkosy,mais elle a su admirablement prendre le virage,et elle est aussi écoutée à l'Elysée  qu'auparavant.>> Que demander de plus à une patronne des patrons?
  Officiellement,Laurence Parisot ne souffle mot.Lorsque la question lui est posée (<< Le Monde >>,14/12),elle bote en touche: <<Nous avons décidé que la question de la succession serait traitée après la négociation sur l'emploi, je ne vais pas enfreindre cette règle.>> Vu la vitesse à laquelle avance ladite négociation,dont l'issue était prévue à la fin de décembre,Laurence Parisot va pouvoir continuer de jouer au chat et à la souris au moins jusqu'au 14 janviers.

Comité aux ordres

  Ce jour-là doivent se réunir les 52 membres du comité exécutif du Médef. Il leur faudra notamment arrêter l'ordre du jour de l'assemblée générale du 22 janvier et proposer une éventuelle modification des statuts. Parmi ces 82 membres,10 sont des personnalités dites<<qualifiées>>,nommées sous Laurence Parisot. Laquelle ne devrait donc avoir aucun mal,après huit années sans contestation,à leur faire adopter une proposition de changement des statuts.
   Ce premier pas franchi, la présidente du Medef devra obtenir les deux tiers des voix de l'assemblée générale pour obtenir la modification statutaire qui lui permettrait de rempiler.
Les candidats déjà déclarés à sa succession,tel Jean-Claude Volot, un industriel de l'aéronautique,ancien médiateur  du crédit,ou le patron de Virgin Mobile, Geoffroy Roux de Bézieu ,ont déjà mobilisé leurs partisans pour tenter de faire barrage à cette opération.
L'Union des industries et métiers de la métallurgie (UIMM), dont dépendra,pour une bonne part,le résultat du vote de l'assemblée générale,s'est bien gardée de prendre position pour l'instant. Logique: elle est la plus puissante et la plus riche des fédérations patronales. Et, au patronat,chacun connaît le poids du tiroir-caisse.