Le comité de liaison de défense des communes et de la République a publié vendredi la liste des 300 premiers élus signataires de la proposition de loi pour « rétablir le libre choix des communes de s’associer ou de se dissocier librement ». Dans un document de quatre pages (téléchargeable ci-contre), le comité engage tous les élus à contresigner ce texte de loi déjà largement connu :
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«Article unique.
L’Assemblée nationale décide de rétablir le libre choix des communes de s’associer ou de se dissocier librement dans le cadre de la coopération intercommunale, conformément au mandat explicite de la population. »
« Je ne serai pas candidat à une circonscription électorale, notamment parce que je suis sénateur à vie » a déclaré dans la journée le président du Conseil italien, Mario Monti, démissionnaire. Cependant, il s’est dit prêt à diriger de nouveau l’Italie : « Si une force politique crédible me demande d’être candidat au poste de président du Conseil en son nom, je l’envisagerai ».
Sur la chaîne de télévision publique Rai Tre, il n’a pas exclu que les forces politiques qui le soutiendront puissent « indiquer son nom sur leur liste en tant que candidat » à la présidence du Conseil, à l’occasion du scrutin des 24 et 25 février prochains.
En novembre 2011, Mario Monti, ancien commissaire européen, avait été nommé à la tête d’un gouvernement composé de responsables qualifiés de techniciens. Il a démissionné vendredi dernier, après l’adoption définitive du budget de 2013.
Il a présenté dimanche un programme de réformes qui prévoit une refonte draconienne du marché du travail et il appelé au respect des règles européennes. Il a ainsi présenté son « Agenda Monti » intitulé « Changer l’Italie et réformer l’Europe ».
M. Monti a dit vouloir aller au delà des clivages politiques et il a appelé tous les « réformateurs » à soutenir son programme, même si cela devait conduire à « désassembler » les formations traditionnelles de la droite et de la gauche.
Le « Professore » a toutefois reconnu que son inititiative comporte « de nombreux risques et une probabilité élevée d’échec ».
Cent maires sur cent dix-neuf et huit présidents d’intercommunalités des Bouches du Rhône sur neuf (sauf Marseille), soutenus par quelque trois mille habitants des environs sont venus manifester vendredi dernier devant le Parc des expositions de Marseille, jour de la conférence de presse de la ministre de la Décentralisation et de la Réforme de l’État.
Marylise Lebranchu était venue présenter le projet de métropole de Marseille, conformément à la loi du 16 décembre 2010, soit une métropole de 1,8 million d’habitants, égale à 90 % de la population du département (sauf la communauté de communes d’Arles).
Des élus de toutes tendances réunis pour l’abrogation de la loi de 2010 ont brandi une banderole et des pancartes sans équivoque : « non à la métropole » « métropole-mort des communes » « ou métropole = mort des services publics ».
Ils se sont succédé devant les grilles du parc des expositions, n’entendant pas se laisser dépouiller de leurs compétences et de leur gestion d’élus au niveau des communes et des départements, par la réduction des dépenses publiques, la privatisation et les suppressions d’emplois.
La question de la fiscalité a été au cœur des échanges entre les élus, qui craignent, si Marseille devient une métropole d’avoir à la renflouer. La ministre a tenu à les rassurer et a affirmé que tout le monde était d’accord pour mutualiser transports, développement économique et écologie. Mais elle reconnaît qu’il ya encore des points de vue éloignés. Aussi reviendra-t-elle courant janvier.
Le Président du conseil italien, Mario Monti, a déclaré ce matin qu’il ne serait pas candidat aux élections législatives de février prochain. Il s’est cependant dit prêt à diriger l’Italie, si le Parlement le lui demandait.
La dernière séance de négociation entre syndicats et patronat sur la réforme du marché du travail, jeudi dernier, a échoué, ce qui a sonné le glas du « compromis historique » voulu par le chef de l’État. François Hollande l’espérait pour la fin 2012. Il devra attendre encore.
Les représentants syndicaux ont donné le ton. Marie-Françoise Leflon (CFE-CGC) a déclaré qu’elle n’avait « pas envie de signer un fiasco historique ». Stéphane Lardy (FO) a jugé le texte des propositions patronales « dégueulasse », « scandaleux », « une honte ». Pour la CGT, « il n’y a plus que des blocages ». La CFDT, qui espérait un accord, se dit « déçue ».
Devant cette impasse, François Hollande, qui avait menacé de régler la question par la loi, s’est fait plus conciliant : « Je préfère qu’il y ait un peu plus de temps et un accord, que tout de suite et pas d’accord ».
« Un compromis pour le moment, je ne le sens pas du tout » a rétorqué Jean-Claude Mailly (FO), en demandant : » vous avez peur que la loi traite de cette question ? Vous préférez que ce soit les syndicats qui acceptent de la flexibilité ? ». Selon Bernard Thibault (CGT), «le MEDEF voulait nous faire avaler une espèce d’huile de ricin pour les fêtes de fin d’année en révolutionnant le code du travail ».
Un accord ne peut être validé si plus de deux syndicats s’y opposent. Le patronat se prononce pour poursuivre les négociations. Elles reprendront les 10 et 11 janvier 2013.
La militante basque française Aurore Martin, remise en liberté samedi près de Madrid après 52 jours dans une prison espagnole, a regagné dans la nuit de samedi à dimanche les Pyrénées-Atlantiques, a constaté un photographe de l'AFP.
Martin, qui avait quitté après 17 heures la prison de Soto del Real, au nord de Madrid, est arrivée peu après minuit dans le village de Saint-Jean-Pied-de-Port, à 50 km de Bayonne, où elle a rendu une brève visite à des sympathisants réunis dans un bar.
Elle y a été reçue par un "aurresku" impromptu, une danse basque de bienvenue, par une cinquantaine de sympathisants qui lui ont remis un bouquet de fleurs. Puis elle est repartie en voiture, accompagné de sa soeur Emilie et de quelques proches, sans faire de déclaration.
Une source du mouvement nationaliste Batasuna, auquel Aurore Martin appartient, a confirmé par la suite à l'AFP qu'elle était "bien arrivée" parmi ses proches. Cette source n'a pas précisé où Aurore Martin séjournerait, dans son village ou auprès de parents à Mauléon ou Bayonne. Elle ne fera pas de déclaration avant plusieurs jours, au moins avant Noël, a assuré cette source.
CONTRÔLE JUDICIAIRE
La justice espagnole avait annoncé vendredi la remise en liberté contre caution de 15 000 euros de la militante nationaliste de 33 ans, qui avait été arrêtée le 1er novembre lors d'un contrôle routier de gendarmerie à Mauléon puis remise à Madrid, en vertu d'un mandat d'arrêt européen. Aurore Martin est libérée sous contrôle judiciaire. Elle peut résider en France mais devra disposer d'une domiciliation en Espagne et pointer entre le 1er et le 5 chaque mois au tribunal de cette domiciliation espagnole.
L'arrestation de cette militante de profil mineur, pour des faits répréhensibles en Espagne mais pas en France (participation à des réunions de Batasuna, considéré par Madrid comme bras politique de l'ETA), avait causé un émoi considérable au Pays basque français, mobilisant les élus de diverses tendances politiques pour sa libération.